Aller au contenu

Trélivan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Trélivan
Trélivan
L'église paroissiale Saint-Magloire.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Intercommunalité Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Suzanne Lebreton
2020-2026
Code postal 22100
Code commune 22364
Démographie
Gentilé Trélivannais, Trélivannaise
Population
municipale
2 875 hab. (2022 en évolution de +5,74 % par rapport à 2016)
Densité 259 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 02″ nord, 2° 06′ 59″ ouest
Altitude 112 m
Min. 66 m
Max. 132 m
Superficie 11,1 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Dinan
(banlieue)
Aire d'attraction Dinan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Dinan
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Trélivan
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Trélivan
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
Trélivan
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
Voir sur la carte administrative de Bretagne (région administrative)
Trélivan
Liens
Site web Site officiel de la commune de Trélivan

Trélivan [tʁelivɑ̃] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne.

Géographie

[modifier | modifier le code]

Trélivan se situe au sud-ouest de Dinan.

Hydrographie

[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Guinefort[1],[Carte 1].

Le Guinefort, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune de Quévert et se jette dans la Rance à Saint-André-des-Eaux, après avoir traversé neuf communes[2].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Trélivan[Note 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[6]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 767 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleurtuit à 17 km à vol d'oiseau[9], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,0 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Au , Trélivan est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Dinan, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[14],[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dinan, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[15]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols

[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (59,3 %), terres arables (17,9 %), zones urbanisées (13,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,8 %), forêts (3,3 %), eaux continentales[Note 4] (1,1 %), prairies (0,5 %)[18]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia Sancti Melonii de Trelivan au milieu du XIIe siècle, Trelivan en 1182, 1187 et en 1266[19].

Trélivan vient du breton treb (village) et Livan, le « village de Livan ».

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Trelivan[20].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 3,9 % des toponymes de la commune sont bretons[21].

Le Moyen Âge

[modifier | modifier le code]

La paroisse de Trélivan existe dès le XIIe siècle. Elle se nomme déjà Trélivan en 1182[Note 5], mais n'est désignée comme telle qu'en 1266 et appartient au diocèse de Saint-Malo.

Elle est liée au développement du château de Vaucouleurs où se succèdent plusieurs familles. En 1248, Alain d'Espinay, marquis de Vaucouleurs, participe à la croisade menée par Saint Louis.

L'église de Trélivan, rattachée à l'abbaye Saint-Magloire de Léhon, est naturellement placée sous le patronage de saint Magloire.

La Révolution française

[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune élit son premier maire, Pierre Quellin. La commune de Trélivan est supprimée en 1792 et réunie à Vildé Guingalan, avant de retrouver son statut initial en 1803 et de se voir rattachée à Aucaleuc jusqu'en 1820.

Le XXe siècle

[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle

[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts porte les noms des 39 soldats morts pour la patrie[22] :

Le terrain de manœuvres destiné aux régiments implantés à Dinan (le 19e dragon et le 71e RI) est installé sur la commune jusqu'en 1932 et occupé par l'armée allemande entre 1940 et 1944.

L'inauguration de l'aérodrome par Pierre Cot, ministre de l'Air du Front populaire, remonte à 1933.

Trélivan fait partie des sept communes qui ont été à l'origine du district de Dinan créé en 1963.

Depuis le , elle fait partie des 65 communes de Dinan Agglomération.

Elle bénéficie d'atouts favorables au développement harmonieux de la commune :

  • proximité de la ville de Dinan ; de la RN 176 ;
  • une zone d'activités s'est implantée à Grosbois ;
  • la population dispose d'un cadre de vie agréable et de nombreux commerces et services de proximité de qualité.

La commune a la volonté de faire découvrir son patrimoine culturel (église Saint-Magloire, ancien presbytère, maison d'ouvriers datant des XVIIIe et XIXe siècles) et environnemental (étang du Val, parc du Val Drouet…) grâce à :

  • l'aménagement de chemins de randonnées ;
  • la mise à disposition d'un espace de stationnement pour les camping-cars.

Près d'une vingtaine d'associations animent la commune tant sur le plan culturel que sportif.

Héraldique

[modifier | modifier le code]
Blason de Trélivan Blason
D'azur à la croix d'hermine.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration

[modifier | modifier le code]
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1904 après 1932 Apollinaire Hallouët    
    M. Cousté    
? mars 1965 Constant Miriel[Note 6]    
mars 1965 mars 1977 Francis Benoist   Infirmier
mars 1977 juillet 1992
(démission)
Marie-Joseph Ledaguenel[23]
(1922-2018)
Union de la gauche Ancien directeur d'école et secrétaire de mairie
juillet 1992 26 mai 2020 Claude Le Borgne DVG-PCF Agent de maîtrise retraité
Premier adjoint au maire (1989 → 1992)
26 mai 2020 en cours Suzanne Lebreton[24] DVG Comptable retraitée
Première adjointe au maire (2001 → 2020)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[26].

En 2022, la commune comptait 2 875 habitants[Note 7], en évolution de +5,74 % par rapport à 2016 (Côtes-d'Armor : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
518559521619563641678726749
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
797778764814833820831835769
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
759741723643637598638622627
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
6577411 5382 2022 2892 1702 2602 3112 501
2015 2020 2022 - - - - - -
2 6932 8992 875------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments

[modifier | modifier le code]

Événements

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  5. Elle tiendrait, paraît-il, son nom d'un saint Livan mais ce personnage ne figure dans aucun recueil hagiographique. Il faudrait alors traduire Trélivan par trève de Livan[réf. nécessaire].
  6. Réélu en 1959.
  7. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
  1. « Réseau hydrographique de Trélivan » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

[modifier | modifier le code]
  1. « Fiche communale de Trélivan », sur sigesbre.brgm.fr (consulté le ).
  2. Sandre, « Le Guinefort ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  5. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  6. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
  7. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  8. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Trélivan et Pleurtuit », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France « Dinard », sur la commune de Pleurtuit - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  11. « Station Météo-France « Dinard », sur la commune de Pleurtuit - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  12. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  13. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  14. « Unité urbaine 2020 de Dinan », sur insee.fr (consulté le ).
  15. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  16. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Dinan », sur insee.fr (consulté le ).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  19. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Trélivan ».
  20. Office public de la langue bretonne, « Trélivan », sur Kerofis (consulté le )
  21. Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, (ISBN 2-903708-04-5 et 978-2-903708-04-7), p. 406
  22. « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  23. « Nécrologie. M.-J. Ledaguenel, ancien maire », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  24. « Suzanne Lebreton devient la première femme maire de Trélivan », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022.
  29. Notice no PA00089724, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Bobital-L’Armor à Sons : on a visité le nouveau site avant l’ouverture du festival », sur actu.fr, (consulté le ).

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :