Port-Médoc

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Port-Médoc
Port-Médoc.jpg
La marina de Port-Médoc
Présentation
Construction
2002-2004
Statut
Tirant d'eau
3 mètres
Activités
Port de plaisance
Superficie
15 hectares de plan d'eau
Places
800
Flotte de pêche
non
Géographie
Coordonnées
Pays
Région
Département
Commune (France)
Localisation sur la carte de Gironde
voir sur la carte de Gironde
Legenda port.svg
Localisation sur la carte de Nouvelle-Aquitaine
voir sur la carte de Nouvelle-Aquitaine
Legenda port.svg
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Legenda port.svg

Port-Médoc est un site portuaire français situé au Verdon dans le département de la Gironde et la région Nouvelle-Aquitaine.

Localisé à la pointe de Grave, dans l'embouchure de la Gironde, à quelques encablures de l'océan Atlantique et face à la station balnéaire de Royan, il se compose d'un port de plaisance de 800 anneaux et d'une marina inspirée par l'architecture scandinave où cohabitent commerces, bars, restaurants ainsi qu'un yacht club, autour d'une capitainerie.

Inauguré en 2004, Port-Médoc est géré par la société Port Médoc SA, filiale du groupe Port Adhoc depuis fin 2013, qui s'est vue accorder une délégation de service public par la Communauté de communes de la Pointe du Médoc. Son capital est détenu intégralement par la société Port Adhoc[1].

Fin 2015, le port, arrivé à saturation, lance des travaux d'extension afin de passer de 800 à 950 places[2].

Port-Médoc se trouve à 4 milles marin du port de Royan, 5 milles du port de La Palmyre, 15 milles de Port-Maubert, 24 milles du port de Pauillac, 30 milles du port de Blaye, 46 milles du port de Bordeaux et 54 milles du port d'Arcachon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dernier né des trois ports de la commune du Verdon, à la pointe nord du Médoc, Port-Médoc est issu de la volonté des élus de la Communauté de communes de la Pointe du Médoc de redynamiser un territoire jusqu'alors un peu en marge du reste du département.

Le bassin de Port-Médoc, d'une capacité de 800 anneaux.

Jouant de la situation géographique de la commune du Verdon, au point de rencontre de l'estuaire de la Gironde et de l'océan Atlantique, face à Royan et aux portes d'une vaste pinède, décision est prise d'établir un nouveau complexe porté par Guintoli, Sun Gestion et Sammi. Le coût initial estimé à 26 millions d'euros atteint en réalité 32 millions d'euros, financés à 85 % par Guintoli Marine et à 15 % par des aides du conseil régional d'Aquitaine, du conseil général de la Gironde, de la communauté de communes de la Pointe du Médoc et de l'Union européenne[3].

Les travaux débutés au mois de septembre 2002 sont achevés deux ans plus tard, et le port est inauguré en juillet 2004. Pour autant, la politique commerciale est vite remise en cause (notamment le système d’amodiation: une concession temporaire accordée afin de jouir de l’usage d’un anneau de port)[4] et, tandis que les ports de la région affichent tous complet, une partie des anneaux peinent à trouver preneur.

Boutiques et restaurants sont reliés entre eux par de grandes esplanades.

En 2010, un audit pointe une situation financière « structurellement déficitaire » et recommande notamment la suppression des droits d'entrée et la baisse des tarifs de location[1]. Le site souffre par ailleurs de l'absence de véritable agglomération : Le Verdon, tout comme Soulac, sont des communes de taille assez modestes et la seule grande ville des environs, Royan se trouve de l'autre côté de l'estuaire.

En 2013, la société Port Médoc SA est reprise par la société Port Adhoc[5]. Une nouvelle politique commerciale est mise en place avec la baisse de plus de 30 % des tarifs de location, la mise en place de contrats de 3 ans garantissant la stabilité des prix et l'abandon des ventes d'anneau sous forme d'amodiation[4]. Cette politique tarifaire de baisse des tarifs de location a permis d'enregistrer 180 nouveaux locataires en 2013 et 160 en 2014[2]. Fin 2015, le port, arrivé à saturation, lance l'aménagement de 150 places supplémentaires[2].

Présentation[modifier | modifier le code]

Port-Médoc se compose d'un bassin d'une superficie de 15 hectares, de deux à trois mètres de tirant d'eau. Accessible 24 heures sur 24, il comporte 800 anneaux, capacité qui devrait être portée, dans l'avenir, à 1500 anneaux[4].

La capitainerie affiche des formes avant-gardistes.

Le port comporte également une aire de carénage, une zone de stockage, une darse de mise à l'eau (6,5 mètres de large) avec un élévateur à bateaux (35 tonnes maximum), une station service accessible 24h/24 (CB), une cale de mise à l'eau (pente 15% ... payante), une laverie. Les abords du port ont été traités de façon contemporaine, formant une marina s'inspirant par son architecture des pays scandinaves : succession d'esplanades bordées de petites structures en bois, limitées volontairement à un étage afin de mieux s'intégrer dans le paysage. Elles accueillent une vingtaine de boutiques (nautisme, épicerie fine, vêtements, articles de plage, décoration, agences immobilières, etc.), des bars et des restaurants. L'ensemble s'articule autour d'une capitainerie aux formes avant-gardistes.

En 2015, Port-Médoc s'est vu décerner — pour la onzième année consécutive — l'écolabel Pavillon Bleu d'Europe, qui récompense une qualité environnementale exemplaire[6].

Stèle aux membres de l'Opération Frankton[modifier | modifier le code]

À proximité de la capitainerie, une plaque honore la mémoire des membres de l'Opération Frankton. Haut fait méconnu de la Seconde Guerre mondiale, cette opération conduite par un commando britannique des Royal Marines du Boom Patrol Detachment vise à mettre hors d'état de nuire les navires de l'Axe ancrés dans le port de Bordeaux.

Le 7 décembre 1942, dix hommes placés sous le commandement du major HG « Blondie » Hasler s'embarquent sur cinq kayaks au large de Montalivet/Soulac. Une première embarcation (nom de code : « Coalfish »), malmenée par les violents courants de l'embouchure de la Gironde, chavire : son équipage, échoué à la pointe de Grave, est capturé par les Allemands. Les deux hommes seront fusillés à Blanquefort le 11 décembre 1942. Un autre kayak (« Conger ») chavire à son tour non loin de là, près de la plage de la Chambrette : seul un corps sera retrouvé... sur une plage de l'île de Ré. Au terme d'une difficile remontée de la Gironde, seuls quatre hommes parviendront à accomplir (en partie) leur mission.

Un autre monument, inauguré en 2011 à proximité de Port-Bloc, près du Monument aux Américains, honore la mémoire de ces combattants.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Verdon : au secours du port de plaisance, article de Julien Lestage paru dans Sud-Ouest
  2. a b et c Port-Médoc : 150 places supplémentaires en 2016, article de Julien Lestage paru dans Sud-Ouest
  3. Port-Médoc rame pour attirer le client, article de Rafaële Brillaud paru dans Libération, 6 décembre 2005
  4. a b et c Port Médoc cherche à redresser la barre, article paru dans Sud-Ouest
  5. La saison 2013 sera capitale pour Port Médoc, article paru dans Sud-Ouest
  6. Le label pavillon bleu, site de Pavillon Bleu

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]