Rion-des-Landes

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Rion-des-Landes
Rion-des-Landes
Le château Bellegarde, siège de la mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Dax
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Tarusate
Maire
Mandat
Laurent Civel
2020-2026
Code postal 40370
Code commune 40243
Démographie
Gentilé Rionnais et Rionnaise
Population
municipale
3 012 hab. (2018)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 37″ nord, 0° 55′ 08″ ouest
Altitude Min. 46 m
Max. 103 m
Superficie 134,06 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Rion-des-Landes
(ville isolée)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Pays morcenais tarusate
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.riondeslandes.fr

Rion-des-Landes est une commune française située dans le département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rion-des-Landes est située au centre du département des Landes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

7 ruisseaux prennent leur source sur la commune :

Le Menjouec qui passe derrière le cimetière de Fourchette, et qui se jette dans le Maubay.

Le Maubay qui longe la fontaine St jean ainsi que le parc du château, et qui rejoint l'Estuchat pour former le Retjons.

Le Braou de Lasserre qui prend source au niveau de Cerboueyre, et se jette dans l'Estuchat.

L'Estuchat qui donne le lieu de Pouchion, longe le cimetière Nogaro. Une partie rejoint de suite le Maubay et une autre est détourné dans un canal du début du XXe siècle, qui sert aujourd'hui à l'évacuation des eaux de l'usine chimique MLPC, et puis rejoint le Retjons.

Le Prit qui longe la voix ferré du Nord au Sud coté Est, et qui se jette dans le Retjons.

Le Retjons, qui est le ruisseau le plut important passe par Beylongue, Carcen-Ponson, et Bégaar. Son tracé originel a été modifié afin qu'il puisse alimenter au début du XXe siècle, une centrale électrique (entre Pégaoule et le rue de Molenave) dont il reste les ruines aujourd'hui. Il passe au sein de la papeterie de Tartas et puis se rejoint la Midouze dans le bassin versant de l'Adour.[2]

À Boos, il y a le ruisseau de JeanChouaou à l'est, et le ruisseau de Larquier qui crée le lac du bourg et qui longe la fontaine St Claire.[3]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rion-des-Landes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rion-des-Landes, une unité urbaine monocommunale[7] de 2 986 habitants en 2017, constituant une ville isolée[8],[9]. La commune est en outre hors attraction des villes[10],[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le premier nom de la ville est Arrion ou Arrioun en gascon. Celui-ci peut se traduire par deux façons, tout aussi valable l'une que l'autre :

L'une est le nom Arrius suivi par le suffixe -one, soit en latin "le domaine d'Arrius". Celui-ci serait le nom d'un dignitaire ou un militaire gallo-romain qui aurait obtenu la terre de Rion en guise de récompense[12].

L'autre est qu'en vieux gascon, on utilisait les termes "riou" et "ar" pour désigner le ruisseau. Ainsi on remarque que Arrioun est l'adition de "ar" et "riou" ce qui doit dire "lieu qui possède plusieurs ruisseaux", ce qui est le cas car près de 4 ruisseaux prennent leur source sur la commune.[13]

Histoire[modifier | modifier le code]

La Guayante (Antiquité-fin XIX siècle)[modifier | modifier le code]

Autrefois, se trouvait au quartier de Marcel, une pierre de 2 mètres. Pour certain il s'agissait d'un menhir et pour d'autre une hitte (une borne), que l'on appelait la Guayante (la géante).

De celle-ci a été créée une légende landaise que voici : [14],[15]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Grande guerre (1914-1918)[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, la commune accueille l'hôpital complémentaire d'armée no 70. Cinquante lits sont installés dans l'école des filles[16] pour y soigner les militaires blessés[17].

Le monument aux morts fut inauguré le afin de rendre hommage aux 122 Rionnais morts au combat. La statue est le baiser du héros du sculpteur Charles-Henri Pourquet[18].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant l'occupation, l'armée allemande installe une Kommandantur dans le château Bellegarde et un camp de prisonniers dépendant du Stalag 122 où se situe aujourd'hui la zone artisanale du Pelletet. Les prisonniers étaient tirailleurs maghrébins, puis des soldats de couleurs d'Afrique du Sud et à la libération les soldats de la Wehrmaht. 4 prisonniers Malgaches, Marocain et Sud-Africain sont décédés entre 1942 et 1943.[19]

De nombreux parachutage de conteneurs d'armes et de munitions orchestrés entre Londres et les réseaux de résistance ont été réalisés sur et autour de la commune[20].

2017[modifier | modifier le code]

La commune fusionne avec Boos le sous le statut de commune nouvelle[21].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Rion-des-Landes est membre de la Communauté de communes du Pays tarusate (CCPT), et ce depuis sa création en 1997. la CCPT réunit 18 Communes en tout: Audon, Bégaar, Beylongue, Boos, Carcarès-Sainte-Croix, Carcen-Ponson, Gouts, Laluque, Lamothe, Lesgor, Le Leuy, Meilhan, Pontonx-sur-l’Adour, Rion-des-Landes, Saint-Yaguen, Souprosse, Tartas et Villenave. La population de la communauté de communes s'établit aux alentours de 17 000 habitants

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Jean Maque    
1791 1792 Jean Dupuy    
1792 1793 Jean Maque    
1793 1795 Jean Lasserre    
1795 1801 Jacques Grue    
1801 1807 Jean Baptiste Labeyrie    
1807 1814 Pierre Callede    
1814 1816 Marcelin Pesques    
1816 1833 Jean Baptiste Bougue    
1833 1838 Jacques Maque    
1838 1843 Marcelin Tartas   Médecin
1843 1846 Augustin Bougue    
1846 1888 Marcelin Tartas   Médecin
1888 1925 Albert Poisson[22]   Industriel[23]
1925 1945 Dominique Bellegarde   Médecin
1945 1971 Arthur Darlanne    
1971 1989 Jean Menaut[24].   Industriel[25]
1989 1990 Etienne Lassabe   Chef d'entreprise
1990 1995 Roger Dupouy   Industriel
1995 2014 Joël Goyheneix PS Inspecteur général de l'Education nationale
Président de la Communauté de communes du Pays Tarusate (2014-2017)
Conseiller général du Canton de Tartas-Est (2004-2011)
Député (1998-1999)
mars 2014 En cours Laurent Civel[26] PS Directeur général SYDEC 40[27]
Président de la Communauté de communes du Pays Tarusate

Jumelages[modifier | modifier le code]

Communes déléguées[modifier | modifier le code]

Liste des communes déléguées
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Rion-des-Landes
(siège)
40243 CC du Pays Tarusate 118,25 2 511 (2014) 21


Boos 40048 CC du Pays Tarusate 15,81 414 (2014) 26

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV rugby à XV

Jeunesse sportive rionnaise engagée en championnat de France de rugby à XV de 3e division fédérale 2018-2019

Fiscalité municipale[modifier | modifier le code]

La dette de la commune de Rion-des-Landes est en constante diminution, comme on peut le constater sur le graphique suivant, tout en maintenant un niveau important d'investissement public, autour d'un million d'euros par an.

L'endettement par habitant suit également la même tendance, en se situant désormais en dessous de la moyenne nationale:

Prix et décoration[modifier | modifier le code]

  • Commune Sport pour tous
  • Territoire Bio engagé
  • Commune hors TAFTA

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la commune déléguée[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[29],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 2 511 habitants, en augmentation de 6,4 % par rapport à 2009 (Landes : 5,28 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3001 1941 2801 3321 4701 4891 5371 7161 727
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9352 1742 3872 4612 4272 3572 5612 5352 520
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5602 7012 6512 5812 5272 5012 4032 4342 446
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 5122 4792 6352 4822 3292 2012 3302 5212 511
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évolution démographique de la commune nouvelle[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.

En 2018, la commune comptait 3 012 habitants[Note 3].

Évolution de la population  [ modifier ]
2015 2016 2017 2018
2 9372 9602 9863 012
(Sources : Insee à partir de 2015[32].)

Économie[modifier | modifier le code]

Sur la commune se trouve une importante unité industrielle de la filière bois : Egger Panneaux et Décors, filiale de la société autrichienne Egger. Elle offre un débouché majeur pour la forêt landaise.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

Plan des rues de Rion-des-Landes téléchargeable, avec l'ensemble des services et des industries :

174 odonymes recensés à Rion-des-Landes
au
Allée Avenue Bld Chemin Cité Impasse Passage Place Quai Rd-point Route Rue Square Villa Autres Total
3 [N 1] 9 0 34 1 [N 2] 3 [N 3] 0 6 [N 4] 0 0 7 45 0 0 66 [N 5] 174
Notes « N »
  1. Allée des Arènes, allée des Ortolans, allée des Palombes.
  2. Cité Neurisse.
  3. Impasse de la Forêt, impasse des Tilleuls, impasse du Rio Ebro.
  4. Dont place du 4-Août-1789.
  5. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info[33], annuaire-mairie.fr[34] et OpenStreetMap[35]

= Édifices et sites[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Rion-des-Landes - Mon Environnement en Nouvelle-Aquitaine », sur macommune.biodiversite-nouvelle-aquitaine.fr (consulté le 20 juin 2021)
  3. « Rion-des-Landes · 40370, France », sur Rion-des-Landes · 40370, France (consulté le 20 juin 2021)
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 28 mars 2021).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  7. « Unité urbaine 2020 de Rion-des-Landes », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 28 mars 2021).
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  10. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  12. « L'histoire des villages / RION / Rion des Landes - Rion des Landes », sur www.riondeslandes.fr (consulté le 20 juin 2021)
  13. Abbé Césaire Daugé, « Rion des Landes, Son histoire page 2 »
  14. « Fées », sur lespinsparleurs.com (consulté le 16 juin 2021)
  15. Abbé Césaire Daugé, « Rion des Landes, Son histoire page 6 »
  16. « Hôpitaux militaires 18e RM », sur https://forum.pages14-18.com, (consulté le 27 décembre 2020).
  17. « fiche matricule de Pierre, Henri, Marie Bourget », sur https://archives-numerisees.loire-atlantique.fr, Archives départementales de Loire-Atlantique (consulté le 27 décembre 2020).
  18. « Monument à Rion-des-Landes : les monuments aux morts », sur monumentsmorts.univ-lille.fr (consulté le 15 juin 2021)
  19. « Rion, 70 ans après », sur SudOuest.fr (consulté le 16 juin 2021)
  20. Janette Lamarque, Rion des landes : Regards sur le passé, 1939-1959, t. II.
  21. « Recueil des actes administratifs des Landes » (consulté le 7 décembre 2016).
  22. Albert Poisson (1855-1931) est né à Rion-des-Landes. Il fut conseiller général et président de la Chambre de Commerce des Landes. Il fut aussi le président du premier Comité forestier du Sud-Ouest (de 1922 à 1930), section autonome du Syndicat des agriculteurs des Landes. Cette section, créée par le président Edouard de Poyferré, est l’ancêtre du Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest qui prendra cette dénomination en 1945.
  23. Fondateur de la manufacture de produits chimiques qui deviendra MLPC International (Manufacture Landaise des Produits Chimiques), filiale désormais d'Arkema.
  24. « L’hommage à Jean Menaut, demain », sur sudouest.fr (consulté le 23 septembre 2017).
  25. Industrie familiale du bois (Établissements Branère-Menaut puis en 1960, établissements Landex
  26. « L’élu de la semaine : Laurent Civel », sur maisondeselus.fr, (consulté le 23 janvier 2018).
  27. Le SYDEC 40 est le Syndicat Départemental d’Équipement des Communes des Landes qui regroupe 331 communes du département
  28. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2015, 2016, 2017 et 2018.
  33. rue-ville.info
  34. annuaire-mairie.fr
  35. OpenStreetMap
  36. Daugé, Césaire (1858-1945), Rion-des-Landes : son histoire, Bergerac, (lire en ligne), p. 448 (43° 55′ 36″ N, 0° 55′ 33″ O)