Nérée et Achillée

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Sainte Domitille avec saints Nérée et Achille, huile de Niccolò Pomarancio (1598-99) pour l'église Santi Nereo e Achilleo, à Rome.

Nérée et Achillée (ou Achille) sont deux « martyrs » chrétiens exilés avec Flavia Domitilla sur l'île de Pontia lors d'une « persécution » de Domitien en 96 et décapités quelques mois plus tard à Terracina. Flavia Domitilla a été exécutée au début du règne de Trajan. Tous trois auraient été baptisés par l'apôtre Pierre à Rome.

Au XXe siècle l'Église catholique privilégie deux autres saints eux-aussi appelés Nérée et Achillée, mais morts à Rome vers 304[1] au sujet desquels il n'existe pas de sources.

Leur profil[modifier | modifier le code]

Nérée et Achillée sont présentés comme les chambellans de la « vierge Flavia Domitilla » dans diverses sources chrétiennes dont des martyrologes, des Calendriers et des Itinéraires aux tombes des martyrs. Il est toutefois possible que toutes ces sources dépendent de la description qui en est faite dans les Actes des martyres de la vierge sainte Flavia Domitilla et des saints Nérée et Achillée probablement écrits en grec au Ve ou VIe siècle puis traduit en latin. Une inscription en vers du pape Damase retrouvée dans la Basilique de sainte Pétronille et des saints Nérée et Achillée semble parler d'eux, bien que les noms des deux personnages concernés ne soient pas cités. Dans ce poème, ils sont décrits comme des soldats, alors que dans les autres sources chrétiennes et les Actes ce sont des chambellans ou des eunuques cubiculaires. Comme tous les textes chrétiens de ce type y compris les Évangiles et les Actes des Apôtres, les Actes des martyres de la vierge sainte Flavia Domitilla et des saints Nérée et Achillée sont légendés. Les spécialistes considèrent donc que c'est ce processus légendaire qui les a transformé et que la description du pape Damase est plus proche de la réalité.

Tradition chrétienne antique[modifier | modifier le code]

Selon la tradition, Achillée et Nérée auraient tous deux été baptisés par l'apôtre Pierre. Ils auraient été des chambellans de la vierge Domitille consacrée à Dieu. Dans les traductions en latin ils sont qualifiés d'« eunuchi » (eunuques)[2]. La première occurrence du terme apparaît dans un texte du Ve – VIe siècle, dont l'auteur anonyme écrit qu'il a traduit le texte en latin à partir du grec[2]. À l'époque de la traduction, les eunuques étaient très puissants à la cour byzantine. L'auteur a probablement écrit selon les idées et le langage de son temps[2].

Selon les Actes des martyres[modifier | modifier le code]

Selon les Actes des martyres de la vierge sainte Flavia Domitilla et des saints Nérée et Achillée, Flavia Domitilla aurait été convertie au christianisme par l'apôtre Pierre, en même temps que sa mère Plautilla et que Nérée et Achillée, juste avant que Pierre quitte Rome. Ils apprirent par la suite qu'il avait été exécuté. Après la mort de sa mère Plautilla, Domitilla aurait été promise en mariage au fils d'un sénateur appelé Aurélien. Pour se soustraire à cette obligation de se marier, Nérée et Achillée lui auraient exposé qu'il lui était possible de se consacrer à Dieu et d'être ainsi mariée à Jésus Christ. Elle décide alors de devenir une vierge consacrée à Dieu et Nérée et Achillée vont trouver l'évêque Clément de Rome pour qu'il effectue la cérémonie de consécration, car elle avait « demandé à être consacrée vierge, et à recevoir le voile saint de la virginité » des mains même de Clément. Pour se présenter à lui, ils lui indiquent qu'ils étaient auparavant au service de Plautilla qui était une demi-sœur du « consul Clément » qui lui-même était un demi frère du père de Clément de Rome. « Le saint évêque Clément vint donc trouver Domitilla et la consacra vierge du Christ[3]. »

Toutefois, Aurélien ne se laissa pas arrêter par cette consécration chrétienne, qui ne doit avoir aucune valeur à ses yeux. « Il obtint de l'empereur Domitien que, si elle refusait de sacrifier, elle serait envoyée en exil dans l'île de Puntia. » Il y envoie aussi Nérée et Achillée. Il leur demande alors en leur offrant de riches présents de convaincre Domitilla de revenir sur son vœu. Toutefois les deux hommes refusent[4].

La lettre d'Eutychès, Victorinus et Maro[modifier | modifier le code]

La suite est racontée par une lettre que les chrétiens « Eutychès, Victorinus et Maro » écrivent à Marcellus, car la dernière lettre de Marcellus adressée à Nérée et Achillée est arrivée « 30 jours » après que ceux-ci aient été exécutés. On apprend ainsi qu'Aurélien condamna Nérée et Achillée « à une cruelle flagellation, puis les fit conduire à Terracina (100 km au sud-est de Rome), où ils furent remis aux mains du consulaire Memmius Rufus. Celui-ci employa le chevalet et les torches ardentes pour les forcer à sacrifier aux idoles ; mais tous deux répétaient qu'ayant été baptisés par le bienheureux apôtre Pierre, rien ne pourrait les faire consentir à ces sacrifices impies. On finit par leur trancher la tête[4]. » Auspicius les emmena à Rome et « vint les ensevelir dans l'arenarium de la maison de campagne de Domitilla, sur la voie Ardéatine, à un mille et demi des murs de la ville, non loin du tombeau de Pétronilla, la « fille » de l'apôtre Pierre[4]. » L'expression fille de l'apôtre Pierre, doit s'entendre comme une « fille spirituelle » de Pierre. Petronille portait en effet ce nom comme descendante de Titus Flavius Petro dont le cognomen est Pierre (Petro), le grand-père de l'empereur Vespasien. Les indications sur le lieu de la sépulture ont entièrement été confirmées dans le dernier quart du XIXe siècle, lorsque Giovanni Battista De Rossi a effectué des fouilles archéologiques dans les Catacombes de Domitilla, dont le terrain à l'époque appartenait à Domitilla et à cette branche des Flaviens.

Une suite d'exécutions sous Nerva, puis Trajan[modifier | modifier le code]

Après la lettre des trois chrétiens à Marcellus, le récit continue et on apprend que malgré la mort des deux hommes Aurélien se heurte toujours au refus de Domitilla, car « Eutychès, Victorinus et Maro » jouent désormais le même rôle auprès de « l'illustre vierge ». Aurelien finit par obtenir de l'empereur Nerva le droit de disposer aussi de ces trois chrétiens s'ils refusaient de « sacrifier aux idoles ». Ils sont donc eux aussi exécutés[4].

Après la mort « miraculeuse » d'Aurelien, l'empereur Trajan qui vient d'entrer en fonction en janvier 68 donne à Luxurius, frère d'Aurelien, le pouvoir de disposer de ceux qui étaient là lors de la fête où son frère est mort, s'ils refusent de « sacrifier aux idoles ». Flavia Domitilla est donc tuée avec deux de ses amies, elles aussi chrétiennes. Pour les tuer, Luxurius a incendié la maison où elles étaient recluses[4].

Postérité[modifier | modifier le code]

Alors que leurs Actes en grec disent qu'ils étaient chambellans de Flavia Domitilla, le traducteur en latin les désigne sous le terme d'eunuques, conformément à la terminologie byzantine officielle qui désigne ainsi les attachés au service de la maison impériale[5].

Dans le martyrologe romain[modifier | modifier le code]

Dans le Martyrologe romain, Domitille, vierge et martyre (Flavia Domitilla), est mentionnée à six reprises, ce qui peut sembler étonnant:

  • 7 mai : jour du martyre de Flavia Domitilla, nièce du consul Flavius Clemens et vierge consacrée, qui après un long exil dans l'île de Pontia a été emmenée à Terracina où on l'a tuée en encendiant la chambre où elle dormait avec les vierges Euphrosyne et Théodora[6] ;
  • 12 mai : Domitille célébrée en même temps que Nérée et Achillée ;
  • 20 mai : mémoire de sainte Plautille ou Plautilla, mère de Domitille et disciple des apôtres et baptisée par saint Pierre[6] ;
  • 22 juin : Domitille est mentionnée à propos de son oncle, le saint consul martyr Flavius Clemens, dont on célèbre la translation des reliques ;
  • 20 avril : les saints martyrs Sulpitius et Servilianus furent convertis à la foi chrétienne par Domitille ;
  • 15 avril : Domitille est exilée avec les saints « Eutychès, Victorin[us] et Maro[n] », dont on commémore le martyre à cette date.

Il semble que pendant les premiers siècles du christianisme, Flavia Domitilla, sa mère Plautilla, Nérée et Achillée et les autres martyrs ou convertis aient été des personnages largement mis en avant, au moins pour prouver la prédication à Rome de l'apôtre Pierre qui manque cruellement d'attestations. Flavia Domitilla fut considérée comme une sainte par l'Église catholique jusqu'à 1969, année où il fut décidé que cet honneur n'était pas fondé[7]. C'est toutefois toujours une sainte dans l'Église orthodoxe[8] et les Églises orientales en général. Dans l'édition de 2001 du Martyrologe romain, révisée selon le décret du IIe concile œcuménique du Vatican, on ne trouve plus aucune des six mentions de Domitilla[9] ni de sa mère Plautilla. De même, pour Nérée et Achillée le 12 mai, l'Église catholique privilégie deux autres saints portant les mêmes noms, morts en 304, mais au sujet desquels on ne sait quasiment rien et qui n'ont bien entendu rien à voir avec les deux chambellans de Plautilla puis de Flavia Domitilla, exécutés vers 97-98. De très nombreux textes chrétiens mentionnent que Nérée et Achillée, les chambellans de Flavia Domitilla, ont été martyrisés. À part dans les martyrologes, on trouve aussi le nom de Flavia Domitilla associé à ses deux chambellans à la date de leur fête le 12 juin dans des calendriers et notamment ceux directement établis sous l'autorité des Papes. Ainsi le calendrier romain tridentin publié par la pape Clément VIII en 1604 indique comme saints du jour « Saints Nérée, Achillée, Domitilla vierge, et Pancrace martyrs[10]», indication que donne encore le calendrier romain général 1960[11],[12]. La suppression du nom de Domitilla, associé à Nérée et Achillée, montre la préférence de l'église catholique pour que les chambellans de Domitilla ne soient plus célébrés et qu'à leur place soit célébrés les deux personnages mort en 304, dont on ne sait quasiment rien. Ainsi, les écrits provenant directement de cette institution ne parlent plus à la date du 12 juin que des Nérée et Achillée mort en 304, en mélangeant parfois cela avec la mention que « selon une autre version de la légende[13] » « ils auraient été exilés en même temps que Flavia Domitilla[13]. »

Les Catacombes de Domitilla[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Catacombes de Domitilla.

À proximité des catacombes de San Callisto à Rome, sur la Via Ardeatina (it) se trouvent les immenses catacombes de Domitilla composées de 12 kilomètres de galeries souterraines[14].

Les Catacombes de Domitilla sont le plus ancien des réseaux funéraires souterrains de Rome[14] et les seules à contenir encore des ossements. Elles sont aussi les mieux conservées et l'une des plus vastes de toutes. « Elles fournissent également un aperçu étendu de toutes les phases et phénomènes d'une nécropole paléochrétienne[14]. » On y trouve notamment une fresque de la Dernière Cène datant du IIe siècle. Des tombes païennes isolées et des sépultures anonymes de la communauté chrétienne ont contribué à former un immense réseau de galeries au IVe siècle.

L'accès aux catacombes est possible en contrebas de l'église antique située 280 via delle Sette Chiese. Elles ont été redécouvertes en 1593 et une grande partie a été restaurée en 1870. Une campagne de relevés archéologiques a eu lieu de 2006 à 2009, sous la direction de N. Zimmerman. Une reconstitution partielle en 3D de ces catacombes a été réalisée à partir de ces relevés[15].

L'inscription de Damase[modifier | modifier le code]

Parmi les nombreux objets trouvés dans les ruines, il a été trouvé un grand fragment d'une plaque de marbre, avec une inscription composée par le pape Damase (366 - 384), dont le texte était bien connu par une copie ancienne. Il s'agit de la plus ancienne mention historique des deux saints[16]. Sans citer leurs noms, elle indique en huit vers, combien les soldats Nérée et Achillée obéissaient au tyran, mais que, soudainement transformés par une admirable conversion, ils abandonnèrent la milice, jetèrent leurs boucliers, leurs colliers, leurs javelots, renoncèrent à tous les honneurs, s'enfuirent du camp impie, et enfin remportèrent la palme et le triomphe du Christ[17],[18].

Le texte de cette inscription était connue et avait été relevée, mais on ne savait pas à quels saints il fallait l'attribuer. C'est Jean Mabillon qui au XVIIe siècle l'a trouvée dans le codex topographique d'Einsiedeln où il est indiqué qu'elle provient du sépulcre de Nérée et Achillée, sur la via Appia[19],[20]. D'après Damase, Nérée et Achillée aurait été des militaires avant leur conversion, probablement des gardes prétoriens[5].

La basilique des saints Nérée et Achillée[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, Giovanni Battista De Rossi a mis au jour une basilique semi-souterraine consacrée aux saints Nérée et Achillée, saints Nérée et Achillée, présentés comme les chambellans de la la « vierge Flavia Domitilla » dans diverses sources chrétiennes, mais qui semblent décrits comme des soldats dans une inscription du pape Damase. Il a aussi trouvé des indications, notamment une fresque, qui montrent que la sépulture de sainte Pétronille, elle aussi appartenant à la famille flavienne, se trouvait dans cette catacombe[21]. C'est notamment ce que disent aussi plusieurs textes chrétiens.

Ainsi dans les Actes des martyres de la vierge sainte Flavia Domitilla et des saints Nérée et Achillée on lit qu'un certain Auspicius emmena le corps de Nérée et Achillée à Rome et « vint les ensevelir dans l'arenarium de la maison de campagne de Domitilla, sur la voie Ardéatine, à un mille et demi des murs de la ville, non loin du tombeau de Pétronilla, la « fille » de l'apôtre Pierre[22]. » L'expression fille de l'apôtre Pierre, doit s'entendre comme une « fille spirituelle » de Pierre. Petronille portait en effet ce nom comme descendante de Titus Flavius Petro dont le cognomen est Pierre (Petro), le grand-père de l'empereur Vespasien[23].

La crypte où furent enterrés les saints Nérée et Achillée devint un sanctuaire qui après avoir connu trois phases structurelles devint une basilique semi-souterraine munie de trois nefs, une abside et un narthex[24]. La datation de la basilique à la fin du IVe siècle telle que G. B. De Rossi l'avait faite en s'appuyant sur un graffito et une épitaphe est en général acceptée[25],[26]. Pergola appuie ce point de vue en analysant les relations topographiques de la basilique avec le réseau de galeries de la catacombe[27]. Malheureusement les deux précédentes phases structurelles de cette basilique n'ont pas fait l'objet de fouilles jusqu'à présent[24]. Plusieurs critiques ont noté qu'elle est disposée selon un modèle juif[28],[29], ce qui correspond au caractère judéo-chrétien de l'église de Rome[30] à la fin du Ier siècle, à une époque où le judaïsme et le christianisme ne sont pas encore séparés[31] et correspond particulièrement à ce que l'on sait du christianisme des membres de la famille flavienne qui y avaient adhéré[32],[33]. Dans la basilique se trouvent encore les fragments des petites colonnes de marbre qui soutenaient jadis le tegurium ou baldaquin érigé sur l’autel. Sur l’une d’elles est sculpté le nom : ACILLEVS (Achillée) et « l’on voit un personnage, les mains liées derrière les épaules, qui reçoit du bourreau le coup fatal[5]. » Une autre colonne devait porter le nom NEREUS, mais elle est cassée avant la hauteur de l'inscription.

Les éléments les plus anciens de cette catacombe datent vraisemblablement du IIe siècle, mais rien ne s'oppose à ce que Pétronille, puis Nérée et Achillée aient été enterrés ici quelques dizaines d'années avant que la nécropole ne commence à prendre son ampleur et bien avant qu'existent les catacombes souterraines.

Après la fin des activités funéraires au Ve siècle, cette basilique est devenue le centre d'un sanctuaire de pèlerinage aux tombes des « martyrs » Nérée et Achillée[14]. L'utilisation de la basilique souterraine a été abandonnée au Moyen Âge[14] (vers le IXe siècle). Avec environ 80 tombes peintes, les Catacombes de Domitilla sont aussi l'une des plus grandes collections de catacombes peintes[14].

Église Santi Nereo e Achilleo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Santi Nereo e Achilleo.

Cette église a été construite au IVe siècle, mais n'était pas au départ consacrée aux saints Nérée et Aquilée. Dans les actes du synode de Symmaque en 499, cette même église est attribuée à cinq prêtres. Ce n'est qu'en 595 qu’apparaît le nom Sanctorum Nerei et Achillei indiquant que l'appellation actuelle date donc du VIe siècle[34].

En 814, le pape Léon III fait reconstruire l'église pour accueillir les reliques des deux martyrs qui se trouvaient jusqu'alors dans les catacombes de Domitilla. Les cérémonies tenues à la catacombe de Domitilla sont alors abandonnées.

Culte[modifier | modifier le code]

Dans le Martyrologe romain, Nérée et Achillée sont fêtés le 12 mai, en même temps que la vierge consacrée et martyre Domitilla dont ils étaient les chambellans et qui a été baptisée en même temps qu'eux par l'apôtre Pierre.

À partir du VIe siècle, on leur a consacré l'église Santi Nereo e Achilleo, qu'il ne faut pas confondre avec la basilique semi-enterrée de même nom, située dans la catacombe de Domitilla. Dans le Calendrier liturgique tridentin qui date du concile de Trente (1542), les saints Nérée, Achillée, Domitilla et Pancrace, sont fêtés le 12 mai[35].

Ils continuent à être fêtés le 12 mai[36].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nominis, Saints Nérée et Achillée : Frères, soldats, martyrs (✝ v. 304).
  2. a, b et c Giovanni Battista De Rossi, Inscription damasienne des martyrs Nérée et Achillée, Bulletin d'archeologie chretienne de M. le commandeur J.B. de'Rossi, p. 26.
  3. La même histoire est racontée dans des sources chrétiennes plus tardives comme La légende dorée, avec des ajouts de discours explicatifs et quelques détails manquants; cf. Jacques de Voragine, La légende dorée, notice des "saints Nérée et Achillée", Volume 1, 1967, Paris, Garnier-Flamarion, p. 380-381.
  4. a, b, c, d et e Actes des martyres, Actes des martyres de la vierge sainte Flavia Domitilla et des saints Nérée et Achillée. Voir aussi Jacques de Voragine, La légende dorée, notice des "Saints Nérée et Achillée", Volume 1, 1967, Paris, Garnier-Flamarion, p. 380-381.
  5. a, b et c 12/05 Sts Nérée, Achille et Domitille, vierge, et Pancrace, martyrs
  6. a et b À la date du 20 mai, le Martyrologe, publié par le pape Grégoire XIII en 1583, précise que « sainte Plautilla, mère de Flavia Domitilla, qui avait été baptisée par saint Pierre », a connu une « mort paisible », cf. : Martyrologium Romanum ad novam Kalendarii rationem, et Ecclesiasticae historiae veritatem restitutum. Gregorii XIII. Pont. Max. iussu editum (Romae Ex Typographia Dominici Basae 1583). Ce qui veut probablement dire qu'elle a été martyre du fait de son témoignage devant les tribunaux romains, mais qu'elle n'a pas été exécutée et est morte de mort naturelle, comme on le trouve pour d'autres martyres avant 150. En revanche, selon le même martyrologe, Flavia Domitilla, nièce du consul Clemens a bien été exécutée, contrairement à la femme de Titus Flavius Clemens (ibidem).
  7. Calendarium Romanum (Libreria Editrice Vaticana), p. 123.
  8. Saints pour le 7 mai du calendrier ecclésiastique orthodoxe
  9. Martyrologium Romanum ex decreto sacrosancti Oecumenici Concilii Vaticani II instauratum auctoritate Ioannis Pauli PP. II promulgatum (Typis Vaticanis. 2001
  10. Missale Romanum ex decreto sacrosancti Concilii Tridentini restitutum Pii Quinti Pontificis Maximi iussu editum et Clementis VIII auctoritate recognitum (Romae Ex Typographia Vaticana 1604
  11. Acta Apostolicae Sedis 1960, pp. 686–698
  12. Missale Romanum : editio typica 1962, pp. XLV–LIII
  13. a et b Nominis, Saints Nérée et Achillée : Frères, soldats, martyrs (✝ v. 304).
  14. a, b, c, d, e et f N. Zimmerman, Project: The Domitilla-Catacomb in Rome
  15. Domitilla-Catacomb: Status and Progress of the Project 2009
  16. Weyman, "Vier Epigramme des h Papstes Damase.", Munich, 1905 De Rossi, "Inscriptiones christianae", II, 31; Ihm, "Damasi Epigrammata", Leipzig, 1895, 12, . no 8.
  17. Bulletin d’archéologie chrétienne de M. le commandeur J.B. de Rossi, p. 21-22.
  18. Texte de l'inscription de Damase en latin:
    Militiae nomen dederant saevum gerebant
    Officium pariter spectantes jussa tyranni
    Praeceptis pulsante metu sevire parati
    Mira fides rerum subito posuere furorem
    Conversi fugiunt ducis impia castra relinquunt
    Proiiciunt clypeos faleras telaq cruenta
    Confessi gaudent Christi portare triumfos
    Credite per Damasum possit quid gloria Christi.
  19. Comme à l'époque la via Ardeatine partait de la via Appia, elle fut souvent identifiée et confondue avec la via Appia elle-même.
  20. Bulletin d’archéologie chrétienne de M. le commandeur J.B. de Rossi, p. 20.
  21. Bull. arch. crist., 1874, p. 8s ; 1875, p. 1s ; 1878, p. 132s ; 1879, p. 158s.
  22. Actes des martyrs, Actes des martyres de la vierge sainte Flavia Domitilla et des saints Nérée et Achillée.
  23. Dans la Légende dorée (XIIIe siècle), il est seulement indiqué que « leurs corps furent ensevelis auprès du tombeau de sainte Pétronille », ce qui donne la même indication topologique. cf. Jacques de Voragine, La Légende dorée, Notice des "Saints Nérée et Achillée, Volume 1, 1967, Paris, Garnier-Flamarion, p. 380-381.
  24. a et b Mathijs Lamberigts, Peter van Deun, La pluralité, p. 63.
  25. C'est notamment le cas de Marucchi et Pergola, alors que Krautheimer et Tolotti proposent de la dater vers 600 en s'appuyant sur des ressemblances architecturales.
  26. Mathijs Lamberigts, Peter van Deun, La pluralité, p. 63-64.
  27. Mathijs Lamberigts, Peter van Deun, La pluralité, p. 64.
  28. Jewish Encyclopedia, article Flavia Domitilla qui cite N. Müller, in Herzog-Hauck, "Real-Encyc." 3e éd.,X.863.
  29. Robert Eisenman, James the Brother of Jesus And The Dead Sea Scrolls, The Historical James, Paul as the Enemy, and Jesus' Brothers as Apostles, tome II, éd. GDP, Nashville, 2012, p. 401, note no 102.
  30. Selon Simon Claude Mimouni, Paul dans son Épître aux Romains semble s'adresser à des judéo-chrétiens fort attachés au respect de la Torah et à des chrétiens d'origine grecque qui veulent s'en détacher totalement. cf. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 754.
  31. François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien, Cerf, (ISBN 978-2-204-06215-2), p. 278.
  32. Selon Simon Claude Mimouni, l'évêque Clément de Rome est un judéo-chrétien, probablement de stricte observance juive « tout autant fortement messianiste que stoïcien ». cf. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 754.
  33. Dion Cassius dit que Flavius Clemens, sa femme et Manius Acilius Glabrio ont été condamnés pour les mêmes motifs par Domitien: « ne pas adorer les dieux » et avoir « embrassé la religion des juifs ». Or les découvertes archéologiques effectuées par Giovanni Battista De Rossi dans la Catacombe de Priscilla conduisent à penser qu'Acilius Glabrio était chrétien et qu'il en était donc de même pour Titus Flavius Clemens et sa femme (cf. Giovanni Battista De Rossi, Bullettino di archeologia cristiana, 1888-1889, p. 15s; cf. de Wahl, Römische Quartalschrift, IV, 1890, p. 305s). D'ailleurs, Titus Flavius Clemens figure au martyrologe romain à la date du 22 juin : « Item Romae Translatio sancti Flavii Clementis, viri Consularis et Martyris; qui, sanctae Plautillae frater ac beatae Virginis et Martyris Flaviae Domitillae avunculus, a Domitiano Imperatore, quocum Consulatum gesserat, ob Christi fidem interemptus est. Ipsius porro corpus, in Basilica sancti Clementis Papae inventum, ibidem solemni pompa reconditum est. », cf. (la) Vetus Martyrologium Romanum, à la date du 22 juin.
  34. (it) Chiesa dei Santi Nereo e Achilleo sur le site Romasegreta.it.
  35. Calendarium Romanum (Libreria Editrice Vaticana), p. 123.
  36. Abbé Migne, Troisième et dernière encyclopédie théologique, t. 51, Paris, 1854, col. 107-108.

Lien externe[modifier | modifier le code]