Liercourt

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Liercourt
L'église vue du cimetière.
L'église vue du cimetière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Gamaches
Intercommunalité Communauté d'agglomération Baie de Somme
Maire
Mandat
Philippe Walrave
2014-2020
Code postal 80580
Code commune 80476
Démographie
Population
municipale
344 hab. (2014)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 02′ 24″ nord, 1° 54′ 03″ est
Altitude Min. 7 m – Max. 104 m
Superficie 5,53 km2
Localisation

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Liercourt

Liercourt est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est implantée à l'ouest du département, au croisement de l'axe nord-sud reliant Pont-Remy à Sorel-en-Vimeu par la route départementale RD 901 et de l'axe est-ouest reliant Huppy et Fontaine-sur-Somme.

Par la route, le village se trouve à 44 km d'Amiens, 11 km d'Abbeville. La côte est à 28 km (Saint-Valery-sur-Somme) ou 33 km (Le Crotoy : 40 min en voiture).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Liercourt
Érondelle Pont-Rémy Fontaine-sur-Somme
Érondelle Liercourt Fontaine-sur-Somme
Bailleul (Somme) Hallencourt Sorel-en-Vimeu

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les appellations en -court concernent le plus souvent des hameaux ou de petits villages. L'appellatif toponymique -court (> français moderne cour) est issu du gallo-roman CŌRTE qui signifie « cour de ferme, ferme ». Cet appellatif est généralement précédé d'un nom de personne germanique. Ces formations toponymiques datent du Moyen Âge. Cette façon de nommer les lieux serait liée à l'apport germanique du VIe siècle[Note 1],[1]. En effet, les toponymes en -court typiques de l'extrême nord et nord est de la France sont calqués sur les noms de lieux en -hof, -hov, -hoffen, -hoven « cour de ferme, ferme » des pays de langue germanique (Flandres, Alsace-Lorraine, Pays-Bas, Allemagne), ainsi aux Béthencourt, Bétancourt, etc. correspondent Bettenhof, Bettenhoffen, Bettenhoven, etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'époque romaine garde bien des traces dans le village. En effet, un camp romain de plus de 46 ha a été localisé sur la côte de Liercourt. Il aurait pu renfermer quatre légions comprenant cavalerie, infanterie et équipages. Dans le bois de Duncq, un camp prétorien qu'on attribue à Jules César a fourni des fragments d'armure et une médaille de Marc Aurèle. On pense que ce camp date de la huitième et dernière campagne de la guerre des Gaules[2].

Le terre-plein de l'oppidum avec vue sur la vallée.


Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Liercourt Blason De gueules à trois fleurs de lis d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Paul Sueur    
    André Sueur    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2014 Régis Bilhaut    
avril 2014[3] en cours
(au 6 mai 2014)
Philippe Walrave    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 344 habitants, en diminution de -2,55 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
254 309 330 367 363 400 444 459 471
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
466 463 487 481 461 428 392 345 363
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
329 375 376 348 329 319 341 348 353
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
304 290 289 332 289 320 357 346 344
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école locale est fermée depuis 2012. Le village est associé à ceux de Fontaine et Érondelle au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal. La cantine est située à Fontaine[8]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Talus de l'oppidum.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Sueur, né à Liercourt, petit-fils et arrière-petit-fils d'anciens maires de la commune, ornithologue picard auteur de plusieurs ouvrages.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Proposition émise en 1976, par Maurice Lebègue, professeur de français à l'École Normale d'Amiens, à la suite d'un travail réalisé sur l'origine des noms des communes de la Somme.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Chaurand et Maurice Lebègue, Noms de lieux de Picardie, éditions Bonneton, 232 p., novembre 2000, p. 71 à p. 80, (ISBN 978-2-862-53265-3)
  2. François-César Louandre, Histoire d'Abbeville et du comté de Ponthieu jusqu'en 1789, vol. reprise de 1883, t. Tome 1, 67, rue Saint-Jacques - 75005 Paris, Lorisse éditeur-diffuseur, , 14e éd., 439 p. (ISBN 2-84435-013-5)p. 8.
  3. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 9 avril 2014, p. 12.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Xavier Togni, « Le maire ne digère pas la cantine », Courrier picard, vol. Picardie maritime,‎ , p. 14.
  9. Source:Mémorial morts pour la France (80): nombres de morts