Chaudon (Eure-et-Loir)

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Chaudon
L'Eure à Chaudon au moulin de Mormoulins Inscrit MH (2003).
L'Eure à Chaudon au moulin de Mormoulins
 Inscrit MH (2003).
Blason de Chaudon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Canton Dreux-2
Intercommunalité Communauté de communes des Portes Euréliennes d’Île-de-France
Maire
Mandat
Dominique Maillard
2016-2020
Code postal 28210
Code commune 28094
Démographie
Gentilé Chaudonais
Population
municipale
1 662 hab. (2014 en augmentation de 3,94 % par rapport à 2009)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 45″ nord, 1° 29′ 51″ est
Altitude Min. 86 m
Max. 140 m
Superficie 11,34 km2
Localisation

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Chaudon

Chaudon est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chaudon est une commune de la région Centre-Val de Loire, au nord du département d'Eure-et-Loir (28). Elle est située entre Dreux et Nogent-le-Roi, à la fois aux portes de la Normandie et à 1 heure de Paris par la route nationale 12.

La commune de Chaudon se compose du bourg, en lui-même, et de trois hameaux : Mormoulins, Ruffin et Vaubrun.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chaudon
Villemeux-sur-Eure Croisilles Bréchamps
Villemeux-sur-Eure Chaudon Bréchamps
Villemeux-sur-Eure Ormoy Nogent-le-Roi

Localisation[modifier | modifier le code]

Chaudon, commune rattachée au canton de Dreux-2, est située dans l'est du Perche dans la Vallée de l'Eure à environ 32,1 km au nord-est de Chartres, préfecture du département d'Eure-et-Loir. Elle est également implantée à 14,3 km au sud-est de Dreux, sous-préfecture départementale et bureau centralisateur du canton de Dreux-2. Chaudon, bien qu'étant une commune du département d'Eure-et-Loir, fait partie de l'aire urbaine de Paris.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

De 1887 à 1940, cette commune bénéficiait d'une halte permettant aux voyageurs d'emprunter la ligne d'Auneau-Ville à Dreux via Gallardon et Maintenon. Les gares SNCF les plus proches sont celles de Dreux, de Maintenon et d'Épernon.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 8 du Transbeauce (Dreux - Nogent-le-Roi - Maintenon).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de la commune parait être antérieure à l'époque carolingienne, elle porte dans les chartes du Moyen Âge et dans les titres postérieurs, les noms de : Casdon, Chasdun, Chadon, Chado, Chaadon, Chauldon, Chaudon, St-Médard de Chaudon.

Il y avait à Chaudon un manse seigneurial, ou même une habitation royale, comme son nom semble l'indiquer: Casdon, abrégé de Casa dominicata.

Or, dans le Bréviarium de Charlemagne une maison royale est désignée tantôt par les mots de sala regalis, tantôt par ceux de casa regalis, domus regalis, casa dominicata, ou indominicata. Chaudon possédait aussi une lice ou champ-clos que mentionne encore un aveu de 1542.

C'était le lieu destiné aux combats, aux tournois des chevaliers. Le terrain, couvert de sable et enfermé de barrières, servait encore au Moyen Âge à vider par les armes les différends que les seigneurs avaient entre eux[1].


Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Chaudon

Les armes de Chaudon se blasonnent ainsi :
« D'azur, à un chevron d'or, surmonté d'un croissant d'argent, et accompagné en chef de deux étoiles d'or, et en pointe d'un cygne d'argent becqué et membré de gueules. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Seigneurs[modifier | modifier le code]

  • Pierre Le Bigot, seigneur de Chaudon, 1335
  • Henri de Coich, seigneur de Chaudon, 1396
  • Clément Le Bigot, seigneur de Chaudon, 1403
  • Marguerite de Trie, vicomtesse de Nogent-le-Roi, dame de Chaudon, 1417
  • Guillemette Le Bigot, épouse Jehan de Fontaines, dame de Chaudon, 1460
  • Pierre de Fontaines, seigneur de Chaudon, 1460
  • Pierre de Fontaines, seigneur de Chaudon, 1476
  • Raoul de Fontaines, seigneur de Chaudon, 1504
  • Jacques de Fontaines, seigneur de Chaudon, 1516
  • Florence de Fontaines, dame de Chaudon, 1553
  • Pierre de Fontaines, seigneur de Chaudon, 1555
  • Jacqueline de Fontaines, épouse Urbain de Naucelles, dame de Chaudon, 1568
  • Charles de Naucelles, seigneur de Chaudon, 1602
  • Charles de Naucelles vend à Jean Charles de Bochart, la terre et seigneurie,
  • Charles de Bochart, seigneur de Chaudon, 1640
  • Étienne de Bochart, seigneur de Chaudon, 1662
  • Charles Marie Joseph de Bochart, prieur de Vert en Drouais donne à Anne Charlotte de Bochart, épouse Jean Baptiste de Loyac de la Bachellerie, la terre et seigneurie de Chaudon, 1686 [2]
  • Jean Baptiste Antoine de Loyac de la Bachellerie, seigneur de Chaudon, 1738
  • Marie Claude de Grenet, veuve de Jean Baptiste Antoine de Loyac de la Bachellerie, seigneur de Chaudon, 1756 [3]
  • Louis Claude Jean Baptiste Charles François de Loyac de la Bachellerie, vend à Louis Jean Le Normand de Champflé, receveur général des finances de Picardie, la terre et seigneurie de Chaudon,
  • Louis Charles de Normand vend à Pierre Le Texier de Montainville, la terre et seigneurie de Chaudon,
  • Pierre Le Texier de Montainville vend à Pierre Denis de Fergeol de Villiers, la terre et seigneurie de Chaudon., 1781


Armoiries des seigneurs de Chaudon et Mormoulins
Blason fam fr Bigot (de Préameneu).svg
Blason Briis-sous-Forges.svg
Blason long 80.svg
Blason famille fr Bochart.png

Blason de la famille Bigot.

Blason de la famille Trie, branche de Sérifontaine.

Blason de la famille de Fontaines.

Blason de la famille Bochart.

Blason famille fr Loyac de la Bachellerie.png
Blason famille fr Temple de Chevrigny.png
Blason famille fr Le Texier de Montainville.png
Blason famille fr Fergeol.png

Blason de la famille Loyac de la Bachellerie.

Blason de la famille du Temple de Chevrigny.

Blason de la famille Le Texier de Montainville.

Blason de la famille Fergeol de Villers.

Maires[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII () revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal à la suite de son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1794 Louis Maréchal   Officier public
1794 1797 Rémy Maréchal   Maire puis agent municipal
1797 1799 Etienne Maréchal   Agent municipal
1799 1800 Rémy Maréchal   Agent puis adjoint municipal
An IX   Nicolas Gateau    
An XI   Pierre Denis de Fergeol de Villers   Marquis de Villers, brigadier des armées du roi et capitaine au régiment des Gardes-Françaises
An XII   Claude Letellier    
1808 1813 Baptiste Hamard    
1813 1816 Jacques Baubion    
1816 1848 Pierre Téton   Meunier
1848 1875 Louis Charles du Temple de Chevrigny Centre droit Propriétaire terrien
1875 1876 Pierre Noël Brière    
1876 1879 Louis François Piquet    
1879 1886 Jacques Frédéric Baudoin    
1886 1893 Louis Oscar de Cassin de Kainlis   Baron de Kainlis, sous-lieutenant de lanciers[4]
1893 1904 Ernest Octave Marchand    
1904 1906 Pierre Constant Léon Portois    
1906 1911 Henri Ruelle    
1911 1935 Lucien Laurent    
1935 1937 René Gallo    
1937 1953 Noël Huveau    
1953 1959 Camille Godard    
1959 1965 Georges Courbarien    
1965 1971 Maurice Brossier    
mars 1971 septembre 2016 Jean-Jacques Guet   Retraité de l'enseignement
octobre 2016 "en cours" Dominique Maillard    

N.B. : La liste des maires de Chaudon a été fournie par la mairie de Chaudon.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la capacité d'autofinancement, un des indicateurs des finances locales de Chaudon, sur une période de dix ans[5] :

Capacité d'autofinancement (CAF) à Chaudon de 2006 à 2015
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 500 à 2 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Chaudon 165 117 128 146 145 176 191 143 71 112
Moyenne de la strate 151 152 151 147 150 168 168 156 149 149


CAF de Chaudon CAF moyenne de la strate

Au cours des dix dernières années, la capacité d'autofinancement de la commune[Note 1] est toujours positive. Elle reste toujours proche de la valeur moyenne de la strate des communes comparables. En 2014, la construction de la salle des associations la fait chuter brutalement, mais elle reste tout de même positive, et remonte vers la moyenne de la strate l'année suivante. Le fonds de roulement[Note 2] reste positif sur toute la période considérée ; il en est de même du résultat comptable[Note 3], toujours proche de la moyenne de la strate[5],[Note 4].

Économie[modifier | modifier le code]

La commune accueillait le centre de vacances de la ville de Saint-Ouen dans le château de Mormoulins. Depuis 2016, ce n'est plus le cas et le château est fermé.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2014, la commune comptait 1 662 habitants[Note 5], en augmentation de 3,94 % par rapport à 2009 (Eure-et-Loir : +1,94 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
906 772 790 826 836 872 869 903 900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
881 850 848 780 775 771 770 785 776
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
714 650 625 589 663 666 603 639 747
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
742 882 873 1 009 1 364 1 411 1 541 1 624 1 662
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,34 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,1 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 22,6 %, plus de 60 ans = 17,8 %) ;
  • 50,8 % de femmes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 16 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 22,5 %, plus de 60 ans = 20,8 %).
Pyramide des âges à Chaudon en 2008 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,8 
6,3 
75 à 89 ans
8,5 
11,5 
60 à 74 ans
11,5 
22,6 
45 à 59 ans
22,5 
21,3 
30 à 44 ans
20,2 
16,3 
15 à 29 ans
16,0 
22,1 
0 à 14 ans
20,5 
Pyramide des âges d'Eure-et-Loir en 2008 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
6,5 
75 à 89 ans
9,4 
12,7 
60 à 74 ans
13,3 
21,0 
45 à 59 ans
20,6 
20,9 
30 à 44 ans
20,2 
18,0 
15 à 29 ans
16,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Médard[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Médard.

Située rue de l'Église, sa construction date d'avant 1120 [14].

Le moulin de Mormoulins[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le moulin de Mormoulins à Chaudon.
Le moulin de Mormoulins

Le moulin de Mormoulins ( Inscrit MH (2003)[15]) est un moulin à eau situé sur l'Eure dans le hameau de Mormoulins.

Le château de Mormoulins[modifier | modifier le code]

L'entrée du Château de Mormoulins à Chaudon.
L'entrée du Château de Mormoulins.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[6].
  2. Le « fonds de roulement », différence entre les financements à plus d'un an et les immobilisations, permet de combler le décalage entre l'encaissement des recettes et le paiement des dépenses[7].
  3. Le résultat comptable est la différence entre produits et charges de fonctionnement.
  4. Ces commentaires, ne résultant pas d'une analyse statistique des données présentées, n'ont qu'une valeur strictement indicative.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Documents Historiques sur les communes du canton de Nogent le roi, publié par Ed. Lefèvre chef de division à la préfecture d'Eure-et-Loir - 1864
  2. Le fief de Chaudon, 1721 (A.D. 28-H 1266)
  3. A.D. 28-G 2539
  4. Liste de Saint-Cyriens par promotion
  5. a et b « Comptes de la commune de Chaudon », sur le site du ministère des Finances (consulté le 10 mai 2017).
  6. [PDF] Mémento financier et fiscal du maire, ministère du Budget, avril 2008, p. 34, [lire en ligne].
  7. [PDF] Mémento financier et fiscal du maire, ministère du Budget, avril 2008, p. 36, [lire en ligne].
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  12. « Évolution et structure de la population à Chaudon en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 juin 2012).
  13. « Résultats du recensement de la population d'Eure-et-Loir en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 juin 2012).
  14. Ed. Lefèvre, Documents historiques sur les communes du canton de Nogent le roi, 1864.
  15. « Moulin de Mormoulins », notice no PA28000013, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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