Saint-Santin-de-Maurs

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Saint-Santin-de-Maurs
Saint-Santin-de-Maurs
Vue de la place des deux Saint-Santin (Cantal et Aveyron) avec leurs deux églises.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Arrondissement d'Aurillac
Canton Maurs
Intercommunalité CC de la Châtaigneraie Cantalienne
Maire
Mandat
Jean-Luc Broussal
2014-2020
Code postal 15600
Code commune 15212
Démographie
Gentilé Saint-Santinois, Saint-Santinoises
Population
municipale
357 hab. (2016 en diminution de 5,31 % par rapport à 2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 06″ nord, 2° 13′ 01″ est
Altitude Min. 233 m
Max. 487 m
Superficie 14,52 km2
Localisation

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Saint-Santin-de-Maurs est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe des départements de l'Aveyron et du Lot.

Communes limitrophes de Saint-Santin-de-Maurs[1]
Le Trioulou Saint-Constant-Fournoulès
Bagnac-sur-Célé
(Lot)
Saint-Santin-de-Maurs[1]
Montredon
(Lot)
Montmurat Saint-Santin
(Aveyron)

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg de la commune de Saint-Santin-de-Maurs présente la particularité d'être juxtaposé au bourg éponyme de Saint-Santin, situé dans le département voisin de l'Aveyron. Le village est ainsi administrativement coupé en deux. La division est ancienne, les deux communes sont issues de deux provinces : Auvergne et Rouergue. La carte de Cassini (XVIIIe siècle) montre déjà deux appellations : St Santin de Montmurat et St Santin des Morts[2]. Chaque commune a son église, à 20 mètres l'une de l'autre, l'une romane (Cantal), l'autre du XIXe (Aveyron), deux mairies bien sûr, deux écoles, mais toutefois un seul monument aux morts, édifié sur la limite départementale, qui comporte une face pour les Cantalous et l'autre pour les Aveyronnais, morts pour la même patrie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Henri Ruat    
mars 2008 En cours Jean-Luc Broussal[3] DVG Commerçant

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 357 habitants[Note 1], en diminution de 5,31 % par rapport à 2011 (Cantal : -1,09 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600600574554681755753714785
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
762767761758718721721709640
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
668621609504522524518502450
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
426382401407397340337377357
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Hormis les deux églises, qui caractérisent le bourg de Saint-Santin, on remarque la colline de La Garenne. Cette excroissance calcaire qui domine le village est d'une origine mal connue. Elle fait partie d'un ensemble de quatre émergences d'importance comparable, qui dessinent grosso modo une ligne orientée du nord vers le sud si l'on considère la Garenne de Saint-Santin, la colline du four à Chaux, Montmurat, et Montredon (Lot). Il s'agit de massifs karstiques qui préfigurent le Quercy tout proche, coincés entre le bassin houiller de Decazeville, le socle hercynien général et les sols volcaniques du Cantal au nord.

La Garenne, avec sa forme particulière et sa couronne boisée, ne passe pas inaperçue sur Google Earth, et constitue un belvédère et un lieu de promenade apprécié, pour les jonquilles en février, les noisettes un peu plus tard, et le coup d'œil panoramique en toute saison.

En contrebas de La Garenne, au lieu-dit Gratacap, fut installé, avant d'être récemment démonté, un sondeur ionosphérique, gigantesque antenne qui, avec son équivalente installée à Nançay en Sologne, était chargée d'écouter l'univers, faisant ainsi de Saint-Santin-de-Maurs l'un des deux seuls sites français d'écoute des signaux extra-terrestres. Le site a été distingué par Natura 2000 pour la richesse de sa flore (35 espèces d'orchidées) et de sa faune (insectes). cf Site Natura 2000. les coteaux calcaires de Saint-Santin-de-Maurs et de Montmurat : vallées et coteaux thermophiles de la région de Maurs.- Aurillac : CPIE de Haute-Auvergne, s.d.(vers 2000).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'écrivain Jean Anglade s'est inspiré de la situation particulière du village et de l'émulation (la rivalité ?) ancestrale entre Cantaliens et Aveyronnais pour écrire son roman Un souper de neige paru en 2000 aux Presses de la cité. La photo de couverture du livre présente le bourg de Saint-Santin avec ses deux églises.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « carte de Cassini », sur geoportail.gouv.fr
  3. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 10 août 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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