Crise des Samoa

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Crise des Samoa
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Gravure du The Illustrated London News représentant l'USS Trenton et le HMS Calliope pendant le cyclone d'Apia aux Samoa le 16 mars 1889.

Informations générales
Date 1887 - 1889
Lieu Apia, Samoa
Issue Deux escadrons naufragés.
Belligérants
Drapeau des États-Unis États-Unis Flag of the German Empire.svg Empire allemand
Commandants
US Naval Jack 38 stars.svg Lewis Kimberly Flag of the German Empire.svg
Forces en présence
En mer : En mer :
Pertes
62 morts
1 sloop de guerre coulé
1 bateau à vapeur coulé
1 canonnière échouée
73 morts
1 canonnière coulé
2 1 canonnières échouées
Coordonnées 13° 50′ sud, 171° 50′ ouest

Géolocalisation sur la carte : Samoa

(Voir situation sur carte : Samoa)
Crise des Samoa

Géolocalisation sur la carte : océan Pacifique

(Voir situation sur carte : océan Pacifique)
Crise des Samoa

La crise des Samoa est une confrontation entre les États-Unis, l'Empire allemand et la Grande-Bretagne pour le contrôle des îles Samoa pendant la guerre civile des Samoa (en) entre 1887 à 1889. La confrontation implique trois navires de guerre américains, l'USS Vandalia, l'USS Trenton et l'USS Nipsic et trois navires de guerre allemands, les SMS Adler, SMS Olgaet SMS Eber, s’observant à distance durant plusieurs mois dans le port d’Apia, bientôt rejoint par le navire de guerre britannique HMS Calliope.

Le bras de fer prend fin les 15 et 16 mars quand un cyclone détruit six navires de guerre situés dans le port. Le Calliope s’échappe à temps et survit à la tempête. Robert Louis Stevenson qui a assisté à la tempête à Apia, écrit plus tard sur ce sujet. La guerre civile Samoan se conclut finalement, par l'intermédiaire d'une convention tripartite en 1899, avec le partage des îles samoa entre Américains et Allemands.

Contexte[modifier | modifier le code]

Intervention[modifier | modifier le code]

En octobre 1888, des navires de la flotte américaine livrent des armes aux indigènes et surveillent les opérations allemandes par le biais de leurs missions protestantes.

La SMS Eber retourne à Apia le 22 novembre et accueille son nouveau commandant de bord, le capitaine-lieutenant Eugen Wallis. La crise des Samoa entre les flottes allemande, britannique et américaine bat alors son plein. Des navires de l'United States, les USS Trenton, USS Vandalia et USS Nipsic se dirigent aussi vers la baie d'Apia, ainsi que le navire de la Royal Navy, le HMS Calliope. La SMS Eber, quant à elle, est accompagnée des SMS Adler et SMS Olga. Les Anglo-américains sont en faveur d'un chef de tribu d'une île voisine, Mataafa Josefo (1832-1912), qui pousse à la rébellion contre les compagnies de plantations allemandes. Du côté allemand, 220 soldats sont chargés du retour à l'ordre. Seize Allemands (dont un fusilier marin de la Eber) sont tués et vingt-sept sont sévèrement blessés pendant le combat qui a lieu le 18 décembre à Vailele. Quatre semaines plus tard, le consulat allemand d'Apia est détruit par les flammes. Les navires anglo-saxons sont à proximité et mouillent dans la baie d'Apia, la SMS Eber a le temps de faire l'aller-retour à Auckland pour envoyer une dépêche à Berlin. Son retour à la baie d'Apia lui est fatal. Un cyclone en effet traverse les îles Samoa à la mi-mars. Tous les navires sont ancrés dans la baie, qu'ils estiment être protectrice.

Morceau d'épave de la SMS Eber, à droite l'épave du USS Trenton

Le cyclone, qui arrive le 16 mars à Apia, est dévastateur. Seul le HMS Calliope, qui possède des moteurs puissants, parvient à sortir de la baie. Les autres bateaux sont soit projetés contre la barrière de rocail, soit jetés les uns contre les autres. La Eber a jeté trois ancres et pousse ses machines à fond en affrontant les vagues et le vent déchaîné. Elle est finalement projetée à terre. Soixante-treize membres d'équipage, dont le commandant de bord, trouvent la mort. Seulement quatre hommes d'équipage et un officier survivent à la catastrophe (cinq hommes de l'équipage se trouvaient à terre pour défendre le consulat allemand). Le rivage, lorsque la tempête s'éteint, est jonché d'épaves. Presque deux cents marins ont été tués au total sur les six navires naufragé. La SMS Olga est le seul bâtiment à ne pas avoir été totalement détruit et repartira après réparations. En attendant, les survivants sont évacués vers Sydney.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • (en) Robert Conroy, « Only luck kept the United States from being occupied by Kaiser Wilhelm II's army between 1899 and 1904 », Military History, vol. 18, no August,‎
  • (en) Kelle S. Sisung, « The Benjamin Harrison Administration », Gale Group, Detroit,‎
  • (en) Graham Wilson, « Glory for the Squadron: HMS Calliope in the Great Hurricane at Samoa 1889 », Journal of the Australian Naval Institute, vol. 22, no 2,‎ , p. 51–54

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • (en) J.A.C. Gray, Amerika Samoa: A History of American Samoa and Its United States Naval Administration, Annapolis, U. S. Naval Institute, (ISBN 0-405-13038-4)
  • (en) Walter LaFeber, The New Empire: An Interpretation of American Expansion, 1860–1898, Ithaca, New York, Cornell University Press,
  • (en) John Rousmaniere, After the Storm: True Stories of Disaster and Recovery at Sea, Camden, MN, International Marine/McGraw-Hill, , 87–106 p. (ISBN 0-07-137795-6)
  • (en) Robert Louis Stevenson, A Footnote to History, Eight Years of Trouble in Samoa, (lire en ligne)

Ressources numériques[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]