Mégrit

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Mégrit
Mégrit
La mairie.
Blason de Mégrit
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Broons
Intercommunalité Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Jean Giblaine
2014-2020
Code postal 22270
Code commune 22145
Démographie
Gentilé Mégritien, Mégritienne
Population
municipale
811 hab. (2016 en augmentation de 5,32 % par rapport à 2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 32″ nord, 2° 14′ 50″ ouest
Altitude 90 m
Min. 29 m
Max. 130 m
Superficie 20,63 km2
Localisation

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Mégrit [megʁi] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne. Ses habitants sont les Mégritiens [megʁisjɛ̃] et les Mégritiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire, façonné par la nature au cours des millénaires et, plus modestement par l'homme, dévoile toute la richesse et la diversité de son environnement, tant du point de vue naturel que patrimonial.

Situation[modifier | modifier le code]

Mégrit est à dix minutes de deux voies rapides : la RN 12 (donnant accès à Rennes ou Saint-Brieuc) et la RN 176 (vers Dinan et la Normandie).

Dinan est accessible en 20 minutes, Saint-Malo en 30 minutes, Saint-Brieuc en 40 minutes et Rennes en 50 minutes.

Outre le petit commerce local, Mégrit est traditionnellement ancré dans les zones de chalandise de Broons et de Dinan.

Site[modifier | modifier le code]

Le territoire communal se situe essentiellement sur un plateau d'une altitude moyenne d'une centaine de mètres, dominant la vallée de la Rosette au sud ainsi que le lac de Jugon-les-Lacs. Le bourg est à une altitude de 96 mètres[1].

Le sous-sol est de type granitique[2], donc majoritairement drainant hormis les zones périphériques du territoire plus humides, ce qui s'explique par des frontières naturelles constituées de cours d'eau (la courte limite nord de la commune exceptée).

Le tertre de Quélaron est l'une des éminences de la commune. Sa nature granitique est exploitée à des fins de transformation en sable de carrière et graviers.

L'occupation du sol se répartit entre zones agricoles et terres arables (80 %), forêts et landes (10 %), prairies (5 %), zones urbanisées (2 %), divers autres (3 %)[2]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mégrit
Jugon-les-Lacs Saint-Méloir-des-Bois Plélan-le-Petit
Jugon-les-Lacs
Dolo
Mégrit Languédias
Sévignac Trémeur Trédias

Cadre géologique[modifier | modifier le code]

Carte géologique du Massif armoricain, avec au nord-est le batholite mancellien et ses nombreux plutons de granite cadomien (Lanhélin, Louvigné, Avranches…). Ce batholite dessine une ellipse de 150 km (d'Alençon à la Rance) sur 90 km (de Vitré à Vire)[3].

Mégrit est localisée dans le domaine nord armoricain, dans la partie orientale du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagne successives. Le site géologique de Mégrit se situe plus précisément dans la massif granitique à biotite et muscovite de Dinan - Bobital, qui recoupe en direction le massif de Lanhélin, pluton faisant partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellien[4].

Le « Roux de Mégrit » est une granodiorite appréciée dans les travaux de restauration[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes de Miguerito en 1109, Mignerito au XIIe siècle[6], Miguerit vers 1110, Miguerit en 1226 et en 1259, Migrit en 1235, Ecclesia de Miguerit vers 1330, Mesgrit au XVe siècle [7], Megrit en 1522[6]. Mégrid en breton[7].

Mégrit vient, semble-t-il, du latin maceria (ruines) [7] , mais la plus cohérente est celle tirée du breton qui signifie « Terre des ruines ».[réf. à confirmer]

Selon Gaston Béchard, Mégrit pourrait être issu du breton "maez" signifiant "le champ" et, plus largement, "la campagne". Le second terme "grit" reste obscur[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Du Moyen-Âge jusqu'à la fin de l'année 1789, l'entité religieuse et administrative était la paroisse. Mégrit était une paroisse du diocèse de Saint-Malo[9].

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Le 6 août 1795, des Chouans commettent quelques exactions à Mégrit[9].

Le 28 février 1796, le chanoine de Saint-Brieuc, Paul-Gédéon Rabec, est tué dans sa maison du Val-Martel à Mégrit par les colonnes mobiles (armée du général Hoche)[9].

Par la loi du 14 décembre 1789, Mégrit devient une commune. Elle élit sa première municipalité au début de l'année 1790. En même temps, Mégrit acquiert le statut de chef-lieu de canton jusqu'à l'an X (1801-1802 du calendrier grégorien)[9]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La section de Saint-René, jusqu'alors faisant partie de Mégrit, est rattachée à la commune de Languédias (ordonnance du 28 novembre 1834)[9]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Monument aux Morts porte le nom de 79 soldats morts lors des différentes guerres[10] :

  • Guerre 1914-1918 : 68 soldats
  • Guerre 1939-1945 : 9 soldats
  • Guerre d'Algérie : 2 soldats

L'extraction du granite bleu pour la construction est une des activités importantes de la commune jusque dans les années 1960. La concurrence du béton aboutit à l'arrêt de ces petites structures liées au secteur du bâtiment vers les années 1970. Aujourd'hui, l'extraction du granite continue, mais seulement pour la production de sable de carrière et de gravier.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à l'épervier essorant de sable armé, becqué, longé et grilleté d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Appartenant à la Communauté de communes du Pays de Du Guesclin jusqu'au 31 décembre 2016, Mégrit est rattaché depuis le 1er janvier 2017 à Dinan Agglomération

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2014 Patrick Boloré DVG  
mars 2014 En cours Jean Giblaine PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2016, la commune comptait 811 habitants[Note 1], en augmentation de 5,32 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4591 4571 6081 5561 6231 3141 3081 2331 340
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3521 3011 3411 2971 3641 4151 4161 4631 419
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3111 3331 2661 1351 0891 031985876847
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
827776721702654645692770811
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices[modifier | modifier le code]

  • L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XIVe siècle), restaurée en 1784 et 1823.
  • Le manoir du Val-Martel (XVIe siècle).
  • Le manoir de Kergu, (XVIIIe siècle).
  • Le manoir des Clos (XVIIe siècle).
  • Le manoir de Bonan (XVIIe siècle).
  • Le manoir du Placis (XVIIe siècle).
  • Le manoir du Pingy,
  • Le manoir du Francoeur (XVIIe siècle)[15]
  • Le presbytère (XVIIIe-XIXe siècle).
  • La maison du notaire (XVIIe siècle).
  • Une maison du village de Francoeur (1775).
  • Trois moulins : le moulin à vent de Locriac et les moulins à eau de la Burie et du Val-Martel.

Croix[modifier | modifier le code]

  • Le calvaire de Saint-Maudez (XVe siècle - 1781) : les quatre faces du piédestal sont ornées de bas-reliefs plus anciens représentant des personnages ou animaux ailés, peut-être celtiques[16].
  • La croix de Leumé de la route de Jugon (XVe siècle),
  • La croix de Queslain (Haut Moyen-Âge),
  • La croix Verte (Haut Moyen-Âge),
  • La croix de la Ville-es-Rays
  • La croix située près de l’église.

À signaler aussi[modifier | modifier le code]

  • Le tertre de Kerlaron ou Quélaron.
  • La tombe de l’abbé de Rabec (XVIIIe siècle).


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Communes des Côtes-d'Armor

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carto-exploreur 3D - IGN
  2. a et b http://sigesbre.brgm.fr/?page=ficheMaCommune&codeCommune=22145
  3. Carte géologique de la France au 1/50000 Fougères 13-17, éditions du BRGM, 1981, p. 5
  4. De Mancellia, nom latin de la région du Maine, domaine structural de la partie nord-est du Massif armoricain dénommé en 1949 par le géologue Pierre Pruvost. Il est caractérisé par un Précambrien récent au sein duquel se sont mis en place des granitoïdes intrusifs antérieurement au dépôt des terrains paléozoïques ; ce domaine surélevé a été épargné par les transgressions marines du Cambrien.
  5. Louis Chauris, « Brest : vieilles pierres et pierres neuves dans une cité reconstruite », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. XC=,‎ , p. 22 (lire en ligne).
  6. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  7. a b et c infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Motreff »
  8. Gaston Béchard, Les noms de lieux entre la Rance et le Gouët (Thèse de 3e cycle, Faculté de Lettres de Rennes, 1967)
  9. a b c d e et f Préfecture des Côtes-du-Nord, Éléments d'histoire et d'archéologie, communes de l'arrondissement de Dinan, Saint-Brieuc, 1975
  10. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=17852
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. http://www.infobretagne.com/megrit.htm
  16. Marcel Chassaing, « De la hache gravée de la Table des Marchands à certains bas-reliefs compris dans le piédestal d'un calvaire breton », Bulletin de la Société préhistorique de France, vol. 47, nos 11-12,‎ , p. 533-536 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]