Pleslin-Trigavou

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Pleslin-Trigavou
Pleslin-Trigavou
Église Saint-Pierre et lavoir.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Pleslin-Trigavou
Intercommunalité Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Paul Leroy
2014-2020
Code postal 22490
Code commune 22190
Démographie
Gentilé Pleslinois, Pleslinoise ou
Trigavouais, Trigavouaise
Population
municipale
3 578 hab. (2016 en augmentation de 5,17 % par rapport à 2011)
Densité 164 hab./km2
Population
aire urbaine
31 638 hab. (2010[1])
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 09″ nord, 2° 03′ 13″ ouest
Altitude 50 m
Min. 32 m
Max. 95 m
Superficie 21,80 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune de Pleslin-Trigavou

Pleslin-Trigavou [plelɛ̃ tʁigavu] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Pleslin-Trigavou est arrosée par le Frémur. Elle se trouve à 13 km au sud de Dinard et à 10 km au nord de Dinan.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Cadre géologique[modifier | modifier le code]

Carte géologique du Massif armoricain, avec au nord-est le batholite mancellien et ses nombreux plutons de granite cadomien (Trégor, Lanhélin, Louvigné, Vire, Avranches…). Ce batholite dessine une ellipse de 150 km (d'Alençon à la Rance) sur 90 km (de Vitré à Vire)[2].

Pleslin est localisée dans la partie médiane du domaine nord armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagne successives. Le site géologique de Pleslin se situe plus précisément dans un bassin sédimentaire essentiellement briovérien limité au sud par un important massif granitique cadomien, le pluton de Lanhélin qui fait partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellien[3],[4].

L'histoire géologique de la région est marquée par le cycle cadomien (entre 750 et 540 Ma) qui se traduit par la surrection de la chaîne cadomienne qui devait culminer à environ 4 000 m. À la fin du Précambrien supérieur, les sédiments briovériens environnants sont fortement déformés, plissés et métamorphisés par l'orogenèse cadomienne, formant essentiellement des schistes et des gneiss[5]. Les massifs granitiques du Mancellien[6] scellent la fin de la déformation ductile de l'orogenèse cadomienne[7].
Dans le domaine continental, l'épaississement consécutif à l'orogenèse cadomienne, provoque le métamorphisme des sédiments, formant une bande de « schistes et gneiss de Langrolay[8] » (Pleslin étant situé au nord-est de cette bande), et la fusion crustale à l'origine de la mise en place des dômes anatectiques (migmatites de Guingamp et Saint-Malo, développées aux dépens des sédiments briovériens) qui est datée entre 560 et 540 Ma[9].

Les micaschistes et paragneiss à grain fin, en bancs décimétriques et finement foliés, affleurent dans le territoire de Pleslin mais sont bien visibles dans la grève des Morlets de Langrolay. Ces formations, masquées par les heads périglaciaires, s'observent dans la partie Nord de la grève. Recoupées par des filons de granite, elles sont déformées par des plis droits ou légèrement déversés vers le Sud[10], d'orientation axiale N. 60[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pour Pleslin, on rencontre les appellations suivantes : Ecclesia de Plelin vers 1330, Pleli, Pleyli, Ployli en 1330[12], Plelin en 1405 et en 1780, Plelen en 1407, Pleslin au XVe siècle[13].

  • Pleslin vient du breton ploe (paroisse) et de saint Lin (variante probable de saint Léon ou de saint Helen)[13].

Pour Trigavou, on rencontre les appellations suivantes : Ecclesia Beatae Brigiddae de Tregavou au milieu du XIIe siècle, Tregavou en 1156, 1181 et vers 1330, Tregavo en 1405, Trigavou au XVe siècle[13].

  • Trigavou vient du breton trev (village) et semble-t-il du saint gallois Caffo (patron de la paroisse de Llangaffo) ou de saint Gouesnou (évêque du Léon)[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

La naissance de la commune[modifier | modifier le code]

Pleslin-Trigavou est né de l'association en 1973 des communes de Pleslin et de Trigavou.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le un avion de tourisme Socota, qui avait décollé de Laval (Mayenne), s'écrase sur le territoire de la commune. Le deux occupants de l'avion, deux Lavallois, meurent dans l'accident.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Pleslin-Trigavou.
Liste des maires de Pleslin-Trigavou
Période Identité Étiquette Qualité
1973 1977 Jean Ohier    
1977 1997 Charles Josselin PS Député, secrétaire d'État
1997 En cours Jean-Paul Leroy PS Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des maires de Pleslin
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Jean Lemoine    
1791 1795 Pierre Menard    
1795 1800 Philippe Leroy    
1800 1805 Gilles Leroy    
1805 1808 Julien Briand    
1809 1814 Jacques Pellerin Bonapartiste  
1814 1821 Guy de Lesquen Royaliste Officier de marine
1821 1843 Jacques Lemoine Royaliste Officier
1843 1843 Philippe Leroy de la Houssaye Royaliste  
1844 1846 César Auguste Homery    
1846 1853 François Henry    
1853 1859 Jean Lesaichot    
1860 1870 François Henry    
1870 1871 Charles Marin    
1871 1871 Augustin Gillot    
1871 1886 Jacques Lemoine   Vétérinaire
1886 1887 Mathurin Nicolas    
1887 1930 Gildas du Breil de Pontbriand de Marzan    
1930 1943 Pierre Delanoe    
1944 1947 Emile Jourdan    
1947 1965 Pierre Vetier    
1966 1973 Jean Ohier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2016, la commune comptait 3 578 habitants[Note 1], en augmentation de 5,17 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1101 1161 2151 2791 3151 3201 3911 5001 521
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4671 4271 4501 4511 5641 5041 4591 4641 437
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5061 6171 5071 3201 2991 3031 2221 2101 173
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 2041 2352 2672 5652 8302 9513 3733 4023 578
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La métairie de la Mennais, possédé par son grand-père, anobli en 1788, a inspiré son pseudonyme à Félicité Robert de Lamennais[18] ;
  • L'église Sainte-Brigide de Trigavou, des XIVe, XVIIe et XIXe siècles.
  • L'église Saint-Pierre de Pleslin, du XIXe siècle.
  • L'alignement de menhirs (dit « Champ des Roches » ou « Cimetière des Druides »), constitué de blocs de quartz, classé en 1889 au titre des monuments historiques[19] ;
  • l'arboretum du jardin botanique éclaté du Pays de Dinan dans le même espace naturel que l'alignement de menhirs ; il rassemble plus de 60 espèces et variétés de Chênes provenant du monde entier[20] ;
  • Le château du Bois de la Motte, inscrit en 1951 au titre des monuments historiques[21] ;
  • la vallée du Frémur traversant la commune du nord au sud ; plusieurs circuits de randonnée y ont été tracés [22].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [http://www.insee.fr/fr/themes/tableau_local.asp?ref_id=POP&millesime=2010&nivgeo=AU2010&codgeo=193 INSEE : évolution de la population de l'aire urbaine de Dinard.
  2. Carte géologique de la France au 1/50000 Fougères 13-17, éditions du BRGM, 1981, p. 5
  3. De Mancellia, nom latin de la région du Maine, domaine structural de la partie nord-est du Massif armoricain dénommé en 1949 par le géologue Pierre Pruvost. Il est caractérisé par un Précambrien récent au sein duquel se sont mis en place des granitoïdes intrusifs antérieurement au dépôt des terrains paléozoïques ; ce domaine surélevé a été épargné par les transgressions marines du Cambrien.
  4. Géologie de la France, éditions du BRGM, , p. 11.
  5. François de Beaulieu, La Bretagne. La géologie, les milieux, la faune, la flore, les hommes, Delachaux et Niestlé, , p. 15.
  6. (en) Richard Simon D'Lemos, The Cadomian Orogeny, Geological Society Publishing House, , p. 128.
  7. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 30.
  8. [PDF] E. Le Goff (coord) et al, Carte géologique de la France à 1/50 000 - Saint-Malo N° 207., éditions du BRGM, 2009, p. 39
  9. [PDF] J. Chantraine (coordinateur) et al., Carte géologique France (1/50 000), feuille Lannion (203), éditions du BRGM, 1999, p. 89
  10. « Une observation de détail permet de voir les microstructures associées à ce plissement : schistosité de crénulation, boudinage, fentes de tension, plis centimétriques à décimétriques. On constate que la foliation des micaschistes et des gneiss, marquée par l'orientation préférentielle des micas, est parallèle à la stratification ».
  11. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 34.
  12. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  13. a b c et d infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Pleslin-Trigavou »
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. Joseph Foutel, Un grand homme de chez nous : Félicité de Lamennais (1782-1854), dans Le Pays de Dinan, 1982, p. 63-77.
  19. Notice no PA00089423, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Chênes et mégalithes », sur http://www.pleslin-trigavou.fr (consulté le 23 avril 2018)
  21. Notice no PA00089424, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Activités touristiques », sur http://www.pleslin-trigavou.fr (consulté le 23 avril 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]