Louis Boudan

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Louis Boudan
Voves par Louis Boudan en 1696 Eure-et-Loir France.jpeg

Voves, « en beauce, sur le grand chemin de chartres a orleans », 1696.

Décès
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Période d’activité
Nationalité
Français
Activité

Louis Boudan (16?? - après 1715) est un peintre, miniaturiste, graveur, et dessinateur français, actif entre 1687 et 1709[1].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Louis Boudan est l'un des quatre enfants d'Alexandre Boudan, qui fut graveur, enlumineur, imprimeur en taille-douce, éditeur et imprimeur du roi, marchand d'estampes dans le quartier Saint-Benoît, près de la rue Saint-Jacques, à Paris où il meurt en avril 1671[2]. Louis Boudan est surtout connu pour avoir travaillé pour François Roger de Gaignières mais on ignore ses dates de naissance et de mort. On sait qu'il est sans doute né après 1641, date de naissance de sa sœur aînée. Il épousa en 1683 Marguerite Bertrand dont il eut deux enfants (nés en 1687 et 1688)[3].

Durant environ vingt-deux ans (fl. 1687-1709), Louis Boudan est commissionné par François Roger de Gaignières, antiquaire érudit et passionné d'histoire qui cherche un dessinateur. Il choisit Boudan, et le duo est secondé par Barthélemy Remy qui aurait eu une fonction de valet et de paléographe, dans un tour de France des monuments et des archives, répertoriant plus de 7 500 lieux, tombes, bas-reliefs, objets et documents anciens, produisant des dessins qui sont pour la plupart gravés par la suite. Le tout forme le « recueil de la collection Gaignières » qui est offert au roi Louis XIV et désormais conservé à la Bibliothèque nationale de France, mais l'on sait qu'une partie fut volé en 1784 et se retrouva à la bibliothèque d'Oxford, partie qui fut recopiée par Jules Frappaz : il est donc jugé complet. Ce recueil est important à plus d'un titre : certes, les dessins de Boudan sont jugés sans talent, mais ils ont le mérite de reproduire, non sans écart de fidélité dans les détails, des objets et paysages pour certains disparus à jamais. Boudan était payé entre 5 et neufs sols par ouvrage reproduit, et 30 (soit 1,5 livre) quand son dessin était surchargé (i.e. enluminé)[4].

Des travaux signés Boudan servent à l'illustration de plusieurs ouvrages : pour le De gradu horoscopante de Joseph de Tertiis[5] (1690), l’Ecloga Thyrsis de Louis-Pierre de Turgis (1706), la Description de la ville et des fauxbourgs de Paris en vingt planches (1714). Il grave également une suite d'estampes qui furent imprimées pour le recueil L'Art de tirer des armes de Jean de Brye (1721).

Certaines gravures de Boudan se sont retrouvées dans l'ouvrage de Jean-François Dreux du Radier, L'Europe illustre (1777).

Louis Boudan est bien présent lors de l'inventaire des biens de Gaignières établi le 21 février 1715 durant lequel il est dit demeurant rue Saint-Jacques[6].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Bouchot, Inventaire des dessins exécutés pour Roger de Gaignières et conservés aux départements des Estampes et des Manuscrits, t. I, Paris, Plon, (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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