Évran

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Évran
Évran
La mairie.
Blason de Évran
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Intercommunalité Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Patrice Gautier
2020-2026
Code postal 22630
Code commune 22056
Démographie
Gentilé Evrannais, Evrannaise
Population
municipale
1 757 hab. (2019 en augmentation de 0,86 % par rapport à 2013)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 00″ nord, 1° 58′ 47″ ouest
Altitude Min. 9 m
Max. 75 m
Superficie 23,56 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Lanvallay
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web https://www.evran.bzh

Évran [evʁɑ̃] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Évran est une commune rurale de l'est du département des Côtes-d'Armor, limitrophe de celui d'Ille-et-Vilaine. Elle est à 10 km au sud-est de Dinan et à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Rennes. Le canal d'Ille-et-Rance y rejoint la Rance.

Communes limitrophes d’Évran
Calorguen Les Champs-Géraux Plesder (Ille-et-Vilaine)
Calorguen Évran Plesder(Ille-et-Vilaine)
Saint-André-des-Eaux Le Quiou Trévérien (Ille-et-Vilaine)
Saint-Judoce
Plouasne

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 12,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 706 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Le Quiou », sur la commune du Quiou, mise en service en 1985[7] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,8 °C et la hauteur de précipitations de 714,9 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Dinard », sur la commune de Pleurtuit, dans le département d'Ille-et-Vilaine, mise en service en 1950 et à 23 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11,4 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,6 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,9 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Évran est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (97,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,8 %), zones agricoles hétérogènes (29,1 %), prairies (10,5 %), zones urbanisées (3,5 %), forêts (0,1 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Ivran en 1218, du gaulois [eburos] « ifs »[21].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms de 173 soldats morts pour la Patrie[22] :

  • 162 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 11 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur aux dix billettes d'argent ordonnées 4, 3, 2 et 1.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 Alain Leclaire SE Médecin
1989 2001 Remy Lecorvaisier SE Agriculteur
2001 2014 Marie-Annick Mauffrais DVG Infirmière
2014 En cours
(au 31 mai 2020)
Patrice Gautier [23]
Réélu pour le mandat 2020-2026
SE Vétérinaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 3923 4263 6433 7624 0564 0694 1634 2734 397
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 4864 3604 4024 1834 2084 0094 0803 8873 874
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 7003 8183 6343 0863 0593 0211 7731 6301 527
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 5561 4681 5241 5961 5611 4731 5991 6041 664
2015 2019 - - - - - - -
1 7121 757-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

La chute brutale de la population entre 1931 et 1936 est due à la partition de la commune en deux par la loi du [26] et la création de la commune distincte Les Champs-Géraux dont la population est comptabilisée séparément par la suite.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Écluse sur le canal d'Ille-et-Rance à Évran.

La commune abrite deux monuments historiques :

  • le château de Beaumanoir, datant de 1628, devenu hôpital psychiatrique. La porte d'entrée et les deux tours carrées ont été inscrites par arrêté du  ; l'ensemble des bâtiments a été classé par arrêté du [27] ;
  • la Croix Macquerel, datant du XIVe siècle, a été inscrite par arrêté du [28].

Autres monuments :

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
  • L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul ;
  • Château du Mottay ;
  • Manoir de la Touche-Chartier avec dans sa tour un escalier en bois en colimaçon dont le noyau en spirale est taillé d'un seul bloc dans le tronc d'un même chêne[29] ;
  • Manoir de la Garde[30]. Son colombier, probablement bâti au XVIIe siècle, a conservé les vestiges de l'arbre pivotant auquel s'accrochait l'échelle permettant à accéder aux boulins[31].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Eugène Gallée est né et a vécu à Évran. Grièvement blessé pendant la Première Guerre mondiale, il avait évité de peu l'amputation. Il a réalisé les monuments aux morts Calorguen, Saint-Judoce, Saint-Juvat, Saint-Thual et Plesder. Il réalisera aussi celui d'Évran en 1947, qui n'en possédait pas jusque-là. il est également le sculpteur de la vierge de l'Église de la Sainte-Trinité de Tinténiac, de l'autel de l'église Notre-Dame-de-Toutes-Joies à Nantes. Il fut plusieurs fois distingués localement (Grand prix à l'exposition régionale du travail de 1923 à Rennes, diplôme d'honneur à l'exposition artisanale de la Chambre des métiers des Côtes-du-Nord), croix d'honneur de la Ligue d'enseignement et d'éducation (1953), chevalier (1954) puis officier (1955) du Mérite artisanal, médaille d'argent des Arts-Sciences-Lettres (1969) et chevalier du Mérite national (1970). Il meurt à 75 ans d'un œdème pulmonaire en octobre 1971 (source: Christian Martin, Évran, mon village !, 2017.)

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Le Quiou - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Évran et Le Quiou », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Le Quiou - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Évran et Pleurtuit », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 67, Editions Jean-paul Gisserot, ISBN 2877474828 » (consulté le ).
  22. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  23. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  26. « Loi distrayant de la commune d'Évran (Côtes-du-Nord) le hammeau de “les Champs-Géraux” et les villages avoisinants pour les ériger en une commune distincte » publiée dans le Journal Officiel no 83 du 8 avril 1934, page 3626.
  27. « Notice n°PA00089147 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. « Notice n°PA00089148 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. Christian Martin, Évran, mon village !, Le Cercle culturel Rance-Linon, , 272 p., p. 18.
  30. « Notice n°IA22017291 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. Christel Douard et Jean Kerhervé, Manoirs : Une histoire en Bretagne, Châteaulin, Locus Solus, , 215 p. (ISBN 978-2-36833-338-9), p. 100.
  32. Yvonne Henry, Auguste Haouïssée (1877-1948), évêque de Shanghaï, in Le Pays de Dinan, 1999, p. 213-234.
  33. Christian Martin, Ibid., p. 185 et 186.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]