Saint-Juvat

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Saint-Juvat
Saint-Juvat
Mairie-École de Saint-Juvat.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Lanvallay
Intercommunalité Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Dominique Ramard
2014-2020
Code postal 22630
Code commune 22308
Démographie
Gentilé Juvatien, Juvatienne
Population
municipale
657 hab. (2016 en augmentation de 2,02 % par rapport à 2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 15″ nord, 2° 02′ 33″ ouest
Altitude 45 m
Min. 13 m
Max. 71 m
Superficie 17,41 km2
Localisation

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Saint-Juvat [sɛ̃ʒyva] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia Sancti Juvati en 1156, 1181 et en 1187, Saint Juvat au XVe siècle[1].

Saint-Juvat est le nom d’un prêtre martyr du IVe siècle[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • Au XVIIe siècle, une petite école était tenue par le curé dans une petite chapelle, ce qui était contraire aux opinions du seigneur local quant à l'intérêt d'instruire le peuple[2].
  • Après les épidémies de 1583-1585, 1607 et 1630, Saint-Juvat est touchée en 1638 par l'épidémie de peste qui affecte également Tréfumel et Plouasne, après avoir sévi à Taden en 1636. La première victime officielle succombe le 16 avril 1637, mais l'épidémie fait peu d'autres victimes en comparaison des 116 décès de l'année suivante, six fois environ le nombre moyen. La narration qu'en fait le recteur Vérité! nous apprend que les précautions et les secours publiques n'ayant pas eu le succès attendu, les paroissiens se réunissent à la Toussaint pour unir leur ferveur dans un vœu, sollicitant la miséricorde divine et se concrétisant par des offrandes et des dons pour des messes, des processions et autres manifestations pieuses. Deux jours avant Noël, le vœu paraît avoir été exaucé selon les paroissiens et leur reconnaissance s'exprime à nouveau par des dons et même par l'intention d'agrandir l'église, intention sans suite[2].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Juvat porte les noms de 41 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale, dont un décédé sur le front belge pendant la Course à la mer, Pierre Brinjonc[3], la plupart des autres étant décédés sur le sol français[4].

Louis Chevestrier, né en 1880 à Saint-Juvat, soldat au 8e régiment d'infanterie coloniale, fut fusillé pour l'exemple le à Verderonne (Oise) pour « abandon de poste »[5].

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Juvat porte les noms de deux soldats morts pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale : Marcel Doucéré et Marcel Leroy[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mai 1892 1923 Pierre Boschel    
Mai 1923 1945 Louis Leforestier    
1945 1954 Jules Bernard    
1954 1965 Louis Leforestier    
1965 1971 Joseph Erhel    
1971 1977 Eugène Leforestier    
mars 1977 2001 Henri Ramard    
mars 2001 2008 Jean-Louis Rolland    
mars 2008 En cours Dominique Ramard Bretagne Écologie Ingénieur, Conseiller régional
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2016, la commune comptait 657 habitants[Note 1], en augmentation de 2,02 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4191 1401 3551 3631 3971 4401 3851 4381 476
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4751 4651 5051 4551 4351 3631 3961 3361 328
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2681 2251 2011 023969909903824855
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
774704652664678648631644650
2016 - - - - - - - -
657--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Juvat date du XIVe siècle ; son porche est constitué de pierres de calcaire du Quiou et de granite de Languédias[11].
  • Du parvis de l'église jusqu'aux murs de l'école, de la mairie à la maladrerie, le village est particulièrement bien fleuri.
  • Croix de Justice du XIVe siècle, près de laquelle devaient se trouver les potences, ornée des armoiries du seigneur et de l'épée insigne de la justice. De section rectangulaire, la croix est chanfreinée et les chanfreins ornés de petites boules. Classée aux Monuments historiques[12].
  • Croix de cimetière, XVIIe siècle, au pied de l'église, ou se situait l'ancien cimetière. Croix composée d'un fût carré avec chanfreins et écussons, portant sur un soubassement formé d'un dé surmonté d'une tablette dont les angles sont supportés par de petites colonnes. La croix proprement dite ne semble pas être celle d'origine mais aurait substitué la croix d'origine au XVIIIe siècle. Inscrite aux Monuments historiques[13]

Environnement[modifier | modifier le code]

Le village a été récompensé par quatre fleurs en 1988 et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Saint-Juvat »
  2. a et b Yvonne Henry, « 1638, l'année tragique ou la peste à Saint-Juvat », dans Le Pays de Dinan, 2000, p. 229-241.
  3. Pierre Brinjonc, né le à Saint-Juvat, soldat du 2e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Tamines (Belgique)
  4. Memorialgenweb.org - Saint-Juvat : monument aux morts
  5. http://www.letelegramme.fr/histoire/fusilles-pour-l-exemple-ils-furent-51-en-bretagne-15-11-2014-10426033.php
  6. Marcel Leroy, né le à Saint-Juvat, soldat au 46e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Taizy (Ardennes)
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. * Louis Chauris, Le calcaire du Quiou-Tréfumel ou « pierre de jauge », dans Le Pays de Dinan, 2006, p. 319-339.
  12. « PA00089638 », notice no Croix de la Mettrie (de justice), base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Notice no PA00089637, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Source : Villes et Villages Fleuris

Liens externes[modifier | modifier le code]

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