Rion-des-Landes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Rion-des-Landes
Rion-des-Landes
Le château Bellegarde, siège de la mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Dax
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Tarusate
Maire
Mandat
Laurent Civel
2020-2026
Code postal 40370
Code commune 40243
Démographie
Gentilé Rionnais et Rionnaises
Population
municipale
3 023 hab. (2019)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 37″ nord, 0° 55′ 08″ ouest
Altitude Min. 46 m
Max. 103 m
Superficie 134,06 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Rion-des-Landes
(ville isolée)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Pays morcenais tarusate
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Rion-des-Landes
Géolocalisation sur la carte : Landes
Voir sur la carte topographique des Landes
City locator 14.svg
Rion-des-Landes
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rion-des-Landes
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rion-des-Landes
Liens
Site web www.riondeslandes.fr

Rion-des-Landes est une commune française située dans le département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rion-des-Landes est située au centre du département des Landes, dans la pays culturel de la Grande Lande. La ville fait partie du canton du pays Tarusate depuis 1997.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

7 ruisseaux prennent leur source sur la commune :

  • Le Menjouec prend sa source au niveau du Mineur sur la route de Lesperon, passe derrière le cimetière de Fourchette et se jette dans le Maubay au niveau de Mâa.
  • Le Maubay prend sa source vers Pemora, longe la fontaine St jean ainsi que le parc du château, et rejoint l'Estuchat pour former le Retjons.
  • Le Braou de Lasserre prend source au niveau de Cerboueyre, et se jette dans l'Estuchat.
  • L'Estuchat prend sa source vers Estuchat à l'extrémité de la route de Cournaou, donne le lieu de Pouchon et longe le cimetière Nogaro. Une partie rejoint le Maubay à la route de Cantegrouille pour former le Retjons, et une autre partie alimente le canal de la Molenave qui longe l'avenue Frédéric Bastiat, travers L'Auto et rejoint le Retjons à la Molenave.
  • Le Prit longe la voie ferrée du Nord au Sud côté Est, et qui se jette dans le Retjons.
  • Le Retjons, est le ruisseau le plus important, il traverse Beylongue, Carcen-Ponson, et Bégaar. Son tracé originel a été modifié afin qu'il puisse passé au sein de la papeterie de Tartas et puis rejoint la Midouze dans le bassin versant de l'Adour[2].

À Boos, il y a le ruisseau de JeanChouaou à l'est, le ruisseau de Luzou qui prend sa source au nord, alimente le lac du bourg et longe la fontaine Sainte-Claire. Celui ci donne ensuite le Larquier[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[5].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]

  • Moyenne annuelle de température : 13 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 13,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 1 185 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et en service de 1971 à 2015 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[10]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records BOOS (40) - alt : 80 m 43° 53′ 30″ N, 1° 00′ 42″ O
Statistiques établies sur la période 1999-2010 - Records établis sur la période du 01-01-1999 au 30-11-2014
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,2 2,1 4,3 6,8 10,4 13,7 14,5 14,5 11,3 9 4,6 2,3 8
Température moyenne (°C) 6,5 7,2 10,2 12,5 16,2 19,9 20,9 20,9 18,1 14,8 9,3 6,4 13,6
Température maximale moyenne (°C) 10,9 12,3 16,1 18,3 22,1 26 27,2 27,2 24,9 20,6 14 10,6 19,2
Record de froid (°C)
date du record
−10,8
13.01.03
−11,2
12.02.12
−10,8
01.03.05
−2,5
08.04.03
−0,5
07.05.10
3
01.06.11
6
16.07.12
6
28.08.11
0,9
25.09.02
−3,3
29.10.12
−9,5
17.11.07
−12,3
25.12.01
−12,3
2001
Record de chaleur (°C)
date du record
20,5
05.01.01
23,5
29.02.12
27,2
20.03.05
33,2
30.04.05
35,1
27.05.05
40
21.06.03
38,5
21.07.09
40,7
04.08.03
36,7
03.09.05
31,8
04.10.04
26
01.11.09
22
07.12.00
40,7
2003
Précipitations (mm) 121,3 104,5 94,3 109,9 91,5 74 58,4 76,9 91,5 127,6 159 129 1 237,9
Source : « Fiche 40048001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rion-des-Landes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[11],[12],[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rion-des-Landes, une unité urbaine monocommunale[14] de 3 012 habitants en 2018, constituant une ville isolée[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Par les textes anciens, on sait que Arrion est le premier nom de la ville (prononcé [ arrioun' ] en gascon). Ce nom peut se traduire de deux façons, tout aussi valable l'une que l'autre :

  • l'une est le nom gallo-romain Arrius suivi par le suffixe -one, ce qui donne en latin Arrione « le domaine d'Arrius ». Celui-ci serait le nom d'un dignitaire ou un militaire gallo-romain qui aurait obtenu la terre de Rion en guise de récompense[19].
  • l'autre est que Arrion et une déformation de arriu, qui signifie la présence de cours d'eau ou de ruisseau en gascon, ce qui est le cas car près de 7 ruisseaux sont présents sur la commune[20].

Par les écrits connus (du XIe siècle jusqu'à récemment), voici une liste d'appellations que connut Rion :

  • Arrione (Sanctus Martinus de ~) lat. (XIe-XIIe s.)
  • Rion (1255)
  • Arrion (Affar, feit d 'Arrast e d '~) (1278)
  • Ryon (1299), Ryons (1305)
  • Lo loc d'Arrion (1407)
  • Pion (Carte XVIIe s.)
  • Arrion (1638), Arion (1647), Arrion (1651)
  • Pion (début XVIIIe s.)
  • Rion (1714)
  • Arrion (1733)[21]
  • Rion des Landes le 30 aout 1846

Quelques significations de noms de lieux-dits :

  • Bidaou : lieu où poussent des champignon.
  • Braou : marais en gascon.
  • Bruqueyre : du gaulois Bruca, endroit où il y a du Bruc, de la bruyère.
  • Cantegrouille : du gascon Cantar = chanter et Graoha = grenouille.
  • Caplanne : lou cap de lana = le bout de la lande.
  • Labat : la vath = la vallée.
  • Laouilhe : prononcé laoulyè vient de l'aolhèr = le berger.
  • Lasserre : la ssèrra = la colline ou chaîne de colline.
  • Lessegue : las ségas = les ronces.
  • Lesbordes : du gascon Las Bòrdas = ferme, métairie, grange.
  • Lestage : l'Estage = maison
  • Mâa : la mer
  • Mailloc : Malhòc = massette, plante jonc aquatique.
  • Menjuc : Domenge = Dominique
  • Mollenave : du gascon Molla = meule, moulin, et Nava = neuve.
  • Pemora : pé = pied et mora = mûre.
  • Pouy : Pui = colline ou hauteur, pouy tauzin = chêne, pouy negue = noir.
  • Vignolles : la vinhòla prononcé la bignòla = vignoble[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'origine antique de la ville est attestée par la découverte en 1992, à 1 km au sud-ouest du bourg au niveau du pont de la D27, de plusieurs fragments d'une dizaine de vases, des petits blocs de terre cuite rose incrustés d'éléments végétaux, et de fragments d'une jatte à anse interne dont la conception permet de dater la trouvaille du IIe – Ier siècle av. J.-C. et Ier siècle apr. J.-C.[23]

Avant l'arrivée des romains, Arrion se situait sur l'ancien territoire du peuple aquitain des Cocosates. Pendant la Pax Romana ce peuple fut annexé avec celui des Tarbelles à la création de la Novempopulanie.

Le domaine d'Arrius ou le vicus gallo-romain d'Arrion se trouvait à proximité de la voie romaine de l'itinéraire d'Antonin (Burdigala - Aquae Tarbelicae), l'hypothèse de son tracé originel et qu'à partir de la station relais de Coequosa (Sindères) la voie partait en ligne droite sur Dax. Le tracé fut repris au début du moyen âge pour la création des limites des paroisses, ainsi la voie romaine serait la frontière entre les communes Rion et Lesperon en traversant le quartier de Cerbouyere, la frontière des communes Laluque et Taller et puis atteignait Gourbera.[1][24]

A cette époque Arrion se servait du Retjons comme frontière, c'est de là que vient ça nomination : en gallo-romain on utilisait le substantif regiones pour désigner les frontières, souvent concrétisées par des ruisseaux[25].

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Au moyen-âge grâce à son importance, l'agglomération de l'ancien vicus d'Arrion formait dès le Xe siècle (vers 960) une baronnie spéciale dépendant du vicomté de Tartas

Arrion était divisé en quatre quartiers administratifs : le quartier d'Estey englobait le bourg et le nord-est, du ruisseau Maubay à la route de Morcenx; le quartier de Mascous le nord-ouest, du ruisseau du Prit à la route de Beylongue; le quartier de La Gouarde (le poste de garde) pour le sud-est, du Retjons à la route de Boos; et puis le quartier de Cournaou comprenant le dernier quart sud-ouest avec l'Estuchat.

Le bourg de Rion le 29 mai 1825 selon le plan cadastral napoléonien . En violet, l'église avec ses remparts.

La baronnie se composait d'une maison seigneuriale dans laquelle étaient tenus les actes notariaux et les audiences de la cour complète de justice (bas, moyenne et haute) appelée l'Ordinaire de Rion. Les juges, procureurs, bayles et greffiers attitrés, étaient nommés par le seigneur. Pour les affaires litigieuses ordinaires ou criminelles on relevait du sénéchal de Tartas. Pour les affaires commerciales, l'appel était porté à la bourse de Bayonne.

Pour prélever la taille et l'impôt du seigneur, il y avait quatre jurats (1 par quartier) qui étaient des habitants "élus" pour un mandat d'un an par les chefs de famille. Plusieurs péages sur les entrées des marchandises avaient été mis en place dès le XIII siècle, et fut également créé un passage à gué sur le Retjons au lieu-dit le goua du port.

La baronnie était aussi une paroisse avec un abbé doyen qui prélevait la dîme. Ce système perdura jusqu'à la Révolution.

Au XIIe siècle, fut fondée l'église primitive dédiée à saint Barthélemy dont il reste aujourd'hui le portail et fut fondée également l'église de Boos nommée Sanctus Petrus de Bost. Selon le carthuaire de la cathédrale de Dax (Liber rubeus, le livre rouge), une autre église fut édifiée dédiée à saint Martin nommée Sanctus Martinus de Arrione, la dernière trace de cette église fut trouvée par Pierre Cuzacq grâce à un testament datant 5 janvier 1646 où un habitant de Rion demande à être inhumé au cimetière de l'église Saint Martin du dit Rion, au lieu-dit de Couchoy, dans un quartier qui portait encore le nom de saint Martin au début du XXème siècle.

D'azur au lion d'or gravissant un rocher d'argent et surmontés de 3 étoiles d'or.
Blason de la famille de Boyrie, seigneur de Pouy, Lesgor, Carcen, baron de Laluque, Pontonx et Rion. A partir du XVIe.

Principalement du XIIIème au XVIème siècle, Rion était une étape sur deux chemins secondaires de Compostelle dépendant de la Sauve. L'un venait de Sindères, faisait halte au tuc de Pouytauzin où se trouvait une chapelle en bois de la Sainte Vierge, et puis passait par la houn de Sen Yan (la fontaine de Saint-Jean), l'autre venait de l'est depuis Beylongue. Les deux chemins se rejoignaient et n'en formaient plus qu'un au quartier de Cournaou, et puis repartait sur Boos en faisant halte à la fontaine de Sainte-Clair et l'hôpital adjacent.

Pendant les 300 ans d'occupation anglaise à la suite du mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II roi d'Angleterre (en 1152), l'église saint Barthélemy de Rion fut fortement fortifiée, avec une enceinte de murs crénelés de cinq mètres de haut et d'un mètre d'épaisseur, une tour protégeant la porte, un donjon clocher carré de trois étages percée de meurtrières et d'une autre tour servant de prison. Les murs de la nef et du chœur étaient surélevés de créneaux et aussi percés par de nombreuses meurtrières. L'église de Boos fut elle aussi fortifiée.

En 1309, la vicomté de Tartas dont la baronnie de Rion, fut vendue à la seigneurie d'Albret dirigée par Amanieu VII d'Albret. Celui-ci se présenta à Rion en 1312 afin de recevoir les hommages des habitants et les actes de soumissions féodales de ceux-ci devant notaire.

À partir de 1480, la baronnie eut pour seigneur la famille de Boyrie [26],[27],[28],[29].

Époque moderne XVIe – XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Lithographie de l'église en 1866 avant ses grands travaux. Architecture du XVIe siècle.

Entre le XVe et le XVIe siècle, l'église est reconstruite, sa nef prend une forme ogivale, on construit le bas-côté nord et une chapelle spéciale qui se trouvait dans une rotonde, vis-à-vis du chœur. Le donjon est modifié avec un clocher en bois et une flèche, le tout mesurant 36 mètres de haut. A cette époque est également construite la Crouts arramère (la croix aux rameaux).

Au XVIIe siècle arrive le service de communication de la poste. Ici il est assuré par une diligence lourde qui fait la liaison Bordeaux-Tartas.

En 1550, la seigneurie d'Albret devint duché, par et pour le roi de Navarre Antoine de Bourbon, et son épouse, Jeanne d'Albret. À l'accession au trône de leur fils Henri IV, le duché est uni à la couronne de France en 1607 et est accordé à Henri II de Bourbon-Condé.

La baronnie passa par mariage en 1640 aux mains de la famille de Saint-Martin, Vicomte de Biscarrosse. Guillaume de Saint-Martin, s'illustrant au service du Roi de France Louis XIV, mérita de voir ses terres élevées en marquisat de Pontonx en aout 1651. La même année, le duché est cédé au duc de Bouillon.

Les péages sur les entrées des marchandises de Rion prirent fin en 1733.

Par mariage, le marquisat entre dans la famille d'Oro-Pontonx en 1742.

Henri d'Oro, le seigneur marquis de Pontonx, baron de Rion, nomme Pierre Laban le premier maitre d'école de la commune le 18 novembre 1785.

Activité économique de l'époque :

Blason de la famille d'Oro de Pontonx, marquis de Pontonx, vicomte de Saint Martin, baron de Rion.

Depuis l'antiquité les Rionnais vivaient du système agropastoral, qui leur permettaient d'élever des troupeaux de brebis, de chèvres et de vache marine landaise. Ils cultivaient majoritairement du seigle, du panis et du millet. Pour moudre les récoltes, les habitants étaient obligés d'aller aux moulins du seigneur. En 1738 il existaient et appartenaient au seigneur, les moulins à eau du bourg et de la Molenave (dont date le canal de la Molenave).

La ville était renommée pour ses abeilles, certaines maisons possédaient 300, 400 et jusqu'à 800 ruches. À partir du XVIIe siècle et jusqu'au XVIIIe, un acte mentionne l'existence d'une production viticole sur la commune, notamment avec la présence de vignobles de grande étendue aux lieudits de Vignolle et de Trulh (le pressoir en gascon).

Depuis toujours on pratiquait de façon artisanale l'activité du gemmage. Plusieurs Rionnais possédaient des chaudières gemmières sans ateliers (hourns de gase en gascon). À partir de 1660, Colbert 1er ministre de Louis XIV, permit à cette activité artisanale de passer à l'industriel afin de pallier le besoin grandissant en goudron pour la marine. Le nombre de pignada augmenta sensiblement et permit aux premiers ateliers de goudron (hournots) de voir le jour dans la baronnie. On y dénombrait également de nombreux ateliers de tisserands et de forges.

Avant la Révolution, la dime en grain s'y montait a 4750 livres et le curée en avait les neuf dixièmes, il avait aussi le dixième de la dîme des agneaux, chevreaux et abeilles[26],[30],[31].

La Révolution française et la Terreur[modifier | modifier le code]

Le gouvernement révolutionnaire abolit le droit seigneurial en 1790, ce qui permit de déposséder les ducs, seigneurs et clergés de leurs terres et de leurs emprises sur les Landais. Cela autorise la même année, de dessiner le département des Landes et de muter la baronnie de Rion en commune. Les premiers séances municipales et les premières élections municipales ont lieu dans l'église puis dans une maison commune et on élit le premier maire nommé Jean Maque, forgeron de profession. La ville fut dépossédée de sa cour de justice et était rattachée au district de Tartas et à la sous-préfecture de Saint-Sever.

La Crouts Arramère en 1885

En 1792, la Convention nationale menée par la convention des Girondins, proclame l'abolition de la royauté et vote le texte de 1re République, mais ne l'applique pas.

Sur ordre du district de Tartas, donc de la République, la municipalité fit l'inventaire des biens de l'église, et ont officiellement donné au district les objets en argent, d'un poids de vingt livres et seize onces. Dans les faits, l'argenterie est restée sur place.

Mais voila que les révolutionnaires de la convention des Montagnards prennent le contrôle de la jeune république, faisant entrer la France dans la Terreur en 1793. Le Roi Louis XVI est guillotiné, le culte est interdit, la guerre est déclarée entre la France révolutionnaire et ses voisins monarchiques…

La guerre avec l'Espagne est déclarée le 7 mars 1793, comme partout en France une levée de troupe fut demandée par le district de Tartas à la jeune municipalité. La ville convoqua tous les hommes célibataires de 18 à 40 ans, et put fournir à l'armée 15 volontaires. Nombreux se marièrent afin d'éviter le service militaire, au cours de l'année près de 50 mariages furent célébrés, un record jamais égalé.

Plus tard le citoyen curé constitutionnel Joseph Ducos (élu en janvier 93) sollicita et obtient le titre de commissaire pour la création d'une réserve de gardes nationaux à Rion, la population se rendit à son appel et un élan de patriotisme permit de rassembler 320 volontaires.

Le 26 avril 1793, le conseil départemental des Landes avise la municipalité que la maison des Lur-Saluces à Uza renferme des malveillants, des prêtres réfractaires à la loi, des armes et des munitions. Le 4 mai la mairie convoque les habitants et donne la mission à Joseph Ducos de livrer 25 volontaires au district de Tartas. Ducos commissaire à la levée des troupes, donne toutes les connaissances de la situation à la population et arrive à recruter 30 jeunes gens.

Six jours plus tard, le 10 mai, la République réquisitionne les cloches des églises afin de les convertir en canons. Le district de Tartas ordonne la réquisition de deux cloches à Rion, laissant la cloche de l'horloge de 1720, et la cloche du XIVe siècle, mais la municipalité n'obéit pas.

Le moulin de la Molenave (au centre) et la centrale hydroélectrique au début du XX siècle

La désertion devint une plaie dans l'armée révolutionnaire, le 26 mai à Rion le citoyen Cazaux commandant de la garde nationale de Rion, réunit ses hommes et organise une battue générale dans la campagne : un déserteur surpris et enfermé dans le presbytère, deux sont malades et dix sont en fuite.

En octobre sous la pression de l'administrateur du district de Tartas et de citoyens révolutionnaires, la mairie se plie devant l'arrêté consistant à l'anéantissement de tout signe extérieur de la religion catholique, et décide de descendre les deux cloches réclamées par la République, de faire sonner les deux autres seulement le jour du décade, d'abattre toutes les croix de la ville, d'installer un grillage de fer considérable pour fermer les fonts baptismaux et de descendre la girouette de l'église. De plus par arrêté il interdit aux cabaretiers de servir à boire et à manger à partir de 19h tous les dimanches et les jours de fêtes, sous peine d'amende et d'emprisonnement.

L'an II de la république (1794) fut marqué par l'interdiction des cultes, par de nombreuses dénonciations dues à la loi du maximum et par d'abondantes réquisitions, la première le 23 nivôse (le 12 janvier) le district réquisitionne le fourrage pour l'armée. Le 22 ventôse (le 11 mars), l'église fut convertie en temple et y était tenu le culte de la Raison.

Le 11 germinal (le 31 mars), tous les forgerons de Rion sont mis en réquisition et sont obligés de se rendre à Tartas pour fabriquer des piques pour l'armement des gardes nationaux.

Le 14 germinal (le 3 avril), Rion doit verser 250 quintaux de seigle au grenier militaire de l'armée des Pyrénées. Mais après remise du contingent, l'autorité militaire constate qu'il manque 76 livres de seigle, on perquisitionne toutes les maisons de la commune pour savoir s'il y en a.

Le lac du moulin du bourg en 1907.

Du 24 au 29 germinal (du 14 au 19 avril), les 5 autels et retables de l'église sont détruits et les débris sont laissés sur place. Le 3 prairial (le 22 avril), le district réquisitionne tout le charbon, du bois pour la fabrication de poutres, les cordes des cloches et le grillage servant à fermer les fonts baptismaux. Le 19 messidor (le 7 juillet), on réquisitionne 400 quintaux de seigle pour les greniers militaire du district.

Lors de la foire du 9 fructidor (le 27 aout), la commune doit réquisitionner trois paires de bœufs et les donner aux troupes militaires de passage pour les Pyrénées. Le 5 nivôse (le 25 décembre), on réquisitionne 150 voitures.

En 1795, les réquisitions continuent de plus belle avec 50 quintaux de fourrage, 2000 planches, 200 quintaux de paille, toute l'avoine non nécessaire aux semences.

Les blessés de guerre en nombre important sont transportés dans les hôpitaux de campagne par les rivières. Un est établi à Tartas à la maison des cordeliers et ainsi Rion dut fournir des matelas, des couvertures…

Le 17 nivôse de l'an III de la République (le 5 janvier 1795), le commissaire D'Arnaudin du district Tarusate, tient une vente aux enchères sur la place publique de Rion. Sont vendus tout le mobilier, les statues et les objets de culte de l'église dont l'argenterie, ainsi que les débris des 5 autels qu'il nomme « les restes des dépouilles du fanatisme ». Le 28 prairial (le 16 juin) sont vendus aux enchères les biens rionnais du marquis de Pontonx, exilé en cette période. Le moulin du bourg est vendu pour 51100 livres, la maison seigneuriale pour 10100 livres et le moulin de la Molenave pour 40100 livres.

La guerre d'Espagne prit fin en juillet 1795, les révolutionnaires ne sont plus écoutés par le peuple, la commune obéit encore de moins en moins aux directives du district, le temps de la terreur laisse place au directoire et à une grave crise financière[26].

Début du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'église avec le linge qui sèche, avant 1911.

Au début de ce siècle, Rion comptait près de 1200 habitants répartis sur plus de 11500 hectares qui autrefois étaient majoritairement de vaste prairies à mouton, ponctuaient de bosquets de chênes, de pignadas cultivés, d'airials et de champs de céréales. Sur le cadastre napoléonien de 1825, on note l'existence 5 moulins à eau, le moulin d'Estuchat, de la Molenave, du Bourg, du Prit sur la route de Beylongue, et un "ancien moulin de Las Chines" au confluent du Prit et du Retjons. Il y avait un aussi à Boos[32].

Au sortir de la Révolution, Rion à le même visage que sous l'Ancien Régime, les rues du bourg sont boueuses, malsaines, les eaux stagnaient et rendaient l'air insalubre. En 1816 est décidé de paver le bourg avec du bois de pin.

Dès 1802, avec le rétablissement du culte, les marguillers successifs s'attachent à remeubler l'église dont seuls les derniers débris des autels sont présents à l'intérieur. Grâce à l'appel à la générosité et à la piété, de nouveaux objets de culte sont achetés, en 1825 fut construit l'autel dédié à saint Barthélemy par des Italiens, en 1827 l'autel dédié à saint Roch.

L'hôte des postes au début du XXe siècle, il remplace le premier de 1846.

En 1832, le cimetière qui se trouvait dans l'enceinte fortifiée de l'église, est déplacé à son emplacement actuel (le cimetière Nogaro). En 1834, on rénove le clocher en bois et on détruit les fortifications. Avec ses pierres, sont pavés les rues du bourg et est construit une maison commune.

À peine le clocher rénové que celui-ci fut frappé par la foudre, qui l'incendia complètement en 1837.

Plus tard, en 1847, on fait un appel à la générosité et à la piété des habitants, pour remplacer la cloche de l'horloge de 1720. La charité publique surpassa les attentes tel que fut décidé de fondre 2 cloches. Ces 2 cloches furent fondues au pied de l'église le 11 novembre.

Le 4 mai 1848, après la chute du roi Louis Philippe et le proclamation de la République, un premier arbre de la Liberté fut planté à la demande des Rionnais. Dès lors, il est de tradition de replanter un arbre de la liberté à chaque vie d'arbre.

Révolution Industrielle 1850-1914[modifier | modifier le code]

Carte postale, Rion la gare, Photographe Bernède Morcenx, Edition Dassiè. Début XX
La gare au début du XXème siècle.

La construction de la voie de chemin de fer Bordeaux Hendaye en 1853 et la plantation massive de pin voulu par l'empereur Napoléon III à partir de la loi de 1857, ont contribué grandement au développement économique de la ville, remplaçant les landes par les pignadas, les bergers par les résiniers.

Ce développement économique et l'augmentation démographique (plus de 1300 habitants en plus en un siècle), ont permis à la commune de se moderniser et de se métamorphoser, la ville s'est allongée vers le sud avec le quartier de la gare, dont le premier train est passé le 15 aout 1854.

La place de la halle avant 1911.

A partir de là la ville connut de grands travaux, on commence par agrandir et embellir l'église en construisant le bas-côté sud, le porche et le clocher en pierre de taille (durée des travaux 1864-1868). Ensuite on construit l'école des filles en 1857, la gendarmerie en 1862, , l'école des garçons avec la mairie en 1873 et une halle en fonte en 1874 qui remplace une plus ancienne.

Le télégraphe arrive en 1873 au premier hôtel des postes daté de 1846, celui-ci remplacé en 1905 par l'hôtel actuel. On construit le nouveau presbytère en 1906. En 1893, on détruit trois maisons pour créer la place des tilleuls (place des droits de l'homme) et la commune achète les terrains du bosquet pour y établir les arènes démontables.

L'usine hydroélectrique, à droite le moulin.

Le théâtre municipal, le plus vieux des Landes, est inauguré en 1908 (salle de judo). L'électricité arrive en 1909 avec la construction d'une centrale hydroélectrique sur un canal avec l'eau de l'Estuchat, au lieu-dit de la Molenave, dont il reste les ruines aujourd'hui.

En 1911, la halle en fonte de 1874, est détruite pour faire place au kiosque actuel, construit avec les éléments de la halle (les poteaux en fonte et les croisillon décorant le pourtour supérieur).

À la fin du XIXe siècle, la population s'élevait à plus de 2500 habitants.

La rue du commerce en 1908 ou 1909.

Activité économique de l'époque : La voie ferrée qui traverse la commune de nord au sud permet à l'industrie, au commerce et à l'agriculture de se développer de façon importante. Sur les plus de 11500 hectares de la commune, on compte 1300 hectares de céréales (millet, panis, maïs, seigle, coronille, avoine, fève et haricot), 12 hectares de pomme de terre, 10 hectares de vigne et près de 9400 hectares de bois. Les hectares restant sont des prairies et des landes. Il y avait encore de grands ruchers à Pemora et Chambret, et plus d'une dizaine de vignobles dont à Pinache et Chambret.

La commune dénombrait au début du XXe siècle trois boulangeries, trois boucheries, cinq tailleurs, six coiffeurs, douze épiciers, sept marchands de vin, vingt-quatre aubergistes, quatre charpentiers, six menuisiers, neuf forgerons, 2 maréchaux-ferrants, 3 charrons (fabrique et répare les véhicules à traction animale) cinq marchands de bicyclette…

En ce qui concerne l'industrie, il y avait cinq scieries, une usine d'allumettes, trois pailleuses, trois ateliers de produits résineux, une cimenterie, un four à chaux. Il y avait trois tuileries dont deux prélevaient l'argile sur place (au Goua du Port et à la tuilerie).

À la place du moulin du bourg s'élevait la scierie de Albert Poisson, remplacée plus tard par une fabrique de ruches, le tout formait un étang à la place du Point P actuel. Seuls les moulins de la Molenave et de l'Estuchat existaient encore, celui du Prit (daté de 1794) fut abandonné après une inondation en 1909[33],[34].

La lutte des résiniers 1906-1907[modifier | modifier le code]

A partir de 1902 le prix des barriques de résines s'enflamme pour atteindre et dépasser 100 Francs la barrique contre 50 F entre 1880-1901. La commune étant propriétaire et exploitante de sa forêt, considérait qu'il était équitable que les résiniers communaux bénéficient de la hausse des matières résineuses, elle décida le 19 novembre 1905 d'accorder une gratification de 20 F à chaque gemmeur communal. De même, le 4 février 1906, le conseil municipal décida que désormais, les résiniers communaux recevront "la moitié du prix de la barrique jusqu'à 60 francs ; qu'au dessus de ce chiffre une retenue de 10 francs sera faîte par barrique pour les pots et les crampons ; que le surplus de 70 francs sera partagé par moitié ; que le transport des gemmes dans la commune sera aux frais des résiniers".

Les manifestants le 20 mars 1907.

Mais ce mouvement d'équité n'était pratiqué seulement que par la commune de Rion. Vu que beaucoup de résiniers travaillaient à la fois pour la commune et pour les propriétaires privés, les résiniers ont demandé à ceux-ci d'aligner leurs prix. Ce fut un refus quasi catégorique de tous les propriétaires.

Ensuite lors du conseil municipal 28 janvier 1907, sont examiné les premières revendications syndicales dont la principale et de demander que le gemmeur touche la moitié du prix de la gemme quel que soit le prix. Ces revendication sont examiné en séance .

Le conseil pousse la condescendance jusqu'à sont extrême limite est décida que la retenue de 10 F par pots et crampon, voté le 4 février 1906, serait abaissée à 6 F. Les autres conditions restant les mêmes.

De ce fait, les syndicalistes ont refusé les mesures du conseil. Voulant que le prix des résines soit partagé de moitié ainsi que les frais de transport et voulant que les propriétaires s'alignent sur la condition de la commune, ils ont déclaré la grève en mars 1907, grève qui dura 7 jours.

Le mouvement syndicaliste rejoignit la lutte des résiniers qui avait commencé dans le Born et le Marensin dès 1905 avec des grèves et des manifestations violentes dont à Sainte-Eulalie-en-Born et à Lit-et-Mixe, des incendies de pignada à Lesperon, et une grève d'un mois à Beylongue qui se transforme en véritable "guerre civile" où les propriétaires sont menacés de mort et retenus prisonniers chez eux. Le mouvement s'intensifia à partir de 1906, en cette année est fondé le syndicats des gemmeurs de Rion.

Carte postale "la côte d'argent", Rion la mairie l'école des garçons et la poste en 1907.
La mairie et l'école des garçons en 1907

La première grève rionnaise contre les propriétaires éclate le dimanche 17 mars 1907, peu violente, elle est dirigée par les métayers résiniers Barthélemy Callède, Pierre Dutilho, Jean Bourdens, Jean Barsacq et Louis Bats. Le syndicat des gemmeurs compta 243 syndiqués. Par décision préfectorale les établissements de débits de boissons sont fermés dès 20 heures.

Le lundi un premier conseil eut lieu sans accord de trouvé, ainsi le mouvement prit des proportions inquiétantes, au point que le maire Albert Poisson télégraphie à la sous-préfecture de Saint-Sever qu'il ne lui été plus possible d'assurer l'ordre. Les résiniers manifestèrent devant les maisons de trois propriétaires et vont même pendant la nuit assiéger la maison de Justin Maisonnave, le président du groupe des propriétaires, avec à l'intérieur les propriétaires Maisonnave, Boré et Callède.

Mardi à 9 heures, arrivent deux compagnies du 34e régiment de ligne soit 600 hommes, ces derniers ont accompagné le préfet Amelot et le sous-préfet Poivert. Les propriétaires sont libérés de la demeure et reconduits à leur domicile sous escorte.

Ensuite le 22 mars, le préfet organise à la mairie une assemblée générale, usant de toute sa persuasion pour infléchir l'orientation des propriétaires, mais à la fin les résiniers ont jugé les concessions insuffisantes.

Finalement un accord fut trouvé entre les deux parties le samedi 23 mars, les gemmeurs communaux ont la moitié du prix de vente des résines, mais le coût de transport reste à leur charge. On nota l'incendie d'une bergerie comme fait de grève.

Après les conflits, la fédération syndicale se renforce avec plusieurs congrès des résiniers dont un s'est tenu à Rion en 1908[35],[36],.

Première Guerre mondiale 1914-1918[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, la commune accueille l'hôpital complémentaire d'armée no 70. Cinquante lits sont installés dans l'école des filles et dans le théâtre municipal[37] pour y soigner les militaires blessés[38].

Albert Poisson, maire de la commune, commande en 1919 un tableau commémoratif des morts de la guerre au peintre Pierre Gustave Saint Laurent. Ce tableau est installé dans la mairie de l'époque, dans la salle du conseil. La même année est construit le monument au mort de l'église. Le monument aux morts extérieur fut inauguré le afin de rendre hommage aux 122 Rionnais morts au combat. La statue est le baiser du héros du sculpteur Charles-Henri Pourquet[39].

De Rion à New York, 1938[modifier | modifier le code]

En 1929, les arènes en bois qui étaient démontées et remontées à chaque fêtes patronales, ont fini par s'effondrer en pleine course landaise. De nouvelle arènes en dur sont construites l'année suivante.

Le 21 aout 1938, la société parisienne "Les Grands Reportages Cinématographiques", immortalise une course à l'Escalot dans les arènes. Avec la voix de l'académicien Joseph de Pesquidoux et les vaches de la Ganaderia de Buros à Escalans, ce court métrage fut présenté à l'exposition universelle de New York de 1939, afin de présenter la course landaise[40].

Seconde Guerre mondiale 1939-1945[modifier | modifier le code]

Les premiers conflits durant la drôle de guerre, ont poussé de nombreuses familles à fuir vers le sud. À Rion on accueille des familles parisiennes et du nord, mais surtout les réfugiés alsaciens des alentours de Blotzheim. Dès le 1er septembre, les maires alsaciens ont donné l'ordre à leurs habitants, d'évacuer vers le département « accueillant » qui leur été attitré.

La villa des Platanes, siège de la Kommandantur.

Avant leur arrivée, les autorités rionnaises ont fait l'inventaire des maisons inoccupées et ont demandé aux habitants de les rendre accueillantes. Les 107 premiers Blotzheimois sont arrivés en gare de Rion le 5 septembre et bien d'autres sont arrivés les mois suivants. Durant leur passage au village, les Rionnais leur ont donné de bon cœur des vivres, de la vaisselle, des couchages, des vêtements ainsi que du bois de chauffage pour l'hiver. La mairie offrit à chaque famille des fourneaux de cuisinières fabriquées aux forges d'Uza. Les refugiés ont travaillé dans les usines de la ville afin de remplacer les Rionnais de 18 à 40 ans mobilisés pour la guerre.

L'armistice du 22 juin 1940 permit aux Alsaciens de rejoindre leur village, qu'ils ont retrouvé vidé, pillé, les noms des rues traduits en allemand.

Durant l'occupation, Rion se retrouve en zone occupée à la limite de la zone interdite (Morcenx, Lesperon, Castets). L'armée allemande arrive le 3 juin 1940 et installe ses troupes dans les maisons bourgeoises du bourg et de la gare ainsi qu'au château Bellegarde. A celui-ci sont construits des baraquement : une barque de type écurie de dimension 46 x 17 et deux baraques de type cuisine de dimension 6 x 5.5 et 6 x 3.5. La Kommandantur est installée dans la villa des Platanes (route de Beylongue).

Le château Poisson en 1928.

Les premiers changement tombent, les montres sont avancées d'une heure pour passé à l'heure allemande, les attroupements et les manifestations sont interdites et les armes à feu doivent être déposées à la Kommandantur. En décembre 1940, Grandclément charge Robert Mollié d'organiser l'OCM dans le département. A Rion le mouvement de résistance est dirigé par Robert Mollié, ingénieur électromécanicien, André Malsan, instituteur à l'école des garçons et Gérard Cazenave, électricien SNCF.

De juin à aout 1941, l'occupant construit un camp de prisonniers dépendant du Frontstalag 222, il se situait à Pelletet derrière l'usine Neurisse. Il comptait entre 400 et 600 hommes et se composait de huit baraques de type intendance allemande de dimension 27 x 6, de deux baraques de type cuisine et de deux baraques de type école de dimension 10 x 6. Ces douze baraques en bois étaient entourées de fossés profonds ainsi que de plusieurs rangées de barbelés entrecoupées de miradors. Les prisonniers étaient des tirailleurs maghrébins, puis des soldats de couleurs d'Afrique du Sud. Ces hommes avaient montés un orchestre, chaque dimanche ils allaient en rang jouer de la musique sur le kiosque après la messe.

La gare en 1921.

Les prisonniers étaient employés à l'abatage des pins, ce qui a permis à Emile Leglise et Pierre Broca de créer une filière d'évasion de prisonniers de guerre début 1942, épaulés par Maurice Filloles, Julien Daverat, Félix Ducam, René Brazeilles et Henri Pendans. Chaque évadé recevait des habits civils et un peu d'argent, et était dirigé sur l'axe Beylongue, St Yaguen, Meilhan afin de rejoindre la zone libre à St Sever. La filière finit par être dénoncée et les sept membres sont arrêtés entre le 30 juin et le 7 juillet 1942. Le tribunal militaire allemand les condamnes à 18 mois de prison, ils sont déportés en Allemagne le 19 novembre 1942 à Bernau.

Quatre prisonniers sont décédés entre 1942 et 1943, les malgaches Ratsimanosika et Rakotofiringa Thomas, le marocain El Aouni ben Ahmed et le sud africains prisonnier anglais Sam Khasamula[41].

Début 1942, la famille Dorlanne Puyo en étroite relation avec l'OCM Mollié, monte une réseau de passeur Paris Espagne. Réjane Ruel née Puyo, vivait à Paris avec son mari agent SNCF, prisonnier à ce moment-là, elle est le contact parisien pour les personnes souhaitant quitter la France. Parmi eux des officiers anglais, américains, polonais, des aviateurs alliés, des personnes en mission spéciale… Réjane accompagnait les personnes en train jusqu'à Rion. Là ils étaient logés à la maison de sa sœur Renée Dorlanne et de son mari Henri Arthur Dorlanne dit le Pip. Ces personnes restaient en générale 2 nuits le temps de leur fabriquer des faux papiers. Pour les nourrir, la mairie au courant de cette activité délivrait aux Dorlanne des cartes d'alimentation supplémentaire. Ensuite leur cousin Albert Puyo, cheminot sur l'axe Bordeaux Bayonne, s'assurait de prendre en charge les candidats à l'Espagne jusqu'à la gare de Bayonne. Là d'autre passeurs prenaient le relais et les conduisaient à la frontière espagnole.

La place des Tilleuls posté en 1943

En novembre 1942 et en mai 1943, les résistants ont organisé trois parachutages de containers contenant des armes, des munitions, des explosifs, des vivres et un poste émetteur. Les parachutages étaient annoncés par message radio, l'équipe se rendait ensuite sur place au lieu-dit La Brûle, à la limite Rion Boos, et installait un dispositif lumineux en forme de "N". Les containers était ensuite cachés dans les bâtiments à proximités, qui formaient le lieu du Paysan de Cassou.

A la suite du derniers parachutage, Robert Mollié est dénoncé. Prévenu in extremis, il se cache à la planque du Paysan de Cassou avec l'aide de la famille Dupau de Boos.

Les Allemands et Miliciens ont voulu arrêter sa femme Fernande Mollié. Elle était malade et était soignée par le docteur Maisonnave. Celui-ci transmit aux allemands un certificat certifiant son interdiction de quitter sa chambre. La nuit venue un gendarme fait savoir à Fernande Mollié que la voie était libre et que Madeleine Dupau l'attendait chez elle. A 1h30 la Gestapo et la Milice se rendent compte de sa disparition et sont allés à la maison du docteur Maisonnave lui demander des explications. Il s'ensuivit une longue et vive discussion, le docteur leur expliquant que se n'était pas son rôle de surveiller la prisonnière mais le leur. Au matin la Gestapo intime l'ordre au maire le docteur Bellegarde de designer 50 otages qui seront fusillés. Le maire refuse et se désigne spontanément comme otage. Finalement il n'y a eu aucune arrestation.

La rue du commerce années 40/50

Le couple Mollié se retrouve et quitte Boos le 24 juin 1943. Grâce au réseau ils se cachent vers Salles et puis partent pour l'Espagne par l'intermédiaire réseau de passeur des Dorlanne.

Par la suite en septembre 1943, le réseau Dorlanne est dénoncé. Le Pip étant à Bayonne il fuit en Espagne. Réjane et Rénée ainsi que leurs enfants sont prévenus par la gendarmerie d'une descente de la Gestapo à leur domicile. La famille fuit à temps pour Bayonne puis se cache sur Lourdes. Ensuite les deux sœurs et le cousin, décide continuer le réseau qui fonctionnera jusqu'à la libération de Paris. En 1944 ils font passer en Espagne Madame Madeleine De Gaulle et ses 5 enfants. Il s'agit de la femme de Pierre De Gaulle le frère du Général.

Le 31 décembre 1943 eut lieu une bataille aérienne dans le ciel des landes. A Rion s'écrase un Foke Wulf (un chasseur allemand) à Pouy Nègue. En même temps deux autres Foke Wulf sont descendus et s'écrases à Pouy Blanc sur Garrose et à Lesperon, et deux B17 (bombardier américain) tombent à Lesperon et à Arjuzanx (limite Villenave Rion).

Les derniers allemands sont partis le 25 aout 1944, une grande fête eu lieu le dimanche 28, avec une commémoration au monument aux morts, suivit d'un concert de l'harmonie municipale au Kiosque.

Les 1er et 2 avril 1945, les prisonniers et déportés rapatriés ont organisé une kermesse dont les recettes sont allés au livret du prisonnier. Cette kermesse eu lieu autour du château Bellegarde où un arc de triomphe était installé à l'entrée, il a eu un grand concert de l'harmonie, un match de rugby, une grande tombola, des stands de boissons et de nourriture et des manèges fabriqués par les charpentiers de la commune[42],[43].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

2009 La tempête Klaus[modifier | modifier le code]

Le samedi 23 janvier 2009 à 4h30, la tempête Klaus s'abat sur la ville. Rion fut l'épicentre de la tempête, plus de la moitié de la foret rionnaise est détruite, pins déracinés ou coupés en 2, les habitants sont privés d'électricité, d'eau et de téléphone[44].

2017[modifier | modifier le code]

La commune fusionne avec Boos le sous le statut de commune nouvelle[45].

Contes et Légendes liés à la commune[modifier | modifier le code]

La Guayante et Sylvie d'Arriou[modifier | modifier le code]

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, se trouvait au quartier Marcel une pierre de 2 mètres. Pour certains, il s'agissait d'un menhir et pour d'autre une hitte (une borne), que l'on appelait la Guayante (la géante), ou la pierre de Mandran.

De celle-ci a été créée une légende landaise sur des Fées qui avaient pour mission, de construire la pont de Dax. Cette légende possède plusieurs versions dues aux plusieurs pierres de ce genre là (à Beylongue, Rion et Peyrehorade).

Celle de Rion commence ainsi : Existe à Rion un four à pain abandonné parce que aucun pain put y cuire. Celui-ci fut construit à la place de la Guayante, la pierre de la Fée Sylvie d'Arriou.

Sylvie d'Arriou portait une pierre monumentale pour la construction du pont de Dax, et était heureuse de rendre jalouses les autres fées du fait de la taille de sa pierre. Sur son chemin, elle fit la rencontre d'un étranger mystérieux, celui-ci lui demanda : Oun bas ? Où vas tu ? La fée, furieuse d'être apostrophé lui répondit sèchement : Ent'a DAX ! A Dax ! - Dits doun, si Diu plats. Dis donc, s'il plait à Dieu. - Plats ou nou plats, la peyre guayante qu'anira a Dax. Plaise ou ne plaise pas, la pierre géante ira à Dax. dit-elle d'un ton insolent. - Eh bien, pose la pierre ici et qu'elle y reste.

Compris qu'elle avait Dieu en face d'elle, elle s'ordonna. Et de colère, avec son fuseau, elle asséna plusieurs coups à la pierre, lui faisant de nombreux trous[46],[47].

Le sabbat de sorcière du tuc de Pouy Joseph[modifier | modifier le code]

Selon la tradition, le tue de Pouyausèt ou Pouyiausep ou Tuc de Pouy Joseph, est connu comme lieu de sabbat pour les sorcières du pays.[48]

Le Panturon du Becut[modifier | modifier le code]

Autrefois vivait du coté de Sabres, un Becut (un ogre) énorme avec un seul œil au milieu du front. Comme son cousin de Contis il mangait de la viande fraiche. Mais plus intelligent il faisait travailler les bergers rionnais pour garder ses troupeaux de mouton. Ainsi il avait toujours de la viande et laissait au bergers les abats et les pattes. Avec ces ingrédients, les landais créèrent un, le Panturon. Un jour, le Becut faisant rôtir un agneau eu un doute. " Pourquoi mes bergers sont ils ravis que je tue un agneau et veulent-ils le saigner eux-mêmes ? Il les trouva tous la face enluminée autour d'une marmite du fameux plat. Aussitôt il prit la marmite et y gouta, le trouvant à son gout il ordonna aux bergers de lui faire toujours du Panturon. Les bergers privés de leurs pitance, se résolurent à se venger. Ainsi, le jour de la grande fête, où tous les Becuts de la lande étaient réunis, les bergers versèrent du poison dans le plats. Tous les orgres moururent et depuis on ne vit plus de Becuts dans le pays, mais est resté un plat tout simple, le Panturon.[2][49],[50] En 1994 fut créé la confrerie du Panturon à Rion.

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

  • Le château Bellegarde et son parc comprenant le monument aux morts, le kiosque, le ruisseau du Maubay et une fontaine de 1862.
  • L'hôtel de ville de Boos.
  • L'arbre de la liberté : Le 4 mai 1848, après la chute du roi Louis Phillipe et le proclamation de la république, un arbre de la Liberté fut planté à la demande des Rionnais. Dès lors, il est de tradition de replanter un arbre de la liberté à chaque vie d'arbre. Le 2e arbre fut planté en 1889 pour le centenaire de la Révolution, un 3e en 1948, un chêne d'Amérique, pour célébrer l'avènement de la IV république. Ce chêne, décédé en 2017, fut remplacé par un chêne liège.
  • L'espace René Cuzacq, ancien hôtel de ville de Rion, ancienne école des garçons, actuellement école de musique et de danse.
  • Les arènes André Taris de Rion et les arènes de Boos.
  • La Crouts Arramère.
  • L'église Saint Barthélemy de Rion.
  • L'église Saint Clair de Boos.
  • La salle de judo, ancien théâtre municipal.
  • Complexe sportif comprenant le stade de foot Jacques Farthouat, le stade de rugby Bernard Ducamp, terrains de tennis et salle polyvalente.
  • Le quartier de la gare comprenant l'ancien restaurant de Maïté, la maison de quartier, le parc du fronton (2002) et la gare désaffectée.
  • Le site d'Arjuzanx avec la porte de vision de Rion des Landes au sud de la réserve.

Le Kiosque à musique[modifier | modifier le code]

A l'origine la place de la halle était ornée en son centre par une halle construite en 1874 dont les piliers et l'armature était en fonte. Cette halle pas suffisamment utilisée, fut détruite en 1911 et remplacée par le kiosque actuel. Les éléments en fonte (les piliers en fonte et les croisillon décorant le pourtour supérieur) de la halle sont réutilisés dans la construction du kiosque. Le kiosque servit à tous les moments festifs de la commune avec les concerts de l'harmonie fondée en 1863, les concerts de l'orchestre des prisonniers à l'occupation, les foires, les bals des fêtes patronales, avant de servir dès les années 1980 de carrefour semi giratoire à la suite de la destruction de la place, remplaçant les piétons par le trafic automobile.

Le kiosque sera finalement sauvé du trafic, la municipalité a décidé dans le cadre de la rénovation du bourg, de le rendre aux piétons en le déplacent dans le parc le 3 février 2022.

Les fontaines[modifier | modifier le code]

La houn de Sen Yan

La fontaine Saint-Jean ou Saint-Jean Baptiste (la Houn de Sen Yan), possède une eau minérale et ferrugineuse qui soigne les maladies de peau, les maladies de cœur, les maux intestinaux, d'estomacs et des reins. Son eau était tellement réputée qu'en 1839 on évoquait la construction d'un établissement thermal. Jusqu'à la fin du XIXème siècle une procession se rendait tous les 24 juin (Saint Jean Baptiste) à la fontaine fleurie pour l’occasion. Le curé bénissait ensuite un grand feu devant l’église. Le rite veut que le patient imprègne un linge de l'eau de la source et le passe sur la partie du corps à traiter, puis accroche ce linge près de la fontaine comme un ex-voto. Les autres malades doivent s'abstenir de toucher ces linges, au risque d'attraper la maladie qu'ils ont aidé à soigner. Ensuite il faut remercier la source en laissant de la monnaie en valeur impaire. L'abbé Césaire Daugé constatait la présences de pièces dans la source dans sa monographie de 1912. La fontaine a été rénovée et intégrée au parcours de santé en 1999.

La fontaine Saint-Clair (Sen Cla) de Boos soigne les maux des yeux. Elle a été un grand lieu de pèlerinage surtout au XVIe siècle. Au début du XXe siècle, un pèlerinage attirait encore près d'un millier de personnes le premier dimanche de juin pour la Saint Clair. Les deux fontaines sont sur une voie secondaire du chemin de Compostelle[51].

La fontaine républicaine de la place des droit de L'Homme, construite en l'an 2000 par l'artiste plasticien Pierre Perron, représente la devise de la république : le jaillissement de l'eau représente la liberté, les trois cubes identique représente l'égalité, tous les éléments sont liés et ne peuvent être séparés sans que l'ensemble ne s'effondre, ceci est la fraternité.

La fontaine du parc date de 1862 et était à l'origine sur la place des tilleuls, aujourd'hui place des droits de l'homme. Elle avait une sœur jumelle mais celle-ci fut détruite, elles servaient toute les deux à la distribution d'eau potable.

Les objets classés au titre des monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune compte 2 objets classés :

- Une cloche datant du moyen-âge, son profil en "pain de sucre" et son inscription en lettres onciales permet de la dater du XIVème siècle, elle est la plus vieille cloche du département. En bronze, son pourtour supérieur est orné de fleurs et de l'inscription en lettres onciales "ave maria oracita plena ans". Survivante des guerres et de la révolution, elle est classée le 05 juin 2003[52].

- Un tableau commémoratif de la première guerre mondiale. Cette huile sur toile commandée par le maire Albert Poisson, est peinte en 1919 dans l'ancienne salle du conseil de l'ancienne mairie, signée du peintre Pierre Gustave Saint Laurent. Le panneau centrale porte sur quatre colonnes les noms et les grades des soldats rionnais ainsi que la date de leurs décès. Au centre une stèle supporte une urne funéraire flanqué de deux casques Adrien. Deux allégories féminines se tiennent de part et d'autre de la stèle, à gauche la Paix brandissant une branche d'olivier et à droite la Renommée tenant une trompette. Derrière la stèle se tient un groupe de dix drapeaux de cette époque représentant les forces alliées : en partant de gauche la Belgique, la France, l'Italie, la Grèce, la Serbie, le Monténégro, le Portugal, le Japon, les Etat-Unis et le Royaume-Unis. A gauche du panneau se tient Clio, la muse de l'histoire en train d'écrire sur une tablette, à droite il s'agit de Mnémosyne, déesse de la mémoire et reine des muses, qui montre à un écolier une tablette où il est écrit "Souviens toi de la barbarie allemande". Sur le panneau de gauche le portrait de Georges Clémenceau et sur le panneau de droite le maréchal Ferdinand Foch. Œuvre inscrite le 18 juin 1987[53].

Tableau commémoratif des morts de la guerre 1914-1918, Rion.jpg

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Cuzacq, né le 22/11/1830 à Rion, décédé le 03/05/1903 à Tarnos, géomètre, historien membre de la société de Borda, et auteur de plusieurs ouvrages sur l'histoire des Landes.
  • Abbé Césaire Daugé, curé de Beylongue, écrivain, historien, membre de la société de Borda, il écrit l'histoire de Rion en 1912.
  • Robert Mollié, ingénieur électromécanicien, est à l'origine de la Résistance rionnaise dès fin 1940, responsable départemental de l'OCM jusqu'en 1943, il est dénoncé et s'évade par l'Espagne pour l'Afrique du Nord, rentre en France en 1944 avec la 1re armée lors du débarquement de Provence. Fernande Mollié, son épouse, résistante très active.
  • André Taris, sauteur de la commune, inventeur du saut périlleux par-dessus la vache.
  • Maïté, Marie-Thérèse Ordonnez restauratrice, animatrice télé avec son émission La cuisine des Mousquetaires, animatrice radio sur Sud Radio et écrivaine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Rion-des-Landes est membre de la communauté de communes du Pays tarusate (CCPT), et ce depuis sa création en 1997. la CCPT réunit 18 Communes en tout : Audon, Bégaar, Beylongue, Boos, Carcarès-Sainte-Croix, Carcen-Ponson, Gouts, Laluque, Lamothe, Lesgor, Le Leuy, Meilhan, Pontonx-sur-l’Adour, Rion-des-Landes, Saint-Yaguen, Souprosse, Tartas et Villenave. La population de la communauté de communes s'établit aux alentours de 17 000 habitants

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Jean Maque   Forgeron
1791 1792 Jean Dupuy    
1792 1793 Jacques Maque   Chirurgien
1793 1795 Jean Lasserre   Propriétaire d'un atelier de résine
1795 1801 Jacques Grue   Forgeron
1801 1807 Jean Baptiste Labeyrie    
1807 1814 Pierre Callede    
1814 1816 Marcelin Pesques   Chirurgien
1816 1833 Jean Baptiste Bougue   Chirurgien
1833 1838 Jacques Maque   Fabricant d'huile
1838 1843 Marcelin Tartas   Médecin
1843 1846 Augustin Bougue   Négociant
1846 1888 Marcelin Tartas   Médecin
1888 1925 Albert Poisson   Industriel Il fut conseiller général et président de la Chambre de Commerce des Landes. Il fut aussi le président du premier Comité forestier du Sud-Ouest (de 1922 à 1930), section autonome du Syndicat des agriculteurs des Landes. Cette section, créée par le président Edouard de Poyferré, est l’ancêtre du Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest qui prendra cette dénomination en 1945.

Fondateur de la manufacture de produits chimiques qui deviendra MLPC International (Manufacture Landaise des Produits Chimiques), filiale désormais d'Arkema.

1925 1945 Dominique Bellegarde   Médecin
1945 1971 Arthur Darlanne   Contremaitre dans un atelier de résine
1971 1989 Jean Menaut[54].   Industriel, Industrie familiale du bois Établissements Branère-Menaut puis en 1960, établissements Landex, puis La Roll, et ensuite Egger.
1989 1990 Etienne Lassabe   Chef d'entreprise
1990 1995 Roger Dupouy   Industriel
1995 2014 Joël Goyheneix PS Inspecteur général de l'Education nationale
Président de la Communauté de communes du Pays Tarusate (2014-2017)
Conseiller général du Canton de Tartas-Est (2004-2011)
Député (1998-1999)
mars 2014 En cours Laurent Civel[55] PS Directeur général SYDEC 40[56]
Président de la Communauté de communes du Pays Tarusate

Jumelages[modifier | modifier le code]

Communes déléguées[modifier | modifier le code]

Liste des communes déléguées
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Rion-des-Landes
(siège)
40243 CC du Pays Tarusate 134,06 2 511 (2014) 19


Boos 40048 CC du Pays Tarusate 15,81 414 (2014) 26

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV rugby à XV

Jeunesse sportive rionnaise engagée en championnat de France de rugby à XV de 3e division fédérale 2018-2019

Fiscalité municipale[modifier | modifier le code]

La dette de la commune de Rion-des-Landes est en constante diminution, comme on peut le constater sur le graphique suivant, tout en maintenant un niveau important d'investissement public, autour d'un million d'euros par an.

L'endettement par habitant suit également la même tendance, en se situant désormais en dessous de la moyenne nationale:

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la commune déléguée[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[58],[Note 5].

En 2014, la commune comptait 2 511 habitants, en augmentation de 6,4 % par rapport à 2009 (Landes : 5,28 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3001 1941 2801 3321 4701 4891 5371 7161 727
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9352 1742 3872 4612 4272 3572 5612 5352 520
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5602 7012 6512 5812 5272 5012 4032 4342 446
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 5122 4792 6352 4822 3292 2012 3302 5212 511
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2006[60].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évolution démographique de la commune nouvelle[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.

En 2019, la commune comptait 3 023 habitants[Note 6].

Évolution de la population  [ modifier ]
2015 2016 2017 2018 2019
2 9372 9602 9863 0123 023
(Sources : Insee à partir de 2015[61].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Sur la commune se trouve une importante unité industrielle de la filière bois : Egger Panneaux et Décors, filiale de la société autrichienne Egger. Elle offre un débouché majeur pour la forêt landaise.

Prix et décoration[modifier | modifier le code]

  • Commune Sport pour tous
  • Territoire Bio engagé
  • Commune hors TAFTA

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages ayant aidés à l'écriture du site :

  • Rion-des-Landes, Son Histoire, de L'Abbé Césaire Daugé, 1912
  • Les grandes Landes de Gascogne, de Pierre Cuzacq, 1893.
  • L'Aquitaine historique et monumentale tome 2, de MM. Dufourcet et G. Camiade, 1896.
  • Rion, Regard sur le passé tome 1 et 2, de Janette Duboscq-Lamarque, 2003.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[6].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[7].
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Rion-des-Landes - Mon Environnement en Nouvelle-Aquitaine », sur macommune.biodiversite-nouvelle-aquitaine.fr (consulté le )
  3. « Géoportail », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le )
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  6. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  7. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  8. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  9. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  10. « Fiche du Poste 40048001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  13. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Unité urbaine 2020 de Rion-des-Landes », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  15. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  16. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Bénédicte Boyrie-Fénié, DICTIONNAIRE TOPONYMIQUE DES COMMUNES. Landes et Bas-Adour, CAIRN,
  20. « Toponymie : les noms de lieux en France - Glossaire de termes dialectaux »
  21. « L'histoire des villages / RION / Rion des Landes - Rion des Landes », sur www.riondeslandes.fr (consulté le ).
  22. « Gasconha.com - Noms & Lòcs - Loustaounaou, Guilhembaquey... », sur www.gasconha.com (consulté le )
  23. « archéolandes, Rion des landes découverte d'une jatte », sur archéolandes.
  24. Jean-Pierre Bost, « Présence humaine dans la Grande Landes », sur archéolandes
  25. Bénédicte Fénié, « Les substrats linguistiques dans les noms des paroisses de la grande lande », sur archéolandes
  26. a b et c Césaire (1858-1945) Auteur du texte Daugé, Rion-des-Landes : son histoire / l'abbé Césaire Daugé,..., (lire en ligne)
  27. L'Aquitaine historique et monumentale : monographies locales illustrées. T. 2 / publiées par MM. Dufourcet, Taillebois et G. Camiade, 1890-1893 (lire en ligne)
  28. Pierre (1830-1903) Auteur du texte Cuzacq, Les grandes Landes de Gascogne : études historiques et géographiques / par P. Cuzacq,..., (lire en ligne)
  29. Bernard-Augustin-Henri-Timothée de Cabannes (1822-1883 ; baron de) Auteur du texte Cauna, Armorial des Landes / par le baron de Cauna, 1863-1869 (lire en ligne)
  30. « La MANUFACTURE ROYALE », sur lesproduitsresineux.free.fr (consulté le )
  31. L'Aquitaine historique et monumentale : monographies locales illustrées. T. 2 / publiées par MM. Dufourcet, Taillebois et G. Camiade, 1890-1893 (lire en ligne)
  32. « Réutilisation des informations publiques - Archives départementales des Landes », sur archives.landes.fr (consulté le )
  33. Janette Duboscq-Lamarque, Rion des Landes : Regard sur le passé Tome I.
  34. Césaire (1858-1945) Auteur du texte Daugé, Rion-des-Landes : son histoire / l'abbé Césaire Daugé,..., (lire en ligne)
  35. « Les luttes des ouvriers resiniers (1906-1907) », sur www.histoiresocialedeslandes.fr (consulté le )
  36. Janette Duboscq-Lamarque, Rion des Landes Regard sur le passé 1900 à 1939
  37. « Hôpitaux militaires 18e RM », sur https://forum.pages14-18.com, (consulté le ).
  38. « fiche matricule de Pierre, Henri, Marie Bourget », sur https://archives-numerisees.loire-atlantique.fr, Archives départementales de Loire-Atlantique (consulté le ).
  39. « Monument à Rion-des-Landes : les monuments aux morts », sur monumentsmorts.univ-lille.fr (consulté le ).
  40. « Plaquette patrimoine », sur calameo.com (consulté le )
  41. « Rion, 70 ans après », sur SudOuest.fr (consulté le )
  42. Janette Duboscq-Lamarque, Rion des Landes Regard sur le passé 1939 à 1959 Tome II
  43. Gilbert Dupau, La Résistance dans les landes, Gascogne.
  44. « Dix ans après la tempête Klaus, retour à Rion-des-Landes », sur SudOuest.fr (consulté le ).
  45. « Recueil des actes administratifs des Landes » (consulté le ).
  46. « Fées », sur lespinsparleurs.com (consulté le )
  47. Césaire (1858-1945) Auteur du texte Daugé, Rion-des-Landes : son histoire / l'abbé Césaire Daugé,..., (lire en ligne)
  48. Daugé, Césaire (1858-1945), Rion-des-Landes : son histoire, Bergerac, (lire en ligne), p. 448 (43° 55′ 36″ N, 0° 55′ 33″ O).
  49. « L’histoire du Bécut, le géant terrifiant », sur SudOuest.fr (consulté le )
  50. lespinsparleurs, « Le Bécut », (consulté le )
  51. « Fontaine Saint-Jean « La houn de Sen Yan » | Fontaines guérisseuses », sur fontainesdeslandes.fr (consulté le )
  52. « Cloche - Inventaire Général du Patrimoine Culturel », sur inventaire.nouvelle-aquitaine.fr (consulté le )
  53. « Tableau commémoratif des morts de la guerre de 1914-1918 - Inventaire Général du Patrimoine Culturel », sur inventaire.nouvelle-aquitaine.fr (consulté le )
  54. « L’hommage à Jean Menaut, demain », sur sudouest.fr (consulté le ).
  55. « L’élu de la semaine : Laurent Civel », sur maisondeselus.fr, (consulté le ).
  56. Le SYDEC 40 est le Syndicat Départemental d’Équipement des Communes des Landes qui regroupe 331 communes du département
  57. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  58. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  59. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  60. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  61. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.