Temple protestant de Royan

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Temple protestant de Royan
Image illustrative de l’article Temple protestant de Royan
Présentation
Culte Église réformée
Type Temple
Rattachement Église protestante unie de France
Début de la construction XXe siècle
Fin des travaux XXe siècle
Style dominant Contemporaine
Protection  Inscrit MH (2002)[1]
Patrimoine XXe s.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Ville Royan
Coordonnées 45° 37′ 30″ nord, 1° 01′ 54″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

(Voir situation sur carte : Charente-Maritime)
Temple protestant de Royan

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Temple protestant de Royan

Le temple protestant de Royan est un lieu de culte réformé situé à Royan, en Charente-Maritime. Il est rattaché à l'Église protestante unie de France.

Historique[modifier | modifier le code]

L'édifice actuel succède à un autre temple, détruit au cours des bombardements du 5 janvier 1945. De style néo-classique, il avait été construit en 1843 sur un emplacement un peu en retrait de l'ancienne Grande-Rue, devenue ultérieurement la rue Gambetta.

De 1945 à 1956, un temple provisoire en bois fut aménagé afin que puisse être célébré le culte protestant durant le temps des travaux. Offert à la ville de Royan par le Conseil œcuménique des églises, il fut démonté en 1957 et cédé à la ville de La Tremblade, qui le remonta dans le quartier de Ronce-les-Bains[2]. Endommagé par les tempêtes de fin décembre 1999 en Europe, il fut détruit en mai 2007 et remplacé par un parking.

Le temple protestant de Royan a été construit de 1953 à 1957 sur les plans des architectes Marc Hébrard, René Baraton et Jean Bauhain.

Description[modifier | modifier le code]

De par son esthétique moderniste et ses lignes épurées, le centre protestant participe au renouveau architectural du Royan d'après-guerre. Construit dans la rue d'Aunis, cet édifice mêlant béton armé, pierre et métal forme un ensemble regroupant un sanctuaire dédié à la célébration du culte, plusieurs salles paroissiales, un logement de fonction pour le gardien et un presbytère, édifié un peu en retrait. Les bâtiments s'inspirent de l'église Saint-François d'Assise de Pampulha, au Brésil. Les éléments architecturaux s'ordonnent autour d'un parvis délimité par un portique d'où surgit un campanile effilé. Haut de 18 mètres, celui-ci s'élance vers le ciel à travers une trémie ménagée dans le toit-terrasse[1].

Le sanctuaire proprement dit est constitué d'un vaisseau de forme trapézoïdale éclairé par de grandes baies asymétriques et précédé par un narthex d'où l'on accède à une vaste tribune. La partie gauche du chœur accueille depuis 1962 un orgue construit par le facteur Schwendekel. Le centre protestant est inscrit au titre des monuments historiques depuis 2002.

Au nord-est du complexe se trouve un cimetière protestant ayant été relativement épargné par la guerre : il conserve plusieurs sépultures du XVIIIe siècle.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Centre protestant », notice no PA17000052, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Temples protestants de France : index », sur temples.free.fr (consulté le 20 juin 2019)

Articles connexes[modifier | modifier le code]