Langrolay-sur-Rance

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Langrolay-sur-Rance
Langrolay-sur-Rance
Église Saint-Laurent.
Blason de Langrolay-sur-Rance
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Pleslin-Trigavou
Intercommunalité Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Paul Gainche
2014-2020
Code postal 22490
Code commune 22103
Démographie
Gentilé Langrolaisien, Langrolaisienne
Population
municipale
923 hab. (2016 en augmentation de 9,88 % par rapport à 2011)
Densité 175 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 17″ nord, 2° 00′ 05″ ouest
Altitude Min. 4 m
Max. 87 m
Superficie 5,28 km2
Localisation

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Liens
Site web www.langrolay-sur-rance.com

Langrolay-sur-Rance [lɑ̃gʁɔlɛ syʁ ʁɑ̃s] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Parrochia de Langorlai à la fin du XIe siècle[1], Langorla en 1165[2], Langorlay en 1227, Langrollay au XVe siècle et en 1513[1].

Langrolay vient du breton lann (ermitage) et de saint Gourlae (ou saint Gourlais)[1].

Le nom de la commune devient Langrolay-sur-Rance par le décret du 25 novembre 1970[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Cadre géologique[modifier | modifier le code]

Carte géologique du Massif armoricain, avec au nord-est le batholite mancellien et ses nombreux plutons de granite cadomien (Trégor, Lanhélin, Louvigné, Vire, Avranches…). Ce batholite dessine une ellipse de 150 km (d'Alençon à la Rance) sur 90 km (de Vitré à Vire)[3].

Langrolay est localisée dans la partie médiane du domaine nord armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagne successives. Le site géologique de Langrolay se situe plus précisément dans un bassin sédimentaire essentiellement briovérien limité au sud par un important massif granitique cadomien, le pluton de Lanhélin qui fait partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellien[4],[5].

L'histoire géologique de la région est marquée par le cycle cadomien (entre 750 et 540 Ma) qui se traduit par la surrection de la chaîne cadomienne qui devait culminer à environ 4 000 m. À la fin du Précambrien supérieur, les sédiments briovériens environnants sont fortement déformés, plissés et métamorphisés par l'orogenèse cadomienne qui implique un fort épaississement crustal, formant essentiellement des schistes et des gneiss[6] matérialisés dans la région par la bande de « schistes et gneiss de Langrolay[7] ». L'épaississement, consécutif à l'écaillage tectonique du domaine orogénique, provoque la fusion crustale à l'origine de la mise en place des dômes anatectiques (migmatites de Guingamp et Saint-Malo, développées aux dépens des sédiments briovériens) qui est datée entre 560 et 540 Ma[8]. Les massifs granitiques du Mancellien[9] scellent la fin de la déformation ductile de l'orogenèse cadomienne[10].

Les micaschistes et paragneiss à grain fin, en bancs décimétriques et finement foliés, affleurent dans la région. Les formations micaschisteuses, masquées par les heads périglaciaires dans la partie médiane de la grève des Morlets de Langrolay, sont bien visibles dans sa partie Nord. Recoupées par des filons de granite, ces micaschistes sont déformés par des plis droits ou légèrement déversés vers le Sud[11], d'orientation axiale N. 60[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , alors que les troupes de libération progressent vers la ville, les Allemands déclenchent un tir d'artillerie qui vient frapper la colonne et les civils venus accueillir leurs libérateurs, faisant sept victimes civiles et deux victimes militaires[13].

Dans les années 1970, des prospections de surface mettent au jour de nombreux tessons de céramique et morceaux de tuiles. Un projet de lotissement déclenche en 2014 un diagnostic archéologique. En juillet 2016, l'INRAP fouille le site sur 2,3 hectares. L'INRAP y met au jour la partie résidentielle (pars urbana) d'un vaste domaine gallo-romain de type villa de 1 500 m2 de surface, centre d'un pôle économique agraire[14], villa ayant connu des évolutions successives du Ier siècle au IVe siècle. Ses thermes de 400 m2 de surface sont également retrouvés dans un état de conservation exceptionnel. Les murs de ces bains privés sont recouverts d'enduits peints à incrustations de coquillages typiques d'Armorique, ce qui suggère un style régional[15]. A l'issue des fouilles, le site des thermes est recouvert de sable afin de le protéger dans la perspective d'une future mise en valeur.

En 1973, la commune est fusionnée avec Plouër-sur-Rance pour former Plouër-Langrolay-sur-Rance ; les deux communes se séparent en 1984.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent aux dix billettes d'azur ordonnées 4, 3, 2 et 1.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Jean-Paul Gainche DVG Éducateur spécialisé
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
544454605622760805864794824
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
800817829849800757760662646
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
650656671610553569504486462
1962 1968 1990 1999 2005 2010 2015 2016 -
484464584679816832909923-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique

La commune compte un monument historique :

  • Le château de Beauchêne est une malouinière construite au début du XVIIIe siècle pour Jacques Gouin de Beauchêne à l'emplacement d'un ancien manoir dont il subsiste quelques éléments datant du XVIIe siècle. Il a été inscrit par arrêté du 8 février 2000[18].

Depuis 2016, l'INRAP mène des fouilles archéologiques préventives sur un plateau dominant la rance, où l'une des plus grandes villas romaines de la région a été découverte dans un état de conservation exceptionnel[19].

Autres monuments et sites
  • L'église Saint-Laurent a été construite à partir de 1709 à l'initiative de la famille Gouin de Beauchêne. Elle possède sur sa façade ouest un double escalier qui permet d'accéder directement à la tribune[20].
  • La grève de Morlet, sur les bords de la Rance, accueille un sanctuaire dédié à Notre-Dame-du-Châtelet, objet de dévotion des marins de la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Gouin de Beauchêne (1652-1730), navigateur malouin. Premier Français à franchir le cap Horn, lors de l'expédition dans la mer du Sud de 1698-1701 qui l'a mené jusqu'aux îles Galapagos. C'est sur le retour qu'il découvrit l'île Beauchêne dans l'archipel des Malouines. L'argent de ce voyage lui a servi pour reconstruire le château de Beauchêne dans le style des malouinières et également pour construire l'église dédiée à saint Laurent qui fête son tricentenaire en 2007. Beauchêne, ou Beauchesne selon l'orthographe de l'époque, est devenu lieutenant-général de l'amirauté et sénéchal de Saint-Malo. Un journal tenu pendant son voyage par le sieur Duplessis a été publié, d'autres existent en forme de manuscrits.
  • Régis Le Saulnier de Saint-Jouan (1921-2005), directeur des Archives départementales des Côtes-du-Nord, historien et écrivain, possédait le château de Beauchêne.
  • Pierre Rochereau (1910-1992), artiste peintre, avait racheté le vieux presbytère qu'il restaura dans les années soixante.
  • Yves Ravaleu, coureur cycliste professionnel né le 25 septembre 1945 à Langrolay-sur-Rance.

Légende[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, l'étang du château abritait une sorte de loup-garou, nommé Mourioche, qui fut tué par le Seigneur Jean de Beauchêne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Langrolay » (consulté le 13 février 2017)
  2. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis » (consulté le 13 février 2017)
  3. Carte géologique de la France au 1/50000 Fougères 13-17, éditions du BRGM, 1981, p. 5
  4. De Mancellia, nom latin de la région du Maine, domaine structural de la partie nord-est du Massif armoricain dénommé en 1949 par le géologue Pierre Pruvost. Il est caractérisé par un Précambrien récent au sein duquel se sont mis en place des granitoïdes intrusifs antérieurement au dépôt des terrains paléozoïques ; ce domaine surélevé a été épargné par les transgressions marines du Cambrien.
  5. Géologie de la France, éditions du BRGM, , p. 11.
  6. François de Beaulieu, La Bretagne. La géologie, les milieux, la faune, la flore, les hommes, Delachaux et Niestlé, , p. 15.
  7. [PDF] E. Le Goff (coord) et al, Carte géologique de la France à 1/50 000 - Saint-Malo N° 207., éditions du BRGM, 2009, p. 39
  8. [PDF] J. Chantraine (coordinateur) et al., Carte géologique France (1/50 000), feuille Lannion (203), éditions du BRGM, 1999, p. 89
  9. (en) Richard Simon D'Lemos, The Cadomian Orogeny, Geological Society Publishing House, , p. 128.
  10. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 30.
  11. « Une observation de détail permet de voir les microstructures associées à ce plissement : schistosité de crénulation, boudinage, fentes de tension, plis centimétriques à décimétriques. On constate que la foliation des micaschistes et des gneiss, marquée par l'orientation préférentielle des micas, est parallèle à la stratification ».
  12. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 34.
  13. « Une identité pour les deux soldats américains de la Bénatais », sur ouest-france.fr, .
  14. Historia n° 847-848, juillet-août 2017, pages 18 et 22.
  15. « Actualité | Opulence romaine à Langrolay-sur-Rance », Inrap,‎ (lire en ligne, consulté le 13 novembre 2016)
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. Notice no PA22000010, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. https://www.inrap.fr/opulence-romaine-langrolay-sur-rance-11808 Opulence romaine à Langrolay-sur-Rance, INRAP.
  20. Histoire et patrimoine de Langrlay-sur-Rance sur le site de la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]