Frédéric Ritter

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Frédéric Ritter

Frédéric Ritter, né Frédéric (Fritz), Jean-Baptiste, Félix, Ritter, le à Guebwiller (Alsace) et mort à Pau, le , est un ingénieur français, ancien élève du Prytanée militaire de la Flèche, ancien élève de l'École polytechnique. Il fait carrière dans l'administration des Ponts et Chaussées, participant à l'édification des lignes de chemin de fer de l'Ouest et du Midi. Consacrant ses loisirs à l'étude de l'œuvre de François Viète, il est encore aujourd'hui son plus complet biographe. Membre de la Société des antiquaires de l'Ouest et de la société météorologique de France, il assure de 1870 à 1875 le secrétariat de la société de statistiques, sciences, lettres et arts des Deux-Sèvres. Quoiqu'un grand nombre de ses notices aient été publiées, tant en France qu'en Italie, notamment dans le « bullettino di Bibliografia e Storia delle Scienze Matematiche » du prince Baldassare Boncompagni, l'essentiel de ses travaux, dont une traduction quasiment complète des œuvres du mathématicien demeure inédit et disponible uniquement à l'Institut de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Serment de fidélité à Louis Philippe (1843)

La famille Ritter descend légendairement d'un chevalier ayant accompagné Saint Louis dans les croisades. Le dernier des Ritter de cette branche aînée laisse place vers le XVIIe siècle à une branche cadette du Halsbourg (sud Tyrol).

Le premier des Ritter historiques est Anton Ritter (1703-1781). Marié à Barbara Thum ou Barbe Thumm, fille d'un architecte de Andelsbuch ou Andelstadt ; près de Bregenz dans le Vorarlberg, il a deux fils : Jacob, qui part faire souche à Venise et Gabriel-Ignace, (Andelsbuch 1732- Guebwiller 1813).

Architecte du prince évêque Leger (Casimir) de Rathsamhausen, Gabriel-Ignace édifie l'église Saint-Léger de Guebwiller, des maisons de Chanoines et la maison Ritter, et sculpte différents pièces de mobilier religieux. De son second mariage avec Madeleine Simon, lui vient Jean-baptiste, Xavier, Ritter, (né en 1785 à Guebwiller, mort dans la même ville en 1877).

Ce dernier s'engage comme canonnier dans les armées de Napoléon Ier. Capitaine, il suit l'empereur de Friedland à la retraite de Russie (qu'il passe à Dantzig). En 1813, bloqué dans Wurzbourg, il est capturé et fait prisonnier des alliés mais s'évade de sa prison. Après les guerres napoléoniennes, Jean-Baptiste devient directeur de l'artillerie de Strasbourg puis maire de Guebwiller.

Il se marie à Marie Frédérique Anastasie Rudler, fille de François-Xavier Antoine Rudler (1761-1814) et nièce du baron d'Empire François Joseph Rudler[1],[2] et de Marie-Anne, Joséphine, Heimann. Jean Baptiste Ritter demeure rue Bracken à Guebwiller. Frédérique Rudler donne naissance à trois fils dont Frédéric (1819), né hors mariage mais légitimé par anticipation et devant notaire le 6 octobre 1819, et Charles (1825), futur polytechnicien, météorologue, et hydrographe, nommé en Corse, à Dijon (1852) puis à Constantinople (1856), décoré de la Légion d'honneur et d'ordres ottomans. Lié à Auguste Comte, et au Positivisme, Charles Ritter est l'un des premiers à avoir perçu l'existence des rayons ultra-violets.

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Des débuts prometteurs[modifier | modifier le code]

Le , Frédéric Ritter entre en tant qu'élève gratuit au Prytanée de La Flèche. Il en sort pour l'École Polytechnique le . À cette époque, il a les cheveux et les sourcils châtain foncé, le front découvert, le nez grand, les yeux bleus et mesure 1,66 m[3]. Ritter sort 30e de Polytechnique le (sur une promotion de 120 élèves) et il est affecté aux Ponts et Chaussées (24e sur 30). Nommé en mission dans le Haut-Rhin, le , il occupe pendant quelques mois un poste à Lorient (du au ) en tant qu'élève ingénieur ; il est muté à Fontenay-le-Comte (1842) et le , il devient aspirant ingénieur[3]. C'est à cette date qu'il rencontre Benjamin Fillon. Le , il jure fidélité au roi des Français (Louis Philippe) et à la constitution. Sa nomination est alors officiellement confirmée.

Une double vie[modifier | modifier le code]

Benjamin Fillon.
Eau-forte par Charles Meryon.

Après que Fillon lui a fait découvrir l'importance des œuvres du mathématicien des Parthenay, Ritter met sa vie au service de l'histoire des mathématiques. Sa « rencontre » avec le mathématicien François Viète va dès lors perturber sa carrière administrative. Bien qu'à l'image du mathématicien du XVIe siècle, Ritter ne consacre à l'histoire des sciences que ses loisirs, ses notations par les inspecteurs généraux des ponts et chaussées dénotent dès lors son goût pour les sciences et ses préoccupations extérieures au service. Il est néanmoins reconnu pour ses capacités et promu ingénieur 2e classe le . Enfin, il est nommé le à Mont-de-Marsan auprès du service hydraulique des Landes[3].

En 1854, Ritter se marie (le 25 avril à 9 h 30 du matin). Son supérieur (Lepeuple) lui a fait rencontrer la veuve d'un de ses collègues (Jacques, Victor Charles Sans) disparu à Pau le  ; il l'épouse avec la bénédiction de ses supérieurs (nécessaire à l'époque). Cécile, Jeanne, Catherine, Marie Camy est originaire de Pau ; elle est née le de Jean-Baptiste Camy, négociant, et de Marie Pauline Ostende Ste-Marie. Elle lui apporte 3000 livres de rente ayant hérité de sa mère et « ne laisse rien à désirer tant au physique que pour son éducation ». Cécile Camy lui donne 4 enfants, 3 garçons et une fille, nés en 1855 (Raymond), 1859 (Henri), 1863 (Maurice) et 1868 (Marie). Le , Frédéric Ritter est affecté au service unique de la dune. Il commence à publier quelques notices avec Benjamin Fillon[4].

Le , il a l'occasion de sauver deux ouvriers ensevelis au fond d'un puits. Cet acte de bravoure où il se distingue particulièrement pour son « courage, son sang froid et son activité », selon une lettre du préfet des Landes au ministre de l'Intérieur lui vaut une citation particulière avec son confrère Crouzet (ingénieur à Dax). Un médaille d'honneur lui est remise en 1857 pour son dévouement exceptionnel[3]. Le , Frédéric Ritter est affecté à l'étude et à la construction des voies ferrées des Pyrénées et à l'ouverture de ses ateliers, sis à Mont de Marsan. Se dessine alors le projet d'un phare à établir à l'embouchure de l'Ardour et du bassin d'Arcachon. Mais son ingénieur en chef lui reproche ses défauts de zèle et, en février de l'année suivante, un de ses inspecteurs l'explique « par ce qu'il consacre trop de temps à étendre une instruction déjà très variée »[3].

Ses chefs et ses inspecteurs ne cessent, du moins dans cette première partie de sa carrière, de louer ses capacités mais de se plaindre de ce qu'il se mêle un peu trop de tout. Ils notent qu'il a la tête ailleurs, qu'il est discipliné mais parfois condescendant, qu'il n'a pas d'autres occupations rétribuées, mais qu'il recherche la popularité (entre temps il est élu à la municipalité de Mont de Marsan). Certains devinent son goût pour les sciences, dont il ne fait pas mystère, mais ils semblent ignorer le vrai Ritter, celui qui est en train de bâtir une œuvre en neuf volumes et publie dans le journal du prince Baldassare Boncompagni, et dont le travail est encouragé par Michel Chasles. Ils mettent sur le compte de sa lenteur, ou d'un manque de rectitude de jugement, les retards que prennent sous sa direction les travaux de boisement des dunes. Ils ne savent pas qu'il consacre ses nuits et tout son temps libre à retracer l'histoire des balbutiements de l'algèbre littérale. Certains croient qu'il cherche à se faire remarquer et le jugent inapte à accomplir de grands travaux, diriger des équipes, etc. Cet ostracisme retarde sa carrière. Mais le , avec l'appui de son oncle, le maréchal Pierre Joseph François Bosquet, il est enfin promu ingénieur ordinaire 1re classe[3].

Le , Ritter reçoit une nouvelle affection, la conservation et l'assèchement des marais d'Orx. Mais il conserve le contrôle des travaux du tronçon vendéen des chemins de fer de Mont de Marsan à Tarbes (le ). Le , il est élevé au rang de chevalier de la Légion d'honneur[5]. Le 1er novembre de la même année, le ministère des travaux publics lui confie également la gestion des travaux de la nouvelle ligne au départ des Pyrénées[5]. Le , il est commis à la construction du phare de Contis dans les Landes[3].

Une certaine reconnaissance[modifier | modifier le code]

Le Phare de Contis (reconstruit)

Après cette date, son mérite en tant qu'ingénieur est mieux reconnu. En dépit des difficultés liées au terrain, l'édification de ce phare démontre ses capacités[6] et les critiques de ses supérieurs prennent fin. Vers 1857, il semble cependant épuisé par les fatigues de son service. Ses chefs le recommandent au poste d'ingénieur en chef. Il est alors chargé de la navigation du nord de la Vendée, 120 kilomètres de routes "impériales", 200 km de routes départementales, du service hydraulique, de l'assainissement des marais (77 000 ha) des Landes sur 63 communes[3]. En 1860, son travail historique est reconnu dans les annales mathématiques des candidats à Polytechnique dirigée par Orly Terquem[7] Mais, en 1862, quand il se porte candidat au poste d'ingénieur en chef de Pau, le préfet des Basses Pyrénées le récuse, ne craignant plus de froisser le maréchal Bosquet, mort l'année précédente à Mont-de-Marsan[8] .

En 1868, Frédéric Ritter publie à Rome sa traduction de l'art Analytique de Viète, dont la préface est datée de Mont de Marsan[9]. Dans cet ouvrage, il donne une traduction des notae priores[10] et une biographie résumée du maître des requêtes d'Henri IV. Ses supérieurs le jugent désormais d'un caractère doux, conciliant, mais ferme. Ils le voient comme « un esprit délié, à la fois pratique et dirigé vers la spéculation scientifique, et les recherches métaphysiques ». En 1874, il est nommé à Niort, les relations deviennent plus faciles avec son entourage professionnel. Il demeure encore une énigme pour ses chefs qui notent un manque de circonspection dans ses paroles. Ses inspecteurs lui reprochent alors d'avoir une culture plus étendue que bien digérée... Mais, après avoir remplacé les ingénieurs en chef Ambé et Deglaude[11], il est enfin nommé à son tour ingénieur en chef seconde classe le [3].

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

À partir de 1876, alors qu'il est nommé ingénieur en chef de 1re classe (le 14 juillet), Ritter travaille à Montpellier à la construction des lignes de chemin de fer Montpellier-Ganges (6 août 1876), Mazamet-Bédarieux (26 février 1879), Lunel-Le Vigan, Nîmes-Sommières aux Mazes, Estrechoux-Castenet le vieux... Ses émoluments deviennent confortables (ils se montent désormais à 8000 francs, et il est décrit comme jouissant d'une position très aisée). Le seul reproche qu'on lui adresse désormais est de ne pas savoir déléguer, et de vouloir trop en faire par lui-même[3].

En 1881, il refuse de prendre sa retraite : Il est admis à faire valoir ses droits à une pension le , mais voulant poursuivre les travaux de la ligne de chemin de fer de Montpellier à Ganges, il demande à être prolongé dans son activité en tant qu'ingénieur en chef hors cadre. Ce sursis lui est accordé par le Conseil général des ponts et chaussées, même s'il lui est reproché de "s'occuper trop de sciences". Le , le vœu de sa dernière inspection est de le voir nommé à son tour inspecteur général des Ponts et Chaussées, à titre honoraire[3].

Pour finir sa carrière, il se retire à Pau, le [12]. Les lignes de chemin de fer dont il avait la charge sont transmises à l'ingénieur en chef Cadot. A Pau, la famille Ritter s'installe dans la maison familiale des Camy. Parmi ses amis, se trouve l'historien du Béarn Adrien Planté[13]. Il meurt dans cette même ville le , à 2 heures du matin, rue Latapie, quelque temps après avoir organisé le congrès de l'Association française pour l'avancement des sciences. Sa veuve, Cécile Camy décède le , dans leur même maison de Pau.

Chevalier de la Légion d'honneur, remercié par Napoléon III pour acte de bravoure, il conserve toute sa vie des sympathies bonapartistes marquées. Le , le préfet de l'Hérault dit de lui :

« Monsieur Ritter est notoirement connu pour appartenir au parti bonapartiste, il fréquentait à la préfecture les personnes professant les mêmes opinions. Il se garde néanmoins d'une manière absolue de prendre une attitude active. »

Le blason des Ritter, décrit dans les collections d'armes de l'Europe p.  195, et dans l'armorial général du Rietsap représente un écu écartelé ; au 1 et 4 coupés d'agent sur azur, chargé d'un lion naissant de gueule couronné d'or et au 2 et 3 d'or à un maure issant couronné d'or tenant une hallebarde d'argent en bande tournant son corps.

Parmi ses descendants, l'un de ses petits fils, Raymond Ritter (1894-1974) devient bibliophile et historien, il édite l'histoire de la maison de Gramont, les lettres de Catherine de Parthenay, établit plusieurs biographies dont celle du général Bosquet[14] et dirige la restauration du Château de Morlanne qu'il lègue en 1971 au département des Pyrénées Atlantiques[15].

Une vie au service de l'histoire[modifier | modifier le code]

François Viète

Nommé en poste à Fontenay-le-comte, et logé quai Viète, Ritter est surpris de l'oubli dans lequel est tombé le fondateur de l'algèbre. Il devient dès lors son meilleur biographe. Uni dans ses travaux de recherche avec Benjamin Fillon[16],[17], le juge républicain, archéologue et maire de Fontenay-le-Comte, Ritter n'a de cesse d'exhumer les informations concernant ce mathématicien dont François Arago, à la même époque, déplore qu'on n'a pas donné de biographie. Il participe d'ailleurs, au côté de Fillon et d'Olivier de Rochebrune à des fouilles, dont le tombeau « d'une femme-peintre du IIIe siècle »

Encouragé par les travaux de Michel Chasles, Frédéric Ritter accomplit un véritable travail d'historien et la plupart des informations qui ont été collectées sur le mathématicien, outre les notices de Jacques-Auguste de Thou et Pierre de L'Estoile, proviennent de ses recherches, notamment celles qu'il publie en 1868 à propos de l'Isagoge et des Notae Priores.

La publication, en 1879 des mémoires de Jean V de Parthenay par Jules Bonnet lui ouvre de nouvelles perspectives. Ses travaux se trouvent confortés par cette publication[18]. En 1880, Frédéric Ritter reçoit une sorte de consécration avec la publication par l'association pour l'avencement des sciences d'un article résumant ses interventions. Philippe Gilbert[19] de l'université de Louvain répond à ses interrogations[20].

De gros cahiers, rassemblant 9 parties (tomes) et chacun composé de près de 100 à 200 pages offrent aux historiens des mathématiques les détails de la vie de François Viète et une traduction en français de ses œuvres. Quoique fine, l'écriture de Ritter demeure lisible. Malheureusement, ses manuscrits n'ont pas été édités. Des résumés en sont parus dans les revues scientifiques de l'époque, en particulier dans les recueil de l'association pour l'avancement des sciences, la revue du Positivisme, et la revue italienne de mathématiques du comte Baldassare Boncompagni, lui-même ami de Michel Chasles.

Le , une séance de l'Association française pour l'avancement des sciences[21] donne trois contributions faites par Ritter, dont l'une d'elle, demeurée célèbre, s'ouvre sur cet exposé :

« En 1847 François Arago s'adressait à mon ami Benjamin Fillon, l'éminent archéologue de Fontenay-le-Comte et lui demandait s'il possédait quelques documents sur François Viète ; il ajoutait : « Il est honteux qu'aucun savant ne se soit attaché jusqu'à ce moment à écrire la vie de Viète » L'intention de l'illustre secrétaire perpétuel dé l'Académie des Sciences était sans doute de consacrer au grand géomètre du Poitou une de ses remarquables notices ; mais, à ce moment, les documents faisaient défaut et quelque temps après, Arago, mêlé aux événements politiques, ne songea plus à donner suite à son projet. Il n'est pas douteux, s'il avait vécu dans le temps présent où l'on est si prodigue de statues, que, honteux de ne voir dressée sur une des places de la capitale du monde civilisé l'image de l'inventeur de l'Algèbre moderne, de l'homme de génie qui a eu, sans contredit, l'influence la plus décisive sur les immenses progrès accomplis depuis trois siècles dans les sciences mathématiques et dans leurs applications, il aurait fait payer par la France ce tribut de reconnaissance envers un de ses plus illustres enfants. C'est pour libérer de cette dette la postérité oublieuse, que j'ai entrepris, il y a de longues années, d'écrire la vie, jusqu'à ce jour ignorée, du grand géomètre, alors que les hasards de ma carrière administrative m'avaient appelé pendant quelque temps dans sa ville natale et que je lisais chaque jour son nom inscrit sur une plaque en tôle au coin d'un quai désert ; c'était le seul hommage rendu par ses compatriotes inconscients, à un homme de génie dont la place est marquée entre Archimède, Descartes, Newton et autres grands inventeurs dans les sciences mathématiques. »

Frédéric Ritter meurt en 1893, peu après que cette association[22] organise son congrès dans la ville de Pau, où il a élu résidence au 11, rue Latapie.

Postérité[modifier | modifier le code]

En 1896, Maurice d'Ocagne présente un opuscule de M. Frédéric Ritter sur la vie et les œuvres de Viète auprès de la SMF [23]. Après quoi, la SMF demande à l'unanimité que les œuvres de Frédéric Ritter relatives à François Viète soit publiées aux frais du gouvernement.

En 1902, sa veuve et ses deux fils, Henri et Maurice léguent à l'Institut tous les documents sur lesquels avait travaillé Frédéric Ritter. Charles Ritter, son frère prononce à cette occasion un éloge à son frère par la bouche du secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences. Son travail a été remarqué par Joseph Bertrand, Gaston Darboux et Paul Tannery (dans sa correspondance avec Johan Ludvig Heiberg et Hieronymus Georg Zeuthen) et il est cité depuis, dans la plupart des ouvrages qui évoquent la vie ou l'œuvre du mathématicien des Parthenay, notamment ceux de John Augustine Zahm[24], David Kahn[25], Paul Mansion, (1844-1919) Joseph Neuberg[26]Carl Benjamin Boyer[27], Douglas McKie (1896–1967), Michael Sean Mahoney, Jean Dhombres, Jean Itard, Richard Witmer[28] ou Marco Panza[29]. En 1991, Jacques Borowczyk, maître de conférences en mathématiques à l'université de Tours François-Rabelais, lui a consacré une conférence au congrès des sociétés savantes du centre-ouest. Il a précisé son apport à l'histoire des sciences en 1993, lors du 118e congrès des sociétés historiques et scientifiques.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Ritter, François Viète, Introduction à l'art analytique Par François Viète, 24 pages, publié à Rome, extrait du bulletin de Baldassare Boncompagni, 1868, 24 p. [lire en ligne (page consultée le 20 juin 2011)].
  • Frédéric Ritter, François Viète, Première série de notes sur la logistique spécieuse (Notae Priores) 34 p. Ibid.
  • Frédéric Ritter, D'un problème fameux chez les anciens et d'un avocat de Fontenay qui avait nom François Viète, causerie scientifique, 1869, Clouzot. 12 pages, republié dans « les Mémoires de la Société de statistique, sciences, lettres et arts du département des Deux-Sèvres, Niort » [lire en ligne (page consultée le 20 juin 2011)].
  • Frédéric Ritter, Quelques inventions mathématiques de F. Viète, 1879, 6 pages. [lire en ligne (page consultée le 20 juin 2011)] dans le bulletin de l'association pour l'avancement des sciences (congrès de Montpellier-1879).
  • Frédéric Ritter, Application faite par Viète de l'algèbre à la géométrie ; application de cette méthode au polygone à 9 côtés, dans les comptes rendus de l'Association française pour l'avancement des sciences. pages 248 et suivantes, Montpellier 1879, Paris 1880 [lire en ligne (page consultée le 30 juin 2011)].
  • Frédéric Ritter, Sur la valeur du rapport de la circonférence au diamètre donnée par Viète, dans les comptes rendus de l'Association française pour l'avancement des sciences. pages 170 à 176 Montpellier 1879, Paris 1880 [lire en ligne (page consultée le 30 juin 2011)].
  • Frédéric Ritter, Sur quelques constructions graphiques de Viète relatives à la quadrature du cercle, dans les comptes rendus de l'Association française pour l'avancement des sciences. pages 283 et suivantes, Montpellier 1879, Paris 1880 [lire en ligne (page consultée le 30 juin 2011)].
  • Frédéric Ritter, À propos d'une lettre de Fermat sur le fameux problème d'Adrien Romain, résolu par F. Viète, Gauthier-Villars. 12 pages. 1880, publié dans le « Bulletin des sciences mathématiques et astronomiques ». Disponible sur Nundam [lire en ligne (page consultée le 20 juin 2011)].
  • Frédéric Ritter, 'La trigonométrie de François Viète, dans le bulletin de l'Association française pour l'avancement des sciences [extrait]. - (1892) p. 208-211. ouvrage disponible sous les numéros BIB 4167 ou BIB 6726 aux Archives départementales de la Vendée.
  • Frédéric Ritter, François Viète d'après des documents nouveaux, 4P. dans la Revue des sciences pures et appliquées numéro 3, du 15 février 1993.
  • Frédéric Ritter, François Viète, inventeur de l'algèbre moderne, 1540-1603. Essai sur sa vie et son œuvre, 102 pages, publiées dans « la Revue occidentale philosophique, sociale et politique, organe du Positivisme. » Seconde série, t. X,pp. 234–274 et 354-415. Paris, 1895.[lire en ligne (page consultée le 20 juin 2011)].

Non publiés :

  • Les Manuscrits de Frédéric Ritter, ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées, relatifs à François Viète en consultation à l'Institut sous la cote Ms 2004-2012. Une copie partielle est disponible à Nantes, aux Archives départementales de la Vendée [lire en ligne (page consultée le 20 juin 2011)] : François Viète, inventeur de l'algèbre moderne : sa vie, son temps, son œuvre ; elle date de 1953 et a été dactylographiée par monsieur Emmanuel Viette de La Rivagerie d'après le manuscrit de la bibliothèque de l'Institut.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Page Jean-Martin Rudler de Geneanet [lire en ligne (page consultée le 1er juillet 2011)]. François-Xavier Antoine Rudler est le fils de Jean Martin Rudler et d'Anastasie Hecker. Ses autres frères et sœur sont Jean-Baptiste (1752-1813), Marie Anne Hélène, Anastasie (1770-1800), Jean-Martin (mort en 1841) et le baron d'Empire François Joseph (1757-1832).
  2. Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne sur le site des sociétés d'histoire et d'Archéologie d'Alsace [lire en ligne (page consultée le 1er juillet 2011)]. Il est à noter que François Joseph Rudler est un temps nommé dans les Charentes.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Voir le dossier de Frédéric, élève et ingénieur des Ponts et Chaussées, disponible au CARAN (archives nationales à Paris) sous la cote F14/2313/1.
  4. Benjamin Fillon, Frédéric Ritter, Notice dans la Revue des provinces de l'Ouest, Volume 2 . 1849, publié en 1854.
  5. a et b Ministère des travaux publics, Annales des ponts et chaussees. 2. partie: Partie administrative, pp.  180 et 573 [lire en ligne (page consultée le 27 juin 2011)].
  6. L'almanach du Landais 2009, éditions CPE, p 100.
  7. Orly Terquem, Nouvelles annales de mathématiques, [lire en ligne (page consultée le 27 juin 2011)].
  8. Lettre personnelle du préfet des basses Pyrénées au Secrétaire Général du Ministère des Travaux Publics, Monsieur de Boureville, le 15 janvier 1862
  9. Frédéric Ritter Introduction à l'art analytique, 24 pages extraites du Bullettino di bibliografia e di storia delle scienze matematiche e fisiche de Baldassare Boncompagni [lire en ligne (page consultée le 27 juin 2011)] ou [lire en ligne (page consultée le 27 juin 2011)].
  10. Da. B. Boncopagni Bullettino di bibliografia e di storia delle science matematiche Volume 1 Rome 1868
  11. Ministère des travaux publics, Annales des ponts et chaussées: mémoires et documents, numéro 37,Partie 2 p.  451 [lire en ligne]
  12. Archives gouvernementales des Ponts et Chaussées Archives des ingénieurs 1748-1932
  13. Adrien Planté, député d'Orthez ; quelques renseignement sur sa carrière se trouvent également dans le dictionnaire de la France savante
  14. La page Raymond Ritter, créateur et premier rédacteur en chef de la revue "Pyrénées" sur le site des amis du musée pyrénéens
  15. [lire en ligne (page consultée le 1er juillet 2011)].
  16. Institut National de l'Histoire de l'Art (INHA), Fiche historique sur Benjamin Fillon, [lire en ligne (page consultée le 20juin 2011)].
  17. Les Joussemet famille vendéenne
  18. Jules Bonnet, François Viète : Mémoires de la vie de Jean de Parthenay-l'Archevêque, sieur de Soubise Paris 1879, Léon Willem [lire en ligne (page consultée le 20 juin 2010)].
  19. Né en 1832 d’un père français et d’une mère belge, Louis-Philippe ou Philippe Gilbert veut montrer que toutes les fonctions continues sont dérivables, 5 ans avant que Weierstrassne donne son contre-exemple. Il meurt en 1892 après avoir tenté de réhabiliter l’Église dans le procès de Galilée.
  20. Ph Gilbert, Extrait d'un lettre à Monsieur Darboux, sur archive.numdam.org [lire en ligne (page consultée le 4 juillet 2011)].
  21. Association française pour l'avancement des sciences (Compte rendu du Congrès de Pau-1892), numérisé sur Archive.org [lire en ligne (page consultée le 20 juin 2011)].
  22. Selon Annie Petit, le rôle de cette association du Positivisme dans l'avancement de l'histoire des sciences demeure très limité. Dans L'enseignement positiviste : Auxiliaire ou obstacle pour l'histoire des sciences ? « Revue d'histoire des sciences. » 2005, Tome 58 n°2. pp. 329-366. [lire en ligne (page consultée le 20 juin 2011)].
  23. Bulletin de la Société Mathématique de France, 24 (1896), p. 1-2 Vie de la société. [lire en ligne (page consultée le 20 juin 2011)]
  24. (en) John Augustine Zahm, Woman in science, D.Appleton, 1913 p.  363 [lire en ligne (page consultée le 4 juillet 2011)].
  25. (en) David Kahn, The codebreakers : "On the Origin of a Species," the story of secret writing, Macmillan, 1967 p.  995 (ISBN 0684831309).
  26. Paul Mansion, Joseph Neuberg, Mathesis: recueil mathématique, Volume 10, J. Duculot, 1890, p.  164
  27. Carl Benjamin Boyer, A history of mathematics, Wiley, 1968 p.  341. reprint 1985 (ISBN 0691023913).
  28. Richard Witmer The Analytic Art: Nine Studies in Algebra, Geometry and Trigonometry from the Opus Restitutae Mathematicae Analyseos, Seu Algebra Nova Dover Publications Inc. cite Ritter et ses travaux sur plus de 23 pages (ISBN 0486453480).
  29. Marco Panza, What is new and what is old in Viète’s analysis restituta and algebra nova, and where do they come from? Some reflections on the relations between algebra and analysis before Viète in Revue d’histoire des mathématiques - Titles - 13 - pages 85-153 (ISSN 1262-022X) publié avec le concours du CNRS [lire en ligne (page consultée le 4 juillet 2011)]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Ministère des travaux publics, Annales des ponts et chaussées listes du personnel, états de service publiés chez C. Dunod, pour les années 1846, 1852.
  • Benjamin Fillon, L'art de terre chez les Poitevins, suivi d'une étude sur l'ancienneté de la fabrication du verre en Poitou. p. 31. [lire en ligne (page consultée le 20 juin 2011)].
  • Compte rendu de la 21e session, à Pau, du congrès de l'association pour l'avancement des sciences, 1892, [lire en ligne (page consultée le 20 juin 2011)].
  • Bibliothèque des hautes études, Bulletin des sciences mathématiques de Gaston Darboux et Paul Tannery, 1896 [lire en ligne (page consultée le 20 juin 2011)].
  • Comptes rendus de l'Académie des Sciences, tome 134 (1902), p. 218.
  • Jean Grisard, François Viète, mathématicien de la fin du seizième siècle : essai bio-bibliographique. Thèse de doctorat de 3e cycle, École pratique des hautes études, Centre de recherche d'histoire des sciences et des techniques, Paris, 1968 ; disponible au Centre Koyré Jardin des Plantes : pavillon Chevreul 3e étage 57 rue Cuvier 75005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]