Aquila (mari de Priscille)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Priscille et Aquila)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite d'Aquila, un des premiers adeptes de Jésus en dehors de la Palestine. Pour le traducteur de la Bible en grec au IIe siècle, voir Aquila de Sinope. Pour ce qui concerne la femme d'Aquila, voir Priscille (épouse d'Aquila)

Aquila forme avec Priscille (ou Prisca), un couple de riches romains Juifs adeptes de « la Voie » prônée par Jésus et ses apôtres dans le judaïsme des années 40-60, moment où le judaïsme et le christianisme ne sont pas encore séparés.

Les Actes des Apôtres donnent quelques éléments à leur sujet. Ils sont aussi mentionnés dans certaines lettres de Paul de Tarse. La jeunesse et l'ascendance d'Aquila semble aussi être mentionnée dans l'Itinéraire de Pierre un des textes qui a servi de source à « l'Écrit de base » du cycle pseudo-clémentin. Les Constitutions apostoliques indiquent qu'il était évêque « des districts d’Asie », désigné directement par les apôtres conjointement avec son frère Nicétas. Pour ces deux sources, Aquila était un frère — ou un demi-frère — de l'évêque Clément de Rome, toutefois, cette identification avec celui du Nouveau Testament est vivement contestée par certains critiques[Lesquels ?].

Aquila et Priscille figurent dans le martyrologe romain et sont fêtés conjointement par l'Église catholique romaine le 8 juillet. L'Église orthodoxe les fêtent le 13 février.

Dans le Nouveau Testament[modifier | modifier le code]

Les Actes des Apôtres et certaines lettres de Paul de Tarse (saint Paul) nous donnent quelques renseignements au sujet d'Aquila. C'est un citoyen romain de religion juive qui parmi les multiples « sectes » existant dans le judaïsme de l'époque a choisi « la Voie du Seigneur[A 1] », c'est-à-dire la Voie de Jésus et de ses apôtres. Il possède plusieurs maisons situées dans différentes villes de l'empire romain. C'est ainsi le cas à Rome[A 2], à Éphèse[A 3] et à Corinthe[A 4] où ses demeures sont suffisamment vastes pour accueillir les réunions d'une église locale (assemblée des croyants), qu'il semble avoir fondé avec sa femme Priscilla qui, elle aussi, est juive, ralliée à « la Voie du Seigneur[A 5] ». Comme Aquila est originaire du Pont, il est fort probable que sa famille y possédait aussi une maison. À Corinthe, il possédait aussi une fabrique de tentes suffisamment importante pour qu'il puisse y employer saint-Paul pour lui rendre service[A 4] et disposant d'un encadrement qui lui permet de quitter régulièrement la ville pendant de longs mois sans mettre en péril l'activité de son entreprise. C'est un personnage influent qui selon saint Paul est intervenu à plusieurs reprises en faveur de chrétiens probablement accusés devant les autorités romaines[A 2]. Aquila et Priscilla ont même « sauvé sa tête[A 2] » en risquant la leur[A 2].

Selon une tradition occidentale, Aquila était lié à la Tribu de Benjamin, tout comme l'apôtre Paul[1].

Expulsion de Rome[modifier | modifier le code]

Lorsque Aquila apparaît pour la première fois dans le récit des Actes des Apôtres, il se trouve à Corinthe où il vient d'arriver. Il a quitté Rome peu de temps auparavant en compagnie de sa femme Priscilla « à la suite d'un édit de Claude qui ordonnait à tous les Juifs de s'éloigner de Rome[A 6]. » Il y a un quasi consensus chez les historiens pour estimer que cet édit de Claude est celui mentionné par Suétone qui intervient dit-il car les juifs fomentaient des troubles sous l'impulsion de Chrestus[2] (49-50[3],[4])[note 1]. « Pour la plupart des critiques ce Chrestus est Jésus de Nazareth: Suetone ferait référence à un personnage connu à l'époque où il écrit[2] », sinon il aurait écrit « sous l'impulsion d'un certain Chrestus[2]. » « Suétone parle de Chrestus comme d'un agitateur présent à Rome au moment des événements, mais [les critiques] considèrent cependant que l'historien romain a commis une erreur chronologique, compréhensible par le fait qu'il écrit vers 120 sur des faits remontant aux années 49-50 : autrement dit, il connaît le motif de l'agitation, mais n'évite pas les approximations[2],[note 2]. »

À Corinthe[modifier | modifier le code]

Nous apprenons ici qu'Aquila est « originaire du Pont[A 6] », sans que l'on sache s'il s'agit du Royaume du Pont ou de la province de Bithynie et du Pont qui à cette époque sont séparés. Comme Aquila et Priscille sont déjà ralliés à « la Voie du seigneur » et qu'ils arrivent de Rome, cela signifie probablement qu'une prédication des apôtres a déjà eu lieu dans la capitale impériale. Les indices d'une telle prédication dans les années 40 sont rares et en particulier les Actes des Apôtres n'en disent pas un mot, ce qui a été relevé comme une curiosité pour un texte censé faire état de la prédication de Pierre, qui selon la tradition a fondé l'église de Rome.

Arrivant d'Athènes[A 7], Paul réside dans la demeure que le couple possède à Corinthe et comme il a quelque expérience dans la fabrication de tentes il travaille avec eux[A 8] tout en se rendant à la synagogue chaque shabbat pour tenter de persuader aussi bien les Juifs que les polythéistes parlant grec[A 9]. Toutefois, lorsque « Silas et Timothée furent arrivés de Macédoine[A 10] », Paul abandonne ce travail de fabrication de tentes, pour se consacrer « tout entier à la parole, attestant aux Juifs que Jésus est le Christ[A 10] ». Après un léger conflit[A 11], il se retire de là pour se rendre « chez un certain Justus, homme adorant Dieu, dont la maison était contiguë à la synagogue[A 12]. » Après un an et demi[A 13] de prédication et après avoir été conduit devant le tribunal de Gallion[A 14], alors proconsul d'Achaïe (printemps 51 - printemps 52[5]), Paul s'embarque pour la province romaine de Syrie[A 15]. Priscilla et Aquila s'embarquent avec lui[A 15] pour se rendre à Éphèse[A 16], tandis que Paul continue son voyage vers Césarée maritime[A 17].

À Éphèse[modifier | modifier le code]

Avant qu'Aquilla et Priscilla ne viennent à Éphèse, un certain Apolos (ou Appolonios[A 18],[6]), juif d'Alexandrie[6] était arrivé dans la ville[A 19]. Il est fait mention de ce même Apollos dans la Première lettre aux Corinthiens[A 20] de Paul de Tarse et il est probablement aussi mentionné dans l'Épître à Tite (Tt 3, 13)[6]. « Ce sont les seules attestations d'Apollos dans la littérature chrétienne, personnage au sujet duquel aucune tradition ne semble s'être développée[6]. » Ce sont aussi les tout premiers témoignages de l'existence du mouvement à Alexandrie, même s'ils sont difficiles à interpréter[6]. Ces attestations fournissent peu d'informations[6] sur ce juif d'Alexandrie venu à Éphèse qui « enseignait avec exactitude ce qui concerne Jésus, bien qu'il connût seulement le baptême de Jean (le Baptiste)[A 21] »[6]. Le fait que cet Apollos, Juif alexandrin, apparaisse comme un disciple de Jésus vers 50 est considéré par les critiques comme un indice de l'existence à l'époque d'une communauté de juifs ayant reconnu Jésus comme Messie dans la capitale égyptienne[6]. Appollos est un juif pieux, en constante recherche spirituelle, ayant peut-être fréquenté les Thérapeutes, « mais ayant aussi été en contact avec des disciples de Jean le Baptiste et des disciples de Jésus[6]. »

Priscilla et Aquila l'entendent « parler avec assurance dans la synagogue[A 5] » d'Éphèse et constatent que c'est « un homme éloquent, versé dans les Écritures[A 21] », qui avait été instruit de « la Voie du Seigneur »[A 5]. Ils le prennent alors « avec eux et lui exposent plus exactement « la Voie »[A 5]. »

Au terme de cet enseignement, Apollos « voulait partir pour la province romaine d'Achaïe[A 22] », dont la capitale est justement Corinthe, où une église se réunit dans la maison d'Aquila et Priscilla. Les frères l'encouragent donc à faire ce voyage et lui facilite la tâche en écrivant « aux disciples de lui faire bon accueil[A 22] ». Une fois arrivé, Apollos « fut, par l'effet de la grâce, d'un grand secours aux croyants[A 22] : car il réfutait vigoureusement les Juifs en public, démontrant par les Écritures que Jésus est le Christ[A 23]. »

De nouveau à Rome[modifier | modifier le code]

On ne reparle plus ensuite de Prisca et Aquila dans les Actes des Apôtres. Une mention dans la lettre que Paul de Tarse adresse à quelques églises (assemblées) et à plusieurs croyants de la ville de Rome laisse penser qu'ils sont dans la capitale de l'empire romain au moment où est écrite l'Épître aux Romains. Dans ses salutations, Paul écrit: « Saluez Prisca et Aquila, mes coopérateurs dans le Christ Jésus ; pour me sauver la vie ils ont risqué leur tête, et je ne suis pas seul à leur devoir de la gratitude : c'est le cas de toutes les Églises de la gentilité; saluez aussi l'Église qui se réunit chez eux[A 24]. »

La lettre a probablement été écrite alors que Paul était à Corinthe[7],[8],[A 25],[note 3]. La plupart des critiques proposent de la dater de l'hiver 55-56 ou 56-57[9],[10]. Environ cinq ans après avoir été soit expulsé, soit contraint à l'éloignement en raison d'un décret d'expulsion qui ne visait probablement que les juifs pérégrins[3], Aquila et Priscilla ont donc pu revenir dans leur résidence de Rome. Toutefois entre-temps, l'empereur n'est plus Claude, mais Néron. Comme à Éphèse, Priscilla et Aquila accueillent dans leur maison les réunions hebdomadaires d'une église[A 24].

Dans cette lettre adressées aux Romains, Saint Paul semble s'adresser à des judéo-chrétiens fort attachés au respect de la Torah et à des chrétiens d'origine grecque qui veulent s'en détacher totalement[11].

Éventuel frère de Clément de Rome[modifier | modifier le code]

Dans les Constitutions Apostoliques[modifier | modifier le code]

Dans le livre VII des Constitutions apostoliques sont cités en 46.1-15, les évêques que les apôtres ont institué pour différentes villes et régions (Ier siècle[note 4]). Au verset 14 de cette liste, il est indiqué que les apôtres ont nommé comme évêques: « Dans les districts d’Asie, Aquila et Nicétas, et dans l'église d’Égine, Crispus[A 26]. » L'association des noms Aquila et Nicétas fait penser aux noms des deux frères de l'évêque Clément de Rome, qui sont appelés ainsi dans l'Itinéraire de Pierre, un des textes qui a servi de source à « l'Écrit de base » du cycle pseudo-clémentin[12]. De plus, « les districts d’Asie » font probablement références à la province romaine d'Asie, or dans les Actes des Apôtres, Aquila est décrit comme ayant une importante activité à Éphèse qui est la capitale de la province d'Asie. Il y a constitué plusieurs églises dont l'une se réunit dans la demeure qu'il possède dans cette ville. Il serait donc tout à fait logique qu'Aquila soit l'évêque « des districts d'Asie », alors que selon l'Apocalypse il y avait des églises dans sept villes d'Asie au moment de sa composition[A 27] (vers 95). Les sept Églises d'Asie sont alors situées « à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée[A 27]. » Compte tenu du profil de son frère jumeau Nicétas, il n'est pas impossible que cette tâche qui concerne toute une région ait été confiée conjointement aux frères jumeaux, alors que tous les autres évêques de la liste ne sont responsables que d'une ville.

Le livre VI des mêmes Constitutions apostoliques lèvent toute ambiguïté au sujet de la parenté d'Aquila et Nicétas avec Clément de Rome. L'apôtre Pierre y déclare en effet qu'à « Césarée de Stratôn » (Césarée maritime), lorsque Simon le Magicien « tenta de perturber l'annonce de la Parole de Dieu », l'apôtre était « accompagné des saints fils Zachée, jadis publicain, et Barnabé, Nicétas et Aquila, les frères de Clément, l'évêque et le compatriote des Romains, qui fut lui-même disciple de Paul, notre collègue apôtre et autre collaborateur dans l'évangélisation[13],[A 28]. »

Dans l'itinéraire de Pierre[modifier | modifier le code]

Les écrits pseudo-clémentin[modifier | modifier le code]

Selon Frédéric Manns, l'Itinéraire de Pierre[note 5] a probablement été une des sources de « l'écrit de base » du Roman pseudo-clémentin[12]. Bien que rejetés pour « ébionisme » par la « Grande Église » en raison de leur caractère Judéo-chrétien[14], ce sont ces textes qui fournissent le plus d'informations sur Clément de Rome, qui semble avoir été un judéo-chrétien tout comme les apôtres[15], les soixante-dix disciples de Jésus, constituant l'essentiel de l'Église jusqu'à environ 140[16]. Selon Simon Claude Mimouni, Clément est un judéo-chrétien, probablement de stricte observance juive « tout autant fortement messianiste que stoïcien[11] ». Les parties les plus anciennes du cycle pseudo-clémentin datent de la seconde moitié du IIe siècle et sont localisées en Syrie-Palestine[14].

Aquila et Clément[modifier | modifier le code]

Dans ces écrits, le futur évêque Clément de Rome a deux frères jumeaux, plus âgés que lui: Aquila et Nicétas. Toutefois, à la suite de péripéties, qui ont peut-être été romancées, leur mère Mattidia part de Rome en les emmenant avec elle alors qu'ils sont en bas âge, puis perd le contact avec eux. Ils sont donc élevés dans la province romaine de Syrie par une princesse syro-phénicienne, prosélyte juive appelée Justa. Celle-ci leur donne une éducation juive dans le milieu culturel de la Syrie où « la langue ne constituait pas une barrière culturelle[17] » parce que les deux langues, syriaque (dialecte local de l'araméen) et grec, « constituaient l'expression et le véhicule d'une même et unique civilisation hellénistique, une tradition remontant aux origines de l'empire séleucide[18]. »

Aquila et Nicètas sont dans un premier temps séduits par la forme de judaïsme proposée par Simon le Magicien, avec lequel la princesse qui les élève semble avoir des contacts fréquents. Toutefois, la fille de la princesse syrienne, appelée Bérénice qui est une adepte de la « Voie de Jésus », les met en contact avec Zachée, qui par son enseignement, les conduit à reconnaître Jésus comme Messie.

Resté à Rome, Clément qui s'est d'abord converti au monothéisme juif[A 29] est ensuite « éveillé à la doctrine de vérité » par Barnabé qui mène alors une brève prédication dans la capitale impériale. Sur ses conseils, il décide peu après de se rendre en Judée[A 30] pour parfaire son enseignement auprès de Pierre. Clément parvient à se joindre à Pierre à Césarée, capitale romaine de la Judée et fief de Simon le Magicien. Il accompagne alors l'apôtre dans un périple évangélisateur qui va les conduire à Antioche, après s'être arrêtés dans neuf autres villes de Syrie[note 6].

Vingt ans après le départ de sa mère et de ses frères, grâce à Pierre, Clément retrouve sa mère Matthidia dans l'île d'Aros et ses frères lors de la septième étape à Antarados. Ils constatent qu'ils ont tous adopté « la doctrine de vérité » et qu'ils reconnaissent tous Jésus comme Messie. À Antarados, Pierre baptise tout de suite les jumeaux Aquila et Nicétas car ils ont longuement reçu l'enseignement de Zachée. Chacune des étapes de la mission évangélisatrice de Pierre sont l'occasion d'un grand exposé de sa part aux adeptes du lieu, ce qui complète la formation de Clément ainsi que celles d'Aquila et de Nicétas.

Dans ces écrits, Clément est le fils d'un personnage de rang sénatorial dont nous ne connaissons qu'un des trois noms du tria nomina : Faustinianus[A 31],[19]. Un nom abrégé en Faustus dans les Homélies[19]. Ce dernier était parti sur les traces de sa femme. Il finit par la retrouver et par se convertir lui aussi.

Possible identification[modifier | modifier le code]

Les traits communs aux Aquila des trois sources[modifier | modifier le code]

Les deux Aquila partagent donc d'importants traits en commun. Tous deux ont adopté « la doctrine de vérité » ou la « Voie du Seigneur » alors qu'auparavant, ils étaient juifs. Aquila dont il est question dans le Nouveau Testament dispose d'un patrimoine tout à fait compatible à celui que l'on peut attendre du fils d'un important sénateur, tel que le père de Clément et d'Aquila est décrit dans l'Itinéraire de Pierre, puisqu'il possède plusieurs résidences situées dans différentes villes de l'empire romain[A 32]. Il en est de même de l'influence dont semble disposer Aquila qui a sauvé la tête de Paul de Tarse grâce à son intervention[A 2]. L'éventuel frère d'Aquila, l'évêque Clément de Rome, est d'ailleurs lié par mariage à la famille flavienne, selon plusieurs sources chrétiennes. Des indications qui figurent dans les Actes des martyres de la vierge sainte Flavia Domitilla et des saints Nérée et Achillée, on peut déduire que le père de Clément — et donc éventuellement le père d'Aquila — était un demi-frère du consul Titus Flavius Clemens[A 33], ce qui correpond là aussi à une famille influente de la société romaine. De plus, tous deux ont fondé et dirigé dans la même période des églises à Éphèse et dans la province romaine d'Asie.

Pour cet ensemble de raisons, il a été émis l'hypothèse qu'Aquila mentionné dans les Actes des Apôtres et dans certaines lettres de Paul était le frère de Clément qui est désigné par le même nom dans les Constitutions apostoliques et l'Itinéraire de Pierre.

Plusieurs Aquila et Clémens[modifier | modifier le code]

De plus, outre les deux frères (ou demi-frères) mentionnés dans les Constitutions apostoliques et dans les écrits pseudo-clémentins, d'autres Clément et Aquila mentionnés dans diverses sources, présentent des traits comparables, qui pourraient laisser penser qu'ils appartiennent tous à la même branche familiale. Ainsi selon Philostrate d'Athènes et le Talmud de Babylone, un consul Clément[A 34] (Kelomenos dans le Talmud) qui avait été marié avec une sœur de Titus[A 35] et de Domitien[A 36] est exécuté en 96 par ordre de Domitien, pendant ce qui est convenu d'appeler la Persécution de Domitien, même si le nom n'est pas approprié car pour les historiens il ne s'agit pas d'une persécution religieuse. Le Talmud nous apprend que ce Clémens — dont le nom est déformé en Kelonimus[20] — a eu avec cette sœur (ou demi-sœur) de Titus, un fils appelé Aquila, nom déformé en Onqelos dans plusieurs passage du Talmud, alors qu'on trouve la forme Aquila dans d'autres passages parallèles[21],[note 7]. Cet Onkelos/Aquila, connu comme prosélyte, fils d'un Clément avec une sœur de Titus est l'auteur du Targoum Onkelos, une traduction de la Torah en Araméen à partir du texte hébreu[22]. Ce Targoum, conservé dans des centaines de manuscrits médiévaux, fait encore autorité dans le judaïsme d'aujourd'hui, au point qu'il est le seul à être désigné par l'expression « Notre Targoum »[22]. Le fait qu'un romain fils d'une sœur de deux futurs empereurs ait pu avoir une grande maîtrise des langues araméenne et hébreu, mais aussi des arcanes du judaïsme, au point de produire une telle traduction qui fasse autorité est a priori surprenant. En revanche si ce Onqelos/Aquila est un descendant des Aquila, Nicétas et Clément dont il est question dans l'Itinéraire de Pierre, cela peut beaucoup plus facilement s'expliquer. Aquila et Nicétas ont en effet reçu une éducation juive dans le contexte de la Syrie où l'on parlait aussi bien le grec que l'araméen, dès leur enfance. L'intérêt évident des trois frères pour le judaïsme rendant tout à fait possible qu'ils aient fourni le même type d'éducation à leurs enfants. Or tous ces Aquila et Clémens appartiennent à une branche familiale liée aux flaviens par mariage. Pour les partisans de l'identification, ces éléments renforcent leur position.

Toutefois, cette identification qui ne correspond pas à la tradition chrétienne telle qu'elle est parvenue jusqu'à nous est rejetée par de nombreux exégètes. La critique se concentre sur les écrits pseudo-clémentins, dont certains estiment qu'il n'y a rien d'historique à tirer et qui pour d'autres de ces critiques serait un texte tardif. Toutefois, Frédéric Manns et d'autres critiques estiment que l'Itinéraire de Pierre[note 5] a probablement été une des sources de son Écrit de base[12] et il y a désormais un quasi consensus pour dire que les parties les plus anciennes du cycle pseudo-clémentin datent de la seconde moitié du IIe siècle et sont localisées en Syrie-Palestine[14]. Néanmoins, une bonne partie de la critique estime que les personnages de ces écrits ne sont pas des personnages réels et pensent par exemple que le Clément de ces écrits est un personnage fictif composé à partir du personnage de Titus Flavius Clemens[23], voir un personnage composé de plusieurs personnages[23]. D'autres estiment que des personnages ont pu être ajoutés pour enrichir l'intrigue et que malgré tous les travaux entrepris, il n'est pas possible de savoir si tel ou tel personnage existait dans l'Écrit de base.

Citations dans les sources antiques[modifier | modifier le code]

Aquila est cité conjointement avec Priscilla dans les Actes des Apôtres ainsi que dans les épîtres de Paul de Tarse. Il est cité conjointement avec son frère Nicètas dans les Constitutions apostoliques et dans les écrits pseudo-clémentin.

Dans les Actes des Apôtres[modifier | modifier le code]

  • Actes 18:1-5 : « Après cela, Paul s'éloigna d'Athènes et gagna Corinthe. Il y trouva un Juif nommé Aquilas, originaire du Pont, qui venait d'arriver d'Italie avec Priscille, sa femme, à la suite d'un édit de Claude qui ordonnait à tous les Juifs de s'éloigner de Rome. Il se lia avec eux, et, comme ils étaient du même métier, il demeura chez eux et y travailla. Ils étaient de leur état fabricants de tentes. Chaque sabbat, il discourait à la synagogue et s'efforçait de persuader Juifs et Grecs. Quand Silas et Timothée furent arrivés de Macédoine, Paul se consacra tout entier à la parole, attestant aux Juifs que Jésus est le Christ ».
  • Actes 18:18-19 : « Paul resta encore un certain temps à Corinthe, puis il prit congé des frères et s'embarqua pour la Syrie. Priscille et Aquilas l'accompagnaient. Il s'était fait tondre la tête à Cenchrées, à cause d'un vœu qu'il avait fait. Ils abordèrent à Éphèse, où il se sépara de ses compagnons. Il se rendit à la synagogue et s'y entretint avec les Juifs ».
  • Actes 18:26 : « Il (Apollos de Césarée) se mit donc à parler avec assurance dans la synagogue. Priscille et Aquilas, qui l'avaient entendu, le prirent avec eux et lui exposèrent plus exactement la Voie ».

Dans les lettres de Paul de Tarse[modifier | modifier le code]

  • Romains 16:3-5 : « Saluez Prisca et Aquilas, mes coopérateurs dans le Christ Jésus ; pour me sauver la vie ils ont risqué leur tête, et je ne suis pas seul à leur devoir de la gratitude : c'est le cas de toutes les Églises de la gentilité; saluez aussi l'Église qui se réunit chez eux ».
  • 1 Corinthiens 16:19 : « Les Églises d'Asie vous saluent. Aquilas et Prisca vous saluent bien dans le Seigneur, ainsi que l'assemblée qui se réunit chez eux ».
  • 2 Timothée 4:19 : « Salue Prisca et Aquilas, ainsi que la famille d'Onésiphore ».

Dans le Martyrologe romain[modifier | modifier le code]

Aquila figure dans le Martyrologe romain en compagnie de Priscilla à la date du 8 juillet[24]. Pourtant, s'il y a un doute concernant Priscilla qui pourrait être la sainte Prisca effectivement morte « martyr », aucune tradition ne semble s'être formée au sujet de l'exécution d'Aquila. Toutefois, on était Martyr (témoin) si on avait revendiqué sa qualité de chrétien devant un tribunal et refusé de sacrifier aux Dieux romains, même si on avait été relâché ensuite par le tribunal[25]. Ce qui explique que certains soient « plusieurs fois martyrs[25] » après avoir été relâchés[25]. C'est probablement ce qui s'est produit pour Aquila.

Culte[modifier | modifier le code]

Priscilla et Aquila sont considérés comme des saints dans la plupart des églises chrétiennes chez qui existe la notion de saints. L'Église orthodoxe les commémore le 13 février[26],[27]. Les autres Églises orthodoxes commémorent le 14 juillet, le seul Aquila comme l'un des apôtres[28]. L'Église luthérienne les commémore aussi le 13 février avec Apollos. Dans l'Église catholique, le Martyrologe romain fixe leur fête au 8 juillet[29],[24].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF.
  • (en) Lester L. Grabbe, Judaïsm from Cyrus to Hadrian, Vol. II, Fortress Press, Mineapolis, 1992.
  • J. D. G. Dunn, Romans 9–16, Word Bible Commentary, 1988, Dallas, Texas: Word Books, Publisher.
  • Peter Stuhlmacher, Paul's Letter to the Romans: A Commentary, 1994, Westminster: John Knox Press, (ISBN 0-664-25287-7).
  • Barbara Thiering, Jesus Of The Apocalypse, Random House eBooks.
  • Marcel Metzger, Clement I (Pope.), Les constitutions apostoliques: Livres I et II, Éditions du Cerf, 1986.
  • Bernard Pouderon, Aux origines du roman pseudo-clémentin, in Le judéo-christianisme dans tous ses états - Actes du colloque de Jérusalem - 6-10 juillet 1998, Dir. Simon Claude Mimouni, Paris, éd. Cerf, 2001, p. 231-256.
  • Frédéric Manns, Les pseudo-clémentines (Homélies et Reconnaissances). État de la question, 2003, Liber Annuus, vol. 53, p. 157-184, (ISSN 0081-8933).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour voir le débat entre les dates de 41 et 49 pour cette expulsion des Juifs de Rome et le débat sur le nombre d'expulsions — une seule en 49 ou deux, une en 41 l'autre en 49 — voir Lester L. Grabbe, Judaïsm from Cyrus to Hadrian, Vol. II, Fortress Press, Mineapolis, 1992, p. 397-399.
  2. À part quelques critiques, il ne semble pas que des historiens actuels envisagent que Jésus puisse avoir effectivement survécu à sa crucifixion.
  3. Il y a plusieurs raisons pour estimer que Corinthe est le lieu d'écriture le plus plausible de cette lettre. Paul était sur le point de se rendre à Jérusalem au moment de l'écriture de la lettre, ce qui correspond à Actes 20, 3, où il est rapporté que Paul est resté trois mois en Grèce. Cela implique probablement qu'il se trouvait à Corinthe la plus grande ville où en Grèce des missions préalables ont créé plusieurs églises, alors qu'à Athènes, la prédication de Paul n'a pas rencontré grand succès (cf. J. D. G. Dunn, Romans 9–16, xliv). En outre, Paul commence ses salutations en recommandant Phœbe à ses destinataires romains, en précisant qu'elle est diaconesse de l'Église de Cenchrées (Épître aux Romains, 16, 1). Or Cenchrées, est l'un des deux ports antiques de la ville de Corinthe situé sur le golfe Saronique. Phœbe a probablement été chargée de porter la lettre à Rome (cf. J. D. G. Dunn, Romans 9–16, xliv). Erastus, mentionné dans Romains 16:23, est probablement le commissaire de Corinthe pour les travaux publics portant le même nom, parfois aussi trésorier municipal. Ce qui renforce encore l’hypothèse selon laquelle la lettre a été écrite à Corinthe (cf. J. D. G. Dunn, Romans 9–16, xliv).
  4. Il s'agit donc d'évêques institués au Ier siècle puisque le dernier apôtre, Jean de Zébédée, est donné par la tradition pour être mort « la troisième année de Trajan » (101).
  5. a et b Les Periodoi petrou (Itinéraires de Pierre) sont cités par Origène dans son Commentaire sur la Genèse et dans son Commentaire de Matthieu datés respectivement de 230 et 245. Hom. 2,32 et Rec. 3,45,2 connaissent les Actes de Pierre 32 qui datent de 190 ; cf. Frédéric Manns, Les pseudo-clémentines (Homélies et Reconnaissances). État de la question, 2003, Liber Annuus, vol. 53, p. 171.
  6. Après quelques jours passés à Césarée à réfuter les théories de Simon le Magicien, Clément de Rome part avec Pierre qui mène une mission évangélisatrice qui les conduit à Tyr, Sidon, Béryte (aujourd'hui Beyrouth), à Byblos, où Pierre nomme également un évêque et où il baptise Clément. Puis ils reprennent leur périple qui les mène à Tripoli, à Orthasia, à Antarados et Arados, Balania, Paltos, Gabala, Laodicée et enfin Antioche, cf. Bernard Pouderon, Aux origines du roman pseudo-clémentin, in Le judéo-christianisme dans tous ses états - Actes du colloque de Jérusalem - 6-10 juillet 1998, Dir. Simon Claude Mimouni, Paris, éd. Cerf, 2001, p. 240.
  7. Le Talmud de Babylone crédite Onkelos le prosélyte d’avoir traduit la Torah en araméen d’après les enseignements de Rabbi Yehoshoua et Rabbi Eliezer (Meguila 3a) tandis que le passage parallèle du Talmud de Jérusalem, antérieur de deux siècles au précédent, mentionne Aquila (Meguila 1:9, guemara).

Sources antiques[modifier | modifier le code]

  1. Actes des Apôtres 18:25 ; 18:26.
  2. a, b, c, d et e Nouveau Testament, Épître aux Romains, 16, 3-5.
  3. Nouveau Testament, Première épître aux Corinthiens, 16, 19.
  4. a et b Actes des Apôtres, 18, 1-5.
  5. a, b, c et d Actes des Apôtres, 18, 26.
  6. a et b Actes des Apôtres, 18, 2.
  7. Actes des Apôtres, 18, 1.
  8. Actes des Apôtres, 18, 3.
  9. Actes des Apôtres, 18, 4.
  10. a et b Actes des Apôtres, 18, 5.
  11. Actes des Apôtres, 18, 6.
  12. Actes des Apôtres, 18, 7.
  13. Actes des Apôtres, 18, 11.
  14. Actes des Apôtres, 18, 12-16.
  15. a et b Actes des Apôtres, 18, 18.
  16. Actes des Apôtres, 18, 19.
  17. Actes des Apôtres, 18, 22.
  18. cf. Version du Codex Bezae des Actes des Apôtres.
  19. Actes des Apôtres, 18, 24.
  20. Première lettre aux Corinthiens, 1, 12-13 ; 3, 4-9 ; 3, 22 ; 4, 6.
  21. a et b Actes des Apôtres, 18, 25.
  22. a, b et c Actes des Apôtres, 18, 27.
  23. Actes des Apôtres, 18, 28.
  24. a et b Nouveau Testament, Épître aux Romains, 16, 3-5.
  25. Nouveau Testament, Épître aux Romains, 16, 1: Cenchrées est l'un des deux ports antiques de la ville de Corinthe.
  26. Constitutions apostoliques, livre VII, 46, 4..
  27. a et b Nouveau testament, Apocalypse, 1, 4 ; Ap. 1, 11: « Ce que tu vois, écris-le dans un livre pour l'envoyer aux sept Églises : à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée. »
  28. Constitutions apostoliques, livre VI, 9, 1.
  29. Roman pseudo-clémentin, Homélie, V, 28, 2.
  30. Roman pseudo-clémentin, Homélies, I, 8, 3 ; Reconnaissances, I, 12, 1.
  31. Actes des martyrs, Actes de saint Clément, pape et martyr.
  32. À Rome ; cf. Nouveau Testament, Épître aux Romains, 16, 3-5 ; à Éphèse, cf. Première épître aux Corinthiens, 16, 19 ; et à Corinthe, où il possède aussi une fabrique de tentes, cf. Actes des Apôtres, 18, 1-5.
  33. Actes des martyres, Actes des martyres de la vierge sainte Flavia Domitilla et des saints Nérée et Achillée.
  34. Kelonikus (Talmud de Babylone (T.B.) Guittin, 56b) ou Kelonimus (T.B. Avoda Zara, 11a), que les linguistes reconnaissent comme une déformation du nom "Clément" et qui dans le Talmud épouse une sœur de Titus.
  35. Talmud de Babylone (T.B.) Guittin, 56b, T.B. Avoda Zara, 11a.
  36. Philostrate d'Athènes, Vie d'Appolonios de Tyane, livre VIII, XXV.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Françoise Baslez, Saint Paul, Paris, 2012, éd. Pluriel, p. 33.
  2. a, b, c et d Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 751.
  3. a et b Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 752.
  4. (en) Lester L. Grabbe, Judaïsm from Cyrus to Hadrian, Vol. II, Fortress Press, Mineapolis, 1992, p. 398.
  5. Marie-Françoise Baslez, Saint Paul, Paris, 2012, éd. Pluriel, p. 469.
  6. a, b, c, d, e, f, g, h et i Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 705.
  7. Peter Stuhlmacher, Paul's Letter to the Romans: A Commentary, 1994, Westminster: John Knox Press, p. 5.
  8. J. D. G. Dunn, Romans 9–16, xliv, Word Bible Commentary, 1988, Dallas, Texas: Word Books, Publisher.
  9. J. D. G. Dunn, Romans 9–16, xliii, Word Bible Commentary, 1988, Dallas, Texas: Word Books, Publisher.
  10. Marie-Françoise Baslez propose l'hiver 54-55, cf. Saint Paul, Paris, 2012, éd. Pluriel, p. 468.
  11. a et b Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 754.
  12. a, b et c Frédéric Manns, Les pseudo-clémentines (Homélies et Reconnaissances). État de la question, 2003, Liber Annuus, vol. 53, p. 171.
  13. Marcel Metzger, Clement I (Pope.), Les constitutions apostoliques: Livres I et II, Éditions du Cerf, 1986, p. 317.
  14. a, b et c Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 706.
  15. François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien, p. 260.
  16. François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien, p. 260-263.
  17. Drijvers, 1992, p. 126-127, cité par François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien, p. 226.
  18. Drijvers, 1985, p. 88-102, cité par François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien, p. 227.
  19. a et b Forme de son nom que l'on trouve dans les Reconnaissances, alors qu'il est appelé Faustus dans les Homélies ; cf. Frédéric Amsler, Les citations évangéliques dans le roman pseudo-clémentin. Une tradition indépendante du Nouveau Testament ? in Frédéric Amsler, Gabriella Aragione, Eric Junod, Enrico Norelli, Le canon du Nouveau Testament: regards nouveaux sur l'histoire de sa formation, 2005, Éd. Labor & Fides, Genève, p. 149.
  20. Brian Jones, The Emperor Domitian, 1993, Routledge, Londres, p. 117.
  21. (en) Louis Isaac Rabinowitz, « Onkelos and Aquila », dans Fred Skolnik et Michael Berenbaum (dir.), Encyclopaedia Judaica, vol. 15, Thompson Gale et Keter Publishing House,‎ , 2e éd. (lire en ligne)
  22. a et b Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 111.
  23. a et b Bernard Pouderon, Aux origines du roman pseudo-clémentin, in Le judéo-christianisme dans tous ses états - Actes du colloque de Jérusalem - 6-10 juillet 1998, Dir. Simon Claude Mimouni, Paris, éd. Cerf, 2001, note no 3, p. 234.
  24. a et b Maas, Anthony. "Aquila and Priscilla." The Catholic Encyclopedia. Vol. 1. New York: Robert Appleton Company, 1907. 23 décembre 2013
  25. a, b et c Claudio Moreschini, Enrico Norelli, Histoire de la littérature chrétienne ancienne grecque et latine, p. 258.
  26. St. Priscilla, with her husband, Aquila, at Ephesus
  27. "Name Days", In Touch 17.2, février 2009.
  28. Apostle Aquila on Orthodox Wiki.
  29. Saints Aquila et Priscille sur Nominis.