Empire colonial belge

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Empire colonial belge
(nl) Belgische koloniën
(de) Belgische Kolonien

18411855
19081962

Drapeau
Drapeau de la Belgique
Blason
Armoiries de la Belgique
Devise L'union fait la force
Hymne La Brabançonne, Vers l'avenir
Description de cette image, également commentée ci-après
L'apogée de l'empire colonial belge en 1931.
Informations générales
Statut Monarchie constitutionnelle parlementaire
Capitale Bruxelles
Langue(s) Français, Néerlandais et langues locales
Religion christianisme, Animisme
Monnaie Franc belge, dans les colonies le Franc congolais et le Franc du Ruanda-Urundi
Démographie
Population (1908) 17 300 000 (est.)
• 1930 24 500 000 (est.)
• 1960 32 400 000 (est.)
Superficie
Superficie (1908) 2 376 098 km2
• 1960 2 430 470 km2
Histoire et événements
1841 Compagnie belge de colonisation
1844 Colonisation de Santo Tomás de Castilla
1855 Le gouvernement belge rapatrie ses derniers ressortissants
1908 Annexion par la Belgique de l'État indépendant du Congo et création du Congo belge
1914-1918 Théâtre africain de la Première Guerre mondiale
1916-1962 Ruanda-Urundi
1940-1941 Campagne d'Afrique de l'Est
1960 Indépendance du Congo
1962 Indépendance du Burundi et du Rwanda

Entités suivantes :

L'Empire colonial belge ou Empire belge est une expression désignant, par analogie avec les empires coloniaux des autres nations européennes, l'ensemble des territoires administrés par le Royaume de Belgique, composé de colonies d'outre-mer et de protectorats. Il est constitué, à son apogée (1919-1931) des territoires suivants :

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Avant même que le pays obtienne son indépendance, les compagnies maritimes établies dans les villes portuaires ont établi des comptoirs, à l'instar de Banquibazar, actuelle Ichapur au Bengale, comptoir de la Compagnie d'Ostende de 1717 à 1731 ;
  • En 1830, la Belgique prend son indépendance des Pays-Bas, mais ne peut prétendre au moindre territoire de l'empire colonial néerlandais. Après avoir fait jouer son réseau pour assurer la survie et les frontières de son nouveau pays, le roi Léopold Ier se sent rapidement à l'étroit dans son petit territoire. Persuadé que le rayonnement viendra de la puissance coloniale, mais totalement inexpérimenté, il soutient une cinquantaine d'initiatives diverses (commerciales, privées, gouvernementales ou mixtes), dont aucune ne sera pérennisée. Parmi celles-ci :
    Carte de la région du lac Izabal et du district de Santo Tomás. La région en jaune correspond à la zone qui avait été cédée à perpétuité par Carrera à la colonie belge.

Finalement, l'empire colonial belge apparaît donc, à l'origine, comme étant le fruit d'initiatives privées et officielles dont la plus importante est, au XIXe siècle, l'expansion africaine sous l'impulsion de Léopold II. C'est avec l'appui complémentaire d'emprunts négociés en Belgique avec l'appui du Parlement et par l'envoi d'officiers mis en congé temporaire de l'Armée belge que le centre de l'Afrique a été conquis avant de devenir un empire politique à partir de l'annexion votée par le parlement belge en 1908. Deux colonies principales se distinguent : d'une part, le Congo belge formé pour partie à partir du territoire de l'ancien royaume du Kongo et auquel est adjoint le Katanga — sous administration distincte — et, d'autre part, la province du Ruanda-Urundi. Une concession en Chine a également fait partie de l'expansion belge jusqu'en 1931, date de sa rétrocession à la Chine.

Colonies, protectorats et concessions[modifier | modifier le code]

Peuplements[modifier | modifier le code]

Parallèlement, au XIXe siècle, se développa une politique d'émigration pour fonder des implantations dans les États américains du Wisconsin, de l'Illinois, de la Pennsylvanie et de la Louisiane (travail effectué par l'abbé Jean Ducat de Biesmes-Mettet, Jean-Marie Zimmerman).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Robert Leconte, Les Tentatives d'expansion coloniale sous le règne de Léopold Ier, Bruxelles, Éditions coloniales Zaïre, , 187 p.
  • Alphonse de Haulleville, Les Aptitudes colonisatrices des Belges et la question coloniale en Belgique, Bruxelles, BiblioBazaar, 1898, 2010, 450 p. (ISBN 978-1-173-17057-8 et 1-173-17057-X).
  • Nicolas Leysbeth, Historique de la colonisation belge à Santo Tomas : Guatemala, Bruxelles, Nouvelle société d'éditions, , 359 p.
  • Joseph Fabri, Les Belges au Guatemala, 1840-1845, Bruxelles, Académie royale des sciences coloniales, , 266 p.
  • Marc Lafontaine, L’Enfer belge De Santo Tomas : le rêve colonial brisé de Léopold Ier, Quorum, , 217 p. (ISBN 2-87399-034-1 et 9782873990343).
  • Marie van Langendonck, Une colonie au Brésil : récits historiques, Gerrits, , 152 p.
  • (en) Ora-Westley Schwemmer, The Belgian Colonization Company : 1940-1856, Tulane University, , 958 p.
  • Christian Monheim, L’affaire du Rio Nunez, 1848-1858, Éditions de l'Aucam, coll. « Notre histoire coloniale », , 43 p.
  • Charles Van Lede, De la colonisation au Brésil : mémoire historique, descriptif, statistique et commercial, Librairie polytechnique d'Aug. Decq., , 427 p.
  • Mary Katherine Chase, Négociations de la République du Texas en Europe : 1837-1845, II. Champion, , 226 p.
  • Catherine Lanneau, L'Afrique belge aux XIXe et XXe siècles : Nouvelles recherches et perspectives en histoire coloniale, Peter Lang, 2014, 281 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]