Plévenon

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Plévenon
Plévenon
L'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Intercommunalité Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Hervé Van Praag
2020-2026
Code postal 22240
Code commune 22201
Démographie
Population
municipale
768 hab. (2018 en augmentation de 1,45 % par rapport à 2013)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 15″ nord, 2° 19′ 53″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 81 m
Superficie 13,73 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Pléneuf-Val-André
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.plevenon.fr/

Plévenon [plevnɔ̃] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne. La commune est surtout connue pour le site naturel du Cap Fréhel et le site historique du Fort la Latte.

Géographie[modifier | modifier le code]

carte de Plévenon

Plévenon est une commune du littoral de la Manche appartenant à la région Bretagne et au département des Côtes-d'Armor. Le territoire de la commune occupe la moitié nord d'une petite péninsule. Au sud-ouest, elle partage une frontière terrestre avec la commune de Fréhel. Le littoral est constitué de hautes falaises qui dominent les eaux de la Manche de près de 60 mètres. La côte est très découpée et comporte de nombreuses pointes. Le Cap Fréhel constitue l'extrémité nord de la commune et sépare la baie de Saint-Brieuc de la baie de Saint-Malo. La pointe de la Latte constitue l'extrémité orientale de la commune. Face au Nord-est, entre les pointes de Château Renard et de la Latte, s'étend l'anse des Sévignés. La baie de Fresnaye à l'Est, aux eaux peu profondes, sépare Plévenon de Saint-Cast-le-Guildo. Les landes de bruyères et d'ajoncs couvrent une surface de 400 ha essentiellement dans le secteur du Cap Fréhel et donnent un caractère sauvage à cette partie du littoral de la Manche.

Communes limitrophes de Plévenon
La Manche La Manche La Manche
La Manche Plévenon La Manche
Fréhel La Manche La Manche

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Plebs Menoen entre 1149 et 1157[1], Plevenino en 1214, Parochia de Plovenon en 1240, Plevenon en 1256 et en 1272, Plovenon en 1282, Ecclesia de Plevenon vers 1330, Pleuvenon en 1536 et en 1557[2].

Plévenon vient semble-t-il du vieux-breton Ploe et de Menoen (un saint breton) ou du vieux-breton meinin « paroisse de la pierre »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est occupé dès l'époque gauloise, en témoigne l'existence d'un retranchement de type "éperon barré" à la Pointe de Château Serein[3] où de nombreuses poteries protohistoriques ont été retrouvées.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms de 63 soldats morts pour la Patrie[4] :

  • 51 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 10 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
  • 1 est mort durant la Guerre d'Indochine.
  • 1 est mort hors conflit.

L'administration communale[modifier | modifier le code]

La commune a été associée de 1972 à fin 2004 à celle de Pléhérel. Elles portaient ensemble le nom de Fréhel. Après la fin de l'association entre les deux communes, la commune de Pléhérel a conservé le nom de Fréhel, bien que le Cap Fréhel soit situé sur le territoire de la commune de Plévenon.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[5]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[6].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[7]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[5]

  • Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 11,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 711 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[9] complétée par des études régionales[10] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Cast-le-G », sur la commune de Saint-Cast-le-Guildo, mise en service en 1951[11] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[12],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 12 °C et la hauteur de précipitations de 693 mm pour la période 1981-2010[13]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Dinard », sur la commune de Pleurtuit, dans le département d'Ille-et-Vilaine, mise en service en 1950 et à 22 km[14], la température moyenne annuelle évolue de 11,4 °C pour la période 1971-2000[15] à 11,6 °C pour 1981-2010[16], puis à 11,9 °C pour 1991-2020[17].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Plévenon est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[18],[19],[20]. La commune est en outre hors attraction des villes[21],[22].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[23]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[24],[25].

La commune compte 330 résidences secondaires, ce qui représente près de la moitié des logements[26].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 5,2 % 75
Terres arables hors périmètres d'irrigation 6,4 % 93
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 49,7 % 717
Surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants 1,9 % 28
Forêts de feuillus 2,2 % 32
Landes et broussailles 30,1 % 434
Forêt et végétation arbustive en mutation 1,3 % 19
Plages, dunes et sable 0,5 % 7
Zones intertidales 2,1 % 30
Mers et océans 0,5 % 7
Source : Corine Land Cover[27]

Les terres agricoles, qui occupent 57,0 % de la surface communale, sont très morcelées. La lande occupe une surface considérable: 30,1 % de la surface communale. Le cap Fréhel en est entièrement couvert.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2004 2008 Jean-Charles Danier    
2008 4 juillet 2020 Claudine Tadier-Belliard DVG Cadre retraitée
4 juillet 2020 En cours Hervé Van Praag[28]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[30].

En 2018, la commune comptait 768 habitants[Note 6], en augmentation de 1,45 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,42 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8638469171 0501 1221 1721 1651 1621 220
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1601 2081 2311 1651 2511 1381 1881 1401 183
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1251 0981 1021 0561 0291 019980906838
1962 1968 2009 2014 2018 - - - -
843765732772768----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune vit essentiellement du tourisme. Ainsi on dénombre un camping d'une capacité de 150 places et trois hôtels d'une capacité de 50 lits. Par contre il n'y a aucun agriculteur[26].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Mobilier dans l'église.
  • Allée couverte du Tertre de l'église : allée couverte ruinée.
  • Doigt de Gargantua : menhir dressé près de Fort-la-Latte.
  • Église paroissiale Saint-Pierre du XVIIe siècle.
  • Cap Fréhel.
  • Fort-la-Latte.
  • Calvaire roman du Moyen Âge, présentant ses deux faces supérieures sculptées, inscrit aux monuments historiques.
  • Château du Meurtel, avec colombier et chapelle dédiée à sainte Barbe (XVIIe et XVIIIe siècle). Propriété de la famille de Tréméreuc du XVIIe siècle au début du XXe siècle, passe par alliance à la famille Grout de Beauvais du Meurtel qui le conserve jusqu'en 1922. Moyenne justice en 1780. C'est aujourd'hui la résidence de la famille Large-Chuzeville.
  • Tumulus du Château-Serein.
  • Manoir du Grand Trécelin avec colombier.
  • Manoir au bourg.
  • Viaduc de Port-Nieux

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[8].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bernard Tanguy. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor : origine et signification. Ar Men-Le Chasse Marée, 1992, p. 178-179.
  2. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Plévenon » (consulté le ).
  3. Langouet, Loic., Les Coriosolites : un peuple armoricain de la periode gauloise a l'époque gallo-romaine, Centre Régional d'Archéologie d'Alet, (OCLC 923511719, lire en ligne), p. 50.
  4. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  5. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  6. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  7. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  8. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  9. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  10. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  11. « Station Météo-France Saint-Cast-le-G - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  12. « Orthodromie entre Plévenon et Saint-Cast-le-Guildo », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station Météo-France Saint-Cast-le-G - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  14. « Orthodromie entre Plévenon et Pleurtuit », sur fr.distance.to (consulté le ).
  15. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  17. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  18. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  20. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  21. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  23. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  24. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  25. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  26. a et b Matignon sur le site France, le trésor des régions, Roger Brunet
  27. « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  28. « À Plévenon, Hervé Van Praag est le nouveau maire », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.