Équilibre des puissances

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Une représentation de l'équilibre des puissances.

L’équilibre des puissances (traduction de balance of power) est un concept central de la théorie réaliste des relations internationales. Dans un système d'équilibre de la puissance, les États choisissent de se ranger aux côtés du plus fort (bandwagoning) ou tentent d'équilibrer celui-ci en se coalisant (balancing).

La théorie de l’équilibre des puissances suggère que la sécurité nationale est accrue lorsque la capacité militaire est répartie de telle sorte qu’aucun État n’est assez fort que pour dominer tous les autres[1]. Si un État devient beaucoup plus puissant que d’autres, la théorie prédit que celui-ci tirera profit de sa force et attaquera ses voisins plus faibles, et contribuera ainsi à provoquer la formation d’une coalition de défense parmi les États menacés. Pour certains réalistes, cette hypothèse se révèlerait plus stable étant donné qu’une manœuvre d’agression aurait peu d’intérêt et serait évitée si un équilibre des relations de pouvoir se forme entre les coalitions rivales[1].

L'équilibre des puissances désigne le juste équilibre se formant lorsque plusieurs puissances nationales, plus ou moins égales, entrent en compétition. Cette compétition empêche une puissance de prendre le dessus sur une autre.

La Guerre froide est un exemple d'équilibre des puissances; les États-Unis et l'URSS ont pendant plus de quarante ans été plus ou moins en compétition sur plusieurs domaines. Les actions de l'un contrecarraient celles de l'autre.

Pour certains observateurs comme Hubert Védrine, avec la disparition de leur rival, les États-Unis sont passés du statut de superpuissance à celui d'hyperpuissance.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Kegley et Wittkopf 2005, p. 503.