Tarfaya

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Tarfaya
en arabe : طرفاية
Villa Bens (pendant la période espagnole).
Tarfaya vue du ciel, entre océan Atlantique, Sahara et Sahara occidental
Tarfaya vue du ciel, entre océan Atlantique, Sahara et Sahara occidental
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Laâyoune-Sakia El Hamra
Province Tarfaya (depuis 2009)
Démographie
Population 5 925 hab. (2012)
Géographie
Coordonnées 27° 56′ Nord 12° 56′ Ouest / 27.933, -12.933
Localisation

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Tarfaya

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Tarfaya

Tarfaya (en arabe : طرفاية, ou Villa Bens sous l'empire espagnol) est une ville côtière d'environ 5000 habitants, de la région Laâyoune-Sakia El Hamra[1], au sud du Maroc, à 890 km au sud-ouest de Rabat.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1876 l'empire britannique[2] fonde à cette intersection entre océan Atlantique, Sahara et Sahara occidental, un comptoir commercial du nom de Casa del Mar.

Vers 1885 , le sultan Hassan Ier du Maroc (1836-1894) négocie le rachat du comptoir et le départ de ses occupants.

Le , à la suite d'un accord entre l'empire espagnol et l'empire colonial français, le Cap Juby est rattaché au Sahara espagnol et administré par l'administrateur Francisco Bens (es).

En 1958, Tarfaya et le Cap Juby sont définitivement rattachés au Maroc par la guerre d'Ifni.

Démographie[modifier | modifier le code]

Population par année
2004 5.615
2008 5.783
2012 5.925

Poste aérienne / aéropostale[modifier | modifier le code]

En 1927, au début de la grande aventure pionnière du développement de la poste aérienne et de l'aéropostale (société de transport pionnière de Toulouse fondée par Pierre-Georges Latécoère en 1918 à l'aéroport de Toulouse - Montaudran), l'aérodrome de Cap Juby est fondé à proximité, en tant qu'escale de ravitaillement des lignes de l'aéropostale. Antoine de Saint-Exupéry y est nommé chef d'aérodrome en 1927, pour 18 mois. Il y négocie entre autres au besoin la libération des pilotes otages, avec les tribus sahraouies / maures insoumises locales, et y écrit son premier roman Courrier sud.

Le , le musée Antoine de Saint-Exupéry de Tarfaya est fondé par l'association Mémoire d'Aéropostale, avec le soutien notamment de la mairie de Toulouse et d'Airbus. Ce musée est inauguré entre autres par le célèbre journaliste aéronautique Bernard Chabbert, dont le père participa également à l'aventure de l'Aéropostale.

Parc éolien[modifier | modifier le code]

Le projet de construction du parc éolien de Tarfaya de 300 MW est en cours depuis 2013, dans le cadre d’un partenariat entre GDF SUEZ et la société énergétique marocaine Nareva Holding[3]. Son cout estimé de 450 millions € est financé pour 80 % / 360 millions € par des emprunts souscrits auprès de trois établissements marocains Attijariwafa bank, Banque Centrale Populaire et Banque Marocaine du Commerce Extérieur. Les 20 % / 90 millions € restants, sont financés sur fonds propres à égalité par GDF Suez et Nareva[4].

Ce parc, dont la mise en service complète est prévue fin 2014, représentera environ 40 % de la capacité éolienne totale du pays lors de sa mise en service commerciale[5] et permettra d’éviter l’émission de 900 000 tonnes de CO2 par an.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Wprld Gazetteer
  2. Petite histoire de Tarfaya
  3. www.lnt.ma La Nouvelle Tribune : GDF SUEZ va construire et exploiter à Tarfaya le plus grand parc éolien d’Afrique.
  4. www.lesechos.fr Les Echos : GDF Suez va construire au Maroc le plus grand parc éolien d'Afrique.
  5. economie.jeuneafrique.com Jeune Afrique : Début de chantier pour le plus grand parc éolien d'Afrique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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