Pléven

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Pléven
Pléven
Le lac d'Arguenon depuis l'embarcadère de Pléven.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Intercommunalité Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Christian Guilbert
2020-2026
Code postal 22130
Code commune 22200
Démographie
Gentilé Plévennais, Plévennaise
Population
municipale
593 hab. (2019 en augmentation de 3,67 % par rapport à 2013)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 27″ nord, 2° 19′ 09″ ouest
Altitude 80 m
Min. 7 m
Max. 107 m
Superficie 9,73 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Plancoët
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Pléven

Pléven [plevɛ̃] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor et la région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pléven est une commune située dans les Côtes d'Armor, bordée par la forêt de la Hunaudaye à l'ouest et par le lac d'Arguenon au sud et à l'est. Elle est proche de Plancoët.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 11,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 713 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Quintenic », sur la commune de Quintenic, mise en service en 1984[7] et qui se trouve à 8 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,3 °C et la hauteur de précipitations de 743,4 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Dinard », sur la commune de Pleurtuit, dans le département d'Ille-et-Vilaine, mise en service en 1950 et à 22 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11,4 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,6 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,9 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pléven est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (84,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,1 %), prairies (22 %), zones agricoles hétérogènes (10,2 %), forêts (9,4 %), eaux continentales[Note 7] (2,8 %), zones urbanisées (2,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes de Pleveno en 1083[21], Pleuhen en 1214, Plueen en 1220, Parochia de Pleven en 1264, 1469 et en 1516[22].

Son nom vient du breton ploe qui désigne la paroisse et de saint Even[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Néolithique[modifier | modifier le code]

Une allée couverte, située au Port Blanc, aujourd'hui détruite, atteste le peuplement ancien de la commune. Elle comportait 8 orthostates en grès et la pierre de chevet. Elle a été détruite en 1878.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les bourgs Heussais[23] constituent la plus grosse motte castrale du haut Moyen Âge (XIe siècle). Grâce au financement du Conseil Général des Côtes d'Armor, ce site a fait l'objet d'une très belle reconstitution en 3D en 2009[24]. Selon le réalisateur de cette reconstitution, le site, à cette époque, n'avait pas fait l'objet de fouilles archéologiques complètes. Il est constitué de deux basses-cours :

  • l'une, petite, pour la famille seigneuriale ; elle comprenait un bâtiment d'habitation, une aula, et une chapelle ;
  • la deuxième abritait les bâtiments et dépendances réservés aux gens d’armes, le écuries, une forge, et un grenier à provisions[25].

Avant la révolution française, Pléven fait partie de la baronnie de La Hunaudaye et sur le plan religieux du diocèse de Saint-Brieuc.

La Renaissance[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, un certain Madeuc, sire de Guémadeuc, construit le manoir de Vaumadeuc.

L'Époque moderne[modifier | modifier le code]

La commune, érigée en 1790 appartient sous le Directoire au canton de Jugon, comme commune administrée par un agent communal. La paroisse de Pléven est supprimée en 1792 puis rétablie en 1803, et est le théâtre au cours de la Révolution de combats entre les Bleus et les Chouans qui disposent de refuges dans la forêt voisine. En 1798, la commune est condamnée en tant que telle à rembourser à Thibaud de la Chainneais le cidre que les chouans lui avaient volé. Le Vaumadeuc est habité au XIXe siècle par un érudit, Tresvaux du Fraval, tandis qu'un Danican (armateur malouin) fait bâtir le manoir des Portes. Pléven a vu naître en 1805 Mgr Lebreton, vicaire général de Saint-Brieuc avant de devenir évêque du Puy, où il meurt en 1886.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms de 42 soldats morts pour la Patrie[26] :

  • 41 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 1 est mort durant la Seconde Guerre mondiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1958 1989 Jean Doué DVG Agriculteur, ancien résistant en 39-45, fut maire honoraire jusqu'à son décès
1989 2008 Jean-Louis Rouxel PS exploitant agricole
mars 2008 23 mai 2020 Henry Blanchard DVG retraité de l'enseignement spécialisé
23 mai 2020 En cours Christian Guilbert[27]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[29].

En 2019, la commune comptait 593 habitants[Note 8], en augmentation de 3,67 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,59 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
524429546525517596647671685
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
654684719697728769774742757
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
694670651596591553573609558
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
607606630594578565597619565
2015 2019 - - - - - - -
581593-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'abbé François-Marie Tresvaux du Fraval, né à Loudéac en 1782, mort à Paris en 1862 est vicaire général de Mgr de Quélen entre 1832 et 1835 puis doyen du chapitre. Il fait la connaissance d'une nièce de Minet, dont il devient le confesseur. Il fait très tôt des séjours au manoir du Vaumadeuc à Pléven avant que son neveu ne l'habite et surtout qu'il n'en devienne propriétaire. Il lègue à ce neveu, Charles Tresvaux du Fraval, sa bibliothèque, différents objets ainsi qu'une correspondance. Auteur de nombreux ouvrages, il réédite la Vie des saints de Bretagne de Dom Lobineau (1836), publie d'après les matériaux de Dom Maurice une Histoire de l'Église de Bretagne depuis ses commencements jusqu'à nos jours (1839).
  • Mgr Lebreton (1805-1886) , vicaire général de Saint-Brieuc avant de devenir évêque du Puy.
  • Yves Le Goff est un ancien coureur cycliste, né le à Pléven.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Quintenic - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Pléven et Quintenic », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Quintenic - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Pléven et Pleurtuit », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis ».
  22. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Pleven ».
  23. a et b Notice no PA00089446, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. https://www.youtube.com/watch?v=GLpjvqfAfEw
  25. « Motte castrale des Bourgheussais, simulation 3d », sur https://www.kiwimage.com, (consulté le ).
  26. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  27. « Municipales à Pléven. Le nouveau conseil municipal a élu Christian Guilbert », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  32. Notice no PA00089445, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]