Saint-Méloir-des-Bois

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Saint-Méloir-des-Bois
Saint-Méloir-des-Bois
L'église paroissiale Saint-Méloir.
Blason de Saint-Méloir-des-Bois
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Intercommunalité Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Michel Desbois
2020-2026
Code postal 22980
Code commune 22317
Démographie
Gentilé Mélorien, Mélorienne
Population
municipale
265 hab. (2019 en augmentation de 1,53 % par rapport à 2013)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 30″ nord, 2° 14′ 59″ ouest
Altitude 70 m
Min. 50 m
Max. 122 m
Superficie 6,13 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Plancoët
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Méloir-des-Bois

Saint-Méloir-des-Bois [sɛ̃melwaʁdɛbwa] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne. Ce village est labellisé Notre village, Terre d'avenir ainsi que Villes et Villages Fleuris (3 fleurs).

En 2000, la commune a obtenu le Label Communes du Patrimoine Rural de Bretagne pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2. carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 11,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 742 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Quintenic », sur la commune de Quintenic, mise en service en 1984[7] et qui se trouve à 15 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,3 °C et la hauteur de précipitations de 743,4 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Dinard », sur la commune de Pleurtuit, dans le département d'Ille-et-Vilaine, mise en service en 1950 et à 20 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11,4 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,6 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,9 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Méloir-des-Bois est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (79,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,5 %), forêts (20,3 %), prairies (12,7 %), zones agricoles hétérogènes (12,6 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune tire son nom du Prince Méloir.

Attestée sous la forme Locum Meloci ou Locum Melori en 1163 [21].

Issue du breton Melar ou Melaer (Magloire)[22].

Son nom en breton est Sant-Melar[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Antiquité[modifier | modifier le code]

Le village possède plusieurs colonnes et bornes romaines. Quatre colonnes sont érigées sur la Place du centre depuis 1961.

L'une d'elles, déplacée en 1825 du village de La Barbotais, est tenue pour avoir été une borne milliaire le long de la voie romaine de l'Étrat, entre Corseul et Vannes.

Une autre servait d'autel d’offrande à un dieu gallo-romain ; une étude récente semble indiquer qu'elle servait de bénitier, un réemploi fréquent par l’Église qui réutilise les vestiges païens.

Les deux dernières auraient appartenu à un monument romain disparu. La plus grande colonne porte ces inscriptions en l'honneur de l'empereur-usurpateur Victorin : "IMP. CAES. AVONIO-VICTORINO. P.E.P.I.S.C.O.L.E.V.C". Une des traductions possibles serait : "À l'empereur Caesar Avonius Victorinus (usurpateur et empereur des Gaules) pieux, heureux, prince invincible, son ambassadeur voue et consacre ce monument".


Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Méloir, enclavée dans l'évêché de Saint-Malo faisait partie du doyenné de Bobital relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de saint Méloir (prince martyr assassiné à Lanmeur).

La Révolution française[modifier | modifier le code]

  • 1790 : la paroisse (entité religieuse) est érigée en commune.
  • Au cours de la Révolution française, la commune, alors nommée Saint-Méloir, porta provisoirement le nom de Méloir-Richaux.[24].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms des 24 soldats morts pour la Patrie[25] :

  • 22 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 2 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.

Blason[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Méloir-des-Bois Blason
Le blasonnement reste à déterminer
Détails
Ceci est le Blason officiel de Saint-Méloir-des-Bois
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 ? Albert Touaux    
1971 ? Prosper Jouffe    
1995 En cours Michel Desbois DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[27].

En 2019, la commune comptait 265 habitants[Note 7], en augmentation de 1,53 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,59 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
243216278283298266246300312
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
307314324308307331335427378
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
404360344320311322306291278
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
263252211216236233266255257
2019 - - - - - - - -
265--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Autres sites
    • Quatre colonnes antiques dont une, milliaire dédiée à l'empereur Victorin (267-268)
    • Manoir du Miroir (privé)
    • Malouinière de la Ville Rue (privé)
    • Jardin botanique du Gouty (Privé)
    • Vallée de l'Église (Travaux en cours, agrandissement du cimetière)
    • Mémorial du Lieutenant Jan Gert Von Tangen

Le Lieutenant Jan Gert Von Tangen[modifier | modifier le code]

Lieutenant Jan Gert Von Tangen, pilote d'avion norvégien volontaire de réserve de la Royal Air Force, appartenant au no 168 squadron de la 2 th TAC (Force aérienne tactique), tombé au combat pendant la Seconde Guerre mondiale (le 31 octobre 1943) dans un champ de la commune, au Bois de Couavra. Sa mission était de photographier le Viaduc de Dinan. Les témoignages de la disparition de ce pilote norvégien sur le territoire de la commune ont été recensées par un habitant de Saint-Méloir-des-Bois, ayant vécu pendant ce drame[30].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Quintenic - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Saint-Méloir-des-Bois et Quintenic », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Quintenic - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Saint-Méloir-des-Bois et Pleurtuit », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. Maurice Dilasser, « "Un pays de Cornouaille: Locronan et sa région", Volume 1- Page 648, Nouvelle Librairie de France, 1979 » (consulté le ).
  22. François Casta, « "Le diocèse de Rennes" - Page 24, Editions Beauchesne, 1974 » (consulté le ).
  23. « Villes bretonnes, nom breton », Geobreizh (consulté le ).
  24. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  29. Notice no PM22001228+PM22001229+PM22001227, base Palissy, ministère français de la Culture.
  30. « Le Lieutenant von Tangen dans l'histoire mélorienne », sur ouest-france.fr (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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