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Lanloup

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Lanloup
Lanloup
Église Saint-Loup : vue extérieure d'ensemble.
Blason de Lanloup
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Yannick Le Bars
2020-2026
Code postal 22580
Code commune 22109
Démographie
Gentilé Lanloupais, Lanloupaise
Population
municipale
252 hab. (2023 en évolution de +13,51 % par rapport à 2017)
Densité 103 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 48″ nord, 2° 57′ 51″ ouest
Altitude 52 m
Min. 35 m
Max. 97 m
Superficie 2,45 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Paimpol
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Lanloup
Liens
Site web http://www.lanloup.bzh/

Lanloup [lɑ̃lu] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Géographie

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Carte de la commune de Lanloup et des communes avoisinantes

Lanloup est une commune située dans partie nord-ouest du département des Côtes-d'Armor, entre Saint-Brieuc et Paimpol, à l'ouest de la baie de Saint-Brieuc. Bien que proche de la Manche, c'est une commune non littorale ; elle en est séparée par le hameau, la plage et le port de Bréhec, qui appartiennent aux communes de Plouha et de Plouézec.

Relief et hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par un tout petit fleuve côtier, le Kergolo[1],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Lanloup[Note 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[5]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 735 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lanleff à 6 km à vol d'oiseau[8], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Au , Lanloup est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Institut national de la statistique et des études économiques en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (95,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (52,8 %), terres arables (31,9 %), zones urbanisées (10,9 %), forêts (4,4 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Lanlop en 1160[17], Lanloup en 1237[18], Lanlop en 1239[17] et en 1252[18], Lanloup en 1263[18] et en 1266[17], Lanlop en 1263, 1266, 1268 et à la fin du XIVe siècle[18], Sainct Loup en 1478[18], Lanloup en 1467 et en 1486[18], Lanlou en 1516[17], Sainct-Loup en 1536[18], Lanloup ou Sainct Loup en 1543 et en 1569[18].

Son nom vient de l'ancien breton lann, qui signifie ermitage, et peut-être de saint Loup de Troyes[18]. Quant à savoir de quel saint Loup il s'agit, comme il y en a plusieurs, les recherches locales supposent que la dédicace serait passée au XIIe siècle de saint Loup de Troyes (fêté le , et qui a participé à l'évangélisation de l'île de Bretagne) à celle de saint Loup de Sens (fêté le comme saint Gilles, dédicace de l'ancienne église avant le XVe siècle). Ce qui suppose aussi un changement de dédicace de la chapelle voisine de sainte Colombe, qui aurait été une chapelle dédiée auparavant au grand saint Colomban l'Irlandais[19]. Mais les sources anciennes font pour l'instant défaut ; toujours est-il que c'est saint Loup de Sens, grand protecteur de la Bourgogne, qui est le saint officiellement reconnu depuis un millénaire, pour le moins.

La famille noble de Lanloup

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La seigneurie de Lanloup appartenait, en 1260, à Rolland, chevalier, seigneur dudit lieu et, en 1600, à Claude de Lanloup , gentilhomme de la Chambre du roi Henri IV[20]. Les seigneurs de Lanloup étaient vicomtes de Pléhédel.

Geslin de Lanloup, descendant de Rolland de Lanloup, a participé le au combat des Trente dans les rangs des Blésistes (soutiens de Charles de Blois)[21].

En 1437, Jean de Lanloup, comme d'autres nobles du Goëlo, prêta serment au duc de Bretagne et est présent, ainsi que son fils Rolland, à la réformation de 1441[21].

La dernière héritière portant le nom de Lanloup se maria vers 1500 avec Geoffroy Le Picart, seigneur de la Demiville en Plélo, mais leurs héritiers reprirent le nom et les armes de Lanloup. Par la suite leurs descendants se fondirent dans la famille de Bellingant[21].

Temps modernes

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Carte de Cassini des paroisses de Plouha et Lanloup (1790).

Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Lanloup faisait partie du doyenné de Dol relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de saint Loup. Elle avait comme trève Lanleff. Lanloup appartenait également au comté de Goëlo.

Selon une ordonnance de Louis XV datant de 1759 la paroisse de Lanloup doit fournir 4 hommes et payer 26 livres pour la défense des côtes de Bretagne[22].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Lanloup en 1778 :

« Lanloup ; à 19 lieues à l'Ouest de Dol, son évêché  ; à 23 lieues de Rennes et à 2 lieues un neuvième de Paimpol, sa subdélégation. Cette paroisse, où l'on compte 600 communiants[Note 3], y compris ceux de Lanlef, sa trève, ressortit à Saint-Brieuc, et est enclavée dans l'évêché de ce nom. C'est une châtellenie qui appartient au Roi. La cure est à l'Ordinaire. Le territoire, coupé de vallons et de montagnes (sic), est borné par la mer, et fertile en grains de toutes espèces, et abondant en lin. C'est un pays couvert [de bocage] : on y fait du cidre[20]. »

Le , Marie-Anne-Josèphe de Lanloup, fille unique d'« Anne Joseph de Lanloup[Note 4], chevalier, seigneur de nom et d'armes, demeurant à son château de Lanloup, dite paroisse » et de Marie-Anne-Josèphe de Cornulier, épousa à Saint-Brieuc Marie-Louis de Bellingant, fils aîné de Jean-Vincent, comte de Bellingant, chef d'escadre des armées navales, chevalier de Saint-Louis[23].

Révolution française

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Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Lanmor et de Tercillat-Pelletier[24].

Après le décret du qui établissait les cantons, Pléhédel et Pludual firent partie du canton de Lanvollon, tandis que Plouha, Plouézec, Lanleff et Lanloup firent partie d’un canton dont les assemblées se tenaient à Lanmor, nom révolutionnaire de Lanloup[25].

Au printemps 1794, « chaque nuit, dans toute la région paimpolaise, à Plouézec, à Lanloup, à Yvias, à Ploubazlanec, des paysans en bande, tète nue, disant leur chapelet ou récitant les litanies, visitent les chapelles dispersées dans les campagnes »[26].

Le 24 floréal an IV () Joseph Lanloup (ex-noble dénommé Anne Joseph de Lanloup[Note 4] sous l'Ancien régime) fut condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire (et guillotiné le jour même) pour avoir écrit à sa cuisinière de vendre au mieux (et en argent comptant plutôt qu'en assignats) ses céréales ainsi qu'au maire de Lanloup, Yves Le Bihan, qui était auparavant un de ses laboureurs[27]. Il fut aussi le dernier seigneur de la Boissière, en Plusquellec, qu'il avait hérité de sa mère, Anne Joseph de la Boissière.

Le XIXe siècle

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En 1829, la commune de Plouha céda à celle de Lanloup une petite partie de son territoire contenant le hameau de Kerhuel[28].

Lanloup ː plan cadastral (1833, tableau d'assemblage).

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Lanloup en 1843 :

« Lanloup (église ou monastère de saint Loup ; Lan-Loup) : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom, moins sa trève Lanleff ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : Kerguistin, Boulsec'h, Kervagadel, Kerhuel, Dagos, Kerlubia, Kervat, Belorient, Run-ar-Vilon, Kerveret, Kervégant, La Noë-Verte, Kerzuel, Kersalaun, Pont-ar-Har, Kertugdual. Maison principale : le château de Lanloup. Superficie totale : 244 hectares 85 ares 40 centiares, dont (.;) terres labourables 202 ha, prés et pâturages 8 ha, bois 4 ha, vergers et jardins 5 ha, incultes 11 ha (..). Moulins : 4 (Traoulas, de Lanloup, de Kergolan, de la Noë-Verte ; à eau). Il y a à Lanloup une assez jolie église gothique précédée d'un porche sous lequel sont sculptées les statues des apôtres. Le château de Lanloup est ancien, mais n'a rien de remarquable ; il appartient à la famille Ropartz. Géologie : schiste talqueux. On parle le breton[29]. »

Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Lanloup possède une école de garçons ayant 64 élèves et une de filles en ayant 35, que « son territoire est très accidenté, particulièrement au nord et à l'est ; mais fertile et produisant toute espèce de céréales », que la commune possède, outre l'église paroissiale dédiée à saint Loup, les chapelles de Saint-Roch et de Sainte-Colombe, et que « les nombreuses voitures qui vont, pendant la belle saison, prendre du sable dans l'anse de Bréhec, située en Plouha, passent presque toutes par le bourg de Lanloup ; ce mouvement lui donne un air très animé » [30].

L'église de Lanloup est partiellement reconstruite en 1850 par l'architecte et entrepreneur Charles Kerleau (de Penvénan)[31].

Le le recteur de Lanloup arbora un drapeau blanc fleurdelisé à une fenêtre de son presbytère[32].

En 1892 quatre personnes du bourg ayant été mordues par un même chat, celui-ci fut tué et autopsié par un vétérinaire de Lanvollon qui déclara qu'il était atteint de la rage. La terreur saisit les habitants et le maire prit un arrêté ordonna le mise à mort de tous les chats de la commune, ce qui fut fait ; ce fut véritable hécatombe. Les quatre personnes mordues prirent le train pour aller se faire soigner à l'institut Pasteur à Paris[33]

Le XXe siècle

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La Belle Époque

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C'est dans son manoir de Lanloup, qu'il avait décidé de ne plus quitter, que Guy Ropartz reçut en 1903 son épée symbolique pour son élection à l'Académie des beaux-arts ; « un manoir de granite avec sa tour, son vieux puits, son jardin à la française et de grands arbres toujours frissonnants au vent de la mer qui font tout alentour un riche bouquet de sombre verdure »[34].

Le le capitaine Pierre Le Bitter[Note 5], né à Lanloup, reçut une médaille d'or de la part de la Société centrale de sauvetage des naufragés pour l'héroïsme dont il fit preuve lors du naufrage de son bateau, le Thisbé, pris dans une violente tempête au large d'Ijmuiden[35].

La Première Guerre mondiale

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Le monument aux morts porte les noms de 19 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi les victimes Joseph Le Bitter, marsouin, prisonnier de guerre, mort en Allemagne en 1915 ; Yves Le Cornec, victime du naufrage, consécutif à une explosion, du sous-marin Diane le  ; Pierre Ollivier, marin de commerce, mort lors de l'incendie du cargo autrichien (saisi par la France) Moghrab le  ; les autres sont décédés sur le sol français[36].

L'entre-deux-guerres

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En 1926 à Lanloup, Lanleff, Pléhédel et Pludual « l'on ne prêche encore qu'en breton » ; par contre le curé-doyen de Plouha déclare qu'il sera « bientôt obligé de cesser les prédications en breton, sous peine de n'être plus compris » ; à Plouha il n'y a plus de catéchisme en breton et on a dû organiser des catéchismes en français dans les autres paroisses du doyenné[37].

La Seconde Guerre mondiale

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Le monument aux morts porte les noms de 4 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale : Joseph Quéhec, membre du maquis des Corsaires (FFI), fusillé le à Nant (Aveyron) ; Ange Le Bitter, membre du corps expéditionnaire français en Italie, mort le  ; Jean Guyomard, mort accidentellement le en Allemagne ; Joseph Le Cornec, mort dans des circonstances et à une date non précisés[36].

Le régime de Vichy dissout le conseil municipal de Lanloup par un arrêté publié au Journal officiel le [38].

L'après Seconde Guerre mondiale

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En 1997, les communes de Lanloup, Lanleff et Pléhédel adhèrent à la communauté de communes Paimpol-Goëlo[39].

XXIe siècle

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En , deux cloches de l'église furent démontées pour une rénovation.

Héraldique

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Blason Blasonnement :
D'azur aux six annelets d'argent ordonnés 3, 2 et 1.

Politique et administration

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Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    C. Le Cornec    
    J. Le Saux    
    J. Le Meur    
    J. M. Trébouta    
avant 1843 1848 Jacques Bittoré[Note 6]    
1848 1865 Pierre Le Cornec[Note 7]   Propriétaire.
1865 1882 François Le Cornec[Note 8]   Propriétaire. Fils de Pierre Le Cornec, maire précédent.
1882 1884 François Pierre[Note 9]   Cultivateur.
mai 1884 novembre 1938
(décès)
Pierre Le Cornec[Note 10] Rad. Fils de François Le Cornec, maire entre 1865 et 1882. Agriculteur
Conseiller général de Plouha (1910 → 1919). Chevalier de la Légion d'honneur en 1927.
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1945 mai 1953 Ernest Rivoallan PCF  
mai 1953 mars 1971 Jean Le Gall   Boucher.
mars 1971 mars 1977 Le Jan    
1977 mars 1983 Jean Le Gall   Boucher.
mars 1983 juin 1995 Louise-Anne Even   Institutrice
juin 1995 mars 2008 Hubert Blanchard[40]   Ingénieur agronome retraité
Chevalier du Mérite agricole
mars 2008 mars 2014 Louise-Anne Even   Retraitée de l'enseignement
Adjointe au maire (1995 → 2008)
mars 2014 en cours Yannick Le Bars DVD Agriculteur
3e vice-président de la CC Paimpol-Goëlo (2014 → 2016)
12e vice-président de Guingamp-Paimpol Agglomération (2020 → 2021)
11e vice-président de Guingamp-Paimpol Agglomération (2021 → )

Démographie

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Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
347402403514552559573586552
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
544527502500593611503507460
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
448451444369383377391396358
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
331284236209195214261265230
2021 2023 - - - - - - -
237252-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

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Détail du porche de l'église.
L'église de Lanloup, dédiée à saint Loup est de style gothique et date du XVe siècle, sans que l'on connaisse la date exacte de son édification. Elle fut remaniée plusieurs fois au XVIIIe siècle. Le porche sud construit vers 1550 à l'emplacement de l'ancienne chapelle dédiée à saint Gilles abrite les statues des douze apôtres avec leurs attributs[44]. Les quatre évangélistes sont disposés aux quatre coins, reconnaissables par leurs attributs du tétramorphe. Une Vierge polychrome du XIVe siècle domine la porte d’entrée de l'église. Ce porche est surmonté de la chambre du conseil de fabrique. À l'extérieur, le porche est orné par un double bandeau de feuillage surmonté d’une niche abritant la statue de saint Loup. De part et d'autre des deux contreforts qui soutiennent le porche siègent les statues de saint Loup à gauche et saint Gilles à droite. Le porche a la particularité de posséder une « boîte à chef », appelée aussi « boîte à crâne », contenant les crânes de personnalités de la paroisse. Cette tradition destinée à honorer la mémoire de défunts importants fait suite à l'interdiction d'inhumation dans le sous-sol des églises, comme c'était le cas depuis le Moyen Âge, prise le par arrêté du Parlement de Bretagne dans le but de limiter la propagation des épidémies[45].
Le calvaire date du XVIe siècle mais le socle fut restauré en 1758. Il représente le Christ en croix entre Marie et saint Jean.
L'intérieur de l'église recèle une statuaire riche et abondante. Cette collection bénéficia du transfert de statues issues de la désaffectation de la chapelle Sainte-Colombe, aujourd'hui restaurée. L'église dispose d'une nef, d'un transept et de deux chapelles latérales, dont une abrite les fonts baptismaux en granit. Le maître-autel est entouré d'un retable du XVIIIe siècle où figurent les statues de saint Loup et de saint Gilles de part et d'autre d'un tableau représentant Jésus "laissez venir à moi les enfants". Dans l'église sont visibles les statues anciennes de saint Guillaume Pinchon, évêque de Saint Brieuc, saint Blaise, saint Yves, saint Mathurin, sainte Anne, sainte Marguerite, saint Antoine de Padoue, la Vierge à l'Enfant, Notre-Dame du Bon-Voyage. Dans la chapelle du Rosaire, les statues de sainte Apolline et saint Jean trônent sur le retable.
Issues de la chapelle Sainte-Colombe, la statue de saint Therezien a rejoint l'édifice[44]. La statue de saint Therizien (ou saint Therezien) en bois polychrome du XVIIe siècle est unique en Bretagne et fut vraisemblablement commanditée par un recteur de Lanloup portant le nom de famille Therezien, courant dans la région du Goëlo[46]. Ce saint d'origine galloise est mentionné comme évêque du Yaudet au VIe siècle[47].
L'église possède des tableaux remarquables dont celui de Georges Le Tourneur La Crucifixion et les donateurs datant de 1634 où figurent le seigneur Guillaume de Lanloup et son épouse Françoise du Perrier. Ce tableau est classé monument historique depuis 1911.
Les vitraux sont abondamment colorés et représentent sainte Colombe et saint Loup, saint Mathurin et saint Roch, le Baptême de Jésus par saint Jean-Baptiste et l'Œil de Dieu.
  • Moulin à farine dit moulin Marec, actuellement maison, proche de la D54[50].
  • Chapelle Sainte-Colombe (elle a été reconstruite au XVe siècle,sur une base bien plus ancienne . Le dallage au seuil de l'entrée occidentale en témoigne; mais a été entièrement restaurée.)

Personnalités liées à la commune

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Notes et références

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  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Personnes en âge de communier.
  4. a et b Anne Joseph de Lanloup, né le à Lanloup, décédé le 24 floréal an II () à Paris.
  5. Pierre Le Bitter, né le à Lanloup, décédé après juin 1946.
  6. Jacques Bittoré, né le à Lanloup, décédé le à Lanloup.
  7. Pierre Le Cornec, né le à Plouha, décédé le à Lanloup.
  8. François Le Cornec, né le à Plouha, décédé le à Lanloup.
  9. François Pierre, né le à Lanloup, décédé le à Lanloup.
  10. Pierre Marie Le Cornec, né le à Lanloup, décédé en novembre 1938.
  1. « Réseau hydrographique de Lanloup » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  5. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
  6. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  7. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Lanloup et Lanleff », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Lanleff », sur la commune de Lanleff - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  10. « Station Météo-France « Lanleff », sur la commune de Lanleff - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  12. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
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  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
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