Sainte-Marie-la-Mer

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Sainte-Marie-la-Mer
Le port de Sainte-Marie-la-Mer
Le port de Sainte-Marie-la-Mer
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton Perpignan-2
Intercommunalité Perpignan Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Pierre Roig
2014-2020
Code postal 66470
Code commune 66182
Démographie
Gentilé Saint-Marinois
Population
municipale
4 762 hab. (2014)
Densité 463 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 43′ 41″ nord, 3° 01′ 04″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 10 m
Superficie 10,29 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintemarielamer.com

Sainte-Marie, ancienne dénomination officielle, devenue Sainte-Marie-la-Mer par décret du 7 février 2017[1] (Santa Maria la Mar en catalan) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Saintes-Marinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est divisée en deux entités :

  • Le village de Sainte-Marie est situé à environ 15 kilomètres à l'est de Perpignan, et à 3 kilomètres au nord de Canet-en-Roussillon. C'est le cœur historique, construit autour de l'église Sainte-Marie.
  • Sainte-Marie-Plage est à environ 2 kilomètres du village, le long du littoral méditerranéen. Ce quartier est séparé du village par la route départementale 81A, qui assure la desserte du littoral entre Saint-Cyprien et Le Barcarès.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sainte-Marie[2]
Torreilles
Villelongue-de-la-Salanque Sainte-Marie[2] Mer Méditerranée
Canet-en-Roussillon

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies cyclables[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la Vélittorale qui conduit du Barcarès à Canet-Plage[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte les noms de Redoute-de-l'Agly et de Redoute-Maritime[4].

La commune, nommée simplement Sainte-Marie, prend officiellement le nom de Sainte-Marie-la-Mer suite à un décret du ministère de l'Intérieur du 7 février 2017[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

Jusqu'au XIIe siècle, deux villages coexistent dans les environs : Sainte-Marie-de-Pabirans, siège au XIe siècle d'une famille de Sainte-Marie, et Saint-André-de-Bigaranes. Le territoire passe ensuite entre les mains des seigneurs de Canet. En février 1198, le roi Alphonse II d'Aragon donne l'autorisation à Raymond de Canet de fortifier l'une des deux localités de son choix. Celui-ci décide de doter Pabirans de fortifications, ce qui causa probablement la disparition progressive de Saint-André dont il ne reste plus de traces aujourd'hui. Le toponyme de Pabirans est ensuite progressivement abandonné au profit de Sainte-Marie[5],[6].

En 1322, Sainte-Marie rejoint la vicomté de Canet, créée à l'initiative de Sanche Ier, roi de Majorque et comte de Roussillon, en faveur de Guillaume IV de Canet[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Mairie de Sainte-Marie-la-Mer

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 en cours Pierre Roig[7],[8] DVD puis UMP-LR Ancien conseiller général

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1365 1378 1470 1515 1553 1643 1709 1720 1730
68 f 46 f 38 f 36 f 23 f 12 f 37 f 26 f 22 f
1755 1767 1774 1789 1790 - - - -
27 f 158 H 22 f 50 f 150 H - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 762 habitants, en augmentation de 2,61 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
230 252 263 358 402 417 440 447 502
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
494 489 515 510 512 539 589 619 652
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
669 694 666 744 734 833 724 633 795
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
876 975 931 1 285 2 171 3 452 3 842 4 641 4 762
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006 [11].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[12] 1975[12] 1982[12] 1990[12] 1999[12] 2006[13] 2009[14] 2013[15]
Rang de la commune dans le département 61 66 55 35 28 25 21 21
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fêtes patronale et communale : 15 et 24 août[16].

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre médical

Un centre médical est présent sur la commune.

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 004 €[17].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Sainte-Marie remonte probablement au haut Moyen Âge. L'édifice actuel ne date cependant, pour ses parties les plus anciennes, que du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle. Le chevet fortifié, de forme pentagonale, est en effet le dernier vestige de l'église romane. Extérieurement comme intérieurement, ses parois sont appareillées en pierre de taille, ce qui montre le grand soin apporté à l'édifice[18]. L’orientation du chevet vers l'intérieur de l'enceinte fortifiée du village laisse penser que l'église jouait le rôle d'ultime refuge en cas d'attaque[19].

Le reste de l'église romane ne nous est pas parvenu. La nef fut reconstruite au XVIIIe siècle et rallongée au XIXe siècle, avec la construction de la façade actuelle. La nef est couverte par une charpente sur arcs diaphragmes, et remploie des pierres de taille provenant probablement de l'édifice roman[20].

Le mobilier comporte plusieurs retables et statues baroques (XVIIIe siècle) et néo-gothiques (XIXe siècle). De plus, l'édifice conservait un fragment sculpté attribué à un linteau et portant des traces d'une inscription aujourd'hui indéchiffrable. La datation souvent avancée pour cette sculpture (époque pré-romane) n'est pas vérifiable[18]. Cette pièce semble ne plus être entreposée dans l'église[21].

  • Dans le village, on verra les vestiges de l'ancienne enceinte de forme quadrangulaire qui protégeait le village. Il ne reste que la courtine ouest, flanquée par l'abside de l'église et par une porte en plein cintre, surmontée d'une tour de l'horloge en briques. L'ensemble a été fortement remanié. Il subsiste également la tour d'angle nord-ouest, récemment restaurée.
  • Fresque de portraits de rugbymen célèbres (300 m de long) à Sainte-Marie Plage, réalisée par le peintre Leslie Dykes en 1993.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune possède une bibliothèque municipale, située sur la place de la mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Version électronique authentifiée publiée au JO du 09/02/2017 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 9 février 2017)
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Vélittorale (EV8)
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Lucien Bayrou, Entre le Languedoc et le Roussillon, 1258-1659, fortifier une frontière ?, Ed. Amis du Vieux Canet, 2004, page 269.
  6. a et b Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  7. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  8. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  16. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  17. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  18. a et b Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Ed. Les Presses du Languedoc, 2003, p. 96-97
  19. Lucien Bayrou, Entre le Languedoc et le Roussillon, 1258-1659, fortifier une frontière ?, Ed. Amis du Vieux Canet, 2004, p. 269.
  20. Marcel Durliat, Roussillon Roman, Ed. Zodiaque, 1986, p. 232
  21. Visite de l'église en juillet 2007