Lucius Gellius Publicola (consul en -36)

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Lucius Gellius Publicola est un homme politique de la fin de la République romaine, consul en 36 av. J.-C. Il est par ailleurs accusé à de multiples reprises de conspiration et de traîtrise selon les auteurs antiques, s'en sortant indemne à chaque fois.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Lucius Gellius Publicola, consul en 72 av. J.-C., et de Polla.

Il épouse Sempronia, une sœur de Lucius Sempronius Atratinus, consul en 34 av. J.-C., un fidèle d'Antoine qui le trahit peu avant Actium[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est accusé de commettre l'inceste avec sa belle-mère et de conspirer contre la vie de son père, mais bien que ce dernier soit presque convaincu de sa culpabilité, il l'autorise à plaider sa cause devant un grand nombre de sénateurs et, en conséquence de leurs avis, il est innocenté[a 1].

Après la mort de César en 44 av. J.-C., il embrasse la cause républicaine, soutenant Marcus Junius Brutus en Asie. Accusé d'avoir participé à un complot visant à attenter à la vie de Brutus, il est pardonné grâce à l'intervention de son futur demi-frère Marcus Valerius Messalla Corvinus. Peu après, il est accusé d'être membre d'une conspiration en vue d'assassiner Caius Cassius Longinus, mais il y réchappe une nouvelle fois, grâce à l'intervention de sa mère Polla[a 2],[a 3].

Gellius, cependant, trahit le camp républicain et se tourne vers les triumvirs Antoine et Octavien. Alors qu'il est à leur service, des monnaies sont frappées à son nom, où il apparaît avec le titre « QP », c'est-à-dire « Quaestor Propraetore » (questeur propréteur)[2]. Il est récompensé par les triumvirs en obtenant le consulat pour l'an 36 av. J.-C.[a 4]

Dans la guerre entre Octave et Antoine, il choisit ce dernier, et commande le flanc droit de la flotte de Marc Antoine lors de la bataille d'Actium. Il est peut-être mort durant cette bataille, étant donné que l'on ne fait plus mention de lui ensuite[a 5],[a 6].

Références[modifier | modifier le code]

  • Sources modernes
  1. Ronald Syme, The Roman Revolution, 1939, p. 269.
  2. Joseph Hilarius Eckhel, Doctrina numorum veterum, vol. V, 1792-1798, p. 223.
  • Sources antiques
  1. Valère Maxime, Factorum et Dictorum Memorabilium Libri Novem, V, 9, 1.
  2. Dion Cassius, Histoire romaine, XLVII, 24.
  3. Tite Live, Periochae, 122.
  4. Dion Cassius, Histoire romaine, XLIX, 24.
  5. Plutarque, Antoine, 65-66.
  6. Velleius Paterculus, Histoire romaine, II, 85.

Voir aussi[modifier | modifier le code]