Titus Flavius Clemens

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Titus Flavius Clemens
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Titus Flavius Clemens est un homme politique romain ayant vécu au Ier siècle (né vers 50, mort en 95 à Rome), consul éponyme avec Domitien en 95.

Petit-neveu de l'empereur romain Vespasien, fils de Titus Flavius Sabinus, consul en 69, frère de Titus Flavius Sabinus, consul en 82 et petit-cousin des empereurs Titus et Domitien, il est principalement connu pour sa conversion au judaïsme ou son appartenance au christianisme primitif, qui entraîne un conflit avec le pouvoir établi en 95.

C'est un saint chrétien qui figure au Martyrologe romain à la date du 22 juin. Sa sépulture se trouve dans la Basilique Saint-Clément-du-Latran.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

En 69, malgré la révolte des légions d'Orient et du Danube en faveur de Vespasien, Vitellius laisse en place le frère aîné de Vespasien, Titus Flavius Sabinus II, qui est alors préfet de Rome depuis douze ans. Lorsque les partisans de Vitellius sont vaincus par Antonius Primus, Sabinus II négocie en décembre 69 l'abdication de Vitellius contre une retraite dorée en Campanie. Mais Vitellius, poussé par les prétoriens et la populace, renonce à cette abdication. Des échauffourées au forum entre prétoriens et vigiles poussent Flavius Sabinus à se réfugier dans la forteresse sur la colline du Capitole. Il est probable que Clemens et son frère Titus Flavius Sabinus ainsi que leur père Titus Flavius Sabinus III sont les liberi (jeunes fils) que le frère de Vespasien a réussi à amener dans le Capitole fin décembre 69, accompagné de Domitien, âgé alors de 18 ans[1],[2]. Mais les vitelliens donnent l'assaut et dans la confusion qui s'ensuit, le Capitole et le temple de Jupiter sont incendiés. Flavius Sabinus II finit « percé de coups et mis en pièces » et son cadavre est décapité, mutilé et traîné aux Gémonies[3],[4], mais les deux jeunes hommes parviennent à s'enfuir avec Flavius Sabinus III.

Il est possible que sa mère soit Arrecina Clementina, une sœur de Marcus Arrecinus Clemens et de Arrecina Tertulla[2]. Toutefois, ce nom n'est épigraphiquement attesté nulle part. D'autres critiques estiment que cette hypothétique Clementina pourrait-être sa grand-mère paternelle[5]. À partir d'inscriptions, il a aussi été émis l'hypothèse qu'il ait été un fils de Cocceia, la sœur du futur empereur Nerva[6]. Pour sa part, Clemens était marié à Flavia Domitilla[7], fille de la sœur de Titus et de Domitien[2],[8], appelée Domitilla la Jeune pour la distinguer de sa mère Domitilla l'Aînée. Il est possible que le père de la femme de Titus Flavius Clemens ait été Quintus Petillius Cerialis Caesius Rufus[9].

Clemens et Flavia Domitilla ont eu sept enfants[10]. Selon Suétone, dans la Vie des douze Césars, deux de ses fils, quoique très jeunes, ont été ouvertement reconnus comme ses successeurs par Domitien[11], changeant leur nom, l'un en (Titus Flavius) Vespasianus[12] et l'autre en (Titus Flavius) Domitianus[13],[14]. Ils ont été élevées par Quintilien[15], probablement vers 90, on suppose que c'est pour cette raison que les ornamenta consularia lui ont été décernés[16],[14].

En 95, Clemens a été désigné consul éponyme avec l'empereur, probablement pour préparer ses fils à la succession[14]. Il exerce sa fonction du 1er janvier au 1er mai[14],[note 1]. Cependant, Domitien « attendit à peine que cet homme, d'une nullité abjecte (contemptissimae inertiae), fut sorti du consulat pour se défaire brusquement de lui sur le soupçon le plus frivole[17] ». L'historien romain Dion Cassius est plus explicite : si Flavius Clemens est exécuté et sa femme exilée dans l'île de Pandateria, c'est pour « athéisme » (άθεότης), « accusation qui fit condamner également beaucoup d'autres personnes convaincues de s'être laissées entraîner aux coutumes des Juifs »[18],[19].

Selon la tradition juive[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Kelomenos (père d'Onqelos).

Selon le Talmud repris en partie par Heinrich Graetz[20] et la Jewish Encyclopedia[21],[22], Clemens (Kelomenos dans le Talmud) est considérablement influencé par les sages juifs de son temps, en particulier Rabbi Akiva. Son premier contact avec lui a lieu sur un bateau lors d'un voyage sur la Méditerranée vers la côte italienne. Rabbi Akiba participe à une ambassade juive, partie livrer un cadeau au nouvel empereur Domitien[note 2]. Un fort orage menace le bateau et le capitaine perd tout espoir. Clemens amène son épouse sous le pont, et quand il revient, il voit Rabbi Akiba, ses mains levées vers le ciel, dire une prière à Dieu. Après qu'il fait sa prière, la mer redevient calme. Clemens se présente au Rabbi et lui offre ses services à Rome, mentionnant qu'il est un proche parent de l'empereur. À la cour de Domitien, Clemens défend Rabbi Akiba et ses compagnons car il s'avère que leur cadeau à l'empereur (un coffre de terre) est une insulte et ils sont condamnés à mort. Clemens explique que ce pourrait être de la terre bénite, semblable à celle que le patriarche juif Abraham a utilisée contre les quatre rois[23]. Or, il y a eu des attaques récentes contre la forteresse romaine de Mogontiacum (Mayence) capitale de Germanie supérieure. Domitien décide de laisser les rabbins séjourner chez Clemens jusqu'à ce qu'il puisse prouver la valeur de la terre bénite.

Chez Clemens, Rabbi Akiba lui apprend ainsi qu'à son épouse, Flavia Domitilla, le Dieu unique et les enseignements du judaïsme. La terre bénite permet le succès de l'empereur contre les Germains et celui-ci accorde des cadeaux précieux à la députation juive. Rabbi Akiba quitte Clemens dans de bonnes conditions, ayant planté la graine de l'amour pour le Tout-Puissant dans son cœur et celui de sa femme.

Environ quinze ans plus tard, des citoyens romains juifs rappellent les rabbins, car l'empereur Domitien est devenu un despote et se proclame un dieu. Il prépare un édit ordonnant le massacre, dans l'Empire romain, des Juifs (et donc des chrétiens, que les Romains considèrent alors comme une secte juive). Clemens et son épouse s'étant convertis au judaïsme, ils demandent spécialement la présence de Rabbi Akiba[note 3].

Quand les rabbins arrivent, Clemens les accueille et leur demande de passer la nuit chez Marcus Cocceius Nerva, un sénateur, qui succédera à Domitien après avoir planifié son assassinat avec Stephanus, un domestique de Clemens.

Cinq jours avant le vote de l'édit par le Sénat, l'épouse de Clemens, Flavia Domitilla, le convainc de se suicider afin de faire reporter le vote du Sénat, dans l'espoir que Dieu apporte un miracle avec ce nouveau délai. En effet, puisque Clemens est consul, s'il doit mourir, un autre consul doit être élu avant que le Sénat ne puisse prendre de nouvelles décisions. Cela prend longtemps pour élire un nouveau consul, et donc ce délai peut aider à sauver les Juifs. Le lendemain, Clemens va voir l'empereur Domitien et lui indique qu'il s'est converti au judaïsme. Le même jour, Domitien paraît devant le Sénat pour accuser le consul Flavius Clemens d'apostasie et de conversion au judaïsme. Clemens ne nie pas la charge et il est unanimement condamné à mort.

Avant de mourir, Flavius Clemens se circoncit lui-même et prend le nom de Ketiah bar Chalom (קטיעה בר שלום) [24],[25]. Son « martyre » est célébré dans la littérature hébraïque[26].

Le texte de Dion Cassius peut laisser supposer que le consul Flavius Clemens est favorable aux Juifs et est leur avocat à la cour impériale. Cela et l'exécution brutale de Flavius Clemens, liée ou non à son judaïsme supposé, sont peut-être le point de départ de la tradition orale juive. Toutefois certains historiens comme Simon Claude Mimouni estiment que cette identification n'est pas assurée dans la mesure où il semble y avoir eu de nombreux Clemens. D'autres critiques, font remarquer que dans le Talmud la femme de Kelomenos/Clemens est une sœur de Titus, alors que Flavia Domitilla n'est pas une sœur de Titus, mais sa nièce. Gsell dit : « Le rapprochement est très forcé et ne semble pas pouvoir être accepté »[27].

Dans le christianisme[modifier | modifier le code]

Plusieurs savants ont demandé si l'accusation d'« athéisme », « accusation qui fit condamner également beaucoup d'autres personnes convaincues de s'être laissées entraîner aux coutumes des Juifs », pour laquelle souffrirent Flavius Clemens et sa femme était fondée sur la foi chrétienne. Selon eux, cette accusation « prouve que les Romains ne distinguaient pas encore, au premier siècle, les chrétiens, qui, dans le principe, étaient tous Juifs »[28].

Sur la base de telles considérations, le Martyrologe romain indique à la date du 22 juin : « À Rome, commémoration de saint Flavius Clemens martyr, mis à mort par l'empereur Domitien, avec lequel il avait exercé l'office de consul, nominalement pour avoir nié les dieux, mais en réalité à cause de la foi du Christ[29]. Cette date n'est pas celle de sa mort, mais correspond à la translation de ses reliques en 1725 dans la Basilique Saint-Clément-du-Latran[30],[31].

De l'autre côté, chez les anciens auteurs chrétiens ce n'est qu'au IXe siècle qu'est mentionnée pour la première fois la foi chrétienne du consul, sous la plume de Georges le Syncelle[32].

Du consul Clemens et de sa femme Paul Mattéi dit : « Peut-être étaient-ils chrétiens. Mais il est bien plus plausible qu'ils aient eu des accointances judaïques »[33].

Dans les légendes chrétiennes[modifier | modifier le code]

Dans les Actes des saints Nérée et Achillée » on représent ces derniers comme si, au lieu d'être deux martyrs soldats, ils étaient eunuques valets de chambre d'une Flavia Domitilla, fille de Plautilla qui vont voir l'évêque Clément de Rome et, pour se présenter à lui, ils disent: « nous savons que le consul Clément (Titus Flavius Clemens) était frère germain de votre père. Or, sa sœur Plautilla nous avait pris à son service », ce qui présente l'évêque comme neveu de Titus Flavius Clemens et de cette Plautilla. Dans ces Actes, le personnage principal n'est pas la Flavia Domitilla, femme du consul et mère de sept enfants, mais une fille de cette Plautilla et nièce du consul, vierge et martyre.

Dans les écrits pseudo-clémentins, l'évêque Clément est le fils d'un personnage qui a atteint le rang sénatorial à l'époque de l'empereur Tibère (mort en mars 37), dont nous ne connaissons qu'un des trois noms des tria nomina : Faustinianus, abrévié en Faustinus dans les Homélies pseudo-clémentines[34]. On retrouve le même nom Faustinianus dans les Actes du martyre de saint Clément[35] ainsi que dans les légendes de l'église de Metz, dont le premier évêque, Clément de Metz, aurait été un oncle de l'évêque Clément de Rome, et qui s'appellerait Flavius Clemens.

Identification avec l'évêque Clément de Rome[modifier | modifier le code]

Dans le XIXe siècle, plusieurs savants identifiaient Titus Flavius Clemens avec l'évêque Clément de Rome[36]. Selon Brian Jones, c'était certains « apologistes chrétiens » qui ont tenté cette identification[37].

Aujourd'hui on rejette cette identification[36]. Peters dit : « Le silence unanime des meilleures sources sur ce point serait par trop étonnant : si le pape Clément avait été consul, s’il était un Flavien et le propre cousin de l’empereur, comment ne l’aurait-on pas retenu et redit[38]? Selon Eusèbe, Clément de Rome vivait encore au début du règne de Trajan[39]. Et ce n'est qu'au IXe siècle qu'est mentionnée pour la première fois la foi chrétienne du consul, sous la plume de Georges le Syncelle[32].

Le Martyrologe romain distingue entre Titus Flavius Clemens, qui y figure à a date du 22 juin, et Clément de Rome fêté le 23 novembre. Titus Flavius Clemens est donné comme ayant été exécuté à Rome par ordre de Domitien dans des conditions compatibles avec ce qui est rapporté par Suétone et Dion Cassius (en 95), alors que le Martyrologe romain ne dit rien de la manière de la mort du martyr évêque Clément de Rome, qui second les légendes est exécuté par ordre de Trajan au début de son règne qui commence en 98, après qu'il a été « relégué au delà du Pont-Euxin dans la solitude de Cherson : il serait mort noyé, après avoir été jeté dans la mer Noire avec une ancre accrochée au cou[40],[35] ».

Identification avec un personnage du Roman pseudo-clémentin[modifier | modifier le code]

Bernard Pouderon a cru distinguer derrière la figure du Clément, personnage principal du Roman pseudo-clémentin, qui y est présenté comme le futur évêque, un Clément juif, héros d'un roman judéo-hellénistique inspiré de la légende juive du consul exécuté sous Domitien pour le crime du judaïsme. Pour mettre le Clément fictif du Roman pseudo-clémentin en relation avec saint Pierre, le redacteur, un judéo-chrétien proche, comme le montre l'enseignement qu'il attribue à Pierre, de ceux que l'hérésiologie appelle les ébionites[41],[42] change le nom de Domitien (empereur de 81 à 96) en celui di Tibère (empereur de 14 à 37), en établissant ainsi une chronologie qui rend impossible l'identification du Clément du Roman, qui est présenté comme un jeune garçon doué de raison à l'époque de l'empereur Tibère (mort en mars 37), avec le consul, qui ne naît pas avant 55-60[34]. Pouderon affirme aussi que derrière ce roman judéo-hellénistique, qu'il assigne au commencement du IIe siècle, il y a eu un autre roman de la période julio-claudienne. À l'égard de ces diverses théories de Pouderon Jan N. Bremmer dit : « ce n'est pas très sérieux !»[43] Pouderon discerne en outre des points de contact entre la présentation de Simon le Magicien dans le Roman pseudo-clémentin et la légende de Faust[44].

Plusieurs obstacles semblent se dresser contre l'identification du Clément du Roman pseudo-clémentin avec Titus Flavius Clemens. Le premier d'entre eux vient de la chronologie. Le Clément du Roman y est dépeint comme un jeune garçon doué de raison à l'époque de l'empereur Tibère (mort en mars 37), alors que Titus Flavius Clemens ne naît pas avant 55-60[34].

Le Clément du Roman est le fils d'un personnage de rang sénatorial qui s'appelle Faustus (selon la version grecque) et Faustinianus (selon la version latine). Il a aussi deux frères majeurs, les jumeaux Faustinus et celui qui est nommé Faustinianus dans la version grecque mais Faustus dans la version latine[35],[45]. Or le nom du père de Titus Flavius Clemens est Titus Flavius Sabinus. De nombreuses inscriptions ont été retrouvées concernant la famille flavienne et rien n'indique qu'il aurait pu s'appeler aussi Faustinianus ou Faustus. Là aussi, il n'y a aucun indice selon lequel le consul Titus Flavius Clemens aurait pu avoir des frères jumeaux.

Culte[modifier | modifier le code]

En 1725, au cours de travaux effectués dans la basilique, des reliques que l'on pense être celles de Titus Flavius Clemens ont été redécouvertes dans la Basilique Saint-Clément-du-Latran[30],[31]. Cet évènement a occasionné la première insertion dans le Martyrologe romain du son nom en 1747 : « À Rome, translation de Saint Flavius Clémens, homme de niveau consulaire et martyr, le frère de sainte Plautilla et oncle de la sainte Vierge et Martyre Flavia Domitilla, a été mis à mort à cause de la foi du Christ par l'empereur Domitien, avec qui il avait exercé l'office de consul. Son corps a été retrouvé dans la Basilique du pape saint Clément et, après une cérémonie solennelle, il a été replacé au même endroit » [46]. Depuis la révision de l'an 2001 du Martyrologe romain, qui a éliminé les informations prises des Actes des saints Nérée et Achillée, le texte récite : « À Rome, commémoration de saint Flavius Clemens martyr, mis à mort par l'empereur Domitien, avec lequel il avait exercé l'office de consul, nominalement pour avoir nié les dieux, mais en réalité à cause de la foi du Christ[47].

Lien avec la Basilique Saint-Clément-du-Latran[modifier | modifier le code]

Sur le site de la Basilique Saint-Clément-du-Latran, située à Rome, a été mis au jour un complexe de bâtiments sur trois niveaux, dont le niveau archéologique le plus bas est une insula du Ier siècle[48], hébergeant un lieu de culte de Mithra. Lors de fouilles, un collier aujourd'hui perdu, a été retrouvé. Il porte une inscription qui mentionne l'appartenance d'un esclave à la domesticité de Clément « dominicu Clementis[49] », accompagné par un symbole chrétien[50]. À la fin du IVe siècle, saint Jérôme identifiait à l'évêque Clément de Rome le propriétaire de cette résidence, qu'il sera plus correcte identifier à un donneur homonyme du IVe siècle[50]. L'attribution du bâtiment à l'évêque Clément de Rome a été vivement combattu dans les années 1930, notamment par E. Junyent[51].

La basilique est dédiée à l'évêque Clément de Rome depuis l'arrivée de ses reliques ramenées de Crimée par les saints Cyrille et Méthode au IXe siècle.

Arbre généalogique[modifier | modifier le code]

 
 
 
Titus Flavius Petro
(fl Ier siècle av. J.-C.)
 
 
 
Tertulla, fille de Tertullus
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Vespasia Polla (en)
 
Titus Flavius Sabinus
(fl. Ier siècle av. J.-C.)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Titus Flavius Sabinus
 
Titus Flavius Vespasianus (empereur Vespasien)
()
 
 
 
Domitilla l'Aînée
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Titus Flavius Sabinus
 
 
Titus Flavius Vespasianus (empereur Titus)
(30 déc. 7913 sept. 81)
 
Domitilla la Jeune
 
Quintus Petillius Cerialis ( ? )
 
Titus Flavius Domitianus (empereur Domitien)
(14 sept. 8118 sept. 96)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Julia Flavia
 
Titus Flavius Sabinus marié à Julia Flavia, fille de Titus
 
Titus Flavius Clemens
(exécuté en 95)
 
Flavia Domitilla
éponyme des catacombes de Domitilla
 
 
 
 

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Heinrich Graetz, Die Jüdischen Proselyten im Römerreiche, pp. 28 et suivantes.
  • idem, Histoire des Juifs.
  • Lebrecht, in Geiger's Jüd. Zeit. xi. 273.
  • Berliner, Gesch. der Juden in Rom, p. 39.
  • Kraus, Roma Sotterranea, Freiburg-in-Breisgau, 1873, p. 41.
  • Prosopographia Imperii Romani, ii. 81.G. S. Kr.
  • (de) Wolfgang Kuhoff, « Biographische Bibliographisches Kirchenlexikon ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Domitien « dépose les faisceaux » le 15 janvier, alors que Titus Flavius Clemens continue d'exercer sa fonction jusqu'au 1er mai, en compagnie de Lucius Neratius Marcellus, consul suffect. cf. Ketty Iannantuono, Aristocrazia e potere la gens Nerata tra antico e tardoantico, p. 20.
  2. Le Talmud rapporte plusieurs voyages de sages à Rome sous le règne de Domitien. Notamment un premier voyage à trois avec R. Eliezer, R. Josué, R. Gamaliel II (Midrash Deutéronome Rabba 2, 24) ; d'autre-part, un second voyage avec R Éléazar ben Azariah, R. Josué ben Hananiah, R Akibah (Sifré Deutéronome 43 ; TB Makhot 24a ; M Erubin IV, 1). Selon S. C. Mimouni, « ils se déplacent soit pour intercéder auprès du pouvoir central impérial, soit pour établir des relations avec la communauté judéenne de Rome, voire prêcher dans les synagogues de la capitale impériale (TJ Sanhedrin VII, 14, 19a) » ; cf. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 759.
  3. Selon Simon Claude Mimouni, « à la tête d'une délégation des membres les plus importants de l'académie de Yabneh, Rabban Gamaliel II séjourne à Rome vers 95-96 à la fin du règne de Domitien, peut-être pour prévenir une action contre les Judéens de la part de cet empereur (Talmud de Babylone, Sanhedrin 39a, 90b-91a ; Midrash, Shemoth Rabba 30 - une compilation tardive du XIe siècle) » ; cf. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, PUF, 2012, p. 487.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Tacite, Histoires, livre III, 9.
  2. a, b et c Brian Jones, The Emperor Domitian, 1993, Routledge, Londres, p. 47.
  3. Tacite, Histoires, livre III, 74.
  4. Suétone, Vie de Vitellius, 15.
  5. Généalogie de Arrecina Clementina, sur http://www.geni.com
  6. Généalogie de Cocceia, sur http://www.geni.com
  7. PIR² F 418.
  8. PIR² F 417.
  9. Brian Jones, The Emperor Domitian, 1993, Routledge, Londres, p. 47-48.
  10. ILS, 1839.
  11. Suétone, Vie de Domitien, 15, 1.
  12. PIR² F 397.
  13. PIR² F 257.
  14. a, b, c et d Brian Jones, The Emperor Domitian, 1993, Routledge, Londres, p. 48.
  15. (en) Quintilian, Institutio Oratoria , iv. 1, § 2.
  16. Ausonius, Grat. Act, 10.7.204.
  17. Suétone, « [[Vie des douze Césars]], Domitien, 15 », sur Biblioteca Classica Selecta : « Enfin, quoiqu'il eût reconnu publiquement, pour ses successeurs au trône, les fils encore enfants de Flavius Clemens, son cousin germain, après leur avoir ôté leurs premiers noms, pour appeler l'un Vespasien, l'autre Domitien, il attendit à peine que cet homme, d'une nullité abjecte, fut sorti du consulat pour se défaire brusquement de lui sur le soupçon le plus frivole. Cet acte contribua surtout à hâter sa fin. ».
  18. Dion Cassius traduit par Théodore Reinach, « Histoire romaine, épitomé de Xiphilin, livre 67 », Ernest Leroux,  : « Cette même année, Domitien fit mourir, outre plusieurs autres, le consul Flavius Clément, bien qu'ils fussent cousins et qu'il eut épousé Flavia Domitilla sa parente, les accusant tous deux d'« athéisme », accusation qui fit condamner également beaucoup d'autres personnes convaincues de s'être laissées entraîner aux coutûmes des Juifs. Les unes furent mises à mort, les autres punies de confiscation. Quant à Domitilla, elle fut seulement exilée à Pandateria »
  19. (en) Richard Gottheil et Hermann Vogelstein, « Domitian », Jewish Encyclopedia.
  20. Heinrich Graetz, « Histoire des Juifs, III, 1, 2 ».
  21. (en) Richard Gottheil et Samuel Krauss, « Flavia Domitilla », Jewish Encyclopedia.
  22. (en) Louis Ginzberg, « His Favorite Maxim », Jewish Encyclopedia.
  23. Genèse, 14, 9.
  24. Talmud de Babylone, Abodah Zarah, 10b et Neadarim 50a-b ; Midrash Rabbah II, Vaetchanan 24.
  25. Bernard Pouderon, in Le Judéo-christianisme dans tous ses états, Simon Claude Mimouni (Dir.), Paris, Cerf, 2001, p. 232, note no 3.
  26. Bernard Pouderon, in Le Judéo-christianisme dans tous ses états, Simon Claude Mimouni (Dir.), Paris, Cerf, 2001, p. 232.
  27. Stephane Gsell, Essai sur le règne de l'empereur Domitien, Thorin et Fils 1894, p. 297 ; extrait
  28. Journal des savants, Éditions Klincksieck, 1870, p. 22–23
  29. Romae, commemoratio sancti Flavii Clementis, martyris, qui a Domitiano imperatore, quocum consulatum gesserat, revera ob Christi fidem interemptus est (Martyrologium Romanum, édition 2004, p. 349)
  30. a et b Jean Joseph Gaume, Les trois Rome: journal d'un voyage en Italie, vol. 1, Paris, 1847, p. 452
  31. a et b Henry Wace, Dictionary of Christian Biography and Literature, Delmarva Publications, 1911
  32. a et b Peter Lampe, Christians at Rome in the First Two Centuries: From Paul to Valentinus, T & T Clark International, 2003, Mohr Siebeck, Tübingen, p. 200.
  33. Paul Mattéi, Le christianisme antique: De Jésus à Constantin, Armand Colin, 2011, chapitre 6, sous-titre « Structures sociologiques des communautés ».
  34. a, b et c Bernard Pouderon, in Le Judéo-christianisme dans tous ses états, Simon Claude Mimouni (Dir.), Paris, Cerf, 2001, p. 238-239.
  35. a, b et c Actes de saint Clément, pape et martyr.
  36. a et b John Chapman, "Pope St. Clement I." dans The Catholic Encyclopedia (New York: Robert Appleton Company, 1908)
  37. Brian Jones, The Emperor Domitian, 1993, Routledge, Londres, p. 115.
  38. Gabriel Peters, Lire les Pères apostoliques (I) : Clément de Rome
  39. Histoire ecclésiastique, III, 21, 1]
  40. Christian-Philippe Chanut, Saint Clément, pape et martyr
  41. Pouderon Bernard. Dédoublement et création romanesque dans le roman pseudo-clémentin ? . In: Les Personnages du roman grec. Actes du colloque de Tours, 18-20 novembre 1999. Lyon : Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux, 2001. p. 283. (Collection de la Maison de l'Orient méditerranéen ancien. Série littéraire et philosophique, 29)
  42. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 706.
  43. Jan N. Bremmer, Maidens, Magic and Martyrs in Early Christianity: Collected Essays I (Mohr Siebeck 2017), p. 237
  44. Pouderon Bernard. Faust, le Faustbuch et le Faustus Pseudo-Clémentin, ou la genèse d'un mythe. In: Revue des Études Grecques, tome 121, fascicule 1, janvier-juin 2008. pp. 127-148
  45. Frédéric Amsler, Les citations évangéliques dans le roman pseudo-clémentin. Une tradition indépendante du Nouveau Testament ? in Frédéric Amsler, Gabriella Aragione, Eric Junod, Enrico Norelli, Le canon du Nouveau Testament: regards nouveaux sur l'histoire de sa formation, 2005, Éd. Labor & Fides, Genève, p. 149.
  46. En latin Item Romae Translatio sancti Flavii Clementis, viri Consularis et Martyris; qui, sanctae Plautillae frater ac beatae Virginis et Martyris Flaviae Domitillae avunculus, a Domitiano Imperatore, quocum Consulatum gesserat, ob Christi fidem interemptus est. Ipsius porro corpus, in Basilica sancti Clementis Papae inventum, ibidem solemni pompa reconditum est (Vetus Martyrologium Romanum, 22 juin.
  47. Romae, commemoratio anti Flavii Clementis, martyris, qui a Domitiano imperatore, quocum consulatum gesserat, revera ob Christi fidem interemptus est (Martyrologium Romanum, édition 2004, p. 349).
  48. Léonard Boyle, Petit guide de Saint-Clément, Rome, Collegio San Clemente, 1976, p. 12.
  49. CIL XV, 7192; suivre le lien pour le texte complet
  50. a et b (it) Francesco Scorza Barcellona, «Clemente I, santo» ; Enciclopedia dei Papi, Treccani, Enciclopedia italiana, 2000, Consulté le 4 octobre 2015.
  51. (it) E. Junyent, Il titolo di San Clemente in Roma, 1932, Rome.

Sources[modifier | modifier le code]