Yermenonville

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Yermenonville
L'église
L'église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Auneau
Intercommunalité Communauté de communes des Portes Euréliennes d’Île-de-France (Eure-et-Loir)
Maire
Mandat
Bernard Martin
2014-2020
Code postal 28130
Code commune 28423
Démographie
Gentilé Yermenonvillais
Population
municipale
580 hab. (2014)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 25″ nord, 1° 37′ 15″ est
Altitude Min. 102 m – Max. 154 m
Superficie 5,04 km2
Localisation

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Yermenonville
Liens
Site web yermenonville.fr

Yermenonville est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé entre Maintenon et Gallardon sur la départementale D 18.

Carte de Yermenonville et des communes limitrophes.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Boigneville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village d'Yermenonville a vu son nom évoluer au fil des siècles.

Quand les Francs s’installèrent, la coutume s’installa de désigner les domaines ruraux par le  nom de leur propriétaire . C’est peut-être un Germinius et un Bulinius qui donnèrent leur nom à Yermenonville et Boigneville. Ou encore un Irmino et un Bunino. On ne sait pas trop comment ces noms pouvaient être prononcés, dans le bain linguistique de l'époque mêlant le latin et les idiomes gaulois et germaniques.

Les textes anciens, souvent rédigés en latin, donnent eux-mêmes des versions différentes de ces dénominations, parfois à quelques lignes d’intervalle…

Citons par exemple  :

  • le Polyptyque de ND de Chartres où l’on trouve Bonervilla (dans un contrat du VIIIe siècle)[1] ;
  • le cartulaire  de l'abbaye de Bonneval où l'on trouve Bunena Villa en 1094[2] ;
  • un Pouillé  de 1250 où Lucien Merlet a trouvé  Germinionis Villa,
  • le cartulaire de ND de Chartres (1300) où l’on trouve Bulglainvilla et Hermenonvilla, suivis peu après de Ermenonvilla prope Hussum (Yermenonville à côté de Houx, ce qui élimine l’hypothèse qu’il s’agisse de l’actuelle Ermenonville-la-Grande)[1],
  • un acte d’échange de terres citant Boigneville  en 1230[3]. Plus tardivement, on trouve Iermenonville[4], Hiermenonville, Germenonville, Boingneville,  Baigneville et enfin Bonneville (très en usage aux XVIIe et XVIIIe siècles).

Toujours est-il que cette désignation des deux domaines, formée à partir d’un nom germanique suivi du suffixe « ville » typique de l’époque mérovingienne, est très fréquente dans la région. André Chédeville, grand spécialiste de la région de Chartres, considère que sur 365 noms de lieux se terminant en « ville », seuls 30 ne sont pas construits sur ce modèle[5]. Plus tard, à l’époque carolingienne, c’est le suffixe « villiers » qui sera utilisé.

Histoire[modifier | modifier le code]

De la préhistoire au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Un site Internet en constante évolution relate toute l'histoire d'Yermenonville et de son hameau Boigneville[6]

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

De 1892 à 1938, cette commune bénéficiait d'une halte garde-barrière permettant aux voyageurs d'emprunter la ligne d'Auneau-Ville à Dreux via Maintenon[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Avant la révolution[modifier | modifier le code]

En application de l'édit royal de 1787, l'assemblée de ceux qui payent au moins dix livres d'impôt élit, parmi ceux qui en payent au moins trente, un corps municipal de 6 membres et un syndic. Le curé et le seigneur sont membres de droit. Jacques Louis Launay est élu syndic. C'est lui qui sera élu maire lors des premières élections de la Révolution, en 1790[6].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Source : archives communales d'Yermenonville et archives départementales d'Eure-et-Loir

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1792 Louis Jacques Launay   élu au suffrage censitaire
1792 1795 Jean Pierre Gabriel   élu au suffrage universel masculin
1796 1797 Louis Jacques Launay   élu au suffrage censitaire
1797 1800 Jean Pierre Gabriel    
1800 1826 Louis Jacques Launay   nommé par le préfet
1826 1860 Jacques Michard   Tantôt élu au suffrage censitaire, tantôt nommé par le préfet
1860 1870 Simon Zacharie Georgeon   nommé par le préfet
1870 1871 Henri Ferdinand Michard   nommé par le préfet sur proposition du conseil municipal
1871 1875 Henri Cléophas Zacharie Georgeon   élu, puis nommé par le préfet
1875 1876 Henri Ferdinand Michard   élu
1876 1881 Jules Victor Godard   élu
1881 1884 Jean Louis David   élu
1884 1888 Henri Ferdinand Michard   élu
1888 1892 Alphonse Coudray   élu
1892 1896 Pierre Alphonse Désiré Blin   élu
1896 1904 Albert Grege   élu
1904 1912 Marcel Rabourdin   élu
1912 1912 Hippolyte Bouquet   élu
1912 1923 Marcel Rabourdin   élu
1923 1932 Oscar Fourmilleau   élu
1932 1944 Celestin Legrand   élu
1944 1945 Paul Rabourdin   élu
1945 1953 Charles Buisson   élu
1953 1957 Pierre Buisson   élu
1957 1977 Bernard Cailleaux   élu
1977 1980 Georges Rouschemeyer   élu
1980 1995 Gérard Perrin   élu
1995 2001 Jean Bouvet   élu
2001 2010 Michel Chantepie   élu
Juin 2010 en cours Bernard Martin SE élu

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 580 habitants, en diminution de -0,51 % par rapport à 2009 (Eure-et-Loir : 1,9 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
377 422 385 358 378 355 359 363 347
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
355 336 306 348 312 298 319 307 331
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
301 287 278 281 264 252 266 277 264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
230 240 262 401 492 511 577 571 580
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église sous le vocable de saint Martin restaurée.
  • Le dolmen de la Pierre Fritte (néolithique) a fait l'objet de campagnes de fouilles entre 2001 et 2007.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hélène Boucher (1908-1934), célèbre aviatrice du début du XXe siècle, y est enterrée.

Tombe d’Hélène Antoinette Eugénie Boucher.

Inscription.

Hélène Boucher. 1908-1934.

Chevalier de la Légion d’honneur. Pilote aviatrice. Trois ans de pratique professionnelle. Pilote de haute classe. A mis au service de l’aviation française sa foi ardente et son audace réfléchie. A donné toute sa mesure au cours de sa brève carrière victorieuse de nombreuses compétitions. A ramené le record international de vitesse toutes catégories sur mille kilomètres à 409 km/h 184. A donné sa vie à la cause qu’elle avait vaillamment défendue. A été citée à l’ordre de la Nation.

L’aéro-club des Landes témoin de son premier vol conservera fidèle son souvenir.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b E. de Lépinois et Lucien Merlet, Polyptyque de ND de CHARTRES ([gallica.bnf.fr%20;%20http://elec.enc.sorbonne.fr/cartulaires/Chartres-N-D/ lire en ligne])
  2. THIROUX et LAMBERT, continuée par BEAUPERE et  LAMBERT, L'histoire abrégée de l'abbaye de Saint Florentin de Bonneval, Société Dunoise ([gallica.bnf.fr lire en ligne])
  3. Un parchemin conservé aux Archives départementales d'Eure-et-Loir relate un achat de terre à « Boigneville » en 1230 par Joscelin d'Ecrosnes. Cote : 60 J NC 457
  4. « Carte détaillée d'Yermenonville au XVIIe siècle », sur Archives départementales des Yvelines.
  5. André CHÉDEVILLE, Chartres et ses campagnes, GARNIER,
  6. a et b « Histoire d'Yermenonville, village sans histoire »
  7. Le chemin de fer, du passé au présent sur le site de la communauté de communes des terrasses et vallées de Maintenon.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .