Doudelainville

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Doudelainville
Doudelainville
La mairieécole
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Intercommunalité CA de la Baie de Somme
Maire
Mandat
Rémy Boutroy
2020-2026
Code postal 80140
Code commune 80251
Démographie
Gentilé Doudelainvillois[1]
Population
municipale
351 hab. (2019 en augmentation de 6,36 % par rapport à 2013)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 09″ nord, 1° 46′ 16″ est
Altitude Min. 69 m
Max. 121 m
Superficie 4,99 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Abbeville
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gamaches
Législatives 3e circonscription de la Somme
Localisation
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Doudelainville
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Doudelainville

Doudelainville est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Le village est implanté à l'ouest du département, au croisement de l'axe nord-sud reliant Huppy (direction Abbeville) à Fresnes-Tilloloy (direction Oisemont) par la route départementale RD 25 et de l'axe est-ouest reliant virtuellement Gamaches à Airaines.

Depuis le , la commune fait partie du parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime.

En 2019, la localité est desservie par la ligne d'autocars no 20 (Oisemont - Abbeville) du réseau Trans'80, Hauts-de-France, les jours du marché d'Abbeville, le mercredi et le samedi[2].

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Huppy Limeux Rose des vents
Saint-Maxent N Vaux-Marquenneville
O    Doudelainville    E
S
Fresnes-Tilloloy

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Doudelainville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Abbeville, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,3 %), prairies (16 %), zones urbanisées (6,4 %), forêts (3,1 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Hariulfe mentionne la forme latinisée  Dulciniane vallis villa dans sa chronique centuloise en 1088.

Dans le cartulaire de Bertaucourt, Dodelanivilla est mentionné de 1109 à 1147.

Dès 1165, dans le cartulaire de Selincourt, Doudelainville est produit par Thierry, évêque d'Amiens[10].

Le nom de Doudelainville est composé bien entendu du nom Doudelain, sans doute un seigneur ou gros propriétaire de l'époque franque mérovingienne ou carolingienne, suivi du terme villa « grand domaine ».

Un nom reconstitué þeudilaz dérivé de *þeuda « nation » en germanique et composé à l'accusatif ou au datif *þeudilam-villa « villa du dénommé þeudilaz » serait la source du nom. Beudilaz est une forme très ancienne qui en langue franque avait déjà évolué en *diutilas car le franc avait déjà perdu le son þ équivalent à th en anglais et imprononçable pour nous et sans aucun doute pour les Gallo-romains.

Ce nom a évolué en Doudelain à partir de *diutilam-villa comme expliqué précédemment.

Beudilaz est en fait une forme diminutive dérivée d'un nom en *þeuda « nation » suivi d'un second terme qui est ici inconnu. Ce second terme pouvait être très divers comme þeuda-harðr « nation-fort » qu'on retrouve dans le nom de famille Doudard. Un homme nommé þeuda-harðr pouvait être appelé *þeudilaz comme aujourd'hui on a justement la variante Doudet ou Doudeau en face de Doudard. Notons que le nom de famille Doudelain est introuvable aujourd'hui, ce qui pourrait confirmer que le -Ain de Doudelain est un suffixe grammatical. Le mystère reste à découvrir.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1311, la seigneurie de Dondelinville comprenait 6 journaux de bois et 103 journaux de terre. Elle disposait également d'un manoir.

Les troupes de Charles le Téméraire brûlent le village en 1472.

En 1584, subsiste une « motte de terre » sur laquelle a été édifié un château démoli par les guerres.

Warcheville, lieudit autrefois rattaché à la paroisse de Saint-Maxent, passe dans la commune de Doudelainville à la Révolution.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Abbeville du département de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton d'Hallencourt[11]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Gamaches

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de la Somme.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Doudelainville était membre de la communauté de communes de la Région d'Hallencourt, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1995 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération Baie de Somme dont est désormais membre la commune.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1819 1821 Carpentier    
1821 1831 Benoît Auguste Saunier    
1832 1851 François Ducrocq    
1851 1870 A. Poiret    
1870 1888 Napoléon Boidart    
1888 1925 Adolphe Anatole Boyenval    
1925 1953 Alphonse Crampon    
1953 1959 René Lespinasse    
1959 mars 2001 Serge Boutroy[12]    
mars 2001 En cours
(au 8 octobre 2020)
Rémy Boutroy LR Agriculteur retraité, fils de Serge Boutroy
Réélu pour le mandat 2020-2026[13],[14],[15]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2019, la commune comptait 351 habitants[Note 3], en augmentation de 6,36 % par rapport à 2013 (Somme : −0,2 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
431353489415545544524532506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
469469450435443413393385385
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
387395371335314317296291298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
302287234213188194206215306
2014 2019 - - - - - - -
328351-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

En matière d'enseignement primaire, les communes de Doudelainville, Vaux-Marquenneville, Citerne, Huppy et Frucourt sont associées au sein d'un regroupement pédagogique concentré (RPC) dont le siège est à Huppy[19]. L'école locale a fermé en 2003.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, Charles-Michel de Monthomer, est seigneur de Daméraucourt, de Frucourt, de Doudelainville, de Warcheville et de Saint-Martin. Son blasonnement est « d'azur à la fasce d'or, accompagnée de dix besants du même, 4 en chef, et 3, 2 et 1 en pointe. » Son épouse est alors Madeleine De Vassé dont le blasonnement est « d'or à trois fasces d'azur. »[22].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Doudelainville », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Maires de Doudelainville », sur le site de Quiélire (consulté le ).
  2. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Abbeville », sur insee.fr (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, Tome 1 : de Aaron-le-Fontaine à Luzière-lès-Conty, 1867-1878, tome 1, p. 302, Archives départementales de la Somme, Amiens.
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. « La salle communale baptisée Serge-Boutroy », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Il a été élu pour la première fois en 1959, devenant maire presque malgré lui à 32 ans. Il fut ensuite réélu régulièrement jusqu’en 2001, quand il a choisi de ne pas se représenter. C’est son fils Rémy, qui lui a succédé. Durant ses mandats successifs, Serge Boutroy a mené à bien d’importants travaux : l’adduction d’eau potable en 1959, l’élargissement des routes dans le village, la gestion du réseau des eaux pluviales, le remembrement intercommunal en 1969 avec Huppy et Saint-Maxent, le regroupement pédagogique intercommunal avec Frucourt et Citernes, la rénovation de l’église, le bordurage des rues, l’aménagement des espaces verts, le fleurissement. Une liste qui n’est pas exhaustive ».
  13. réélu pour le mandat 2014-2020: Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 3 avril 2014, p. 11..
  14. « Un quatrième mandat visé par le maire de Doudelainville », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Rémy Boutroy, conseiller municipal depuis 1983, maire de Doudelainville depuis 2001, brigue un quatrième et dernier mandat ».
  15. « Liste des élus de la Somme » [ods], Listes des élus, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  19. Le Courrier picard, édition Picardie maritime, , p. 9.
  20. André Guerville, Croix et calvaires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 1998, novembre, 304 p., p. 107 (ASIN B000WR15W8).
  21. Source:Mémorial morts pour la France (80): nombres de morts [1]
  22. Les seigneurs de Daméraucourt.