Thyateira

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Thyateira (également Thyatira et Thyatire, en grec : Θυάτειρα) est le nom antique de la ville turque contemporaine d'Akhisar. Dans l'Antiquité, la ville se tenait à la frontière entre la Lydie et la Mysie. Elle était renommée pour son activité de teinturerie, comme l'attestent un passage des Actes des Apôtres[1] et des inscriptions relatives à la corporation des teinturiers.

Histoire[modifier | modifier le code]

À 25 km aux environs du village de Bostanci dans la district de Kırkağaç au nord d’Akhisar on a découvert des traces d’occupation humaine remontant entre 3000 à 2500 av. J.-C.

Strabon écrit que la ville a reçu une colonie macédonienne[2], et la situe en Mysie à la limite de la Lydie. Pline l’Ancien écrit qu’elle est arrosée une rivière appelée Lycus et qu'elle est surnommée Pelopia et Euhippia[3] et semble la situer plutôt en Lydie.

D’après Étienne de Byzance la ville aurait été nommée Thyatire par Séleucos Ier Nicator (358-280 av. J.-C.)[4] parce qu'il y a appris la naissance d'une fille (en grec : thygater / (acc.) thygatera, Θυγάτηρ / (acc.) Θυγατέρα, fille'). L'origine de ce nom est peut-être simplement Lydienne.

L’empereur Vespasien y entreprend des travaux. Hadrien la visite en 123 et Caracalla en 215[4]. La ville est alors à son apogée.

Dès la fin IIIe siècle, Thyatire est un évêché suffragant de Sardes au moins jusqu’au Xe siècle, mais la date de sa disparition est inconnue[4].

C'est près de cette ville qu'en 366, l'empereur romain Valens défait l'usurpateur Procope[5].

Thyateira est l'une des sept églises primitives d'Asie Mineure citée dans l'Apocalypse parmi les sept églises[6] de saint Jean.

Des fouilles ont été menées dans le centre de la ville au lieu appelé Tepe Mezarlığı (en turc, cimetière de la colline) dans les années 1968 à 1971. On a trouvé un portique daté entre le IIe et le IVe siècle, et d’un édifice qui était probablement une basilique civile du Ve ou IVe siècle[7].

L’acropole de la ville était située sur la colline sur laquelle est construit l’hôpital d’état.

La grande mosquée a été construite sur les bases d’un bâtiment qui a été un temple païen converti en église chrétienne puis en mosquée au XVe siècle par les ottomans[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]