Giandomenico Facchina

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Giandomenico Facchina
Perrichon-Facchina.jpg
Portrait de Giandomenico Facchina
gravé par Georges-Léon-Alfred Perrichon,
Le Panthéon de l'industrie, .
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalités
Française
Italienne ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Distinction
Œuvres principales
Père-Lachaise - Division 41 - Facchina-Biret 01.jpg
Tombe de Giandomenico Facchina,
Paris, cimetière du Père-Lachaise.

Giandomenico Facchina né en 1826 à Sequals (dans l'actuelle province de Pordenone dans la région Frioul-Vénétie Julienne, alors dans le Royaume lombard-vénitien) et mort en 1903 à Paris[1] est un mosaïste français d'origine italienne, actif en France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire du Frioul, Giandomenico Facchina reçoit sa formation à Trieste et à Venise. Il travaille d'abord à la restauration des mosaïques anciennes, notamment à la basilique Saint-Marc à Venise.

Dans les années 1850, il se rend en France, d'abord à Montpellier où il est appelé pour travailler à la restauration de sols anciens.

Il dépose un brevet pour une méthode d'extraction des pavements de mosaïques antiques à l'Institut national de la propriété industrielle en 1858, en réutilisant une technique déjà pratiquée par les mosaïstes vénitiens. Il utilise également un dérivé de cette technique, la pose indirecte, qui permet une préfabrication des mosaïques en atelier et qui facilite le travail des mosaïstes. Dans cette technique par inversion, les tesselles de la mosaïque sont pré-assemblées et collées à l'envers sur un carton souple ; le mur destiné à accueillir la mosaïque est alors recouvert de mortier frais et la mosaïque déposée en une seule fois, ce qui réduit le temps de travail sur place et permet une réduction considérable des coûts de production. Cette technique rencontre un grand succès lors de l'Exposition universelle de 1855 et se répand rapidement. Elle permet à Facchina d'obtenir de nombreuses commandes. C'est ainsi qu'à Paris, il décora, entre autres, le nouvel opéra construit par Charles Garnier[Note 1].

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur[1].

Giandomenico Facchina a fondé à Sequals la première école de mosaïque, aujourd'hui l'hôtel de ville. En 1922, l'école a été déplacée à Spilimbergo.

Jusqu’à sa mort en 1903, Giandomenico Facchina partage son temps entre ses ateliers de Venise et de Paris. Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (41e division).

Maison natale à Sequals[modifier | modifier le code]

Sur la façade du lieu de naissance de Facchina sur la Piazza Cesarina Pellarin à Sequals, en plus de la déesse Minerve (emblème des arts décoratifs) au-dessus de la porte d'entrée, sur quatre panneaux de mosaïque, l'art de la mosaïque et du design sont représentés : les tesselles et la palette de couleurs, les outils du terrassier et du mosaïste : l'équerre et le compas entrelacés[Note 2], le marteau, la truelle, le seau, le rouleau, le maillet, le fer à battre, l'ours, etc.[2]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. C'est sur ce chantier de l'Opéra Garnier qu'il travaille en particulier avec les frères Isidore (1842-1912) et Vincent Odorico (1845-1909), mosaïstes d'origine italienne qui adoptent son procédé de pose par inversion, et vont le développer dans leur propre atelier d'abord à Tours (Indre-et-Loire) puis à Rennes (Ille-et-Vilaine) devenant ainsi le plus grand centre de production de mosaïques en France.
  2. L’équerre associée au compas est le symbole du compagnon accompli, dans sa rectitude et son ancienneté, et font aussi partie de la symbolique maçonnique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Deuil », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  2. (it) Sequalstorie, « Mosaici e Mosaicisti : Casa di Giandomenico Facchina », sur sequalstorie.it (consulté le ).
  3. Archives nationales (France), travaux d'achèvement de la façade de la cathédrale d'Alger, 1883-1890, F/19/7596.
  4. Archives nationales (France), travaux de restauration de la cathédrale de Gap, 1891-1892, F/19/7709 à F/19/7711.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]