Catacombe de Priscille

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41° 55′ 47″ N 12° 30′ 31″ E / 41.9297, 12.5087

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La catacombe de Priscille.
Fresque du bon pasteur.

La catacombe de Priscille est l'une des plus anciennes et des plus vastes catacombes de Rome. Elle est située sur la Via Salaria, dans le quartier de Trieste.

Son nom[modifier | modifier le code]

Le nom de Cimetière de Priscilla est le nom que les chrétiens de Rome donnaient à cette propriété dans les premiers siècles de l'existence de l'Église. Grâce aux découvertes archéologiques effectuées par Giovanni Battista De Rossi et à leur confrontation avec les textes chrétiens les plus antiques et des inscriptions lithiques, il est à peu près établi que le nom du cimetière qui va ensuite s'étendre dans une catacombe vient de la mère de Pudens, un sénateur romain devenu chrétien, même si l'identité de ce Pudens est disputée. En effet, certains critiques pensent qu'il s'agit de celui qui a directement été converti par l'apôtre Pierre, qui est réputé l'avoir hébergé dans sa maison et qui serait mentionné dans la Deuxième épître à Timothée (IV, 21), alors que d'autres critiques estiment qu'il s'agirait de son fils ou de l'un de ses neveux, lui aussi appelé Pudens[1]. Ce Pudens, sa mère Priscilla et ses deux filles Pudentiana et Praxedis auraient tous été enterrés dans ce cimetière[1]. Les Actes des saintes Pudentiana et Praxedis nous informe qu'un certain Pastor, frère du « pape » Pie Ier (140-142 à 155) aurait enterré une des filles de Pudens, aidé par Praxedis, la sœur survivante et qu'ils ont placé son corps à côté de celui de son père (Pudens) dans le cimetière de Priscilla sur la Via Salaria[1]. Une affirmation qui semble intentionnelle pour indiquer que la Priscilla qui a donné son nom au cimetière était la mère de Pudens[1].

La noble dame Priscille, qui appartenait à la famille sénatoriale des Acilii, doit avoir été la fondatrice du cimetière, ou bien la donatrice de l'aire sur laquelle il fut construit. Ainsi qu'en témoigne une inscription dans la catacombe : "Priscilla clarissima"[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Développée vers le milieu du Ve siècle[3], il s’agissait au IIe siècle d'une propriété privée appartenant à la famille sénatoriale des Acilii, utilisée pour les sépultures de personnes liées à la famille du propriétaire. À partir du IIe siècle, la propriété va se développer comme un cimetière où de nombreux chrétiens sont enterrés, avant de s'étendre dans une hypogée souterraine ultérieurement. Cette extension a lieu dans une carrière qui fut utilisée par les chrétiens pour leurs sépultures On y trouve les sépultures de nombreux Chrétiens dont des dizaines de martyrs ainsi que quelques papes.

Liste des 7 papes inhumés[modifier | modifier le code]

Voici la liste des sept souverains pontifes qui ont été enterrés à l'origine dans la catacombe de Prescille[4]:

  1. Marcellin (29e pape de 296 à 304)
  2. Marcel Ier (30e pape de 308 à 309)
  3. Sylvestre Ier (33e pape de 314 à 335)
  4. Libère (36e pape de 352 à 366)
  5. Sirice (38e pape de 384 à 399)
  6. Célestin Ier (43e pape de 422 à 432)
  7. Vigile (59e pape de 537 à 555)

Éléments artistiques[modifier | modifier le code]

Du fait de l'importance des inhumations chrétiennes dans la catacombe de Priscille, le décor de la catacombe est marquée par de nombreuses images chrétiennes datées du IIIe siècle.

Ainsi, dans le cubiculum de la Velatio ("la prise de voile"), on trouve la représentation de la défunte, au centre de la voute et vêtue d'une tunique ample et d'un voile, accompagnée de colombes, de la figure du Bon Pasteur, de l'épisode du sacrifice d'Abraham, des Trois Hébreux dans la fournaise et de Jonas et le monstre marin. Dans l'iconographie chrétienne, les colombes, qui apparaissent souvent dans l'Ancien et le Nouveau Testament, sont le symbole des anges ou de l'Esprit Saint. L'association des différentes scènes constitue un programme cohérent. En effet, l'épisode du sacrifice d'Isaac, à gauche de la défunte, est une préfiguration du sacrifice du Christ, fils de Dieu livré en sacrifice aux hommes. De même, l'épisode de Jonas, avalé puis recraché par un monstre marin, évoque la résurrection et la renaissance du Christ. Enfin, l'épisode des trois Hébreux dans la fournaise est un paradigme de Salut. Toutes ces scènes sont dessinées au trait et colorées de grands aplats de couleurs. Elles sont réduites aux seuls éléments permettant la compréhension immédiate de la scène, ce qui est une caractéristique de l'art paléochrétien.

On peut également observer ces caractéristiques dans la chapelle grecque de la catacombe, où on retrouve une représentation de l'épisode de Suzanne et les vieillards, qui est également un paradigme de Salut.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d George Edmundson, Church in Rome in the First Century, The Pudens Legend, note "C".
  2. « les catacombes romaines », sur www.Clio.fr (consulté le 15 décembre 2010)
  3. « Le catacombe di Priscillia », sur www.catacombepriscilla.com (consulté le 15 décembre 2010)
  4. « visiter les catacombes », sur vatican.va (consulté le 15 décembre 2010)