Flavia Domitilla

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Flavia Domitilla
StDomitillaetal.jpg

Sainte Domitille en compagnie de St Achille et St Nérée, huile de Niccolò Pomarancio (1598-99) pour l'église Santi Nereo e Achilleo, à Rome.

Biographie
Naissance
Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Époque
Famille
Mère
Autres informations
Étape de canonisation
Sainte Domitille en compagnie de St Maur et St Grégoire (Pierre Paul Rubens)

Flavia Domitilla ou sainte Domitille, est une membre de la famille impériale romaine des Flaviens, morte après 95, considérée comme une héroïne du judaïsme et vue comme une sainte par les Églises catholique et orthodoxe qui la fêtent le 7 mai.

Selon les sources classiques[modifier | modifier le code]

Flavia Domitilla, fille de Domitilla la Jeune et dont le père est peut-être Quintus Petillius Cerialis[1] et donc petite fille de Vespasien et nièce de Titus et Domitien épouse son cousin Titus Flavius Clemens[2], un neveu de Vespasien. Ils ont eu sept enfants[3] dont deux des fils, tous deux appelés Titus Flavius, nés vers 88 et 90, qui sont éduqués par Quintilien[4] on suppose que c'est pour cette raison que les ornamenta consularia lui ont été décernés[5],[6]. Selon Suétone dans la vie des douze Césars, Domitien les a ouvertement reconnus, alors qu'ils étaient très jeunes, comme ses successeurs, changeant leur nom, l'un en Vespasien et l'autre en Domitien[7]. Titus Flavius Clemens est consul en 95, avec Domitien mais ce dernier le fait exécuter pour une raison futile dès la fin de son consulat[8], qui se termine le 1er mai 95[7]. L'historien romain Dion Cassius est plus explicite : si Flavius Clemens a été exécuté et sa femme exilée dans l'île de Pandateria, c'est parce qu'ils étaient « athées, une accusation pour laquelle beaucoup de ceux qui tendaient vers le judaïsme étaient condamnés[9] ».

Selon l'épigraphie[modifier | modifier le code]

Il semble que ce soit elle qui a donné son nom aux catacombes de Domitilla. On a trouvé sur le terrain où ces catacombes ont ensuite été creusées, « deux inscriptions mentionnant des concessions faites en vue de sépulture e beneficio et ex indulgentia Flaviae Domitillae[10], c'est-à-dire grâce à la générosité de Flavia Domitilla. Dans le voisinage, on avait déjà trouvé au XVIe siècle l'épitaphe en vers du nain phrygien Hector, dévot de Cybèle et d'Attis, d'abord cocher et lutteur, puis, semble-t-il, bouffon au service de Domitilla, qu'il remercie, dans son inscription funéraire, d'avoir permis que son petit corps pût reposer dans une terre non exiguë[11]. Flavia Domitilla prit donc une part active à la destination cimétériale de sa propriété de la voie Ardéatine[12]. »

À cette époque, la catacombe n'existe pas encore et les inhumations ont lieu sur le terrain qui dans la terminologie chrétienne va devenir un cœmeteria (dortoirs), puisque dans la croyance des premiers chrétiens, les morts étaient seulement endormis jusqu'au retour imminent de Jésus Christ qui devait se produire alors que certains de ses auditeurs ne seraient pas encore morts. C'est aussi sur ce terrain qu'a été enseveli sainte Pétronille, une descendante de Titus Flavius Petro, le grand-père de l'empereur Vespasien. Vers 96, c'est à côté de cette tombe que sont ensevelis les saints Nérée et Achillée, chambellans d'une Flavia Domitilla, dont on ne sait s'il s'agit de la femme de Titus Flavius Clemens ou s'il s'agit de sa nièce.

Une Flavia Domitilla, peut-être la même que la propriétaire du cimetière, possédait probablement un résidence sur le mont Palatin où on a retrouvé plusieurs tuiles estampillées à son nom[13],[14].

Selon la tradition juive[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Titus Flavius Clemens.

Pour la tradition juive, Flavia Domitilla et son mari peuvent être considérés comme des convertis au judaïsme[15].

Selon la tradition chrétienne[modifier | modifier le code]

Dans les Actes des martyres de Flavia Domitilla et de Nérée et Achillée[modifier | modifier le code]

Selon les Actes des martyres de la vierge sainte Flavia Domitilla et des saints Nérée et Achillée, elle aurait été convertie au christianisme par l'apôtre Pierre, en même temps que sa mère Plautilla et que Nérée et Achillée, juste avant que Pierre quitte Rome. Ils apprirent par la suite qu'il avait été exécuté. Après la mort de sa mère Plautilla, Domitilla aurait été promise en mariage au fils d'un sénateur appelé Aurélien. Pour se soustraire à cette obligation de se marier, Nérée et Achilée lui aurait exposé qu'il lui était possible de se consacrer à Dieu et d'être ainsi mariée à Jésus Christ. Elle décide alors de devenir une vierge consacrée à Dieu et Nérée et Achillée vont trouver l'évêque Clément de Rome pour qu'il effectue la cérémonie de consécration, car elle avait « demandé à être consacrée vierge, et à recevoir le voile saint de la virginité » des mains même de Clément. Pour se présenter à lui, ils lui indiquent qu'ils étaient auparavant au service de Plautilla qui était une demi-sœur du « consul Clément » qui lui-même était un demi-frère du père de Clément de Rome. « Le saint évêque Clément vint donc trouver Domitilla et la consacra vierge du Christ. »

Toutefois, Aurélien ne se laissa pas arrêter par cette consécration chrétienne, qui ne doit avoir aucune valeur à ses yeux. « Il obtint de l'empereur Domitien que, si elle refusait de sacrifier, elle serait envoyée en exil dans l'île de Puntia. » Il y envoie aussi Nérée et Achillée. Il leur demande alors en leur offrant de riches présents de convaincre Domitilla de revenir sur son vœu. Toutefois les deux hommes refusent. Ils sont alors transférés à Terracina (100 km au sud-est de Rome), où ils sont remis aux mains du consulaire Memmius Rufus. Ils sont alors durement torturé, mais refusent toujours de sacrifier aux idoles, car ils ont été baptisés par l'apôtre Pierre lui-même. « On finit par leur trancher la tête. »

Domitilla refuse toujours d'épouser Aurélien car elle est désormais conseillée par trois autres chrétiens: « Eutychès, Victorinus et Maro ». Ceux-ci sont donc envoyés réaliser de très durs travaux et finissent par être exécutés eux-aussi, car Aurélien a obtenu de « l'empereur Nerva (septembre 96 - janvier 98) [qu'il] lui abandonne ces trois chrétiens, s'ils ne voulaient pas sacrifier aux idoles. »

Aurélien prive alors Domitilla de tous les chrétiens de son entourage et la ramène de l'île Pontia dans une de ses propriétés à Terracina. Après de nouvelles péripéties, Aurélien finit par être tué miraculeusement par l'intervention du ciel. Le frère d'Aurélien appelé Luxurius obtient alors de l'empereur Trajan qui vient d'entrer en fonction à la fin janvier 98, « un plein pouvoir pour contraindre tous ces chrétiens à sacrifier aux idoles ou pour les faire périr dans des supplices de son choix, s'ils refusaient[16]. »

En conséquence, Luxurius fait trancher la tête de deux des amis d'Aurélien par le préfet de la ville, car ils refusent de sacrifier aux idoles. Il va ensuite, incendier la maison où se trouve Domitilla avec deux « de ses sœurs de lait » qui se sont également converties au christianisme.

Dans le martyrologe romain[modifier | modifier le code]

Dans le Martyrologe romain, Domitille, vierge et martyre, est mentionnée à six reprises, ce qui peut sembler étonnant:

  • 12 mai : Domitille célébrée en même temps que Nérée et Achillée ;
  • 7 mai : jour où elle a été exilée dans l'île de Pontia ;
  • 20 mai : mémoire de sainte Plautille mère de Domitille et disciple des apôtres ;
  • 22 juin : Domitille est mentionnée à propos de son oncle, le saint consul martyr Flavius Clemens, dont on célèbre la translation des reliques ;
  • 20 avril : les saints martyrs Sulpitius et Servilianus furent convertis à la foi chrétienne par Domitille ;
  • 15 avril : Domitille est exilée avec les saints « Eutychès, Victorin[us] et Maro[n] », dont on commémore le martyre à cette date.

Elle fut considérée comme une sainte par l'Église catholique jusqu'à 1969, année où il fut décidé que cet honneur n'était pas fondé[17][réf. à confirmer]. Elle l'est à nouveau[18], et cette décision concerne aussi bien l'Église catholique[19] que l'Église orthodoxe[20] qui continuent à la fêter le 7 mai.

Chez Eusèbe de Césarée[modifier | modifier le code]

Eusèbe de Césarée[21] écrit « les écrivains étrangers à notre croyance n'hésitent pas à rapporter dans leurs histoires la persécution et les martyres qu'elle provoqua. Ils en fixent la date avec exactitude ; ils racontent que dans la quinzième année de Domitien (96), avec beaucoup d'autres, Flavia Domitilla elle-même, fille d'une sœur de Flavius Clémens, alors un des consuls de Rome, fut reléguée dans l'île Pontia en punition de ce qu'elle avait rendu témoignage au Christ[22]. »

Chez Jérôme de Stridon et Georges le Syncelle[modifier | modifier le code]

Jérôme de Stridon (Saint Jérôme) et Georges le Syncelle reprennent les mêmes informations qu'Eusèbe de Césarée mais ils ajoutent que parmi « les écrivains étrangers à notre croyance » dont parle Eusèbe, un auteur nommé Bruttius (Βρέττιος) rapporte ce fait[23]. On l'a identifié avec Bruttius Præsens, un auteur du IIIe siècle dont d'ailleurs la famille semble avoir possédé une propriété confinant à celle de Domitilla, femme de Clemens (Catacombes de Domitilla)[24]. Alors que ces deux auteurs font bien référence à un auteur païen, ils parlent bien de la « nièce du consul » et pas de sa femme et de « l'île de Pontia » et pas de Pandateria, tout comme Eusèbe de Césarée. Cela semble conduire au fait que si erreur il y avait, tous les auteurs chrétiens se tromperaient car ils se référeraient tous à une erreur faite par Bruttius.

Jérôme de Stridon rapporte aussi qu'à son époque (IVe siècle), les chrétiens et en particulier ceux qui passaient par Rome avaient coutume d'aller sur l'île de Pontia pour voir la cellule où la sainte Flavia Domitilla été censée avoir passé son exil dans l'île[25],[26]

Identification[modifier | modifier le code]

Eusèbe parle d'une Flavia Domitilla qui est la « fille d'une sœur de Flavius Clémens, alors un des consuls de Rome », alors que la Flavia Domitilla dont parle Dion Cassius est la femme du consul Flavius Clemens[27]. Est-il vraisemblable que si la Flavia Domitilla dont parle Eusèbe avait été mariée avec le consul Flavius Clémens, il se soit contenté de dire que c'était sa nièce, sans dire qu'il l'avait épousée ? Eusèbe de Césarée ainsi que d'autres auteurs chrétiens comme Jérôme de Stridon (saint Jérôme) affirment que Flavia Domitilla était la nièce du consul Flavius Clemens et qu'elle fut exilée à l'île de Pontia[28]. Jérôme affirme même qu'à son époque on allait encore visiter dans l’île de Pontia la demeure illustre de la noble exilée[28]. Toutes les autres sources chrétiennes comme les Actes des martyres de la vierge sainte Flavia Domitilla et des saints Nérée et Achillée ou le Martyrologe romain disent que la vierge Flavia Domitilla a été exilée sur l'île de Pontia[29] et pas sur l'île de Pandateria où selon Dion Cassius la femme du consul a été exilée.

De même, dans les Actes des martyres ou le Martyrologe romain, la sainte Flavia Domitilla n'a pas du tout le même profil que la femme du consul. En effet, la sainte Flavia Domitilla se fait consacrer à Dieu par Clément de Rome pour échapper à un mariage avec le fils d'un sénateur, appelé Aurélien. Il s'agit d'une jeune fille qui n'a jamais épousé personne et qui décide de rester vierge malgré toutes les pressions exercées sur elle. Elle est exécutée à Terracina, environ trois ans après avoir prononcé son vœu, par le frère d'Aurélien qui vient incendier la maison où elle est recluse avec deux autres jeunes vierges chrétiennes, car l'empereur Trajan l'a autorisé à exécuter tous ceux qui dans cette affaire refuseront de sacrifier aux Dieux romains. Au contraire, la femme de Titus Flavius Clemens est mariée lorsqu'elle est arrêté et elle a eu sept enfants[3], dont deux des fils ont été ouvertement reconnus comme ses successeurs par Domitien[7]. La femme du Consul a donc un profil qui n'a rien à voir avec une jeune vierge consacrée à Dieu. De plus, elle est seulement exilée sur l'île de Pandateria et Dion Cassius précise bien que contrairement à son mari, elle n'a pas été tuée, alors que la nièce du consul est déclarée martyr dans toute les sources.

Dans les Actes des martyres, la nièce du « consul Clemens » est une fille d'une femme appelée Plautilla, or on connaît le nom de la mère de la femme du Titus Flavius Clemens, c'est une sœur de Titus et Vespasien, elle aussi appelée Flavia Domitilla et que les historiens ont pris l'habitude d'appeler Domitilla la Jeune pour la distinguer des autres Flavia Domitilla. Ni dans les écrits, ni dans les inscriptions épigraphiques[30], il n'y a le moindre indice que cette Flavia Domitilla ait pu aussi être appelée Plautilla.

Enfin, la mère de la femme de Titus Flavius Clemens, ne peut pas être une demi-sœur du consul, comme c'est indiqué pour Plautilla dans toutes les sources. Car c'est une sœur de Titus et Domitien ayant les deux mêmes parents qu'eux. C'est-à-dire l'empereur Vespasien et sa femme appelée Domitilla l'Aînée, pour la distinguer elle aussi des autres Flavia Domitilla. Or, il est certains que Titus Flavius Clemens n'est pas frère des empereurs Titus et Domitien et n'est pas un fils de Vespasien.

Il apparaît donc, que ces deux Flavia Domitilla sont deux personnes différentes, appartenant toutes deux à la famille flavienne. Cela n'a rien d'étonnant car, à part elles, l'histoire a retenu trois autres Flavia Domitilla vivant à la même époque et appartenant toutes à la famille flavienne. De même, on note dans la famille l'existence de quatre Titus Flavius Sabinus. Cela étant en accord avec la façon dont étaient attribués les noms dans les familles romaines.

Les Catacombes de Domitilla[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Catacombes de Domitilla.

À proximité des catacombes de San Callisto à Rome, sur la it:Via Ardeatina se trouvent les immenses catacombes de Domitilla composées de 12 kilomètres de galeries souterraines[31].

Les Catacombes de Domitilla sont le plus ancien des réseaux funéraires souterrains de Rome[31] et les seules à contenir encore des ossements. Elles sont aussi les mieux conservées et l'une des plus vastes de toutes. « Elles fournissent également un aperçu étendu de toutes les phases et phénomènes d'une nécropole paléochrétienne[31]. » On y trouve notamment une fresque de la Dernière Cène datant du IIe siècle. Des tombes païennes isolées et des sépultures anonymes de la communauté chrétienne ont contribué à former un immense réseau de galeries au IVe siècle.

L'accès aux catacombes est possible en contrebas de l'église antique située 280 via delle Sette Chiese. Elles ont été redécouvertes en 1593 et une grande partie a été restaurée en 1870. Une campagne de relevés archéologiques a eu lieu de 2006 à 2009, sous la direction de N. Zimmerman. Une reconstitution partielle en 3D de ces catacombes a été réalisée à partir de ces relevés[32].

La basilique des saints Nérée et Achillée[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, Giovanni Battista De Rossi a mis au jour une basilique semi-souterraine consacrée aux saints Nérée et Achillée, les chambellans de la « vierge Flavia Domitilla ». Il a aussi trouvé des indications, notamment une fresque qui montrent que la sépulture de Sainte Pétronille, elle aussi appartenant à la famille flavienne, se trouvait dans cette catacombe[33]. C'est notamment ce que disent aussi plusieurs textes chrétiens.

Ainsi dans les Actes des martyres de la vierge sainte Flavia Domitilla et des saints Nérée et Achillée on lit qu'un certains Auspicius emmena le corps de Nérée et Achillée à Rome et « vint les ensevelir dans l'arenarium de la maison de campagne de Domitilla, sur la voie Ardéatine, à un mille et demi des murs de la ville, non loin du tombeau de Pétronilla, la « fille » de l'apôtre Pierre[34]. » L'expression fille de l'apôtre Pierre, doit s'entendre comme une « fille spirituelle » de Pierre. Petronille portait en effet ce nom comme descendante de Titus Flavius Petro dont le cognomen est Pierre (Petro), le grand-père de l'empereur Vespasien[35]

La crypte où furent enterrés les saints Nérée et Achillée devint un sanctuaire qui après avoir connu trois phases structurelles devint une basilique semi-souterraine munie de trois nefs, une abside et un narthex[36]. La datation de la basilique à la fin du IVe siècle telle que G. B. De Rossi l'avait faite en s'appuyant sur un graffito et une épitaphe est en général acceptée[37],[38]. Pergola appuie ce point de vue en analysant les relations topographiques de la basilique avec le réseau de galeries de la catacombe[39]. Malheureusement les deux précédentes phases structurelles de cette basilique n'ont pas fait l'objet de fouilles jusqu'à présent[36]. Plusieurs critiques ont noté qu'elle est disposée selon un modèle juif[40],[41], ce qui correspond au caractère judéo-chrétien de l'église de Rome[42] à la fin du Ier siècle, à une époque où le judaïsme et le christianisme ne sont pas encore séparés[43] et correspond particulièrement à ce que l'on sait du christianisme des membres de la famille flavienne qui y avaient adhéré[44],[45]. Les éléments les plus anciens de cette catacombe datent vraisemblablement du IIe siècle, mais rien ne s'oppose à ce que Pétronille, puis Nérée et Achillée aient été enterrés ici quelques dizaines d'années avant que la nécropole ne commence à prendre son ampleur et bien avant qu'existent les catacombes souterraines.

Après la fin des activités funéraires au Ve siècle, cette basilique est devenue le centre d'un sanctuaire de pèlerinage aux tombes des « martyrs » Nérée et Achillée[31]. L'utilisation de la basilique souterraine a été abandonnée au Moyen Âge[31] (vers le IXe siècle). Avec environ 80 tombes peintes, les catacombes de Domitilla sont aussi l'une des plus grandes collections de catacombes peintes[31].

Peinture[modifier | modifier le code]

Domitille a été peinte par Pierre Paul Rubens :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Brian Jones, The Emperor Domitian, 1993, Routledge, Londres, p. 47-48.
  2. PIR² F 418.
  3. a et b ILS, 1839.
  4. (en) Quintilian, Institutio Oratoria , iv. 1, § 2
  5. Ausonius, Grat. Act, 10.7.204.
  6. Brian Jones, The Emperor Domitian, 1993, Routledge, Londres, p. 48.
  7. a, b et c Brian Jones, The Emperor Domitian, 1993, Routledge, Londres, p. 47.
  8. Suétone, « [[Vie des douze Césars]], Domitien, 15 », sur Biblioteca Classica Selecta
  9. Dion Cassius traduit par Théodore Reinach, « Dans Fontes rerum judaicarum : Histoire romaine ([[wikt:épitomé|épitomé]] de [[Xiphilin]]), livre 67, page 195 », Ernest Leroux,‎
  10. Corpus Inscriptionum latinarum (CIL), VI, 8942 et 16246.
  11. Corpus Inscriptionum latinarum (CIL), 1098.
  12. Jean Héracle, Une grande dame de l'ancienne Rome: Flavia Domitilla, petite fille de Vespasien, p. 114.
  13. CIL, XV 1139.
  14. Jean Héracle, Une grande dame de l'ancienne Rome: Flavia Domitilla, petite fille de Vespasien, p. 116.
  15. (en) Richard Gottheil et Samuel Krauss, « Flavia Domitilla », Jewish Encyclopedia
  16. Trajan n'a probablement pas cru aux explications qui parlaient de mort miraculeuse envoyée comme châtiment du ciel et il a probablement au contraire été persuadé qu'Aurélien a été empoisonné.
  17. Calendarium Romanum (Libreria Editrice Vaticana), p. 123
  18. (it)Voir Santa Flavia Domitilla,sur Santi, Beati e Testimo,i
  19. Voir sainte Flavia Domitilla sur Nominis.
  20. Saints pour le 7 mai du calendrier ecclésiastique orthodoxe
  21. Historia Ecclesiae, III, 18; Chron. ad an. Abrahami, 2110
  22. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, tome III, 18.
  23. Version arménienne : Brettius. Épitomé syriaque : Burtnus. Dans la Chronique pascale, il est appelé Βρούττιος (édit. Dindorf, I, p. 468).
  24. Giovanni Battista De Rossi, Bull. arch. crist., 1865, p. 24 ; 1875, p. 74.
  25. Jérôme de Stridon, Ep. 108.7.1.
  26. Peter Lampe, Christians at Rome in the First Two Centuries: From Paul to Valentinus, T & T Clark International, 2003, Mohr Siebeck, Tübingen, p. 204, note no 12.
  27. Les deux Flavia Domitilla — celle mentionnée par Dion Cassius et celle mentionnée par Eusèbe de Césarée — sont une seule et même personne pour Paul Mattéi. Pour lui, il y a seulement une imprécision sur le lien de parenté qui l'unit à Flavius Clemens: épouse pour Dion Cassius, nièce pour Eusèbe de Césarée. cf. Paul Mattéi, Le christianisme antique de Jésus à Constantin.
  28. a et b Jérôme de Stridon, Ep., CVIII, 7.
  29. Il en est de même dans des sources chrétiennes plus tardives comme La légende dorée de Jacques de Voragine, notice des "Saints Nérée et Achillée", Volume 1, 1967, Paris, Garnier-Flamarion, p. 380-381.
  30. CIL 6, 31287, CIL 5, 2829, AE 1962, 272.
  31. a, b, c, d, e et f N. Zimmerman, Project: The Domitilla-Catacomb in Rome
  32. Domitilla-Catacomb: Status and Progress of the Project 2009
  33. Bull. arch. crist., 1874, p. 8s ; 1875, p. 1s ; 1878, p. 132s ; 1879, p. 158s.
  34. Actes des martyrs, Actes des martyres de la vierge sainte Flavia Domitilla et des saints Nérée et Achillée.
  35. Dans la Légende dorée (XIIIe siècle), il est seulement indiqué que « leurs corps furent ensevelis auprès du tombeau de sainte Pétronille », ce qui donne la même indication topologique. cf. Jacques de Voragine, La Légende dorée, Notice des "Saints Nérée et Achillée, Volume 1, 1967, Paris, Garnier-Flamarion, p. 380-381.
  36. a et b Mathijs Lamberigts, Peter van Deun, La pluralité, p. 63.
  37. C'est notamment le cas de Marucchi et Pergola, alors que Krautheimer et Tolotti propose de la dater vers 600 en s'appuyant sur des ressemblances architecturales.
  38. Mathijs Lamberigts, Peter van Deun, La pluralité, p. 63-64.
  39. Mathijs Lamberigts, Peter van Deun, La pluralité, p. 64.
  40. Jewish Encyclopedia, article Flavia Domitilla qui cite N. Müller, in Herzog-Hauck, "Real-Encyc." 3e éd.,X.863.
  41. Robert Eisenman, James the Brother of Jesus And The Dead Sea Scrolls, The Historical James, Paul as the Enemy, and Jesus' Brothers as Apostles, tome II, éd. GDP, Nashville, 2012, p. 401, note no 102.
  42. Selon Simon Claude Mimouni, Paul dans son Épître aux Romains semble s'adresser à des judéo-chrétiens fort attachés au respect de la Torah et à des chrétiens d'origine grecque qui veulent s'en détacher totalement. cf. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 754.
  43. François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien, Cerf,‎ (ISBN 978-2-204-06215-2), p. 278.
  44. Selon Simon Claude Mimouni, l'évêque Clément de Rome est un judéo-chrétien, probablement de stricte observance juive « tout autant fortement messianiste que stoïcien ». cf. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 754.
  45. Dion Cassius dit que Flavius Clemens, sa femme et Manius Acilius Glabrio ont été condamnés pour les mêmes motifs par Domitien: « de ne pas adorer les Dieux » et avoir « embrassé la religion des juifs ». Or les découvertes archéologiques effectuées par Giovanni Battista De Rossi dans la Catacombe de Priscilla conduisent à penser qu'Acilius Glabrio était chrétien et qu'il en était donc de même pour Titus Flavius Clemens et sa femme (cf. Giovanni Battista De Rossi, Bullettino di archeologia cristiana, 1888-1889, p. 15s; cf. de Wahl, Römische Quartalschrift, IV, 1890, p. 305s). D'ailleurs, Titus Flavius Clemens figure au Vetus Martyrologium Romanum à la date du ​​22 Juin: « Item Romae Translatio sancti Flavii Clementis, viri Consularis et Martyris; qui, sanctae Plautillae frater ac beatae Virginis et Martyris Flaviae Domitillae avunculus, a Domitiano Imperatore, quocum Consulatum gesserat, ob Christi fidem interemptus est. Ipsius porro corpus, in Basilica sancti Clementis Papae inventum, ibidem solemni pompa reconditum est. », cf. (la) Vetus Martyrologium Romanum, à la date du 22 juin.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Le petit livre des saints - Rosa Giorgi - Larousse - 2006 - ISBN 2-03-582665-9
  • Magnificat n° 66 - mai 1998 - page 97

Article connexe[modifier | modifier le code]