Saint-Samson-sur-Rance

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Saint-Samson-sur-Rance
Saint-Samson-sur-Rance
La mairie.
Blason de Saint-Samson-sur-Rance
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Intercommunalité Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Loïc Lorre
2020-2026
Code postal 22100
Code commune 22327
Démographie
Population
municipale
1 614 hab. (2018 en augmentation de 4,6 % par rapport à 2013)
Densité 257 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 32″ nord, 2° 01′ 47″ ouest
Altitude 64 m
Min. 4 m
Max. 78 m
Superficie 6,27 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Dinan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pleslin-Trigavou
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel de la commune de Saint-Samson-sur-Rance

Saint-Samson-sur-Rance [sɛ̃ sɑ̃sɔ̃ syʁ ʁɑ̃s] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur les bords de Rance, à proximité de Dinan, à une vingtaine de kilomètres de Dinard et de Saint-Malo, à trois quarts d'heure de Saint-Brieuc et de Rennes en voiture.

Communes limitrophes de Saint-Samson-sur-Rance
Plouër-sur-Rance
Taden Saint-Samson-sur-Rance La Vicomté-sur-Rance
La Rance
Taden Taden Saint-Hélen
La Rance

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 12 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 734 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Dinard », sur la commune de Pleurtuit, mise en service en 1950[7] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle évolue de 11,4 °C pour la période 1971-2000[9] à 11,6 °C pour 1981-2010[10], puis à 11,9 °C pour 1991-2020[11].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Samson-sur-Rance est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[12],[13],[14].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dinan, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[15],[16].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[17]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (73,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (25,5 %), zones urbanisées (24 %), zones agricoles hétérogènes (16,7 %), prairies (14,9 %), forêts (14,3 %), eaux continentales[Note 6] (4 %), zones humides côtières (0,6 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Persona Sanctus Sansonis juxta Livetum vers 1330, Ecclesia Sanctus Samsonis de Lyveto en 1396, Sanctus Samson juxta Livet à la fin du XIVe siècle, Saint-Sampson en 1426, La Chapelle Sainct-Samson en 1472 et en 1513, Sainct-Sanson en 1480 et en 1513[22].

Son nom vient de Samson de Dol[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Néolithique[modifier | modifier le code]

La présence du beau menhir de la Tremblais laisse à penser que les lieux étaient habités au moins depuis le Néolithique.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Samson-jouxte-Livet, enclavée dans l'évêché de Saint-Malo, faisait partie du doyenné de Dol relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de saint Samson.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Après avoir pris le nom de Saint-Samson, la paroisse est érigée en commune en 1790. Le , la commune est renommée sous le nom de Saint-Samson-sur-Rance.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms des 21 soldats morts pour la Patrie[23] :

  • 17 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 4 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Samson-sur-Rance Blason
Parti : au premier coupé au I échiqueté d'argent et de gueules de quatre tires de cinq points et au II de gueules au chevron d'or, au second d'azur au menhir d'or penché en barre soutenu de cinq trangles ondées d'argent ; sur le tout au chef d'hermine.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2014 René Régnault PS Sénateur (1980-1998)
mars 2014 23 mai 2020 Jean-Marie Lorre[24] UMP-LR Ingénieur retraité
23 mai 2020 En cours Loïc Lorre[25]   Retraité des télécoms
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[27].

En 2018, la commune comptait 1 614 habitants[Note 7], en augmentation de 4,6 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,42 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
449451497528523556593655691
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
673684695645667711710636591
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
607616595546508502501507540
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4944775488741 1801 1511 4291 4691 531
2017 2018 - - - - - - -
1 6071 614-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La commune compte deux monuments historiques :

  • le menhir de la Tiemblais, classé par arrêté du [30], daté du néolithique, haut de 8 m ; il comporte un riche décor gravé, visible uniquement sous certaines conditions d'éclairage ; il présente un plan incliné où les jeunes filles se laissaient glisser pour s'assurer un mariage dans l'année[31].
  • le manoir du Châtelier-Guitrel, inscription par arrêté du [32] ;
  • le château de Carheil.

Autres lieux et monuments :

  • l'écluse de la Hisse située sur la Route du cidre ;
  • l'église paroissiale Saint-Samson, construite en 1740 ; deux chapelles lui furent adjointes au milieu du XIXe siècle. Elle contient plusieurs éléments inscrits ou classés au titre des monuments historiques :
  • Le port de la Hisse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station météofrance Dinard - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Saint-Samson-sur-Rance et Pleurtuit », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  10. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  11. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  14. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  18. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  22. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Saint-Samson-sur-Rance ».
  23. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  24. « Le maire et ses quatre adjoints sont installés », Ouest-France, 3 avril 2014.
  25. « Municipales à Saint-Samson-sur-Rance. Loïc Lorre devient premier magistrat de la commune », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  30. Notice no PA00089656, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. Bernard Rio, Le cul bénit. Amour sacré et passions profanes, Coop Breizh, (ISBN 978-2-84346-582-6).
  32. Notice no PA22000029, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. Notice no PM22001258, base Palissy, ministère français de la Culture.
  34. Notice no PM22004735, base Palissy, ministère français de la Culture.
  35. Notice no PM22004734, base Palissy, ministère français de la Culture.
  36. Notice no PM22001259, base Palissy, ministère français de la Culture.
  37. Notice no PM22001257, base Palissy, ministère français de la Culture.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Castel, Le menhir de la Tiemblaye, dans Le Pays de Dinan, 1981, p. 97-99.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]