Traité d'annexion de la Corée

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Le traité d'annexion de la Corée fut signé le par le gouvernement coréen et le gouvernement impérial japonais. Il devint effectif le , permettant ainsi au Japon de contrôler et d'exploiter la Corée. Ce traité comporte huit articles.

Aujourd'hui en Corée, ce traité est aussi appelé Hanil Hapbang Neugyak (한일 합방 늑약), ce qui signifie « traité forcé et sans fondement (neugyak) de l'annexion de la Corée au Japon ». Cet évènement est aussi appelé Gyeongsul Gukchi (경술국치), qui veut dire « l'humiliation de la nation en 1910 ». Le jour du est considéré de nos jours comme Gukchi-il (국치일), « le jour de la honte nationale ».

Il fait suite au Traité Japon-Corée d'août 1904 (en), au traité d'Eulsa, signé le , établissant le protectorat du Japon sur la Corée, et au traité d'annexion de la Corée de 1907 (en).

Légalité[modifier | modifier le code]

Bien que contestée par la population coréenne, le Japon procéda à une annexion légale de la Corée, selon la procédure de l'époque[1]. Malgré sa légalité, cette annexion fut établie contre la volonté de la population coréenne, qui dès 1905, protestait contre la mise en place du protectorat. La légalité de ce traité fut bientôt disputée par le Gouvernement provisoire de la République de Corée et par la suite par la République de Corée, ils furent soutenus par les Alliés qui occupaient le Japon après la Seconde Guerre mondiale. Bien que ce traité fut marqué du sceau national de l'Empire coréen, l'empereur Sunjong de Corée refusa de le signer comme l'exigeait la loi coréenne d'alors. Ce traité fut signé par le Premier ministre coréen Yi Wan-Yong et Terauchi Masatake, comte et gouverneur général du Japon. Il prit fin avec le traité nippo-sud-coréen du qui établit que tout traité ou accord passés entre les Empires de Corée et du Japon avant et au jour du sont considérés comme nuls et annulés[1].

La question de l'illégalité de cette annexion est encore aujourd'hui un sujet de controverse. Dans les deux Corées, elle est présentée dans les manuels d'histoire comme illégale[1]. Un consensus des historiens japonais et coréens se constate cependant sur « la critique unanime de la domination coloniale[1] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Arnaud Nanta, « Les débats au xxe siècle sur la légalité de l’annexion de la Corée : histoire et légitimité », Cipango, no 19,‎ , p. 75–110 (ISSN 1164-5857 et 2260-7706, DOI 10.4000/cipango.1676, lire en ligne, consulté le 16 janvier 2021)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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