Le Hinglé

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Le Hinglé
La mairie.
La mairie.
Blason de Le Hinglé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Lanvallay
Intercommunalité Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Gérard Berhault
2014-2020
Code postal 22100
Code commune 22082
Démographie
Gentilé Hinglézien, Hinglézienne
Population
municipale
878 hab. (2014)
Densité 261 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 37″ nord, 2° 04′ 37″ ouest
Altitude Min. 33 m
Max. 112 m
Superficie 3,37 km2
Localisation

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Le Hinglé [lə ɛ̃gle] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes La Higneys au XIVe siècle[1], La Higneyo à la fin du XIVe siècle, Le Hingue en 1450, 1472, et en 1513, Le Hingle, Le Hingue en 1477[2], Hingleyo en 1516[1], Le Hingle en 1583, Hingue en 1584[2].
On trouve la forme Le Henglé en 1779[1] et Lehinglé en 1790[2].
Le nom actuel Le Hinglé apparaît dès 1801[3],[2].

Son nom viendrait des mots bretons hen (vieux) et klez (talus)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse du Hinglé, enclavée dans l'évêché de Saint-Malo faisait partie du doyenné de Bobital relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de saint Barthélemy.

Industrie granitière[modifier | modifier le code]

Au XIX et au XXe siècle, le développement de la commune a été lié à celui de l'exploitation du granit de son sous-sol ce qui a justifié que la commune s'appela temporairement Le Hinglé-les-Granits. Ainsi, entre 1846 et 1848, la carrière de la Pyrie ou Pillerie a compté parmi la dizaine de carrières qui ont approvisionné la construction du viaduc de Dinan, bien que la distance de 8 km était tenue pour une distance effective de 10 km en raison du caractère malaisé du chemin. L'ingénieur considérait qu'une voiture chargée d'un m3 de pierres ne pouvait faire qu'un voyage par jour, mais la qualité de la pierre le justifiait pleinement[4].

L'exploitation se développe à partir de 1860 et les besoins de la construction de la ligne de chemin de fer (gares, ponts, etc.). Seules les deux carrières de la Pyrie existent, employant trente personnes, 45 en 1875. La pierre est chargée à Dinan sur des péniches et emmenée au port de Saint-Malo [5].

L'ouverture de la ligne Dinan-La Brohinière en 1896 facilite le développement de l'activité. En 1910, il y a environ 350 ouvriers, une centaine d'Italiens piémontais complétant la main d'œuvre locale[5].

« Avant 1914, la Pyrie fournit des granits polis pour le funéraire (c'est le tiers de la production du moment), des pierres de taille pour la construction d'immeubles et les travaux publics ainsi que des pavés » [5].

Au XXe siècle, l'activité de la carrière de la Pyrie et du bassin granitique va fluctuer en fonction des guerres mondiales et des mouvements sociaux. Ceux-ci sont particulièrement importants, la main d'œuvre étrangère amenant avec elle des idées et des motifs de revendication : en 1920, la Pyrie subit plusieurs semaines de grève, idem en 1936 et 1938 où elle emploie 115 personnes[5].

Mais les besoins et la qualité de la pierre sont là ; quatre entreprises concurrentes de la Pyrie naissent : la carrière Blanchard qui fermera en 1959 ; la carrière Stanislas Rolland ; l'entreprise Rioche. Déjà, conséquence de la crise de 1920, trente des meilleurs ouvriers de la carrière de la Pyrie s'était associés comme une antenne de la coopérative ouvrière de Louvigné-du-Désert, ouvrant une carrière à Notre-Dame Bobital[5].

La Seconde Guerre mondiale, après avoir fait chuter l'activité, va occasionner un nouveau départ pour les besoins de la reconstruction de la France. Le granit local est mis à profit par l'armée allemande pour l'édification du Mur de l'Atlantique. L'émigration est à nouveau sollicitée dans les années soixante, cette fois avec des Espagnols, des Portugais et des Turcs[5].

Un réel déclin se produit à partir de 1978 sous l'effet de la concurrence. La Coopérative doit fermer en 1977 ; les emplois se réduisent de moitié en quelques années. Finalement au début du XXIe siècle, si les gains de productivité ont permis un maintien du volume de la production, l'impact sur l'emploi est loin de ce qu'il a été puisqu'une vingtaine de personnes se partagent entre l'entreprise Rioche et celle de la Pyrie [5].

Outre le viaduc de Dinan, le granit du Hinglé a été mis en œuvre pour des ouvrages communs : immeubles, canal d'Ille-et-Rance, canal du Nord, plusieurs ports, arsenal de Rennes, casernes de Dinan et Caen, etc., mais aussi des créations plus notables :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent aux trois têtes de maure de sable tortillées d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1989 Oreste Beghetti SE Contremaitre
1993 en cours Gerard Berhault DVD Cadre bancaire retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
134 151 182 158 193 210 207 230 214
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
262 265 272 265 268 290 269 260 263
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
273 280 311 361 306 326 385 475 383
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
465 562 620 656 732 680 837 832 878
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Barthélémy du Hinglé.
  • L'église paroissiale saint-Barthélémy érigée en 1847.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Louis Le Meur, Directeur de l'école publique du Hinglé de 1945 à 1961 (avec sa femme Noémie Le Meur née Guyomard). Résistant de la première heure alias commandant Rolland, Commandant FFI des ex Côtes-du-Nord, Chef du 4e bureau de l'État-Major FFI à Rennes 1944/45 [8], co-fondateur avec Oreste Beghetti de l'UC Guinefort en 1951[9],[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  2. a, b, c, d et e infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Le Hinglé »
  3. Dans un arrêté de réduction des justices de paix
  4. Louis Chauris, Les carrières exploitées pour la construction du viaduc de Dinan (1846-1852), in Le Pays de Dinan, 2002, p. 219-241
  5. a, b, c, d, e, f, g et h Louis Gontran, Armel Laffiché, Le XXe siècle au Hinglé : l'épopée du granit, in Le Pays de Dinan, 2000, p. 111-119
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Archives Service Historique de la Défense de Vincennes, cote GR 16P 360965, et GR 8Ye 103857.
  9. « ville etape le hinglé »
  10. le-petitbleu.fr, « "Oreste Beghetti et Louis le Meur, les pères du cyclisme hinglezien", Pays de Dinan, page 10. », Hebdomadaire Le Petit Bleu, no edition n°3616 du 18/06/2015,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]

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