Plumaugat

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Plumaugat
Blason de Plumaugat
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Caulnes
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Caulnes
Maire
Mandat
Mickaël Chevalier
2008-2014
Code postal 22250
Code commune 22240
Démographie
Gentilé Plumaugatais, Plumaugataise
Population
municipale
1 119 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 20″ N 2° 14′ 16″ O / 48.255555555556, -2.2377777777778 ()48° 15′ 20″ Nord 2° 14′ 16″ Ouest / 48.255555555556, -2.2377777777778 ()  
Altitude 110 m (min. : 63 m) (max. : 144 m)
Superficie 40,43 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de Plumaugat

Plumaugat [plymogat] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Plumaugat est située dans les Côtes-d'Armor, à la limite de l'Ille-et-Vilaine. Elle est à 4 km de la RN 12 (reliant Rennes à Saint-Brieuc).

Plumaugat est parcourue par la Rance ce qui lui confère un aspect vallonné. Les paysages y sont principalement de bocages avec toutefois des forêts (14 % du territoire environ)

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Plumaugat aurait vu naître Nominoë (premier roi de Bretagne) mais aucun document historique ne l'atteste. Toutefois, la paroisse existe bel et bien à cette époque puisqu'un document datant de 863 parle d'une donation d'une de ses habitantes.

Le nom de la commune vient de plou qui signifie paroisse (dénomination assez fréquente en Bretagne) et Maugat (nom du saint fondateur). Plumaugat est donc la paroisse de Maugat.

Elle compte de nombreux monuments, notamment :

  • Église (fin XIXe siècle) sous le patronage de Saint Pierre
  • Chapelle de Bonne Rencontre (1583)
  • Chapelle de Bénin
  • Stèle de l'Abbé Fleury (chef de la Résistance des Côtes-du-Nord assassiné en 1944)
  • Site de "la Maison" avec des vestiges de la motte castrale
  • De nombreuses croix
  • Le Manoir de la Rivière (1678), ancien presbytère, aujourd'hui gîte pour groupes

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Plumaugat Blason D'argent aux trois bandes d'azur.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 1989 Pierre de Mellon    
mars 1989 2001 Jeanne Maillard    
mars 2001 2008 Francis Leroy    
mars 2008   Mickaël Chevalier AC Technicien agricole
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 119 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 303 2 002 2 184 2 391 2 467 2 439 2 361 2 452 2 452
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 453 2 480 1 320 1 289 2 520 2 637 2 638 2 608 2 637
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 613 2 585 2 602 2 325 2 312 2 161 2 038 2 008 1 784
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 655 1 518 1 357 1 229 1 126 1 004 1 028 1 119 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Les Plumaugat et les seigneurs de Plumaugat

Eudes de Plumaugat, croisé en 1248 ; Eon de Plumaugat Connétable de Rennes en 1388, marié à Jeanne de Rougé, parents de Raoul de Plumaugat, qui fit une transaction le 20 octobre 1406 avec Jean de Plumaugat par laquelle il est convenu que Raoul portera les armes pleine et Jean avec différence. Caro de Plumaugat et Macé de Plumaugat étaient compagnons d'armes de Bertrand du Guesclin, connélable de France Pierre de Plumaugat marié en 1455 avec Jeanne de Plorec. Allain de Plumaugat chambellan du duc de Bretagne François II marié à Isabeau Giffard. Pierre de Plumaugat, mort en 1513 père de Marie-Marguerite de Plumaugat dame hérière de Plumaugat mariée en 1490 à Louis d’Yvignac, garde ordinaire d’Anne de Bretagne.

La seigneurie de Plumaugat passa ensuite dans les familles Yvignac, Guitté, d’Espinay de Vaucouleur, du Breil de Pontbriand, Bruc de Broon, Guéhéneuc de Boishue puis Mellon

  • l'Abbé Fleury

Né à Plumaugat le 30 janvier 1903, Eugène Fleury est ordonné prêtre le 10 juillet 1927, maître d’étude aux Cordeliers à Dinan avant l’ordination, puis il fut professeur à Saint-Charles (Saint-Brieuc) en octobre 1936 avant d’être nommé Vicaire de l’Église Saint-Michel de Saint-Brieuc. Il devient membre du mouvement Défense de la France par l’intermédiaire de l’Abbé Chéruel en mai 1943. L’abbé Fleury recrute par la suite M. Métairie dont la maison devint la P.C du groupe D.F. qui se structure ensuite à partir d’août 1943 à Saint-Brieuc autour de Métairie, Hauet (masseur, chargé des faux papiers) et du pharmacien gaulliste Gallais. En contact avec des membres du Comité Départemental de Libération clandestin il organise l’une des premières réunions du CDL dans sa sacristie de l’Église Saint-Michel. Par la suite il remplace son collègue Chéruel au sein du CDL quelques semaines. Lieutenant de réserve, il dirige avec Jean Métairie un groupe de Corps Francs sous le nom de « Vengeance » fort d’environ 450 hommes organisés militairement en sections, compagnies qui a plusieurs reprises se heurtèrent aux allemands avant le débarquement et qui seront intégrés par la suite dans l’Armée Secrète. L’abbé Fleury est désigné délégué militaire du Mouvement de Libération Nationale ( M.L.N), qui regroupe D.F, Libé-Nord, l’O.C.M et l’O .R.A ; Jean Métairie étant désigné chef départemental de l’Armée Secrète. Il aurait refusé de prendre le maquis pour échapper à la menace d’arrestation. L’abbé Fleury est arrêté par la Gestapo le 1° Juillet 1944 un peu après midi, puis interné à la prison de Saint-Brieuc. Ses amis s’efforcent de lui faire parvenir un colis pendant sa détention. Torturé pendant les interrogatoires. Le 10 les gardiens refusent les colis déclarant que l’abbé Fleury serait parti le matin vers Rennes. En fait il a été fusillé le jour même ,10 Juillet. Son corps est retrouvé dans une fosse commune de la Forêt de Malaunay par des ouvriers chargé d’abattre des arbres le long de la Route Nationale 12 quelques jours plus tard. Son corps est reconnu par l’Abbé Le Solleu de Plouagat ainsi que l’abbé Le Duff de Guingamp qui signale dans un courrier daté du 12 juillet et adressé à l’Evêché qu’il a été appelé le matin à bénir une fosse commune découverte aux environs de Guingamp. Parmi les dix-sept cadavres que contenait ce charnier se trouvait celui d’un prêtre. Dans sa poche il y avait un mouchoir marqué E.F.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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