Françoise de Brézé

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Françoise de Brézé (vers 1515 - à l’abbaye de Saint-Yved de Braine (aujourd'hui dans le département de l'Aisne)[1], fille de Diane de Poitiers (ancienne favorite du roi de France Henri II), est une aristocrate française de la Renaissance, issue de l'illustre maison de Brézé. Elle était titrée duchesse de Bouillon, comtesse de Maulévrier, comtesse de Messaincourt (Messincourt)[2], baronne de Mauny et de Sérignan, dame de Bréval.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Louis de Brézé, petit-fils de Charles VII et d'Agnès Sorel, grand sénéchal de Normandie, et de son épouse Diane de Poitiers, Françoise de Brézé est mariée, le 19 janvier 1538, en la chapelle du Louvre à Paris, à Robert IV de La Marck, duc de Bouillon, prince de Sedan et Raucourt, comte de Braine et de Maulévrier.

Robert IV de La Marck, fils de Robert III de La Marck et de Guillemette de Sarrebruck, dame d'honneur de la reine et gouvernante des filles de France, a veillé à consolider la principauté de Sedan par de patientes acquisitions et s'est montré fidèle au roi de France[3]. Fait prisonnier en 1553 par les troupes de Charles Quint, il meurt en 1556, libéré depuis quelques jours à peine d'une rude captivité, et après avoir été probablement empoisonné[4].

Fin 1552, il semble que Françoise passe au château de Mauny[5]. Elle exerce la régence à Sedan, après la mort de son époux, et dans l'attente de la majorité de leur fils aîné. Elle se montre bonne administratrice, avec des comptes équilibrés. C'est sous sa régence qu'est édifié l'hospice de Sedan et construite la rue Neuve de l'Horloge, toujours à Sedan. Cette rue, la première rue pavée de la ville, a gardé de nos jours le même tracé qu'à l'époque[6].

Françoise de Brézé et Robert IV de La Marck ont eu neuf enfants[7] :

Leur fils Henri-Robert de La Marck devient duc de Bouillon et prince de Sedan en 1556.

En 1577, Françoise de Brézé est inhumée en la nécropole familiale de sa belle-mère, la nécropole des comtes de Dreux, en l'église abbatiale Saint-Yved de Braine

Ascendance[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Elle figure en 2022 dans une exposition intitulée Renaissance des femmes, organisée par le château de Blois, et consacrée aux « femmes puissantes de la Renaissance, effacées de l’histoire »[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie portative universelle, Éditions Garnier Frères, 1852
  2. M. L'ABBÉ BOULLIOT, BIOGRAPHIE ARDENNAISE, OU HISTOIRE DES ARDENNAIS (TONE II), SAINT- GERMAIN -EN - LAYE, IMPRIMERIE D’ABEL GOUJON, A SAINT- GERMAIN -EN - LAYE, , 524 p. (lire en ligne [PDF]), p 44 :

    « Deux de ces capitales renferment les portraits du maréchal de Fleuranges et de Guillemette de Saarbruck , et ceux de Robert IV de la Marck , leur fils , et de Françoise de Brézé, comtesse de Messaincourt, son épouse. L'ouvrage commence à Louis le -Gros, et finit en 1539 , au mariage de Louis de Silly, »

  3. Sartelet 1991, p. 11-12.
  4. Congar, Lecaillon et Rousseau 1969, p. 158-168.
  5. [1]
  6. Congar, Lecaillon et Rousseau 1969, p. 171.
  7. Sartelet 1991, p. 12.
  8. Louis Paris, « Histoire de l'abbaye d'Avenay », Travaux de l'Académie nationale de Reims, vol. 61, nos 1-2,‎ 1876-1877, p. 435-466 (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  9. Sylvie Kerviel, « Exposition : les femmes puissantes de la Renaissance, effacées de l’histoire, retrouvent la lumière à Blois », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Pierre Congar, Jean Lecaillon et Jacques Rousseau, Sedan et le pays sedanais, vingt siècles d’histoire, Éditions F.E.R.N., , 577 p..
  • Alain Sartelet, La Principauté de Sedan, Charleville-Mézières, Éditions Terres Ardennaises, , 180 p. (ISBN 2-905339-17-9), p. 11-12.