Philostrate d'Athènes

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Philostrate d'Athènes
Biographie
Naissance
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
LemnosVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Époque
Activités
Père
Philostrate (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Genre artistique
Œuvres principales
Vie d'Apollonius de Tyane, Lives of the Sophists (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Philostrate (en grec ancien Φιλόστρατος / Philóstratos, en latin Lucius Flavius Philostratus), surnommé « Philostrate d'Athènes », est un orateur et biographe romain de langue grecque, actif dans la première moitié du IIIe siècle, mort vers 244/249.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa vie est très mal connue. Il naquit vers 170, probablement sur l'île de Lemnos. Dès la fin du Ier siècle, un autre Philostrate de Lemnos, fils de Verus, que la Souda appelle « Φιλόστρατος ὁ πρῶτος », avait enseigné la rhétorique à Athènes[1].

Il fut envoyé à Athènes pour ses études. Il devint ensuite « sophiste », c'est-à-dire, à l'époque, orateur d'agrément. Au début du IIIe siècle, il fut présenté à la cour de Septime Sévère, à Rome. Il resta attaché à la famille impériale qu'il suivit dans la guerre contre les Pictes, dans l'actuelle Écosse, puis, sous le règne de Caracalla, en Asie mineure, où il visita la ville de Tyane. C'est peut-être à cette occasion que Julia Domna, femme de Septime Sévère, lui commanda une biographie du philosophe pythagoricien Apollonios de Tyane[2].

Il mourut pendant le règne de l'empereur Philippe l'Arabe.

Il ne faut pas le confondre avec l'auteur appelé Philostrate de Lemnos, qui était son neveu (le fils de sa sœur), ni avec Philostrate le Jeune, qui était le petit-fils par sa mère de Philostrate de Lemnos.

Œuvres de Philostrate d'Athènes[modifier | modifier le code]

Les œuvres certaines de Philostrate d'Athènes sont :

De manière moins certaine, on lui attribue :

  • un traité Sur la gymnastique (Gymnastikos), étude historique sur les exercices des athlètes ;
  • un recueil de 73 lettres, les 64 premières étant des exercices d'école, les neuf dernières étant des billets courts, mais tout aussi fictifs (la 72e est une lettre à Caracalla pour lui reprocher le meurtre de son frère Géta).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Éditions[modifier | modifier le code]

  • Philostratorum et Callistrati opera, Eunapii vitae sophistarum iterum edidit Jo. Fr. Boissonade, Himerii Sophistae declamationes accurate excusso codice optimo et unico XXII declamationum emendavit Fr. Dübner, (dir.) Anton Westermann, Paris, Firmin-Didot, 1850, 1vol.(VIII-507-XXVII-115 p.) sur Gallica — texte grec et trad. latin
  • Philostrate d'Athènes (trad. Julius Jüthner), Über Gymnastik, Leipzig, B. G. Teubner, (lire en ligne).
  • Vies des sophistes (238). Texte grec et trad. an. : Lives of the Sophists, Harvard University Press, 1921, p. 2-315.
  • Vie d'Apollonius de Tyane (217-245)[1] Trad. fr. : Romans grecs et latins (textes présentés, traduits et annotés par Pierre Grimal), éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, 1958, XXII-1529 p. – Inclut une présentation et la traduction de la Vie d'Apollonios de Tyane, de Philostrate, p. 1025-1338.

Études sur Philostrate d'Athènes[modifier | modifier le code]

  • (en) Graham Anderson, Philostratus: Biography and Belles Lettres in the Third Century AD, Croom Helm, Londres, 1986.
  • Alain Billault, L'Univers de Philostrate, Latomus, Bruxelles, 2000.
  • (en) Christopher P. Jones, « Philostratus, Apollonius of Tyana », dans Loeb Classical Library (vol. 16 et 17), Cambridge (Massachusetts)-Londres, 2005.
  • (de) Julius Jüthner, Der "Gymnastikos" des Philostratos : eine textgeschichtliche und textkritische Untersuchung, Wien, C. Gerold, .
  • Suzanne Saïd, Monique Trédé et Alain Le Boulluec, Histoire de la littérature grecque, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Premier Cycle », (ISBN 2130482333 et 978-2130482338).
  • Nouveau dictionnaire encyclopédique de Jules Trousset.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On attribue à ce « premier Philostrate » un dialogue intitulé Néron, rangé par les œuvres de Lucien de Samosate.
  2. Catherine Virlouvet (dir.) et Claire Sotinel, Rome, la fin d'un empire : De Caracalla à Théodoric 212 apr. J.-C - fin du Ve siècle, Paris, Éditions Belin, coll. « Mondes anciens », , 687 p. (ISBN 978-2-7011-6497-7, présentation en ligne), chap. 3 (« Vitalité et crise de la vie religieuse »), p. 110.