Frucourt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Frucourt
Frucourt
La place et son armée de tilleuls émondés.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Intercommunalité CA de la Baie de la Somme
Maire
Mandat
Gilbert Duchemin
2020-2026
Code postal 80490
Code commune 80372
Démographie
Gentilé Frucourtois
Population
municipale
124 hab. (2019 en diminution de 6,06 % par rapport à 2013)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 59′ 47″ nord, 1° 48′ 36″ est
Altitude Min. 48 m
Max. 114 m
Superficie 5,27 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Abbeville
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gamaches
Législatives 3e circonscription de la Somme
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
City locator 14.svg
Frucourt
Géolocalisation sur la carte : Somme
Voir sur la carte topographique de la Somme
City locator 14.svg
Frucourt
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Frucourt
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Frucourt

Frucourt est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Depuis le , la commune fait partie du parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

La commune est implantée à l'ouest du département, au croisement de l'axe nord-sud reliant Limeux à Oisemont par la route départementale RD 93 et de l'axe est-ouest reliant Hallencourt et Doudelainville.

La commune s'est construite sur le versant d'une vallée sèche[1].

En 2019, elle est desservie par la ligne d'autocars no 20 (Oisemont - Abbeville) du réseau Trans'80, Hauts-de-France, les jours du marché d'Abbeville, le mercredi et le samedi[2].

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Limeux Rose des vents
Vaux-Marquenneville N Hallencourt
O    Frucourt    E
S
Citernes

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Frucourt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Abbeville, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (73,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,5 %), forêts (21,6 %), prairies (18,7 %), zones urbanisées (5,2 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, Charles-Michel de Monthomer, est seigneur de Daméraucourt, de Frucourt, de Doudelainville, de Warcheville et de Saint-Martin. Son blasonnement est « d'azur à la fasce d'or, accompagnée de dix besants du même, 4 en chef, et 3, 2 et 1 en pointe. » Son épouse est alors Madeleine De Vassé dont le blasonnement est « d'or à trois fasces d'azur »[10].

Les cahiers de doléances de la commune sont consultables sur le site des archives départementales, p. 187 à p. 188[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[12]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Jérôme Bué  
  1835 Jean Baptiste François Charles Morgand  
1835 1840 Jacques Plé  
1840 Décembre 1869 Jean Baptiste François Charles Morgand   Vicompte de Morgand
1870 1871 Aimable Juste Bonnaire  
1871 1905 Alexandre Désiré Niquet  
mai 1925 1930 Élisée Barbette   décédé en 1930
1930 juin 1944 Louis Picourt   démissionnaire en 1944
juin 1944 mai 1958 Armand Barbette   démissionnaire en 1958
17 mai 1958 décembre 1958 Eugène Cordier   conseiller, fait fonction
décembre 1958 mai 1984 Philippe de Forceville   Comte
Décédé en fonction
mai 1984 mars 2001 Jacques Picourt    
mars 2001 mars 2008 Pierre Barbette    
mars 2008[13] En cours
(au 8 octobre 2020)
Gilbert Duchemin   Réélu pour le mandat 2020-2026[14]

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

Classement au concours des villes et villages fleuris : deux fleurs récompensent en 2015 les efforts locaux en faveur de l'environnement[15].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2019, la commune comptait 124 habitants[Note 3], en diminution de 6,06 % par rapport à 2013 (Somme : −0,2 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
347367378393356353368387376
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
352354341345314301298287301
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
313318290227187182188175167
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
163155165162142121136133136
2014 2019 - - - - - - -
128124-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

En matière d'enseignement primaire, les communes de Doudelainville, Vaux-Marquenneville, Citerne, Huppy et Frucourt sont associées au sein d'un regroupement pédagogique concentré (RPC) dont le siège est à Huppy[20].

Économie et commerces[modifier | modifier le code]

À Frucourt se trouve une société spécialisée dans l'étiquetage, le flocage et l'emballage.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Moulin :
    Frucourt est dotée d'un moulin fortifié, le dernier du département de la Somme à encore être debout[21] situé au sud du village sur la route de Citernes. La famille de Monthomer propriétaire de la seigneurie a décidé de relever l'ancien moulin dont les travaux de construction furent achevés en 1641. Bâti entièrement en brique, le moulin possède des murs d'une épaisseur de 1,80 m à la base et de 1,20 m au sommet. Il servait principalement de point d'observation et à moudre le grain.
    Lors d'une attaque, une brèche permettait de déverser de l'huile bouillante sur l'ennemi. Les provisions du moulin étaient convoitées par les maraudeurs et les troupes armées qui agressaient régulièrement la région.
    Il porte les armoiries du seigneur du château de Frucourt (famille Monthomer), effacées durant la Révolution.
    Inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques depuis le 17 avril 1931, il figure aussi sur la « route des moulins des vallées de la Bresle et de la Somme ».
    Il a été entièrement rénové de 1997 à 2002 et, en juin 2004, il a reçu un prix du concours « Les Rubans du Patrimoine »[21].
    Le dernier meunier était Cyrille Piedecoq, décédé en 1927.
    L'intercommunalité en assure l'entretien[21].
  • Le château :
    Certains éléments du château sont protégés : façades et toitures, hall d'entrée avec son décor de gypseries, escalier avec sa rampe en fer forgé ; pièces avec leur décor : grand salon central, petit salon, salle à manger, bibliothèque, cuisine du rez-de-chaussée, chambre avec papiers peints, boudoir attenant, chambres jumelles au-dessus du grand salon, chambre d'angle, chambre dans l'aile sud-est sur cour, chapelle avec décor de gypseries, chambre jaune au premier étage.le classement date de l'arrêté du . les façades et toitures du pigeonnier font l'objet d'une inscription par arrêté du . L'ensemble des bâtiments de la ferme et le parc ordonnancé sont inscrits par arrêté du [22].
    Sa construction date du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle.
  • L'église Saint-Martin, toute en pierre blanche.
  • Chapelle néo-gothique de la famille Morgan, édifiée en 1867 près du cimetière. Son tympan porte trois bœufs dorés, disposés en triangle : les armoiries des propriétaires[23].

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Elsa Schiaparelli, couturière, décédée le , enterrée au cimetière de Frucourt.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Panneau communal d'informations.
  2. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Abbeville », sur insee.fr (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Les seigneurs de Daméraucourt.
  11. http://archives.somme.fr/ark:/58483/a0113409565588ytyui/1/1 Lire les cahiers en ligne.
  12. source CIS Hallencourt
  13. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le ).
  14. « Gilbert Duchemin poursuit son rôle de maire de Frucourt, dans la Somme : Le nouveau conseil municipal de Frucourt se retrouvait le 3 juillet pour élire son maire et ses adjoints », L'Éclaireur du Vimeu,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Élu au conseil municipal depuis 1983 avec le Comte Philippe de Forceville, de 1983 à 1995, il devient premier adjoint à Jacques Picourt, jusqu’en 2001. Il garde cette fonction sous la mandature de Pierre Barbette de 2001 à 2008. En 2008, Gilbert Duchemin devient maire, et ne quittera plus ce siège depuis. C’est donc un troisième mandat de maire qui débute pour lui ».
  15. « Liste des localités figurant au palmarès des villes et villages fleuris », sur Villes et villages fleuris (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  20. Le Courrier picard, édition Picardie maritime, , p. 9.
  21. a b et c Jean-Luc Frère, Courrier picard, « Frucourt Le moulin se visite », édition Picardie maritime, 29 mai 2018, p. 11.
  22. Fiche Mérimée : PA00116166.
  23. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 113 (ASIN B000WR15W8).
  24. Source:Mémorial morts pour la France (80): nombres de morts [1]