Languédias

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Languédias
Languédias
La mairie.
Blason de Languédias
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Intercommunalité Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Jérémy Dauphin
2020-2026
Code postal 22980
Code commune 22104
Démographie
Gentilé Languédiaçais, Languédiaçaise
Population
municipale
526 hab. (2019 en augmentation de 13,36 % par rapport à 2013)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 20″ nord, 2° 12′ 42″ ouest
Altitude 95 m
Min. 73 m
Max. 115 m
Superficie 8,61 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Dinan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Plancoët
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Languédias

Languédias [lɑ̃ɡedja] Écouter est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Cadre géologique[modifier | modifier le code]

Carte géologique du Massif armoricain, avec au nord-est le batholite mancellien et ses nombreux plutons de granite cadomien (Lanhélin, Louvigné, Avranches…). Ce batholite dessine une ellipse de 150 km (d'Alençon à la Rance) sur 90 km (de Vitré à Vire)[1].

Languédias est localisée dans le domaine nord armoricain, dans la partie orientale du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagne successives. Le site géologique de Languédias se situe plus précisément dans le massif granitique à biotite et muscovite de Dinan-Bobital, qui recoupe en direction le massif de Lanhélin, pluton faisant partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellien[2].

Déjà exploité à l’époque gallo-romaine (Corseul), le granite de Languédias est toujours apprécié. Isogranulaire, finement grenu, il offre une teinte gris très clair (il est alors commercialisé sous l’appellation de « gris perle »), passant superficiellement à une nuance beige (« beige de Languédias »)[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[5].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]

  • Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 12 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 762 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Caulnes-Edf », sur la commune de Caulnes, mise en service en 1997[10] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[11],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12,1 °C et la hauteur de précipitations de 848,4 mm pour la période 1981-2010[12]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Dinard », sur la commune de Pleurtuit, dans le département d'Ille-et-Vilaine, mise en service en 1950 et à 24 km[13], la température moyenne annuelle évolue de 11,4 °C pour la période 1971-2000[14] à 11,6 °C pour 1981-2010[15], puis à 11,9 °C pour 1991-2020[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Languédias est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[17],[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dinan, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (74,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (56,4 %), prairies (20,7 %), forêts (14,5 %), terres arables (4,9 %), zones urbanisées (3,5 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciennement *Lann Catihern d'après Bernard Tanguy[24].
Le nom de la localité est attesté sous les formes Langadiar au XIVe et au XVe siècle[25], Landiago au XVIe siècle[25], Langadyaye, Langadias en 1476, Languediar en 1477[26], Langadias en 1731 et en 1779[25].

Languédias est issu du breton lann (ermitage) et de saint Catihern[26] ou encore *Lan Guédias « ermitage de Guédias »[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Un ermitage (Lan) serait à l'origine de la fondation de Languédias, Bernard Tanguy puis Bertrand Merignac[27] reprennent cette hypothèse à partir d'un écrit datant du VIe siècle (510-520) intitulé "Lettre à Lovocat et Catihern"[28]. Cette lettre, adressée à deux prêtres bretons, par trois évêques (Licinius, Saint-Melaine et Eustochius), les réprimande sur leur comportement religieux. Cette lettre ferait suite à une dénonciation qui pourrait émaner du clergé de Corseul mécontent de la présence de Lovocat et Catihern à proximité de leur paroisse. Languedias aurait ainsi été créé à partir de l'ermitage de Catihern (Lan Catihern, devenu ensuite Langadiar puis Languédias)[27].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'ancienne église de Languédias, se situait à l'origine au Vieux Bourg, elle fut détruite au XIXe siècle[29].

Le bourg actuel de Languédias, le site de l'abbaye de Beaulieu, et le hameau de Saint-René appartenaient autrefois à la commune de Mégrit, cette enclave fut intégrée à Languédias en 1834[30].

La nouvelle église a été bâtie dans le bourg actuel en 1868[31].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms de 43 soldats morts pour la Patrie[32] :

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2014 Michel Lemétayer DVG Commercial
2014 en cours Jérémy Dauphin DVG ex PS Ingénieur agricole
Les données manquantes sont à compléter.

[33]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la fasce nouée d'or accompagnée de trois coquilles d'argent.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
154167135155160457430461503
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
501489524455542602621624635
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
644652630571535540504502509
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
463514547539464403450455465
2017 2019 - - - - - - -
515526-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-la-Tour.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[6].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[7].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte géologique de la France au 1/50000 Fougères 13-17, éditions du BRGM, 1981, p. 5
  2. De Mancellia, nom latin de la région du Maine, domaine structural de la partie nord-est du Massif armoricain dénommé en 1949 par le géologue Pierre Pruvost. Il est caractérisé par un Précambrien récent au sein duquel se sont mis en place des granitoïdes intrusifs antérieurement au dépôt des terrains paléozoïques ; ce domaine surélevé a été épargné par les transgressions marines du Cambrien.
  3. Louis Chauris, « Brest : vieilles pierres et pierres neuves dans une cité reconstruite », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. XC=,‎ , p. 22 (lire en ligne).
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  6. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  7. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  8. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  9. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  10. « Station Météo-France Caulnes-Edf - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. « Orthodromie entre Languédias et Caulnes », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station Météo-France Caulnes-Edf - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  13. « Orthodromie entre Languédias et Pleurtuit », sur fr.distance.to (consulté le ).
  14. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  17. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  19. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  23. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  24. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Paris, Editions Jean-paul Gisserot, coll. « Universels Gisserot » (no 22), , Universels Gisserot, (ISBN 978-2-87747-482-5, OCLC 2877474828, lire en ligne), p. 77.
  25. a b et c Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis » (consulté le ).
  26. a b et c infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Languedias » (consulté le ).
  27. a et b P.R Giot, Philippe Guigon et Bernard Merdrignac, Les premiers Bretons d'Armorique, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, , 246 p. (ISBN 2-86847-788-7), p. 107-108.
  28. Duchesne Louis, « Lovocat et Catihern », Revue de Bretagne et de Vendée, 6e série, vol. 7,‎ 1885 (1er semestre), p. 5-18 (lire en ligne).
  29. Panneau d'information (Fontaine Saint-Armel)
  30. François Merlet, « Les limites des diocèses à la veille de la révolution dans le département actuel des Côtes du Nord et considérations sur les enclaves de Dol », Bulletin de la Section de géographie / Comité des travaux historiques et scientifiques,‎ , p. 122-124 (lire en ligne).
  31. R. Couffon, « Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier », Bulletins et mémoires de la société d'émulation des Côtes-du-Nord, vol. 70,‎ , p. 192 (lire en ligne).
  32. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  33. Le Télégramme, « Languédias. Jérémy Dauphin militant socialiste mène une liste », Le télégramme,‎ (lire en ligne).
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]