Kabyles

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Kabyles
ⵉⵇⴱⴰⵢⵍⵉⵢⵏ

Populations significatives par région
Drapeau de l'Algérie Algérie (Kabylie) 3 - 3 500 000[1]
Drapeau de l'Algérie Algérie (hors Kabylie) 2 - 2 500 000[1]
Drapeau de la France France 1 - 1 500 000[1]
Drapeau du Canada Canada +25 000[2]
Drapeau de la Belgique Belgique 25 000[réf. nécessaire]
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni 60 000[réf. nécessaire]
Drapeau des États-Unis États-Unis 40 000[réf. nécessaire]
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 7 000[réf. nécessaire]
Population totale environ 5 500 000[1]
Autres
Régions d’origine Drapeau de l'Algérie Kabylie
Langues Kabyle, (français, arabe algérien : langues répandues)
Religions Islam sunnite (majorité)
Christianisme (minorité)[3]
Ethnies liées Chaouis, Rifains, Chenouis, Chleuhs, Mozabites, Touareg, Guanches
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte de répartition

Les Kabyles (en berbère : ⵉⵇⴱⴰⵢⵍⵉⵢⵏ, tifinagh : ⵉⵣⵡⴰⵡⵏ[4], arabe algérien : القبايل) sont un ensemble de populations berbères formant un groupe ethnique originaire de la Kabylie (en kabyle : "Tamurt n Leqvayel", ou "Tamurt n Yizwawen" « pays des kabyles »), une région berbérophone d'Algérie à dominante montagneuse[5]. Ils peuplent le littoral et les divers massifs montagneux de la région : les montagnes du Djurdjura, des Bibans et des Babors. À partir de la fin du XIXe siècle les Kabyles fournissent le premier groupe berbérophone par le nombre en Algérie. Ils ont constitué, depuis l'indépendance de ce pays, le milieu le plus favorable au développement de la revendication identitaire berbère[6],[7]. Ils sont aujourd’hui présents dans d'autres régions d’Algérie notamment à Alger, et parmi la diaspora algérienne en France.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme français « kabyle » est emprunté à l'arabe qabīla (« tribu, famille ») dont le pluriel, qabāʾil, désigne les Kabyles[8],[9]. Qabīla est dérivé de la racine q-b-l qui, comme le verbe qabila, dénote l'acceptation[10].

Le terme originel "Qabail" qui signifie en arabe "Tribus" est utilisé pour la première fois à l'arrivée des arabes musulmans au Maghreb pour désigner les habitants de l'arrière-pays qui vivaient en confédérations et tribus. C'est donc ce terme que les Français utiliseront pour désigner ces montagnards qui portaient des noms différents en fonction des tribus auxquelles ils appartenaient. Aussi, il pouvait aussi bien désigner les Berbères Chaouis des Aurès ou ceux de l'ouest algérien. On parlait alors de Kabylie de l'Ouarsenis[11],[12].

Le nom s'est ensuite restreint aux berbérophones de Kabylie[13] et a pris une signification ethnique pour désigner ce peuple en particulier.

Les arabophones utilisaient le mot Zwawa (sg. Zwawi), qui d’après une hypothèse serait une déformation du berbère Agawa, un massif au cœur de la Grande Kabylie, le Massif Agawa, d'où l'origine du mot Igawawen[14] pour désigner les kabyles, et qui était le nom d'une ancienne et puissante confédération de huit tribus répandue en Kabylie et organisée en deux groupes : At Betrun (Ath Yanni, Ath Budrar, Ath Bu Akkach, Ath Wasifs) et Ath Mengellat (Ath Mengellat, Ath Bu Yusef, Ath Weqbil, Ath Attu, Ath Ililltene). Les Zouaouas selon Ibn Khaldoun[15] sont une fraction des Kotamas, tribu berbère beranès (descendants de Bernès fils de Berr et frère de Medghacen). L'appellation "zwawa" qualifiait ainsi tous les kabyles en général, son équivalent en langue berbère étant "izwawen".

Toutefois, l’hypothèse la plus probable est celle du professeur Salem Chaker qui écrit que le terme Zwawa/Zwawi utilisé par les arabophones ne devrait pas être relié à agawa/igawawen mais plutôt à Azwaw/Izwawen (prénom kabyle et nom de clan répandu en Kabylie). Salem Chaker soutient l'idée que Izwawen est le véritable nom ancien et autochtone des Kabyles qui « comble de la dépression historique ont presque oublié leur véritable nom[16]». En outre, dans l’Ouest algérien, les Kabyles sont toujours désignés sous le nom de Zouaoua/Zouaoui[17]. Zouaoua a donné en français zouave, puisque les premiers fantassins indigènes étaient originaires de cette confédération.

On peut noter que dans le parler des At Mangellat, le terme originel autrefois attesté pour dire Kabyles était bien Igawawen[18].

Les Kabyles des Babors (Béjaïa, Jijel, Sétif) sont originaires de deux tribus berbères, les Kutama (sous la dynastie Fatimide), et les Sanhadja (sous la dynastie Hammadide). À cela il faut ajouter les berbères d'Andalousie qui se sont réfugiés à Béjaïa (Bougie), aidés par le Sultan En-Nacer de Béjaïa vers le XIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour un article plus général, voir Histoire des Berbères.
Article détaillé : Kabylie#Histoire.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le Djurdjura (nommé : Mons Fer[r]atus) sur la table de Peutinger, avec Bida / Syda (Djemâa Saharidj), Tigisi (Taourga), Sitifi Colonia (Sétif), Mons Feratus (Djurdjura), etc. Ier et IVe siècles.

La Kabylie faisait partie du royaume de Numidie[19]. Il a été plus tard annexé par l'Empire romain, et a été divisé entre les provinces d'Afrique et de Maurétanie césarienne. Les Romains puis les Byzantins contrôlaient la route principale et la vallée pendant l'Antiquité, et évitaient les montagnes (appelées Mont Ferratus, littéralement : montagnes de fer). La région sera le fer de lance de nombreuses révoltes contre la domination impériale romaine, les plus dévastatrices étant celles des Quinquegentanei, puis, plus tard, de Firmus.

Période arabe[modifier | modifier le code]

Suite à l'expansion de l'Islam au xiiie siècle, les Omeyyades contrôlent les plaines de la Kabylie, mais pas toutes les campagnes. Les montagnes autour de Béjaïa sont reconnue par les conquérants pour leur forte résistance (appelées en arabe : "el aadua" ou "el ‘adua", en français : "l'ennemie")[20]. L'Islam fut introduit progressivement et pacifiquement sous l'impulsion de marabouts.

Période fatimide[modifier | modifier le code]

La dynastie des Fatimides fondée au xe siècle, avait son centre d'origine situé en Petite Kabylie, où le dâ`i (« agent recruteur, propagandiste, apôtre ») ismaélien, Abu Abd Allah ach-Chi'i, a trouvé un public réceptif pour les croyances millénaires qu'il prêchait et a ensuite conduit, avec succès, la tribu kabyle Kutama à conquérir l'Ifriqiya (Tunisie actuelle, alors occupée par les Aghlabides), atomisant la présence arabe au Maghreb[21], puis l'Égypte. Après avoir pris le contrôle de l'Égypte, les Fatimides ont perdu de l'intérêt pour le Maghreb, le chef Berbère Bologhine ibn Ziri, a hérité du contrôle de l'Ifriqiya (la Kabylie et une grande partie de l'Algérie, y compris la Tunisie moderne). La branche Ziride des Hammadides régnera sur la place quelques deux siècles, avec un effet durable sur le développement non seulement de la Kabylie mais aussi de l'Algérie dans sa globalité, refondant des villes comme Béjaïa (sa capitale après l’abandon de Kalâa des Béni Hammad) et Alger, entre d'autres.

Après l'effondrement des Hammadides, la Kabylie est passée régulièrement sous le joug de diverses dynasties berbères, alors qu'une grande partie de l'intérieur n'a pas été contrôlée efficacement. Les Espagnols, en pleine reconquista, en profitent, au début du xvie siècle, pour prendre pied dans les ports : Mers el-Kébir, Oran, Béjaïa (en Kabylie), Le Penon (en face d'Alger). Menacé, les habitants appellent à leurs secours des corsaires turcs, les frères Barberousse. En 1516, ils s'installent à Alger, évincent le seigneur local et, quatre ans plus tard, instituent la régence et se placent sous la protection virtuelle du sultan d'Istambul[22].

Sous le règne des Turcs ottomans, la majeure partie de la Kabylie était inaccessible aux Deys (gouverneurs de la régence d'Alger), qui devait se contenter d'alliances militaires ou commerciales, de raids occasionnels et de colonies militaires dans certaines vallées. Dans les années précédant la période ottomane, la famille Belkadi a longtemps gouverné la grande Kabylie, ayant pour capitale Koukou, aujourd'hui un petit village près de Tizi Ouzou ; mais son pouvoir a décliné au xviie siècle.

Époque ottomane[modifier | modifier le code]

Les Kabyles étaient relativement indépendants du joug Ottoman pendant l'époque ottomane du Maghreb. Ils résidaient dans trois royaumes différents, le royaume de Koukou, le royaume des Aït Abbès, et la principauté de Aït Jubar[23]. Les royaumes kabyles bénéficient d'une certaine reconnaissance internationale (représentations diplomatiques en Espagne, notamment). Dès 1512, le corsaire turc Arudj Barberousse se joint aux différentes tentatives kabyles de reprendre Béjaïa aux Espagnols grâce à leurs connaissances en navigation[24]. Les Kabyles alliés aux Ottomans reprennent Béjaia définitivement en 1555.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Lalla Fatma N'Soumer, résistante à la conquête de la Kabylie par la France dans les années 1850.

La région a graduellement été prise par les Français lors de leur conquête, à partir de 1857, malgré une résistante vigoureuse des Kabyles, des chefs comme Lalla Fatma N' Soumer ont continué la résistance plus longtemps, jusque la révolte des Mokrani en 1871.

Krim Belkacem, chef historique du Front de libération nationale durant la guerre d'Algérie, originaire de Oued Ksari, en Kabylie.

Les autorités françaises ont confisqué beaucoup de terres aux tribus les plus rebelles et les ont accordées aux colons, connus sous le nom de pieds-noirs. Pendant cette période, les Français ont procédé à de nombreuses arrestations et déportations, principalement en Nouvelle-Calédonie (voir: "Algériens du Pacifique"). En raison de la colonisation française, de nombreux Kabyles ont émigré dans d'autres régions à l'intérieur, et à l'extérieur de l'Algérie[25]. Au fil du temps, les travailleurs immigrés sont également allés en France.

Dans les années 1920, les travailleurs immigrés algériens en France ont organisé le premier parti de promotion de l'indépendance. Messali Hadj, Amar Imache, Si Djilani et Belkacem Radjef ont rapidement été très suivis en France et en Algérie dans les années 1930; ils ont développé des militants devenus indispensables au combat pour une Algérie indépendante. Cela s'est répandu après la Seconde Guerre mondiale.

Depuis l'indépendance de l'Algérie, des tensions sont apparues à plusieurs reprises entre la Kabylie et le gouvernement central. En 1963, le parti FFS de Hocine Aït Ahmed a contesté l'autorité du FLN, qui s'est imposé comme le seul parti de la nation.

En 1980, plusieurs mois de manifestations ont lieu en Kabylie pour exiger la reconnaissance du berbère comme langue officielle; cette période a été appelée le Printemps berbère. En 1994-1995, un boycott scolaire a eu lieu, appelé « grève du cartable ». En juin, et juillet 1998, des manifestations violentes ont eu lieu après l'assassinat du chanteur Matoub Lounès, et contre la loi exigeant l'utilisation de la langue arabe dans tous les domaines.

Dans les mois qui ont suivi avril 2001 (appelé Printemps Noir), de grandes émeutes - avec l'émergence de l'Arouch, des conseils locaux néo-traditionnels, ont suivi l'assassinat de Massinissa Guermah, un jeune Kabyle, par des gendarmes. Les protestations ont progressivement diminué après que les Kabyles aient obtenu des concessions du président Abdelaziz Bouteflika.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'emplacement géographique de la Kabylie a joué un rôle important dans l'histoire des Kabyles. Le paysage montagneux difficile d'accès de Tizi Ouzou et Bejaïa a servi de refuge, dans lesquels les Kabyles se sont retirés quand ils étaient sous pression, ou occupés, préservant ainsi leur patrimoine culturel d'autres influences culturelles.

La région a été le fer de lance de plusieurs dynasties locales (Numides, Fatimides aux périodes Kutama, Zirides, Hammadides et Hafsides de Bejaïa) ou du nationalisme algérien, et la guerre d'indépendance. La région a été occupée par divers conquérants. Les Romains et Byzantins contrôlaient la route principale et la vallée pendant l'Antiquité, et évitaient les montagnes (appelées Mont Ferratus, littéralement : montagnes de fer). Les Arabes durant l'expansion de l'islam ont contrôlé les plaines, mais pas toutes les campagnes (appelées en arabe: "el aadua": en français: "l'ennemi")[26]. La régence d'Alger tente d'avoir une influence indirecte (via les tribus kabyles makhzen d'Amraoua, et les marabouts)[27]. Les Français vont progressivement réaliser la conquête de la région, et mettre en place une administration directe.

Les provinces algériennes possédant de nombreuses populations parlant la langue kabyle comprennent : Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira, ainsi que Boumerdès, Sétif, Bordj Bou Arreridj et Jijel. Alger a également une importante population de Kabyles, où ils représentent plus de la moitié de la population de la capitale.

La Kabylie est appelée Al Qabayel ("tribus") par la population arabophone, et Kabylie en français. Ses habitants indigènes l'appellent Tamurt Idurar ("terre des montagnes") ou Tamurt n Iqvayliyen / Tamurt n Iqbayliyen ("terre du kabyle"). Elle fait partie des montagnes de l'Atlas, et est situé au bord de la Méditerranée.

Organisation sociale[modifier | modifier le code]

Manuscrit du qanun (droit coutumier) des Aït Ali ou Herzun

L'organisation sociale des Kabyles autrefois éleveurs et agriculteurs sédentaires a été abondamment étudiée, notamment par le sociologue français Pierre Bourdieu[28]. Ce modèle a été largement modifié par la forte émigration qui a bouleversé les rapports sociaux[29], l'urbanisation, mais on peut tracer les grands traits de la société traditionnelle.

L’unité sociale de base de la société Kabyle est la famille élargie l'Axxam (le foyer). La Txarubt (faction), est l’extension de la famille élargie, chaque composante de la faction se réfère à l'héritage symbolique d'un ancêtre de lignée paternelle. La txarubt assure l'intégrité de chaque individu et la défense de l'honneur du nom en commun, avant l'introduction du nom patronymique par l'administration coloniale, c'était le moyen d'identification le plus utilisé.
Dans certains villages importants (tudart) il y a une structuration par quartier qui regroupe différentes factions (tixarubin), c'est l'adrum. C'est l'ensemble de ces quartiers qui forment le village. Plusieurs villages peuvent s'unir et former laarch (la tribu), un ensemble de tribus donne la taqbilt (une confédération), qui donnera son nom aux berbères de la région appelés kabyles[30].

Chaque village formait tajmaât (« une assemblée » en kabyle), une petite ou grande organisation selon l'importance numérique du village, semblable à la république démocratique[31]. Elle était composée de tous les hommes ayant atteint la majorité, et où en principe tout citoyen, quelle que soit sa condition socio-économique, pouvait prendre la parole pour exposer ses idées et prendre position lors des propositions de résolutions. Les vieillards, à qui l'on attribuait le titre d’imgharen, parce qu'ils étaient chefs de famille, ou même de la lignée vivante, bénéficiaient d'un respect particulier et d'une grande écoute, aussi l'on accordait à leurs décisions dans la tajmaât une plus grande importance, et la démocratie kabyle s'apparentait parfois plus à une gérontocratie.

On y nommait l’amin (« chef ») (ou l’ameqqran ; « ancien », suivant les régions) qui était chargé du bon déroulement de l'assemblée et de la mise en application de ses décisions. Pour les plus grandes tajmaât, le chef était parfois assisté dans ses fonctions par un uqil et plusieurs t'emen[32]. L'uqil avait la responsabilité des revenus de la tajmaât, et avait en plus un droit de regard sur les décisions du chef. Il appartenait en général à un çof (« ligne », alliance de plusieurs tribus[33]) opposé à celui du chef, constituant un véritable contrepoids au pouvoir exécutif, ce qui assurait une certaine stabilité politique[32]. Le t'emen, sorte de «député-maire », représentait son çof lors des réunions et transmettait les décisions. Conseil municipal, cour de justice et cour souveraine, la tajmaât se référait, en cas de litige ou de problème, à des textes de lois, les « qanôun kabyles »[34], la plus haute autorité juridique, qui définissaient le moindre manquement et sa sanction[35].

Le code de l'honneur protégeait « la maison, les femmes, les fusils », et stipulait que le meurtre devait être vengé par les liens du sang (les auteurs de ces actes y compris les vengeurs étaient rejetés de la communauté). La filiation est patrilinéaire. Le patronyme de l'ancêtre commun se transmettait. La tajmaât vivait sous l'autorité du groupe, où l'esprit de solidarité est fort développé. Pour exemple le terme tiwizi (« solidarité ») désigne l'activité collective consistant à aider un villageois dans une de ses tâches comme le ramassage des olives[36], à laquelle il contribue directement ou en nourrissant les participants.

Rectificatif : Djemâa (que les kabyles ont intégré en "tajmaât" en le berbérisant) est un mot d'origine arabe ; le mot exact en kabyle est plutôt "agraw" qui signifie assemblée.
Le çof ne se rapporte pas à un clan mais à une ligue, le clan est une organisation qui se rapporte à une famille élargie, comme la tribu, alors qu'un çof peut-être changeant[37].

Population[modifier | modifier le code]

Cartographie des tribus de la Kabylie. (1940)
Article détaillé : Tribus de la Kabylie.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon la définition la plus courante en usage aujourd'hui en Algérie, le Kabyle est celui dont la langue maternelle est le kabyle, ou sinon dont les parents ont le kabyle pour langue maternelle.

En se fondant sur cette définition la plus courante, le nombre de Kabyles en Kabylie est donc d'environ 3,5 à 4 millions (1,2 million d'habitants dans la wilaya de Tizi Ouzou, 1 million dans la wilaya de Béjaia, les deux seules wilayas entièrement kabylophones, et environ 1,5 à 2 millions d'habitants dans les communes kabylophones des wilayas de Bouira, Boumerdès, Jijel, Bordj Bou Arreridj et Sétif).

En dehors de la Kabylie, les Kabyles sont nombreux à avoir migré vers d'autres régions d'Algérie, principalement Alger et ses environs, mais aussi dans une moindre mesure Oran et Constantine. Il est impossible de connaître leur nombre de façon précise, mais on peut l'estimer à environ 2 millions, sur deux générations.

Les Kabyles sont donc environ 5,5 à 6 millions en Algérie, soit environ 15 % de la population algérienne.

En dehors du pays, du fait d'une ancienne et forte émigration kabyle vers la France, les Kabyles représentent aujourd'hui environ 40 % des Algériens et descendants d'Algériens en France[1] soit environ 800.000 Kabyles en France (sur 2 millions d'Algériens et enfants d'Algériens présents en France). Mais la France n'est pas la seule destination des Kabyles. Il y a aussi de grosses communautés kabyles au Canada et en Belgique.

Culture[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Kabyle.
Distribution des régions berbérophones en Algérie

La culture kabyle est une composante de la culture algérienne, maghrébine et méditerranéenne. La spécificité linguistique de la région s'illustre notamment par ses traditions, sa musique et son folklore.

La langue kabyle taqbaylit, textuellement "la (langue) kabyle" (ⵜⴰⵇⵀⴰⵢⵍⵉⵜ) (Tifnaɣ traditionnels ⵜⵈⵀⵉⵍⵜ) ou tazwawt (ⵜⴰⵣⵡⴰⵡⵜ) (Tifinaɣ traditionnels ⵜⵣⵓⵓⵜ) se rattache aux langues berbères qui comportent plusieurs variantes. Très attachés à leur identité berbère, les Kabyles se réclament en fait de la langue tamaziɣt, une langue officielle en Algérie depuis le 1er janvier 2016.

Taqbaylit/tazwawt (« la kabylité ») signifie aussi, dans la sémantique kabyle en général, la référence à un système de valeurs ancestrales (code de l'honneur), non contradictoire de l'esprit du clan (çof), qui régulent et gèrent la vie collective à l'échelle d'un village ou d'une tribu ou confédération.

Religion[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Mythologie berbère et Religion en Algérie.
Famille chrétienne de Kabylie.

Selon Armand Viré « les Kabyles professent tous la même religion, l'Islam », influencé par le soufisme[38], comme le soulignaient aussi Adolphe Hanoteau et Aristide Letourneux[39]. Selon Mouloud Mammeri la confrérie Rahmaniya est l'une des plus puissantes confréries soufies d'Algérie.

Avant l'acceptation de l'islam par les Kabyles, la Kabylie a connu l'ensemble des religions du bassin méditerranéen sans pour autant les avoir pratiquées, ayant même contribué, comme partie intégrante du monde berbère, à la fourniture de quelques dieux et déesses aux Grecs et aux Romains et aux Egyptiens, telle que Antée. D'abord dévoués a un Dieu nommé Yakuc qui était le Dieu probablement de tous les Berbères étant donné que ce nom se retrouve sous différentes forme d'un bout à l'autre du Maghreb et est toujours employé au Mzab dans certaines incantations, la religion des Kabyles repose sur une cosmogonie précise et très élaborée encore connue des vieillards. Peu d'ouvrages ont été faits à propos de la cosmogonie kabyle, on a celui de l'anthropologue Léo Frobenius dans son tome 1 en allemand traduit en français par Muqran Fetta en "contes kabyles". Le culte se concentrait donc autour d'un Dieu unique et trancendant, Yakuc mais aussi d'un monde invisible de gardiens sentinelles des lieux (iɛassassen/inaḍafen) et des esprits (aharayruc, pl. iharayrac/djinn, pl. ledjnun), les croyances en de nombreuses créatures mythologiques, monstrueuses et/ou bienfaisantes faisaient aussi partie de la religion des Kabyles. Beaucoup de représentations rupestres préhistoriques ainsi que des figurations rupestres et stèles libyques montrent que ce culte remonte à une période très ancienne[40]. Aujourd'hui bien que plutôt bien connue des plus vieux, ces croyances connaissent depuis la colonisation française et surtout depuis l'indépendance un déclin majeur. A travers l'histoire les Kabyles découvriront les trois religions monothéistes mais principalement l'islam, un islam soufi et mystique importé par des missionnaires, marabouts (Amṛabeḍ, pl. Imṛabḍen/Aguram, pl. Iguramen) qui, contrairement au christianisme (qui était mal implanté dans la région dû au fait que les Byzantins avaient voulu l'imposer ce qui créa une réaction récalcitrante de certaines tribus à l'égard du christianisme), s'intègrera pacifiquement et donc facilement et rapidement en s'articulant autour des croyances kabyles et s'ancrera dans la culture et la vie des Kabyles définitivement.[réf. nécessaire]

Islam[modifier | modifier le code]

La ville de Béjaïa, en petite Kabylie, connu, au Moyen Âge, une dynamique remarquable sur le plan culturel, et religieux[41],[42]. La ville est surnommée la « Petite Mecque » par Ibn Arabi, et tel que rapporté par Ibn Khaldoun (El Mekka Es-Saghira)[43].

L'islam s’est installé au Moyen Âge et il constitue la religion majoritaire des Kabyles. Son influence sur la culture, la société est majeure ; et ce à travers diverses périodes historiques.
Au début la population berbère se convertissait massivement. Mais les inégalités entre arabes musulmans et non-arabes, l'imposition de lourdes taxes, le statut de dhimmis, ont provoqué des révoltes répressives envers les arabes, les révoltés allant jusqu'à exterminer des tribus arabes entières (lors de la révolte de Maysara en 739-743) mais aussi un repli de la population dans des doctrines contestataires du pouvoir du calife, le kharidjisme et le chiisme. En petite-Kabylie, c'est le chiisme ismaélien des tribus Kutama avec l'aide des Zwawa pourtant peu islamisés, qui prédominera et qui participera à établir la dynastie fatimide et à fonder la ville du Caire pour capitale[44]. L'empire Fatimide initié par les Kabyles s'étendait de la péninsule Ibérique jusqu'à Bagdad en Irak.

Le sunnisme a été ensuite introduit notamment avec le règne de la dynastie berbère Hammadite qui, depuis Béjaïa sa capitale, a rayonné sur l'Algérie et le bassin occidental de la Méditerranée aux XIe et XIIe siècles[45]. Pratiquant un « islam » parfois influencé par le maraboutisme et le soufisme (à l'image de la confrérie Rahmaniya).

La ville de Béjaïa connaîtra son âge d'or, notamment pour son rayonnement spirituel en raison du grand nombre de saints soufis qui en sont issus, les plus célèbres sont Yemma Gouraya, ou Saïd El-Bedjaouy[46],[47]. La ville attirera même de grands mystiques, comme Ibn Al Arabi de Cordoue, qui participeront à l'identité religieuse de la région et plus généralement de l'Afrique du nord en mêlant la mystique soufie aux vieilles croyances animistes des berbères[48]. Pendant cet âge d'or Béjaïa sera surnommée la petite Mecque[49]. La Wilaya de Tizi-Ouzou est la Wilaya qui abrite le plus de mosquée en Algérie, la moitié des mosquées se trouvent dans cette wilaya.

Politique et laïcité[modifier | modifier le code]

Selon Yidir Plantade, la Kabylie comme le reste du Maghreb est restée attachée au cours de son histoire à une religiosité populaire avec des figures locales comme les saints et les marabouts[50]. Pour lui, déjà avant la venue française, la société kabyle est « à mi-chemin entre religiosité profonde et sécularisme pré-moderne », cependant il parle de la laïcité comme un élément exogène à la Kabylie et il considère la culture laïque comme importée d'outre-Méditerranée par l'école républicaine française[51]. Il note cependant le fait que, lors de la colonisation française, ces idées ont marqué profondément les Kabyles qui fréquentaient les écoles coloniales. Il décrit ces nouvelles élites comme "modelée par l'école et par l'administration française"[52]. Ces mouvements laïques après avoir séduit la population dans les années 1960 avec l'émergence du mouvement berberiste connaissent un déclin. Selon l'auteur, face à l'impasse dans laquelle ce mouvement laïque est engagé on assiste à un regain de religiosité en Kabylie surtout de la part de la jeunesse[53].

Diaspora[modifier | modifier le code]

Zinédine Zidane, footballeur français d'origine kabyle, il remporte le Ballon d'or et la coupe du monde en 1998.

Pour des raisons historiques, et économiques, plusieurs Kabyles ont émigré en France. Ils sont au nombre de 1 500 000 en France[54],[55].  Plusieurs personnalités françaises notables sont d'origine Kabyle, comme Zinédine Zidane, Karim Benzema, Marcel Mouloudji, Malik Zidi, Dany Boon, Jacques Villeret, Daniel Prévost, Marie-José Nat, Isabelle Adjani, Alain Bashung, Marion Cotillard, Mouloud Achour, Rachid Arhab, Marina Kaye, Thomas Thouroude, Sheryfa Luna etc.

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique kabyle.
Matoub Lounès (au milieu), chanteur identitaire kabyle, qui fut militant de la cause amazighe en Algérie avant d'être assassiné le 25 juin 1998.

La variété kabyle (moderne ou traditionnelle) est l'une des musiques les plus importantes en Algérie. De nombreux chanteurs sont natifs de Kabylie ou d'origine kabyle, notamment Cheikh el Hasnaoui, Lounis Aït Menguellet, Cherif Kheddam, Cheikh Sidi Bémol, Idir, Lounès Matoub, Allaoua Zerrouki, Slimane Azem, Cid Messaoudi, Chérifa, Youcef Abdjaoui, Ait Meslayen, Taleb Rabah, Rachid Babaci, Takfarinas, Farid Aït Siameur, Boualem Kara, Souad Massi. La Kabylie a donné aussi quelques grands noms au chaâbi algérien comme notamment Hadj M'hamed El anka et Kamel Messaoudi, Amar Ezzahi, Abdelkader Chaou ainsi que Boudjemaa El ankis, Gherouabi, etc. deux algérois de naissance pour le premier et le second nommés qui trouvent leurs anciennes racines dans les montagnes du Djurdjura et des Bibanes.

La musique kabyle n'est pas un style de musique en soi : elle est représentée par les artistes à succès de cette région.

Théâtre et cinéma[modifier | modifier le code]

Le cinéma algérien se souviendra de Ahmed Ayad Rouiched un Algérois qui trouve ses racines dans les villages de Kabylie et réunissait, comme personne d'autre, les Algériens dans les salles de cinéma et de théâtre pendant plus de 40 ans. Mohamed Fellag natif de Azeffoun, brilla durant ses débuts dans les salles de théâtre d'Alger avant d'émigrer par peur des intégristes. Il changea de public et trouva dans l'immigration algérienne et maghrébine plusieurs fans. L'un des cinéastes kabyles les plus prolifiques est incontestablement Abderrahmane Bouguermouh. Il est connu pour avoir adapté au cinéma le roman de Mouloud Mammeri La colline oubliée (en tamazight:Tawrirt yettwattun) et il a réalisé également un documentaire sur les événements du 8 mai 1945[56].

Peinture[modifier | modifier le code]

M'hamed Issiakhem et Hamid Tibouchi sont deux peintres et calligraphes qui ont marqué la scène algérienne et internationale par leurs œuvres, qui, pour le premier, s'inspirent plus de la révolution algérienne[57] avec notamment la peinture "Résurrection du Chahid (1978)"[57], et de la culture Amazigh comme le tableau "Chaouia (1966)".

Sport[modifier | modifier le code]

Les Kabyles sont représentés par des sportifs tels Zinédine Zidane, Soraya Haddad, Karim Benzema, Karim Ziani, Rabah Madjer, Salah Assad, Mustapha Dahleb, Loucif Hamani... Les clubs de foot tels la JSK (Jeunesse sportive de Kabylie), la JSMB et le MO Béjaïa sont les clubs principaux de la région, aussi la région est connue pour le volley ball notamment à Béjaia.

Littérature[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Céramique kabyle.

L'économie traditionnelle de la région est basée sur l'arboriculture (vergers et oliviers) et sur l'artisanat (tapisserie ou poterie). La culture des montagnes et des collines cède peu à peu à l'industrie locale (textile et agroalimentaire). Au milieu du XXe siècle, avec l'influence et le financement de la diaspora Kabyle, de nombreuses industries ont été développées dans la région. Elle est devenue la deuxième région industrielle la plus importante du pays après Alger. Les Kabyles sont réputés fort mobiles. Bien avant la colonisation française, ils sillonnaient une bonne partie de l’Afrique du Nord pour leur commerce mais aussi en quête de travail ; leur polyvalence les prédisposait à l’exercice de différents métiers. Ils louaient leurs services comme soldats, maçons, constructeurs de moulins hydrauliques, faucheurs de blé, etc.

Pendant la présence des Ottomans, les Kabyles dits Zwawa (originaires de Kabylie occidentale) et M’ziti (originaires de Kabylie orientale) étaient nombreux à Alger et Constantine organisés en corporations, à l’instar d’autres groupes régionaux ou confessionnels algériens (Biskris, Mozabites, Juifs...) ; ils étaient employés comme terrassiers, jardiniers, gardes du Dey, etc. Rares étaient les Kabyles qui se fixaient définitivement loin de leurs villages ; ce n’est qu’après la destruction des bases de l’économie kabyle traditionnelle lors des révoltes de 1857 et 1871 que l’émigration s’est transformée peu à peu en départs définitifs et lointains (Tunisie, Syrie, France...)[59].

Génétique[modifier | modifier le code]

Une étude d'Arredi.et al. (2004) inclut les fréquences des lignées d'une population kabyle de la Wilaya de Tizi Ouzou :

  • Les haplogroupes Y-Dna, transmis exclusivement par la lignée paternelle, ont été trouvés aux fréquences suivantes en Kabylie : E1b1b1b (E-M81) (47,36 %), R1* (xR1a) (15,78 %) (plus tard analysé comme R1b3/R-M269, et aujourd'hui R1b1a2[60]), J1 (15,78 %), F* (xH, I, J2,K) (10,52 %) et E1b1b1c (E-M123) (10,52 %)[61]. L'haplogroupe J est en grande partie d'origine néolithique[62].
  • Les haplogroupes MtDNA, transmis exclusivement par la lignée maternelle, ont été trouvés aux fréquences suivantes : H (32,23 %) majoritairement H1 et H3; U* (29,03 % et 17,74 % U6), trouvés dans d'anciens spécimens ibéromaurusien; preHV (3,23 % ; preV (4,84 %); V (4,84 %); T* (3,23 %); J* (3,23 %); L1 (3,23 %); L3e (4,84 %); X (3,23 %); M1 (3,23 %) ; N (1,61 %) et R (3,23 %).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Salem CHAKER, « LA LANGUE BERBÈRE EN FRANCE : Situation actuelle et perspectives de développement. », Rapport en vue de l’intégration de langue et de la culture berbères au sein de l’Education nationale,‎ , p. 11 (lire en ligne)
  2. Hacène Merbouti, « Plus de la moitié des immigrants par an sont Kabyles », LA DÉPÊCHE DE KABYLIE, MAISON DE LA PRESSE TAHAR-DJAOUT,‎ (lire en ligne)
  3. (en) « Kabyle », Encyclopædia Britannica Online, 2011 : « ils sont majoritairement musulmans avec quelques chrétiens. » Consulté le 2 mai 2011.
  4. Jacques Lanfry, « Les Zwawa (Igawawen) d'Algérie centrale (essai onomastique et ethnographique) », Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, vol. 26, no 1,‎ , p. 75–101 (DOI 10.3406/remmm.1978.1825, lire en ligne)
  5. Jean Morizot, LES KABYLES : PROPOS D'UN TÉMOIN, Editions L'Harmattan, (ISBN 9782296240353, lire en ligne), p. 60
  6. Histoire-Géographie, Collection Martin Ivernel, Hatier
  7. Collectif, Le kabyle de poche, Assimil, coll. « Langue De Poche », , 208 p. (ISBN 2700505212, EAN 978-2700505214)
  8. Entrée « Kabyle » dans le Dictionnaire de l'Académie française, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales [consulté le 22 août 2016].
  9. Définitions lexicographiques et étymologiques de « kabyle » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales [consulté le 22 août 2016].
  10. (en) Hugh Roberts, Berber government : the Kabyle polity in pre-colonial Algeria, Londres et New York, I.B. Tauris, coll. « Library of Middle East history » (no 24), , XVI-329 p., 23 cm (ISBN 0-85773-689-2, 978-085773-689-5, 1-84511-251-2 et 978-1-84511-251-6, OCLC 892961821, présentation en ligne), p. 45 [lire en ligne (page consultée le 22 août 2016)].
  11. Eugène Daumas, Mœurs et coutumes de l'Algérie : Tell, Kabylie, Sahara, éd. Hachette, 1855, p. 156-158.
  12. Arletty, confidences à son secrétaire -, Editions Publibook, , 208 p. (ISBN 9782748387353, lire en ligne), p. 144 :

    « Line Marsa, la mère d'Edith Piaf, Anetta Maillard, de son vrai nom, était la fille d'un directeur de cirque et d'Aicha Ben Mohamed, une Kabyle marocaine, copine de La Goulue »

  13. Jean Morizot, Les Kabyles : Propos d'un témoin, Centre des Hautes Études sur l'Afrique et l'Asie modernes (diff. Documentation française), coll. « Publications du CHEAM », Paris, 1985 (ISBN 2903182124), p. 22-25.
  14. Il semblerait que dans l'Antiquité, les Igawawen aient porté le nom de Quinquegentiani, appellation administrative désignant cinq tribus (quinque gente). Une vieille légende rapporte en effet que les montagnards descendent d'un géant qui eut cinq fils, lesquels formaient les cinq tribus antiques (Boulifa, 1925), les fameux Quinquegentiani qui se révoltèrent contre les Romains. (Leroux, 1857, p. 57.)
  15. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères
  16. Salem Chaker, notes à propos de l'article Les Zouaoua (Igawawen) d'Algérie centrale par Jacques Lanfry.
  17. Malha Benbrahim, professeur à l'Inalco, Documents sur Fadhma N’Soumeur (1830-1861), Clio, numéro 9/1999, Femmes du Maghreb
  18. Jean-Marie Dallet, Dictionnaire kabyle-français: parler des At Mangellat, Algérie, Peeters Publishers, (ISBN 9782852971431, lire en ligne)
  19. Claude Lepelley, « Numides », Encyclopædia Universalis,‎ (lire en ligne)
  20. Nedjma Abdelfettah Lalmi, « Du mythe de l’isolat kabyle », Cahiers d'études africaines, vol. 44, no 175,‎ , p. 507–531 (ISSN 0008-0055 et 1777-5353, DOI 10.4000/etudesafricaines.4710, lire en ligne)
  21. Chafik T. Benchekroun, « Les Idrissides entre Fatimides et Omeyyades », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, no 139,‎ , p. 29–50 (ISSN 0997-1327 et 2105-2271, DOI 10.4000/remmm.9412, lire en ligne)
  22. Jean-François Zilberman, « 240 avant JC à 680 : L'Algérie des origines à l'occupation romaine », Hérodote.net,‎ (lire en ligne)
  23. (en) M. Th Houtsma, E. J. Brill's First Encyclopaedia of Islam, 1913-1936, vol. 4, BRILL, (ISBN 9004097902, lire en ligne), p. 600
  24. Diego de (15-16 ; abbé) Auteur du texte Haëdo, Histoire des rois d'Alger / par fray Diego de Haedo,... ; traduite et annotée par H.-D. de Grammont, , 222 p. (lire en ligne), p. 3-8
  25. Belaïd Abane, L'Algérie en guerre: Abane Ramdane et les fusils de la rébellion, L'Harmattan, (ISBN 9782296057838, lire en ligne), p. 74
  26. Nedjma Abdelfettah Lalmi, « Du mythe de l’isolat kabyle », Cahiers d’études africaines, vol. 44, no 175,‎ , p. 507–531 (ISSN 0008-0055, DOI 10.4000/etudesafricaines.4710, lire en ligne)
  27. Encyclopædia Universalis, « KABYLES », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 29 novembre 2016)
  28. Une grande partie de son œuvre anthropologique se base sur l'analyse de la société kabyle (Esquisse d'une théorie de la pratique (1972), Le sens pratique (1980), La domination masculine (1998)…) (Voir :Bourdieu : Passage à la sociologie).
  29. L'exil kabyle, Mohand Khellil, L'Harmattan, (ISBN 2858021414), p. 173-176
  30. « Grève et rassemblement aujourd’ », Souk El Tenine : 8e jour du kidnapping de l’entrepreneur Omar Rabah Ellah,‎ (lire en ligne)
  31. Dictionnaire de la culture berbère en Kabylie, Camille Lacoste-Dujardin, La Découverte, Paris, 2005 (ISBN 2707145882).
  32. a et b La Kabylie et les coutumes kabyles - A. Hanoteau et A. Letourneux, éd. Bouchène, Paris, 2003, Chap. VI-VIII (ISBN 2-912946-43-3).
  33. Les çofs étaient davantage assimilables à des partis politiques, car il n'était pas rare que ces çofs divisent les tribus voire des villages.
  34. À propos "des qanouns kabyles" de Belkassem Bensedira, Mustapha Gahlouz, Awal, Cahiers d’Études Berbères no 16, p. 83-99.
  35. « Kanoun kabyle », exemple de qanôun, celui de la tribu des Beni Mansour (extrait du Cahiers du centenaire de l'Algérie, édité par le Comité national métropolitain du centenaire de l'Algérie en 1930).
  36. Tiwizi de nos jours fait encore partie intégrante de la société kabyle. Lire à ce sujet : Tiwizi ou la création collective : le toit de la solidarité reportage de Rachid Oulebsir (3 mars 2007).
  37. La kabylie et les coutumes kabyles Hanoteau et Letourneux 1872-1873 Paris reed Bouchène Paris 2003 et La Kabylie sous le régime Turc de Joseph-Nil Robin
  38. Jules Liorel, Races berbères, Kabylie du Jurjura / par Jules Liorel ; préface de M. Émile Masqueray,..., E. Leroux, , 544 p. (lire en ligne), p. 2
  39. Adolphe Hanoteau, Aristide Horace Letourneux, textsLa Kabylie et les coutumes kabyles, vol. 1, t. 1-3, Université de Harvard, A. Challamel, coll. « americana », , 1084 p. (lire en ligne)
  40. Jean-Pierre Laporte, « Stèles libyques figurées de Grande Kabylie », Africa Romana, IX, 1991, p. 389-423.
  41. Charles-André Julien, Histoire de l'Afrique du Nord : des origines à 1830, Paris, Payot, (1re éd. 1951), p. 104
  42. Gilles Ferréol (dir.), Abdel-Halim Berretima (dir.), La ville méditerranéenne : défis et mutations - Actes de colloque international, Béjaïa, EME éditions, 28-29/11/13, p. 258
  43. Youssef Benoudjit, La Kalaa des Béni Abbès au XVIe siècle, Dahlab, , p. 16
  44. Les Fatimides et les Kutama : une alliance stratégique ou un mal nécessaire ?, JADLA Ibrahim
  45. Ibn Khaldoun (trad. William McGuckin de Slane), Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, t. 1, Paris, Paul Geuthner, , p. 208-209
  46. Histoire de Gouraya Sur le site rabahnaceri.unblog.fr
  47. Biographie de Saïd El-Bedjaouy Sur le site vitaminedz.com
  48. « Chachoua Kamel, L’islam kabyle. Religion, État et société en Algérie, suivi de l’Epître (Risâla) d’Ibnou Zakrî (Alger, 1903), mufti de la Grande Mosquée d’Alger, Maisonneuve & Larose, 2001. », par Karima Direche-Slimani, Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée (en ligne), no 101-102 - Sciences, savoirs modernes et pouvoirs dans le monde musulman contemporain, juillet 2003, p. 343-348.
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  56. Mabrouk Ali, « La triste vie du cinéaste Algérien, Abderrahmane Bouguermouh. », (consulté le 18 mars 2017)
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  60. (en) Adams SM1, Bosch E, Balaresque PL, Ballereau SJ, Lee AC, Arroyo E, López-Parra AM, Aler M, Grifo MS, Brion M, Carracedo A, Lavinha J, Martínez-Jarreta B, Quintana-Murci L, Picornell A, Ramon M, Skorecki K, Behar DM, Calafell F, Jobling MA, « The genetic legacy of religious diversity and intolerance: paternal lineages of Christians, Jews, and Muslims in the Iberian Peninsula », Abstract,‎ (PMID 19061982, PMCID PMC2668061, DOI 10.1016/j.ajhg.2008.11.007, lire en ligne)
  61. B. Arredi, E. S. Poloni, S. Paracchini, T. Zerjal, D. M. Fathallah, M. Makrelouf, V. L. Pascali, A. Novelletto et C. Tyler-Smith, « A Predominantly Neolithic Origin for Y-Chromosomal DNA Variation in North Africa », Am J Hum Genet., vol. 75, no 2,‎ , p. 338–345 (PMID 15202071, PMCID 1216069, DOI 10.1086/423147)
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http://www.algerie-dz.com/forums/archive/index.php/t-1942.html

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Kabyles. Éléments pour la compréhension de l'identité berbère en Algérie - Tassadit Yacine, GDM, Paris, 1992 (ISBN 2-906589-13-6).
  • Salem Chaker, Berbères aujourd’hui, L’Harmattan, (ISBN 2738473512, lire en ligne)
  • Hommes et femmes de Kabylie - Salem Chaker, éd. Edisud, 2000 (ISBN 2744902349).
  • La Kabylie et les Coutumes kabyles - A. Hanoteau et A. Letourneux, éd. Bouchène, Paris, 2003 (ISBN 2-912946-43-3).
  • L’Émigration kabyle en France : une chance pour la culture berbère ? - Nadia Belaïdi, U21-Éditions universitaires de Dijon, Dijon, 2003 (ISBN 2-905965-82-7).
  • Les Kabyles propos d'un témoin - Jean Morizot, éd. L'Harmattan, Paris, 2003 (ISBN 2-7475-1027-1).
  • De la question berbère au dilemme kabyle, À l'aube du XXIe siècle - Maxime Ait Kaki, éd. L'Harmattan, mars 2004 (ISBN 2747557286).
  • Patricia E.M. Lorcin (trad. Loïc Thommeret), Kabyles, Arabes, Français : Identités coloniales, Presses universitaires de Limoges, , 374 p. (ISBN 9782842873394, OCLC 718565485) [aperçu en ligne]
  • La Condition juridique de la femme rurale en Kabylie - Fatima Cherfa-Turpin, éd. Apopsix, Paris, 2010 (ISBN 978-2-35979-010-8).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]