Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage

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Le CROSS Gris-Nez au pied du phare

En France, les Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) assurent une mission générale de coordination des activités de sécurité et de surveillance des activités maritimes, dans le cadre de l'action de l'État en mer. Ce modèle français de centre opérationnel est caractérisé par la polyvalence de ses centres, particularité que l'on retrouve peu dans d'autres pays ; les CROSS endossent ainsi jusqu’à quatre statuts fonctionnels au sens des conventions internationales du domaine maritime.

Au nombre de sept, les CROSS exercent leur activité opérationnelle sous l'autorité des préfets maritimes en métropole, et des délégués du gouvernement pour l'action de l'État en mer, outre-mer.

Ils relèvent du Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer  (MEEM). Ils sont dirigés par des administrateurs des Affaires maritimes et sont armés par du personnel du MEEM et de la Marine nationale. Ils sont gérés, en métropole, par les Directions interrégionales de la Mer (DIRM) et, outre-mer, les Directions de la Mer.

Les missions des CROSS[modifier | modifier le code]

Sauver[modifier | modifier le code]

La recherche et le sauvetage en mer

Un CROSS assure :

  • la réception des alertes à partir d’une veille radio et téléphonique permanente, y compris celles émises par les balises de détresse et les systèmes de communication par satellite ;

Plus de 10 000 opérations par an sont traitées par les CROSS au profit des navires de pêche, de commerce, de plaisance et des pratiquants de loisirs nautiques. Les CROSS appartiennent au réseau international des Centres de coordination de sauvetage maritime institués par la convention internationale sur la recherche et le sauvetage (SAR), et constituent à ce titre des Maritime Rescue Coordination Centres (MRCC).

Surveiller[modifier | modifier le code]

La surveillance de la navigation maritime [1]

Cette mission s’exerce principalement en Manche où transite environ 20 % du trafic mondial, selon un rythme annuel de plus de 300 000 mouvements de navires. Elle consiste à détecter et à identifier le trafic maritime dans les zones soumises à une concentration élevée de navires.

Le CROSS :

  • reçoit et analyse les comptes-rendus obligatoires de tous les navires transitant en Manche et empruntant un des trois dispositifs de séparation du trafic (DST). Il suit notamment les navires transportant des marchandises potentiellement dangereuses ou polluantes ;
  • suit l’évolution des navires en vue de détecter les routes anormales, ainsi que tout comportement de nature à provoquer des risques pour la vie humaine et l’environnement ;

La surveillance des pollutions maritimes[modifier | modifier le code]

Le CROSS recueille les informations sur les pollutions marines. Il exploite ces informations, les transmet et concourt à la recherche des auteurs d’infractions sous le contrôle de l’autorité judiciaire (2). Placé sous l’autorité du préfet maritime, il concourt activement à la mise en œuvre du dispositif ORSEC maritime POLMAR de lutte contre les pollutions marines accidentelles.

La surveillance des pêches maritimes[modifier | modifier le code]

Le centre national de surveillance des pêches (CNSP), hébergé par le CROSS Etel, assure en temps réel la coordination opérationnelle des différents moyens maritimes et aériens mis à sa disposition. Il exerce cette mission pour le compte des DIRM qui ont reçu à cet effet une délégation du préfet de région. Par ailleurs, l’Union Européenne a imposé un système de suivi par satellite des navires de pêche. Le CNSP est chargé pour les eaux sous juridiction française de ce suivi. Il travaille en étroite collaboration avec les centres similaires des autres États membres.

Informer[modifier | modifier le code]

La diffusion des renseignements de sécurité maritime[modifier | modifier le code]

Le CROSS diffuse vers les navires les renseignements essentiels à la sécurité maritime :

  • par radio pour les bulletins météorologiques réguliers ou spéciaux élaborés par Météo-France. Ces bulletins peuvent être diffusés en boucle ou à heures fixes.
  • par NAVTEX pour les avis urgents à la navigation (AVURNAV) en cas de modifications des conditions de navigation pouvant entraîner des dangers.

Protéger[modifier | modifier le code]

La sûreté maritime[modifier | modifier le code]

Le CROSS Gris-Nez est le point de contact national pour la réception des attaques (piraterie, terrorisme maritime) subies par les navires sous pavillon français.

Les CROSS et leurs spécificités[modifier | modifier le code]

Il existe cinq centres principaux et un centre secondaire en métropole :

Gris-Nez est le correspondant français auprès des centres de recherche et de sauvetage étrangers. Il centralise et traite les alertes émises par les navires français naviguant sur toutes les mers du monde. Il coopère avec les MRCC (maritime rescue coordination centre), ses homologues dans le cadre du système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM) [2] .

Au-delà de ses missions traditionnelles, sa position au centre de la Manche fait du CROSS Jobourg un centre orienté fortement vers le suivi de la circulation maritime (DST des Casquets). Il est le centre référent principal pour la surveillance des pollutions marines[3]. Le CROSS Jobourg héberge la cellule de gestion des systèmes d'information de sécurité maritime[4]

  • CROSS Corsen (Manche Ouest – mer d’Iroise, du Mont-Saint-Michel à la pointe de Penmarch)

Outre ses missions de coordination des opérations de sauvetage en mer, Corsen est notamment chargé de la surveillance de la circulation des navires dans le dispositif de séparation du trafic d’Ouessant à la pointe de la Bretagne. C’est une zone à forte densité de trafic où se rencontrent les eaux de l’Océan Atlantique et de la Manche. Il dispose, pour assurer cette mission, de moyens de détection importants installés sur l’île d’Ouessant à la tour du Stiff [5].

Au-delà de ses missions polyvalentes et d’une activité de recherche et de sauvetage fortement consacrée à la plaisance, le CROSS Etel accueille le centre national de surveillance des pêches (CNSP), point de contact opérationnel unique chargé de la coordination en mer des moyens aériens et nautiques de l’État qui concourent à la surveillance des pêches maritimes [6]. Il héberge et administre aussi la partie française et des départements et collectivités d'outre-mer de la base Européenne de surveillance des pêches par satellite)[7] ;

  • CROSS La Garde (Méditerranée Nord Ouest)                                                                                                  

Centre principal du CROSS Méditerranée, implanté à proximité de Toulon, le CROSS La Garde a une importante activité « recherche et sauvetage », essentiellement tournée vers la plaisance et les loisirs nautiques. Il opère sur l’ensemble de la zone de responsabilité française en Méditerranée, avec l’appui en journée, du CROSS MED en Corse[8].

  • SOUS-CROSS Corse (Corse uniquement)

Implanté dans le golfe d’Ajaccio, il assure l’ensemble des missions dévolues aux CROSS sur une bande de 20 milles autour de la Corse, de h 30 à 21 h 0 (23 hen été). La nuit, le CROSS Med en Corse est désarmé au profit du CROSS La Garde qui assure alors la veille et la coordination des opérations sur l’ensemble de la zone de responsabilité française en Méditerranée[8].

Et quatre centres, deux CROSS et deux MRCC dans les COM-ROM :

  • CROSS Antilles-Guyane (Atlantique tropical)

Implanté à Fort-de-France, le CROSS Antilles-Guyane (CROSS AG) assure dans une zone de responsabilité d’environ 3 millions de km2 la coordination des secours et de l’assistance en mer. Il effectue également toutes les missions visant à protéger le milieu et les ressources maritimes en lien avec les centres nationaux : détection des pollutions, police des pêches en mer, surveillance de la navigation maritime, surveillance du milieu marin[9].

  • CROSS Réunion (Sud Océan Indien)

Implanté au Port des Galets à La Réunion, le CROSS Réunion exerce depuis 2004 toutes les missions d’un CROSS dans une zone de 5.6 millions de km²[10].

Il existe également à Saint-Pierre-et-Miquelon et à Mayotte un Poste de Commandement dédié au sauvetage en mer (PC SAR)

Le succès des CROSS dans la coordination de moyens et d'administrations différentes — Marine nationale, Affaires maritimes, Douanes, Gendarmerie nationale française, Sécurité civile, Pompiers, SNSM, Service d'aide médicale urgente (SAMU) de Coordination médicale maritime, garde-côtes étrangers, navires de commerce, etc. — est reconnu. Il inspire d'ailleurs une réflexion de création d'organisme similaire pour les secours terrestres.
Un audit[13] commandé par les Affaires maritimes au Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) en 2009 visant explicitement l'évaluation de « la pertinence d'envisager une baisse des effectifs de quart dans les trois Cross de la Manche et de la Mer du Nord »[14] a ému divers élus et marins[15]. La commande envisageait aussi le transfert au CROSS Corsen des missions exercées par le CROSS Étel, « à l'exception éventuelle de la mission de surveillance des pêches maritimes effectuée par le Centre National de Surveillance des Pêches (CNSP) qui resterait à Étel »[13].

Les moyens d’intervention[modifier | modifier le code]

Les CROSS peuvent faire appel en mer à tous les moyens appropriés pour assurer leurs missions :

Les moyens de l’État

Les vedettes et canots tout temps de la S.N.S.M. participent, quant à eux, à plus de 40 % des opérations de recherche et de sauvetage.

Les moyens des collectivités locales (pompiers, postes de secours des plages) sont également appelés à intervenir sous le contrôle opérationnel des CROSS.

Enfin les CROSS peuvent demander le concours de tout navire qui se trouve à proximité d’une zone de détresse.

Lorsque l’opération nécessite une aide médicale en mer, les CROSS s’appuient sur le centre de consultation médicale maritime de Toulouse (CCMM) et peuvent mettre en œuvre les moyens spécialisés des SAMU (SMUR maritimes).

Gestion des radiocommunications maritimes de sécurité[modifier | modifier le code]

Les CROSS exploitent un réseau de radiocommunications couvrant les espaces maritimes placés sous leurs responsabilités opérationnelles :

  • 70 sites implantés sur le littoral pour exercer la veille radio côtière et large ;
  • 4 RADAR en Manche pour la surveillance de la navigation maritime ainsi qu’un réseau de capteurs AIS (système d’identification automatique).

Ils utilisent 4 réseaux satellitaires :

  • ARGOS pour la surveillance des pêches ;
  • COSPAS-SARSAT pour le sauvetage ;
  • INMARSAT pour les communications dans le cadre du SMDSM ;
  • CLEANSEANET pour la surveillance des pollutions.

Fréquences attribuées[modifier | modifier le code]

Les CROSS de métropole émettent principalement en bande marine VHF (sous gamme de fréquence située entre 156,025 et 162,525 MHz en modulation de fréquence) et en bande marine (entre 1 605 kHz et 4 000 kHz en plusieurs sous bandes)[16]. En complément de leurs métiers premiers, les centres régionaux opérationnels des Affaires maritimes diffusent des bulletins météorologiques — côtiers en très haute fréquence (VHF) et larges en moyenne fréquence (MF) pour les CROSS possédants une zone A2 du Système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM) — à des heures précises, ainsi que des Avis urgent aux navigateurs (AVURNAV) et des Bulletins météo spéciaux (BMS) en cas de nécessité. Le canal 16 [17] , le 2 182 kHz et l'Appel sélectif numérique (ASN) en zone A1 sur le canal 70, en zone A2 sur la fréquence 2 187,5 kHz sont utilisés pour annoncer les diffusions pré-citées, puis les informations sont diffusées sur un autre canal.

Afin de couvrir leur zone de compétence bien plus étendue qu'en métropole, les CROSS situés dans les DOM-TOM utilisent en complément des moyens de communication satellitaires (Zone A3 du SMDSM).

À voir également pour plus de détails : Fréquences maritimes pour la détresse

Toutes ces fréquences sont régies et attribuées pour le territoire Français par l'Agence nationale des fréquences (ANFR).

Canal VHF Marine (Version Navire) Fréquence Émission Fréquence Réception Désignation
3 (duplex) 156,150 MHz 160,750 MHz CROSS
4 (duplex) 156,200 MHz 160,800 MHz CROSS
63 (duplex) 156,175 MHz 160,775 MHz CROSS et Autorités portuaires
64 (duplex) 156,225 MHz 160,825 MHz CROSS et Autorités portuaires
67 (mono-fréquence tactique) 156,375 MHz Idem Émission CROSS (coordination du sauvetage en mer)
68 (mono-fréquence tactique) 156,425 MHz Idem Émission CROSS (coordination du sauvetage en mer)
13 (mono-fréquence tactique) 156,650 MHz Idem Émission CROSS (Interrogation des navires dans les 3 DST de la Manche) et Autorités portuaires
79 (duplex) 156,975 MHz 161,575 MHz CROSS (Gris-Nez, Corsen, Étel, La Garde) et Autorités portuaires
80 (duplex) 157,025 MHz 161,625 MHz CROSS (Jobourg, Étel, La Garde) et Autorités portuaires
87 (duplex) 157,375 MHz 161,975 MHz CROSS
88 (duplex) 157,425 MHz 162,025 MHz CROSS

Quelques précisions concernant le tableau :

Les VHF « marine » terrestres ont leurs fréquences d'émission et de réception inversées par rapport aux matériels équipant les navires. Lors de l'utilisation d'un canal duplex, seul un bateau et une station terrestre peuvent communiquer (les stations d'une même catégorie ne s'entendent pas : c'est-à-dire navire/navire ou terre/terre). Sur un canal mono-fréquence tactique cette contrainte n'existe pas. Si une station terrestre équipée en « full duplex » (émetteur gérant ce mode de fonctionnement avec sorties d'antennes réception et émission dissociées, relais d'antennes, antenne réception et antenne émission découplées, c'est-à-dire physiquement séparées) communique avec un navire équipé lui aussi de la sorte communiquent sur un canal duplex, ils pourront alors parler et écouter leur interlocuteur en même temps (comme au téléphone), ce qui n'est pas le cas avec une communication radio classique (nécessité de parler à tour de rôle).

MMSI attribués aux CROSS[modifier | modifier le code]

Les CROSS sont activés par l'appel sélectif numérique en zone A1 sur le canal 70, en zone A2 sur la fréquence 2 187,5 kHz, et identifiés par une « Identité du service mobile maritime » (Maritime Mobile Service Identity ou MMSI).

Le numéro MMSI attribué aux stations radioélectriques côtières a la structure suivante : 00 MID XXXX[18],[19].

En France, la liste des MMSI attribuée aux centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS):

  • CROSS Gris-Nez : 00 227 5100
  • CROSS Jobourg : 00 227 5200
  • CROSS Corsen : 00 227 5300
  • CROSS Étel : 00 227 5000
  • CROSS La Garde : 00 227 5400
  • CROSS Antilles-Guyane : 00 227 5500
  • CROSS Réunion : 00 660 1000
  • MRCC Nouméa : 00 540 1000
  • MRCC Papeete : 00 546 1000
  • Toutes les stations côtières et stations terriennes côtières françaises : 00 227 0000

196 : Nouveau numéro court pour alerter les CROSS[modifier | modifier le code]

À l’instar des autres centres d’appels d’urgence tels que les SAMU et CODIS, les CROSS disposent depuis novembre 2014 d’un numéro d’urgence abrégé, le 196. Il permet une mise en contact téléphonique le plus rapidement possible avec les CROSS sans retarder l’envoi de moyens adaptés à la situation d’urgence.

Ce numéro gratuit, disponible sur les téléphones fixes et portables, permet de joindre directement un CROSS 24H/24-7j/7.

Avec le 196, le CROSS en tant que service d’urgence, peut aussi solliciter les opérateurs de téléphonie pour localiser un téléphone portable d’une personne impliquée dans une situation de détresse en mer[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret n° 2011-2108 du 30 décembre 2011 portant organisation de la surveillance de la navigation maritime, (lire en ligne)
  2. Bilan Annuel du CROSS Gris Nez, , 58 p. (lire en ligne)
  3. Bilan annuel du CROSS Jobourg, , 39 p. (lire en ligne)
  4. Arrêté du 19 mars 2012 portant création d'un traitement de données à caractère personnel relatif au suivi du trafic maritime dénommé « TRAFIC 2000 » (lire en ligne)
  5. Bilan annuel du CROSS Corsen, , 45 p. (lire en ligne)
  6. Bilan annuel du CROSS Etel, , 39 p. (lire en ligne)
  7. Surveillance des pêches
  8. a et b Bilan annuel du CROSS La Garde et du sous-CROSS Corse, 46 p. (lire en ligne)
  9. Bilan annuel du CROSS Antilles-Guyanne, , 43 p. (lire en ligne)
  10. Bilan annuel du CROSS Réunion, , 56 p. (lire en ligne)
  11. Bilan annuel du MRCC Polynésie française, , 31 p. (lire en ligne)
  12. Bilan annuel du MRCC Nouvelle-Calédonie, , 42 p. (lire en ligne)
  13. a et b [PDF]Lettre de commande de l'audit de 2009 initié par les affaires maritimes
  14. (…) « il s'agit d'évaluer si les missions actuellement assurées par 4 équipes de quart de personnels de la marine nationale peuvent être conduites par 3 équipes »… sans dégrader l'efficacité du dispositif ni perdre la norme ISO 9001:2000, en intégrant l'arrivée du système d'information « Marylin » (dédié à la gestion des opérations de sauvetage)
  15. À l’automne 2009, plusieurs députés et élus avaient réagi, dont deux députés du Finistère via des questions écrites au gouvernement, et Janick Moriceau (Conseil régional de Bretagne), soulignant qu'une « réforme des CROSS ne devrait pas aller vers une réduction de moyens mais au contraire vers leur renforcement, tant humains que matériels »
  16. Radiocommunications pour le système mondial de détresse et de sécurité en mer, Annexe division 219-02. 20.5 J.O 29/12/04
  17. Recommandation de l'Union internationale des télécommunications, référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR5.111 ; RR5.226 ; RR30.11 ; RR54.2 ; AP15, Tableau 15-2 ; AP18
  18. Radiocommunications maritimes SMDSM volume 4 Chapitre: Les stations des zones A1, A2, A3 et A4
  19. [PDF]Demande d'attribution d'un MMSI pour une station ASN terrestre
  20. « Pour les urgences en mer, appelez le 196 ! », sur http://www.dirm.mediterranee.developpement-durable.gouv.fr/,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Palettes[modifier | modifier le code]