Léonce Reynaud

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Léonce Reynaud
Image illustrative de l’article Léonce Reynaud
Portrait de Léonce Reynaud en grand uniforme de directeur de l'École des ponts et chaussées.
Présentation
Nom de naissance François Léonce Reynaud
Naissance
Lyon, France
Décès (à 76 ans)
Paris, France
Nationalité française
Activités Directeur du service des phares et balises
Inspecteur général des Ponts et Chaussées
Formation École polytechnique
École des ponts et chaussées
Œuvre
Réalisations Phare des Héaux de Bréhat (1840)
Phare du Cap Fréhel (1847)
Gare de Paris-Nord (1847)
Phare des Baleines (1854)
Phare Amédée (1865)
Phare des Roches-Douvres (1868)
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Entourage familial
Famille Jean Reynaud (frère)
Edgard de Maigret (gendre)

François Léonce Reynaud, né à Lyon le et mort à Paris le , est un architecte et ingénieur français. Il a été directeur de l'École des ponts et chaussées et a supervisé la construction de nombreux phares français, lorsqu'il était directeur du Service des phares et balises de 1846 à 1878. Petit-fils de Alexis-Antoine Régny, il est le frère aîné de Jean Reynaud et d'Aimé Reynaud, et le beau-père de l'amiral Edgard de Maigret.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre en 1821 à l'École polytechnique mais en est exclu l'année suivante pour des raisons politiques[1]. Il poursuit ses études d'architectures et entre en 1831 à l'École des ponts et chaussées. En 1833, il est nommé aspirant-ingénieur[2] et entre au conseil général du Corps des ponts et chaussées, où il rencontre le frère d'Augustin Fresnel, Léonor Fresnel, alors secrétaire de la commission des phares, dont il devient l'assistant.

En 1834, Reynaud est chargé de concevoir le phare des Héaux de Bréhat, dans les Côtes-d'Armor[1]. La base du phare est inspirée par les phares britanniques d'Eddystone et de Bell Rock. Sa forme elliptique doit permettre une plus grande résistance aux vagues. Une tour est ensuite construite sur cette base, portant le feu à une hauteur de 47 m. Il est alors nommé ingénieur des Ponts et Chaussées[2].

À la fin de 1837, Reynaud est élu professeur d'architecture à l'École polytechnique[1]. Il est ensuite professeur suppléant à la chaire d'architecture des Ponts et Chaussées en 1841, avant d'en être titulaire en 1847. Entre 1842 et 1847, Léonce Reynaud conçoit la première gare du Nord à Paris, dont la façade a été démontée et réinstallée à Lille en 1860[3]. Il est inspecteur général des édifices diocésains de 1853 à 1856[4].

En parallèle, Léonce Reynaud poursuit sa collaboration avec Léonor Fresnel, l'ayant rejoint au Service des phares et balises. Il lui succède à la tête du service en 1846[2]. Il y restera jusqu'en 1878. Il dessine lui-même la plupart des plans des phares bâtis par le service durant cette période, parmi lesquels Fréhel, les Baleines sur l'île de Ré et les premiers phares métalliques construits en France : le phare Amédée en Nouvelle-Calédonie et celui des Roches-Douvres en Manche. Inspecteur général des Ponts et Chaussées en 1856, il est nommé directeur de l'École en 1869[2] jusqu'en 1874.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Publications[modifier | modifier le code]

  • Traité d'architecture, Paris, Carilian-Goeury, 1850
  • Mémoire sur l'éclairage et le balisage des côtes de France, Paris, Imprimerie impériale, 1864
  • Application de l'huile minérale à l'éclairage des phares, Paris, Éditions Dunod, 1873

Distinction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Fernand de Dartein, Léonce Reynaud : Sa vie et ses œuvres, Paris, Éditions Dunod, , 286 p. (lire en ligne)
  • Vincent Guigueno et Antoine Picon, « Entre rationalisme et éclectisme, l’enseignement d’architecture de Léonce Reynaud », Bulletin de la société des amis de la bibliothèque de l'X, no 16,‎
  • Sous la direction d'Antoine Picon, L'art de l'ingénieur constructeur, entrepreneur, inventeur, p. 416, Centre Georges Pompidou/éditions Le Moniteur, Paris, 1997 (ISBN 978-2-85850-911-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]