Pleurtuit

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Pleurtuit
Pleurtuit
La mairie.
Blason de Pleurtuit
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Saint-Malo-2
Intercommunalité Communauté de communes de la Côte d'Émeraude
Maire
Mandat
Alain Launay
2014-2020
Code postal 35730
Code commune 35228
Démographie
Gentilé Pleurtuisien
Population
municipale
6 628 hab. (2015 en augmentation de 11,17 % par rapport à 2010)
Densité 223 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 47″ nord, 2° 03′ 30″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 92 m
Superficie 29,67 km2
Localisation

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Liens
Site web www.pleurtuit.com

Pleurtuit est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 6 628 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le triangle formé par Dinard, Dinan et Saint-Malo, la commune est limitrophe des Côtes-d'Armor. Intégrée dans l'unité urbaine de Dinard et à proximité des pôles d'emploi de Saint-Malo et de Dinan, la commune connaît une nette poussée démographique depuis le début du XXIe siècle. La commune appartient au Poudouvre, un pays traditionnel du nord-est de la Haute-Bretagne, ancienne vicomté qui fut aussi l'une des subdivisions de l'évêché de Saint-Malo et qui avait pour capitale Dinan.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pleurtuit
Saint-Briac-sur-Mer Saint-Lunaire, Dinard La Richardais
Ploubalay Pleurtuit
Tréméreuc Plouër-sur-Rance, Pleslin-Trigavou Le Minihic-sur-Rance, Langrolay-sur-Rance

Évolution territoriale[modifier | modifier le code]

Pleurtuit englobait le territoire du Minihic-sur-Rance jusqu'en 1849 et celui de La Richardais jusqu'en 1880[1].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • La Mervennais.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal dépend de deux bassins versants :

  • celui de la Rance, à l'est de la D 266, qui couvre les trois quarts du territoire de la commune et qui comprend la Rance elle-même à l'est ainsi que différents affluents dont les plus importants sur le territoire sont :
    • l'Étanchet qui prend naissance vers le hameau de Bourneuf au nord de Pleurtuit, s'écoule vers l'est en direction de la Rance (4 km environ) et sert de limite entre Pleurtuit et La Richardais ;
    • le ruisseau de la Houssaye, au sud-est de la commune, à la limite avec le département des Côtes-d'Armor (lieu-dit les Mervennais) ;
  • celui du Frémur, à l'ouest de la D 266, qui couvre le tiers ouest du territoire communal et qui comprend le Frémur lui-même. Le fleuve sert de frontière naturelle avec la commune de Ploubalay. Il possède différents affluents sur le territoire communal dont le plus important est celui du
    • ruisseau du Biot des Salines, au nord de la commune, qui sert de limite avec la commune de Saint-Briac-sur-Mer.

Le cours du Frémur comprend également trois retenues successives qui forment trois lacs partagés entre l'Ille-et-Vilaine et les Côtes-d'Armor  :

  • la retenue du Pont-Avet en aval couvre une surface approximative de 16 hectares ;
  • celle du Pont és Omnès, une surface de 9 hectares ;
  • enfin celle du Bois Joli, la plus grande, qui s'étend sur près de 43 hectares.

Géologie[modifier | modifier le code]

La géologie du territoire communal comprend du schiste miracé au sud de la commune et du granite au nord[2]. La composition géologique des sols de la commune appartient à la bande dite de Pleurtuit qui contient des micaschistes et gneiss granulitiques[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Pleurtuit est tempéré océanique. Une station météorologique se trouve sur le territoire de la commune, sur le site de l’aéroport.

Aéroport Dinard Pleurtuit Saint-Malo, 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,6 3,3 4,9 5,9 9,1 11,7 13,7 13,8 11,8 9,4 6,3 3,9 8,1
Température moyenne (°C) 6,2 6,3 8,4 9,9 13,2 15,8 17,8 17,9 16 13 9,2 6,6 11,7
Température maximale moyenne (°C) 8,8 9,3 11,9 13,9 17,2 19,9 22 22 23,3 16,4 12,1 9,2 15,3
Précipitations (mm) 63 49 51 37 62 38 40 35 47 75 77 64 644
Source : « Météo France »


Faune et flore[modifier | modifier le code]

Du point de vue de la richesse de la flore, Pleurtuit est à la dixième place des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 605 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1 373 taxons (118 familles). On compte notamment 32 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 16 taxons protégés et 19 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237)[4].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Plerestu, Plerestuit en 1181; Plorestut, Plurestuit en 1231; Pleurtuit en 1364; Pleortuit, Pleurtuit en 1382; Ploeretut en 1453; Pleurtuit au XVIe siècle[5].

Il s'agit d'un nom de lieu brittonique composé de plebs en vieux breton « église pouvant baptiser », puis « paroisse » en breton, suivi peut-être du nom de personne chrétien d'origine latine Restitutus[6].

Il semble qu'en Ille-et-Vilaine (et dans la Loire-Atlantique ex : Plessé), les produits de plebs ait peu évolué en Plou- / Plo- contrairement à l'ouest de la Bretagne (cf. Pléchâtel, Ille-et-Vilaine, correspondant de Plougastel, Finistère), car le recul du breton, dans les endroits où il était parlé, y a été plus précoce. On trouve plus généralement les formes Ple(s)-/ Plé- (Plesder, Plerguer, etc.)

Le gentilé est Pleurtuisien.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église de Pleurtuit : la flèche du clocher démonté pendant la Seconde Guerre mondiale

Ville de marins, Pleurtuit a été pendant un temps le lieu de production des craquelins, spécialité locale cuite dans les fours du Bourgneuf.

XVIIe au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'abbaye Notre-Dame du Tronchet possédait le bailliage du Fretay qu'elle avait aliéné[7].

Sous l'Ancien Régime, les paroisses de Pleurtuit et de Saint-Briac-sur-Mer appartenaient dans leur intégralité avec des parties de celles de Saint-Lunaire, Ploubalay, Corseul et Lancieux au comté de Pontbriant[8]. Le manoir de Pontbriand, entre Saint-Lunaire et Pleurtuit, en était le centre. Henri-Marie Dubreil de Pontbriand (1709-1760), sixième évêque de Québec, y passa sa jeunesse.

Dans la nuit du , un grand incendie ravage le bourg[9] et détruit trente-cinq maisons, étables et hangars.

La Révolution[modifier | modifier le code]

L’organisation des fêtes révolutionnaires témoigne de l’accueil favorable de la population de Pleurtuit aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur:

Les autres fêtes républicaines sont peu suivies, notamment à cause du manque de succès du calendrier républicain, qui fait que les fêtes d’Ancien Régime et les nouvelles ne coïncident pas[11]. On peut citer les fêtes de la Jeunesse, de la Reconnaissance, au printemps.

XXe siècle - XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'église perdit son clocher qui gênait l'activité aérienne allemande sur l'aérodrome voisin. Pleurtuit, situé dans le sud du canton de Dinard, fermait la poche de Saint-Malo au sud-ouest. Le au matin, les troupes américaines lancent l'assaut après une préparation d'artillerie sur Pleurtuit mais déchantent vite : elles rencontrent une forte résistance devant la ferme de la Vieuville, à droite de la route Dinan-Dinard, et à gauche, après la traversée de Tréméreuc, un bataillon du 121e régiment de la 8e division d'infanterie (Golden Arrow) est encerclé au sud de l'aérodrome et ne sera délivré que le 12. Ce même jour, après de nouveaux assauts américains devant la ferme de la Vieuville dont les abords sud avaient été transformés par les Allemands en véritable champ de tir avec repérages, les Américains vont prendre enfin Pleurtuit et pouvoir poursuivre vers Dinard, après avoir subi des pertes importantes[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores

Élections municipales, résultats des deux meilleurs scores

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1865   Jean-Baptiste
Brindejonc des Moulinais
  Conseiller général d'Ille-et-Vilaine
1903 1933 Jean Brugard    
1947 1977 Jean Boyer    
1977 1989 Joseph Launay PS  
mars 1989 mars 2001 Charles Thépaut RPR  
mars 2001 mars 2008 Antoine Berry UMP  
mars 2008 en cours Alain Launay[19],[20] PS Retraité, président de la communauté de communes
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

Pleurtuit appartient à différentes structures intercommunales :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].

En 2015, la commune comptait 6 628 habitants[Note 2], en augmentation de 11,17 % par rapport à 2010 (Ille-et-Vilaine : +5,54 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 407 6 596 5 199 7 826 8 352 6 019 6 398 4 589 4 912
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 330 5 481 5 552 5 308 5 238 4 227 4 170 4 184 3 905
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 059 3 808 4 084 3 709 3 773 3 722 3 548 3 002 3 574
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
3 608 3 776 3 764 4 165 4 428 4 547 5 346 5 455 5 565
2013 2015 - - - - - - -
6 399 6 628 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville compte deux écoles primaires et deux maternelles :

  • le groupe scolaire Joseph-Launay : maternelle et école primaire publiques ;
  • l'école et maternelle privées Saint-Pierre.

Services publics[modifier | modifier le code]

Dans la ville, il y a :

Vie associative et culturelle[modifier | modifier le code]

La ville compte plusieurs équipements culturels :

On compte une centaine d'associations sportives ou culturelles qui proposent toutes sortes d'activités :

Plusieurs structures sportives sont installées en ville, une salle de tennis, plusieurs terrains de football, une salle omnisports, une salle de danse.

Le 30 août 2013 est inaugurée la nouvelle salle de sport par la ministre des Sports Valérie Fourneyron[25].

Culte[modifier | modifier le code]

Culte catholique : Pleurtuit dépend de l'archidiocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo. La commune appartient au doyenné de la Côte d'Émeraude[26] et à la paroisse Saint-Guillaume-de-la-Rance[27] qui regroupe Pleurtuit et son église Saint-Pierre-et-Saint-Guillaume ainsi que le Minihic-sur-Rance et son église Saint-Malo.

En 1873, la ville était encore le centre du doyenné de Pleurtuit qui regroupait sept paroisses[28]. Le jour de l'Assomption était l'occasion d'un important pèlerinage régional qui pouvait regrouper jusqu'à 8 000 des habitants du doyenné à la chapelle Notre-Dame-de-l'Épine en Saint-Briac.

Saint-Guillaume Pinchon, évêque de Saint-Brieuc de 1220 à 1234 et premier saint breton, possédait sa chapelle dans l'ancienne église de Pleurtuit et y était vénéré au point d'être considéré comme le second saint patron de la paroisse[29]. Début janvier 2015, l'évêque de Saint-Brieuc et Tréguier a remis à une délégation de la paroisse Saint-Guillaume-de-la-Rance d’insignes reliques de saint Guillaume Pinchon pour être à nouveau vénérées dans l’église de Pleurtuit[30]. Sa mère Jeanne Fortin, était originaire de Pleurtuit[31],[32],[33] et il y est venu à plusieurs reprises pour visiter sa famille.

Culte protestant : la région de Pleurtuit semble avoir accueilli favorablement la réforme au point où Jean Eudes dédia sa première mission en terrain protestant à la région en 1636 où il fut très mal reçu[34] par les huguenots de la ville. Cette violente opposition s'expliquait par le fait qu'une partie de Pleurtuit relevait de la haute justice du comte de Plouër, le marquis de La Moussaye, qui était protestant et beau-frère de Turenne.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est à vocation plutôt agricole mais se développe néanmoins dans le domaine du tourisme avec l'ouverture de nombreux gîtes ruraux.

Le centre-ville compte de nombreux commerces (boulangeries, boucheries, opticien, pharmacie…) et services (notaires, médecins, agences immobilières…) et la commune compte plus de cinquante entreprises (plomberie, électricien, carreleur…).

Desservie par l'aéroport de Saint-Malo-Dinard-Pleurtuit, la ville profite de cette ouverture dans le domaine du tourisme (liaison avec Londres) mais aussi par les activités économiques que cela suscite (réparation des avions, fret…).

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

Pleurtuit possède sur son territoire plusieurs traces d'un passé industriel révolu :

  • Située sur la RD 266, l'ancienne briqueterie Calvet couvrait en 1911 une superficie de 520 m2, abritait vingt-quatre fours chauffés au charbon et employait vingt-huit salariés. Une cheminée d'usine de 27 m de hauteur abattue en 1938 surplombait l'atelier de fabrication. La terre était extraite de deux carrières situées à proximité de l'usine et transportée par wagonnets. Elle a été inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel[35].
  • Une autre trace du patrimoine industriel de la commune existe avec le moulin Neuf. Inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel[36], il ne figure pas dans l'édit du roi consacré aux redevances des moulins de mer de la Rance en 1698, mais il est mentionné en 1702 sur la carte dite de Picot. Il semblerait donc qu'il ait été édifié entre ces deux dates. Il est reconstruit en 1807. En 1936, la capacité maximum d'écrasement journalier s'élève à 30 q de blé. De source orale, le moulin Neuf aurait cessé de fonctionner vers 1939. En 1912, la force motrice était fournie par un réservoir à eau de mer mais aussi, lors des jours de mortes-eaux, par de l'eau douce provenant du ruisseau Saint-Pair qui se déverse dans l'étang et active la turbine hydraulique. Il existait d'autres moulins à eau dans la commune à l'instar de ceux de la Garde, de la Holland, du Dic, de Fossemorts, de la Herviais, du Pont-Touraude, de Pontphily, Duval, aux Filles[37] ainsi que des moulins à vent avec ceux de Huet, de Garel et du Richebois.
  • Pleurtuit possédait également un important chantier naval avec Montmarin. Créé à partir de 1783 dans l'anse de Montmarin par Benjamin Dubois, le chantier naval de Montmarin[38] devint l'un des plus importants de la Rance. Il employait quotidiennement 1 200 ouvriers[39], faisait vivre 600 familles et a construit plus de 300 navires[40].

Commerces et services[modifier | modifier le code]

Grandes marques :

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte un monument historique :

  • Le château de Montmarin, construit sur les bords de Rance en 1760 par Aaron Magon, armateur malouin. Le château et une partie des jardins ont été classés par arrêté du , le reste du domaine a été classé par arrêté du . De plus, il constitue un site inscrit à la suite de l’arrêté du et classé en 1966[42].

Autres lieux notables :

  • L'église Saint-Pierre de Pleurtuit, construite d'après les plans de l'architecte Arthur Regnault en 1873[43] pour remplacer l'ancienne église. Son intérieur est illuminé par la pierre de Caen qui contraste avec l'enveloppe extérieure plus sombre en granit. L'architecte a joué sur le sens de la masse dans son lien avec le paysage, son choix des matériaux et la mise en valeur des ambiances et lumières[44]. Inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel[45], elle conserve plusieurs éléments du XIVe siècle provenant de l'ancienne église qui ont été réemployés dont : la fenêtre à rosace au-dessus du bas-côté nord, les arcades géminées dans la partie occidentale du même bas-côté et les colonnes à chapiteaux historiés, provenant de la croisée du transept.
  • La chapelle Saint-Antoine au lieu-dit Saint-Antoine. La première mention de la chapelle est faite dans un aveu du au futur roi Henri II, alors dauphin de France et duc de Bretagne. La succession des chapelains et vicaires remonte à Martin Dolos en 1670. La cloche du campanile porte la date de 1783. Elle a été remaniée à plusieurs reprises dont en 1954[46]. Inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel[47].
  • Le manoir de Pontbriand, centre de l'ancien comté de Pontbriand, où Henri-Marie Dubreil de Pontbriand, sixième évêque de Québec, passa sa jeunesse.
  • La cale de Jouvente avec une vue sur l'embouchure et le barrage de la Rance.
  • À l'Espace Delta : fresque Le Messager secret de Geoffroy Dauvergne, provenant du Centre de ressources, d'expertise et de performance sportives de Dinard[48].
  • À l'Écluse, la maison-atelier du peintre Geoffroy Dauvergne, avec la tour dite « Dauvergne » et la mosaïque de la Colombe sur la façade.

Personnalités notables liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Dubois (1781-1845). Maire de Pleurtuit en 1813, il est l'un des cinq enfants de Benjamin Dubois avec Jeanne-Hélène Le Pestour. Il arme deux corsaires (le Bougainville et l'Heureux)[49]. À la suite de leur prise, il fait construire seul deux corsaires à Montmarin : le Bougainville II et le Général Junot aux alentours de 1806. La prise de ses bateaux par les Anglais à l'Isle de France et à la Martinique met un terme à sa participation à son activité de course tout en restant armateur au petit cabotage.
  • Henri-Marie Dubreil de Pontbriand, sixième évêque de Québec, né en et fils de Joseph-Yves Dubreil[50], comte de Pontbriand, capitaine des garde-côtes de l’évêché de Saint-Malo, et d’Angélique-Sylvie Marot de La Garaye, mort à Montréal le 8 juin 1760. Il passa sa jeunesse dans sa famille à Pleurtuit[51] au château de Pontbriand[52]
  • Marcel Brindejonc des Moulinais, aviateur du début du XXe siècle, séjourna dans un manoir de Pleurtuit (aujourd'hui situé rue Saint-Guillaume)[réf. nécessaire]. Il fut inhumé le dans le cimetière de Pleurtuit.
  • Geoffroy Dauvergne (1922-1977), peintre fresquiste, séjourna à l'Écluse où il avait son atelier de 1957 à sa mort[53].
  • Jess Hahn (1921-1998), acteur d'origine américaine, né dans l'Indiana, a vécu à Pleurtuit à partir des années 1980 jusqu'à la fin de sa vie[54]..
  • Marcel Carfantan (né en 1933), coureur cycliste, né à Pleurtuit[réf. nécessaire].
  • François Broussais (1772-1838). Médecin de l'Empire, il vécut à Pleurtuit durant son enfance[55].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier de sinople au navire de trois mâts d'or, au deuxième d'argent aux deux clefs de gueules passées en sautoir, aux pannetons de sable, cantonnées en chef d'une moucheture d'hermine du même, au troisième d'argent à la gerbe de blé de gueules, liée de sable, au quatrième de sinople au vol d'argent soutenu d'un petit annelet d'or[56].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015, légale en 2018.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Tome II, Rennes, Deniel éditeur, 1853 par Jean Ogée, p. 299.
  3. Bulletin de la Société des sciences naturelles de l'Ouest de la France, Tome 5, Nantes, Muséum d'histoire naturelle, 1895, p. 29 , (ISSN 0373-3025)
  4. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, carte p. 170.
  5. Site de KerOfis, Office de la langue bretonne : « Pleurtuit formes anciennes + » (lire en ligne) [1]
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 535
  7. Déclarations de 1685 et 1790
  8. Revue de Bretagne, page 90, 1897.
  9. Pleurtuit: chronique du temps jadis : la Révolution de 1790 à 1795 p. 1.
  10. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399.
  11. a et b Dubreuil, Fêtes…, p. 397.
  12. Jean-Claude Petit, La Bataille de Pleurtuit.
  13. Résultats de l’élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  14. Résultats de l’élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  15. Résultats de l’élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  16. Résultats de l’élection régionale 2015 sur le site du ministère de l’Intérieur
  17. Résultats de l’élection régionale 2010 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  18. Résultats de l’élection régionale 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  19. Pleurtuit sur le site de la communauté de communes de la Côte d'Émeraude
  20. « Les maires élu du 1er tour », Dimanche Ouest-France, no 534,‎ , p. 10-11 (ISSN 1285-7688)
  21. Le SIERG, Syndicat mixte de production d'eau potable de la Côte d'Émeraude
  22. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  25. « Trois inaugurations et une première pierre pour la ministre des Sports », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 septembre 2016)
  26. Doyenné de la Côte d'Emeraude
  27. Paroisse Saint-Guillaume de la Rance
  28. Revue de Bretagne de Vendée & d'Anjou, Volumes 45 à 46, P.88.
  29. Annales de la Société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Saint-Malo, page 42, 1935.
  30. Reliques de Saint Guillaume Pinchon
  31. Bulletin archéologique de l'Association bretonne, pPage xliii, 1891.
  32. Les vies des saints de Bretagne et de personnes d'une éminente piété qui ont… par Guy-Alexis Lobineau, p. 235-242.
  33. Association bretonne, Saint-Brieuc. Bulletin archéologique, p.34.
  34. L'école française de spiritualité: des mystiques, des… par Yves Krumenacker, p. 309.
  35. « Briqueterie Calvet », notice no IA35000702, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Moulin à marée dit moulin Neuf, puis minoterie de la Richardais, actuellement maison », notice no IA35000515, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Tome II, Rennes, Deniel éditeur, 1853 par Jean Ogée.
  38. Correspondance de MM. les députés de la province d'Anjou puis du département de Maine-et-Loire avec leurs commettans relativement à l'Assemblée nationale, par Jean-Baptiste Leclerc, p. 25, impri.de Pavie, 1791.
  39. Dictionnaire des corsaires et des pirates, par Gilbert Buti et Philippe Hrodej, CNRS Éditions, Paris 2013.
  40. Visages de Rance : flâneries à travers les pays malouin et dinannais, par Henri-Georges Gaignard, p. 178, Fernand Lanore, 1983.
  41. http://www.magasins-u.com/superu-pleurtuit
  42. « Domaine de Montmarin », notice no PA00090657, base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. Pleurtuit: chronique du temps jadis : la Révolution de 1790 à 1795, p.14.
  44. L'église, l'état et les architectes: Rennes, 1870-1940 par Hélène Guéné, François Loyer, p.49.
  45. « Église paroissiale Saint-Pierre », notice no IA35003961, base Mérimée, ministère français de la Culture
  46. Chapelle Saint-Antoine - Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne
  47. « Chapelle Saint-Antoine », notice no IA35004148, base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. Offerte en 2008 à la commune par le ministère de la Jeunesse et des Sports, et l'Association des amis du peintre Geoffroy Dauvergne.
  49. Dictionnaire des corsaires et des pirates par Gilbert Buti,Philippe Hrodej
  50. Vertu de nos pères / Vte Du Breil de Pontbriand par Paul Du Breil de Pontbriand, p. 84.
  51. Auguste-Honoré Gosselin, Église du Canada depuis Monseigneur de Laval jusqu'à la conquête…, partie III, p. 19.
  52. Henri-Marie Dubreil de Pontbriand, Dictionnaire biographique du Canada.
  53. Alain Valtat, Catalogue Raisonné du peintre Geoffroy Dauvergne (1922-1977), auto-édition, 1996, p. 38.
  54. Alain Valtat, op. cit.
  55. Plaque commémorative sur sur la maison de ses parents dans la rue Saint-Guillaume.
  56. « Pleurtuit Ille-et-Vilaine », sur GASO, la banque du blason (consulté le 11 septembre 2016)