Mosaïque

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Pratique de la mosaïque au musée de site de la villa gallo-romaine des Prés Bas à Loupian (Hérault).
Le Jugement de Pâris, mosaïque de sol d'Antioche, IIe siècle, Paris, musée du Louvre.

La mosaïque est un art décoratif dans lequel on utilise des fragments de pierre (marbre, granito), de pierres colorées, d'émail, de verre, ou encore de céramique, assemblés à l'aide de mastic ou d'enduit, pour former des motifs ou des figures. Quel que soit le matériau utilisé, ces fragments sont appelés des tesselles.

Très utilisée pendant l'Antiquité romaine, la mosaïque reste en usage tout au long du Moyen Âge, en particulier chez les Byzantins, continuateurs des Grecs et des Romains (basilique San Vitale de Ravenne), et tout au long de la Renaissance. Après avoir quasiment disparu pendant plusieurs siècles, cet art est réapparu au grand jour en France avec les mosaïques de l'opéra Garnier à Paris, par Giandomenico Facchina. Le mouvement Art nouveau amplifiera par la suite cette large diffusion. Aujourd'hui, la mosaïque est utilisée tant par des artistes du mouvement Op Art tels que Carlos Cruz-Diez, Vasarely[1] que pour des projets du quotidien en architecture et décoration.

On distingue différents types de mosaïque :

  • la mosaïque grecque, faite de galets non-taillés, c'est une mosaïque de pavement ;
  • la mosaïque romaine, faite de pierre et de marbre, plus rarement de pâte de verre et de coquillages, elle revêt les sols et les murs ;
  • la mosaïque byzantine, puis vénitienne : faite d'émaux, de pâtes de verre, et d'or, elle est essentiellement pariétale ;
  • la mosaïque florentine : faite de pierres semi-précieuses extrêmement imbriquées les unes dans les autres. La technique a aussi été développée au XIXe siècle, en Russie, pour constituer la mosaïque russe, ou école russe de la mosaïque florentine ;
  • la mosaïque moderne : faite d'émaux vénitiens, de grès, de marbre, d'or, elle revêt les sols et les murs ;
  • la mosaïque contemporaine : faite de tous types de matériaux, elle s'applique à tous types de supports.
Konrad Honold, Saint Michel terrassant le dragon (XXe siècle), mosaïque en pâte de verre, église de Schruns.

Histoire[modifier | modifier le code]

Colombes, mosaïque, Pompéi, maison du Faune.

Origines[modifier | modifier le code]

La mosaïque est née à Uruk, en Mésopotamie (de nos jours région d'Irak), il y a environ 6 000 ans. Les mosaïques sont alors faites de cônes d'argile peints qui, assemblés, constituent des motifs géométriques.

Mosaïque grecque[modifier | modifier le code]

La mosaïque grecque est faite de galets non taillés noirs, blancs, orange, marrons et rouges et représente des scènes de la vie quotidienne, scènes de chasse, animaux comme à Pella. Au IIIe siècle, les tesselles composant les mosaïques commencent à être taillées à la marteline, et cette technique de taille sera employée ensuite pour toutes les mosaïques à l'époque romaine.

Mosaïque romaine[modifier | modifier le code]

Perfectionnée à Carthage, la technique de la mosaïque se généralise dans l'Empire romain à l'occasion des Guerres Puniques. La mosaïque était beaucoup utilisée pendant l'Antiquité pour la décoration intérieure des maisons et des temples, notamment de leurs murs ou de leurs sols (« tapis en mosaïque » à l'intérieur d'une pièce d'habitation antique, ou « paillasson en mosaïque » à son entrée[2]). Elle nous est devenue particulièrement familière depuis la découverte des sites romains bien conservés tels que Pompéi ou Herculanum. Passant par différents styles, la mosaïque romaine sera utilisée durant toute la période de l'empire romain. Les mosaïques romaines sont faites essentiellement de marbres, mais aussi parfois pour partie de pâtes de verre ou de coquillages.

Mosaïque byzantine[modifier | modifier le code]

Continuateurs des Grecs et des Romains, les Byzantins l'utilisent. A l'Oratoire carolingien de Germigny-des-Prés, on peut voir l'unique exemple existant encore en France d'une mosaïque inspirée de la mosaïque byzantine. Mais les deux grands lieux de la mosaïque byzantine sont Ravenne et Constantinople. La basilique San Vitale de Ravenne en est un bon exemple, ainsi que la basilique Sainte-Sophie de Constantinople. Les mosaïques byzantines sont essentiellement pariétales, et les tesselles d'or et de pâte de verre qui les composent ne sont pas posées de manière plane, ce qui crée de multiples reflets donnant une intensité particulière aux compositions.

Mosaïque au moyen-âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, dans les zones qui ne sont pas sous influence de l'empire byzantin on préfère à la mosaïque les carreaux de céramique et plus particulièrement en Europe, les carreaux estampés moins coûteux[3], dans le Monde islamique, les carreaux de céramique lustrée. Cependant quelques exemples subsistent, aux techniques plus proches de la mosaïque romaine, comme les mosaïques de l'abbaye Notre-dame de Ganagobie.

Mosaïque Renaissance[modifier | modifier le code]

Continuatrice de l'art byzantin, la Renaissance italienne l'emploie. Ainsi, nombre de représentations picturales ornant les murs de la basilique Saint-Pierre sont réalisées selon cette technique. Elle est à cette époque en concurrence avec la fresque[4]. On souhaite à cette époque réaliser des mosaïques qui ressemblent le plus possible à la peinture : les joints séparant les tesselles sont infimes et les gammes chromatiques, avec l'apparition des émaux vénitiens, sont très étendues. On obtient alors des dégradés très subtils.

En Italie, la passion des Médicis[5], pour les objets en pierre semi-précieuse (onyx, jaspe, cornaline, améthyste, malachite, agate, marbre, lapis-lazuli) conduisit le grand-duc Ferdinand Ier de Médicis à fonder, à Florence en 1588, la Manufacture d’art spécialisée dans le travail des pierres dures. Dès la fin du XVIe siècle, la mode se répandit des vases et du mobilier en pierre dure et s’affirmèrent le goût et la technique de la mosaïque florentine. La manufacture poursuivit son activité pendant plus de trois siècles, et est devenue le musée de la Manufacture de pierres dures de Florence. Des objets décoratifs en lazurite, issus de l'ancienne manufacture (vases, coupes, cruches), sont aussi exposés au musée de l'Argenterie (Museo degli argenti (it)), au Palais Pitti, à Florence.

Mosaïque russe[modifier | modifier le code]

La technique florentine a été déclinée en Russie vers 1848, et adaptée par des maîtres lapidaires, pour le placage sur des objets d'art, de minces lamelles de pierres semi-précieuses, comme la malachite, le lapis-lazuli, ou la rhodonite[6].

Compte tenu de la richesse exceptionnelle des mines de l'Oural, en Sibérie, l'exploitation industrielle de la malachite, a permis de produire au XIXe siècle et en grande quantité, des objets d'art, afin de décorer les intérieurs d'immeubles, de palais ou de châteaux : la salle de malachite (en) du palais d’Hiver, à Saint-Pétersbourg, la cathédrale Saint-Isaac à Saint-Pétersbourg, le Grand Palais du Kremlin, à Moscou, ou en France, dans le salon des malachites au château du Grand Trianon à Versailles. Les objets d'art étaient réalisés dans les trois manufactures lapidaires impériales, de Peterhof, Ekaterinbourg, ou à la Manufacture lapidaire impériale de Kolyvan (ru)[Note 1].

Mosaïque moderne[modifier | modifier le code]

La mosaïque moderne naît au moment de la construction de l'opéra Garnier avec les mosaïques de Giandomenico Facchina. Celui-ci réalise alors les mosaïques en atelier par technique indirecte. Les mosaïques sont ensuite collés aux supports (sols, murs). Ce travail en atelier permet de faire baisser considérablement le coût de production de la mosaïque. Par la suite les mosaïques se diffuseront partout en France et seront réalisées en grande partie par des artisans immigrés de la région du Frioul en Italie. Ces mosaïques sont réalisés en émaux de Venise et en marbre. Dans ce style de mosaïque moderne, on peut citer à Paris, le plafond de l'abside de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre décoré de la plus grande mosaïque de France, couvrant une surface de 475 m2, conçue par Luc-Olivier Merson et exécutée de 1900 à 1922 par les ateliers Guilbert-Martin. La mosaïque représente le Sacré-Cœur de Jésus glorifié par l’Église catholique et la France. On peut également noter la réalisation, entre 1933 et 1941, d'une grande mosaïque de 120 mètres carrés, décorant le chœur de la basilique du Sacré-Cœur de Marseille. Les cartons préparatoires sont réalisés par le peintre Henri Pinta.

En Italie les pinacles ou tympans des façades des basiliques de Florence, d'Orvieto et de Sienne[7]en Italie, sont complétés de mosaïques au XIXe siècle. Par la suite, le mouvement art Nouveau utilisera également la mosaïque en employant également la technique indirecte, mais en introduisant le grès et les émaux de Briare comme matériau composant les mosaïques.

Au début du XXe siècle, les artistes s'emparent également de la mosaïque comme Gustav Klimt (palais Stoclet à Bruxelles), ou Antonio Gaudí (Parc Güell à Barcelone)[8].

Mosaïque contemporaine[modifier | modifier le code]

La mosaïque contemporaine naît aux lendemains de la seconde guerre mondiale à Ravenne et est tout d'abord réalisée par des mosaïstes artisans réalisant des cartons de grands peintres comme Marc Chagall. Aujourd'hui la mosaïque contemporaine s'est affranchie de la peinture et nombre d'artistes dans le monde entier utilisent comme medium la mosaïque.

La mosaïque contemporaine prend de multiples formes, se mêlant parfois à d'autres medium, en France on peut citer Gerard Brand[9] qui crée de véritables sculptures faites de mosaïque, ou encore Clément Mitéran[10] qui imprime des photographies argentiques sur une surface faite de mosaïque. Dans ce cas, l'usage de techniques mixtes permet d’interroger et de faire dialoguer la valeur symbolique des différents medium. Ces références aux caractéristiques de la mosaïque ont amené l'artiste Invader à considérer le pixel comme tesselle et à diffuser (« envahir ») l'espace public de mosaïques inspirées du jeu vidéo Space Invaders.

Un autre courant de la mosaïque contemporaine use de matériaux qui ne sont pas traditionnellement utilisés dans la mosaïque : se mêlent alors papiers, déchets, métaux, et tout matériau pouvant être collé, fragmenté ou non. On peut à ce titre citer El Anatsui qui crée des œuvres constituées d'un assemblage de matériaux recyclés.

Technique[modifier | modifier le code]

Mosaïque mésopotamienne[modifier | modifier le code]

La technique de la mosaïque était connue à Uruk : elle était constituée de cônes d'argile cuite à la base colorée, puis de briques de céramique colorés.

Mosaïque grecque[modifier | modifier le code]

Développée en Grèce dès le VIIIe siècle av. J.-C., la mosaïque grecque est constituée de tesselles de galets non-retaillés. La transition vers la mosaïque romaine verra l'apparition de la marteline et la taille des tesselles constituant les mosaïques.

Mosaïque romaine[modifier | modifier le code]

La mosaïque romaine, faite de marbre, est largement diffusée dans tout l’empire. La taille d'éléments cubiques, les tesselles, à l'aide de la marteline est une évolution majeure de la mosaïque à cette époque. Les mosaïques recouvrent alors les sols mais aussi les murs.

Plusieurs opus (ou andamento : forme des tesselles et manière de les disposer) coexistent :

  • le plus connu, l’opus tessellatum, emploie comme tesselles des abacules, c'est-à-dire des petits cubes de pierre, collés soit directement sur la surface à paver, soit sur un enduit intermédiaire ;
  • il existe aussi l’opus sectile, qui utilise des fragments de tailles inégales de pierre, de marbre ou même de verre coloré (crustæ).

Mosaïque byzantine[modifier | modifier le code]

La mosaïque byzantine est faite de pâte de verre et d'or (feuille d'or enfermée entre deux couches de verre). Elle est essentiellement murale et représente des thèmes de la religion chrétienne ou les chefs du pouvoir politique. Les matériaux sont taillés exclusivement à l'aide de la marteline et du tranchet.

Mosaïque florentine[modifier | modifier le code]

La mosaïque de pierres dures, marqueterie en mosaïque est faite de pierres semi-précieuses, découpés en morceau de différentes tailles, découpées avec un arc et sont par la suite assemblées.

Mosaïque russe[modifier | modifier le code]

Le tailleur de pierre ou maître lapidaire débite la pierre en petites plaques de deux à quatre millimètres d’épaisseur. Il les sélectionne méticuleusement d’après le dessin, les égrise, les polit et les colle une à une sur la base métallique ou de pierre du futur objet, tout en mastiquant savamment les joints entre les plaques avec des grains de malachite ou de lapis-lazuli. Les articles en malachite ou en lapis-lazuli, sont souvent dotés de détails en bronze doré, ce qui leur confère une apparence particulièrement somptueuse[11].

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Les tesselles[modifier | modifier le code]

Quadrige (IIIe – IVe siècle), mosaïque du gymnase de la villa romaine du Casale en Sicile.

On distingue plusieurs types de matériaux, qui permettent des effets différents et ont chacun leurs avantages :

  • galets ;
  • la pâte de verre : effet de transparence, couleurs vives ;
  • les émaux venitiens ou smalts : très importante gamme chromatique, opacité et brillance du matériau ;
  • les carreaux de grès : coupe facile et résistants au grand froid ;
  • les émaux de Briare : très résistants et colorés mais plus difficiles à couper ;
  • la céramique émaillée : grande gamme de couleurs, mais mauvaise conservation ;
  • le marbre : nombreuses couleurs, grande résistance, mais c'est un matériau très lourd ;
  • l'or et l'argent : on insère une feuille d'or ou d'argent dans une tesselle en verre ; la feuille est donc protégée et donne un effet de brillance ;
  • en mosaïque contemporaine, tout matériau pouvant s'assembler peut-être constitutif de la mosaïque.

À Byzance, on utilise des pâtes de verre pour les décors muraux. L'intensité des couleurs est remarquable mais ce matériau coûte cher et s'avère très fragile.

La découpe[modifier | modifier le code]

On utilise généralement pour tailler les tesselles, soit une marteline (sorte de marteau aux deux extrémités pointues) assortie d'un tranchet (ou « taillant »), soit deux types de pinces spéciales, appelées respectivement « pinces japonaises », qui ont la particularité de ne pas se joindre à leur extrémité, et les « pinces à molettes ». Les deux types de pinces sont souvent actuellement renforcées en leurs extrémités par du carbure de tungstène (matériau très dur adapté pour la coupe du verre).

Les supports[modifier | modifier le code]

Le support le plus courant est le mortier (sable et ciment) en raison de son faible coût et de son adaptation à différents environnements. On pose sur le mur un grillage, puis une couche de mortier d'au moins 13 mm d'épaisseur, ce qui protège la mosaïque des fissures.

On peut également trouver d'autres supports comme le bois (on le rend hydrofuge grâce à un traitement chimique, ou en le plongeant dans de l'huile bouillante), le verre, les fibres de bois pressées et collées ou le contreplaqué (d'époque contemporaine).

Les colles[modifier | modifier le code]

Mosaïque romaine ou byzantine[modifier | modifier le code]

Elles sont multiples. La plus utilisée est sans doute le mortier : applicable sur toutes les surfaces, on peut lui ajouter de la chaux pour ralentir le temps de prise.

On utilise également des colles à base de ciment et/ou de chaux, qui sont conçues en fonction du support, avec différents temps de prise. L'usage des deux types de colle blanche (normale et hydrosoluble) est également fréquent. Enfin, à l'époque contemporaine, on constate l'utilisation de silicone.

Mosaïque florentine ou russe[modifier | modifier le code]

Dans le cas des mosaïques florentines ou russes, le procédé de collage des fines lamelles de pierre semi-précieuse, se faisait sur une base de mastic chaud, composé d'un mélange de cire et de colophane[11].

En Italie, les artistes modernes, créateurs ou restaurateurs de mosaïques florentines, utilisent un mélange de cire d'abeille et de résine chaude[12].

L'assemblage[modifier | modifier le code]

La méthode directe[modifier | modifier le code]

C'est la plus simple et la plus rapide des deux méthodes. Après avoir effectué un dessin au fusain sur le support, on applique une couche peu épaisse de colle sur les zones à travailler. On dispose d'abord les tesselles les plus grosses, puis on insère les plus petites ; cette disposition se fait de l'extérieur vers l'intérieur. Ensuite on applique une couche de ciment (pour faire les joints entre les tesselles) que l'on nettoie après séchage.

La méthode indirecte[modifier | modifier le code]

On colle les tesselles à l'envers sur un support provisoire, pour obtenir une surface plane. Puis on colle le tout sur le support définitif, et on enlève le fond provisoire. Le support provisoire préconisé dans les livres d'initiation à la mosaïque est très souvent le papier kraft. Cependant, ce type de papier est parfois sensible à la colle hydrosoluble et gondole. Les tesselles se trouvant sur les bosses vont ainsi se retrouver dans les creux lorsqu'on aura retourné et collé l'ensemble sur le support définitif. Le voile de polyester non étanche, étant totalement insensible à la colle hydrosoluble, permet d'obtenir des résultats proches de la planéité. De plus, son décollement est facilité par le fait que l'eau contenue dans le joint ou le ciment colle détrempe la colle hydrosoluble répartie sur le voile.

Mosaïques célèbres[modifier | modifier le code]

Il y a deux capitales de la mosaïque dans le monde (expositions, restauration, enseignement) :

Algérie[modifier | modifier le code]

Mosaïque de Djemila (Algérie).

Belgique[modifier | modifier le code]

Chypre[modifier | modifier le code]

  • Mosaïque romaine :
    • mosaïques de Dionysos à Paphos ;
    • mosaïque byzantine[Où ?] ;
    • église de Kiti près de Larnaca : Vierge entre deux anges, une des rares mosaïques chrétiennes pré-iconoclaste subsistant en Orient.

Égypte[modifier | modifier le code]

Espagne[modifier | modifier le code]

Mosaïque du Camino del Albalate, Calanda (province de Teruel).

États-Unis[modifier | modifier le code]

  • Mosaïque moderne :
    • l'entrée de l’hôtel Waldorf Astoria abrite la mosaïque de 150 000 tesselles La Roue de la vie, créée en 1931 par l'artiste français Louis Rigal ;
    • dans le cadre de l’initiative Arts for Transit, les stations de métro de New York sont garnies de mosaïques ornementales.

France[modifier | modifier le code]

  • Mosaïque byzantine et médiévale :

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Grèce[modifier | modifier le code]

Mosaïque dans le Tombeau d'Amphipolis, Grèce.

Italie[modifier | modifier le code]

Mosaïque de la bataille d'Issos, maison du Faune à Pompéi, environ IIe siècle av. J.-C., Naples, musée archéologique national.

Jordanie[modifier | modifier le code]

  • Mosaïque romaine :
    • plan de la Terre Sainte, à Madaba en Jordanie et autres mosaïques dans la ville.

Maroc[modifier | modifier le code]

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Russie[modifier | modifier le code]

Syrie[modifier | modifier le code]

  • Mosaïque romaine :
    • ensemble exceptionnel de Shahba (Philippopolis) au sud de la Syrie.

Tunisie[modifier | modifier le code]

Mosaïque de Virgile, Tunis, musée national du Bardo.

Turquie[modifier | modifier le code]

Évocations dans la fiction[modifier | modifier le code]

L'écrivaine française George Sand publie en 1838 un roman historique, Les Maîtres mosaïstes, où elle évoque la vie des mosaïstes à Venise au XVIe siècle ainsi que les origines et l'intérêt de l'art de la mosaïque depuis l'Antiquité grecque.

Métaphore de la mosaïque en sciences[modifier | modifier le code]

Le terme de « mosaïque » est souvent utilisé, dans un sens métaphorique, dans les sciences et notamment en biologie : gènes (voir mosaïque (génétique), virus de la mosaïque du tabac (voir mosaïque (pathologie végétale), mosaïques membranaires, chimèreGeorges Chapouthier a proposé le concept de mosaïque pour définir la complexité des êtres vivants, puisqu’à chaque étage du vivant (cellule, organisme, population…), comme dans une mosaïque au sens artistique, le « tout » laisse une large autonomie à ses parties, qui se comportent alors un peu comme des tesselles. Le terme a été étendu par Jean Audouze et ses collaborateurs aux astres, à la robotique et à l'urbanisme[15]. En sciences sociales le recours à la mosaïque est le prétexte technique et métaphorique pour assurer le développement d'un quartier. Celui des Hauts de Chartres, lieu d'une ancienne cité de transit, a donné lieu au récit le quartier Picassiette, un essai de développement social de Patrick Macquaire[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Après l'effondrement de l'URSS, l'usine intègre le ministère des Services publics de la Russie. Dès 1990, l'usine n'a pas été en mesure de survivre. Elle est mise en faillite en 1998. Depuis , l'usine fabrique des produits en granit, telles les bordures de protection. En conséquence, le premier centre de taille de pierre de la Sibérie, continue à fonctionner, à ce jour.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Mosaïque contemporaine, p. 63..
  2. Manon Potvin, François Baratte, L'image fragmentée : la mosaïque depuis l'Antiquité romaine, Musée du Louvre, , p. 49.
  3. Eugène Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, vol. 3, (lire en ligne).
  4. Gilbert Durand, Beaux-arts et archétypes. La religion de l'art, PUF, , p. 59..
  5. (it) Tesoro dei medici, « Tesoro dei medici (Trésor des Médicis) », sur www.tesorodeimedici.it (consulté le 6 novembre 2015).
  6. Metro In Moscow, « La mosaïque florentine », sur www.metro-in-moscow.com (consulté le 8 novembre 2015).
  7. a et b (it) Timothy Verdon, La facciata del duomo di Siena, Silvana Editoriale, 2007, p. 17-74.
  8. (en) Isotta Fiorentini Roncuzzi, Elisabetta Fiorentini, Mosaic. Materials, Techniques and History, MWeV, , p. 182.
  9. Gerard Brand.
  10. Clément Mitéran.
  11. a et b Lizotchka, « Trompe-l'œil à la russe : mosaïque et malachite », sur lizotchka-russie.over-blog.com (consulté le 8 novembre 2015).
  12. (it) La Nuova Musica, « La Nuova Musica », sur www.lanuovamusiva.com (consulté le 9 novembre 2015).
  13. Le Monde - Blogs - Nicolas Constans, « Une magnifique mosaïque découverte dans la tombe d’Amphipolis », sur archeo.blog.lemonde.fr, (consulté le 15 août 2015).
  14. UNESCO, « Palerme arabo-normande et les cathédrales de Cefalú et Monreale », sur http://whc.unesco.org (consulté le 7 avril 2016).
  15. Jean Audouze et coll., Mondes mosaïques, CNRS Éditions, Paris, 2015.
  16. Le quartier Picassiette, un essai de développement social, Éditions L'Harmattan, Paris, 2008.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Catherine Balmelle, Jean-Pierre Darmon, La mosaïque dans les Gaules romaines, A&J Picard, 2017.
  • Fr. Artaud, Histoire abrégée de la peinture en mosaïque, Lyon, 1835.
  • B. Andreae, Antike Bidmosaiken, Mayence-sur-le-Rhin, 2003.
  • C. Balmelle et alii, Le Décor géométrique de la mosaïque romaine, I. II. Paris, 1985 - 2002.
  • C. Balmelle, M. Blanchard-Lemée, J.P. Darmon, H. Lavigne, Nouveaux apports à la connaissance de la mosaïque gallo-romaine, dans le VIIe colloque international pour l'étude de la mosaïque antique, Tunis 3-7 octobre 1994, p. 627-637.
  • C. Balmelle ; H. Eristov ; F. Monier, Décor et architecture en Gaule entre l'Antiquité et le Haut Moyen Âge. Actes du colloque international, Université Toulouse II, Le Mirail, 9-12 octobre 2008 (suppl. Aquitania, 2011).
  • A. Ben Abed Ben Khader, Images de pierre, la Tunisie en mosaïque, Paris, Ars Latina, 2003.
  • V. Blanc-Bijon et P. Blanc, « La mosaïque », in Musée de l'Arles antique, Arles, Actes-Sud, 1996, p. 100-111 ; réédition 2002.
  • A. Blanchet, La Mosaïque, Paris, 1928.
  • P. Bruneau, La Mosaïque antique, Paris, 1987.
  • A. Chantriaux, « Remarques sur la technologie de quelques mosaïques gallo-romaines », in P. Chardron-Picault, Aspects de l'artisanat en milieu urbain : Gaule et Occident romain, Actes du colloque international d'Autun, 20-22 septembre 2007, Dijon 2010, p. 231-234.
  • (la) G. Ciampini, Vetera munimenta in quibus praecipue musiva opera… illustrantur, Rome, 1690.
  • (en) K. M. D. Dunbakin, Mosaics of the Greek and Roman World, Cambridge, 1999.
  • (la) G. Furietti, De musivis, Rome, 1752.
  • P. Gauckler, Note sur quelques mosaïques de Provence, Bulletin archéologique du Comité, 1901 (1902). p. 336-346.
  • É. Gerspach, La Mosaïque, Paris, 1881.
  • André Girod, « Histoire de la Provence en mosaïques », in Dans les jardins de Magali, Lauris.
  • Marc Gaillard, La mosaïque contemporaine, Paris, Massin, (ISBN 978-2-7072-0547-6)
  • S. Jabeur et alii, Image de pierre, Ars Latina 15, 2002, 448. p. 200 (ISBN 2910260100).
  • H. Lavagne, La Mosaïque, coll. « Que sais-je ? », no 2361), Paris, 1987.
  • P. Le Vieil, Essai sur la peinture en mosaïque, Paris, 1768.
  • P. Macquaire, Le quartier Picassiette, un essai de développement social urbain, Paris, Éditions l'Harmattan, 2008.
  • E. Müntz, « Les premiers historiens de la mosaïque romaine », in Hommage à Paul Fabre, Paris, 1902. p. 478-495.
  • Collectif, Recueil général des mosaïques de la Gaule , (Xe supplément à Gallia) : 13 volumes parus entre 1957 et 2000.
  • U. Pappalardo et R. Ciardello, Mosaïques grecques et romaines, Paris, Citadelles-Mazenod, 2010.
  • Carlo Bertelli, Les mosaïques, Bordas, , 360 p. (ISBN 2-04-027012-4)
    Édition française sous la direction de Joëlle Fayt, Traduite par Raoul de Merleymont.

Article de presse[modifier | modifier le code]

  • A. A. Malek, « Un sacrifice manqué à Lambèse », Revue archéologique, II, 2008, p. 283-291.
  • Collectif, « Mosaïques, décor de sol », Les Dossiers d'Archéologie, no 15, mars-avril 1976.
  • Collectif, « Mosaïque romaine, l'âge d'or de l'école d'Afrique », Les Dossiers d'Archéologie, no 31, novembre-décembre 1978.
  • Collectif, « Mosaïque antique », Les Dossiers d'Archéologie, no 346, juillet-août 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]