Jean-Pierre Néraudau

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Jean-Pierre Néraudau
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Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité

Jean-Pierre Néraudau (Alger, - Paris, ) est un professeur de littérature latine et un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un officier de l'armée française, il fit ses études à Dijon, où sa famille s'était fixée en 1946.

Agrégé de Lettres classiques en 1964, il fut nommé professeur de lycée à Chartres où il resta jusqu'en 1967.

Nommé maître assistant à la Sorbonne en 1968, il commença une thèse sur la jeunesse romaine à l'époque républicaine, dirigée par Jacques Heurgon. De 1974 à 1990 il fut trésorier de la Société des Études Latines.

Il fut professeur à Aix-en-Provence de 1979 à 1988 puis à l'Université de Reims où il fonda l'association Auspex et le Centre de Recherche sur les classicismes antiques et modernes (avec le professeur Georges Forestier), qui deviendra, après son départ, le Centre de Recherche sur la Transmission des Modèles Littéraires et Esthétiques. Il fut, entre bien d'autres, le directeur de thèse de Xavier Darcos. Il fut ensuite professeur à l'Université de Paris III.

Romancier, Jean-Pierre Néraudau a publié Les Louves du Palatin (Paris, Les Belles Lettres, 1981), Le Mystère du jardin romain (Les Belles Lettres, 1992) et Le Prince posthume.

Portrait[modifier | modifier le code]

"Dès l'abord, cet homme courtois à l'œil vif frappait par sa simplicité : ni vanité, ni raideur, ni emphase. Le docte et l'érudit ne se manifestaient pas d'emblée. D'une voix tranquille et presque toujours enrhumée, avec un vocabulaire qui refusait toute cuistrerie, il semblait raconter plutôt qu'enseigner. Voilà pourquoi la mythologie lui convenait si bien. L'étiologie des légendes, les avatars des héros, le syncrétisme des pratiques et des crédulités, analysés par lui, prenaient un tour narratif, plein d'humour et de clarté." (Xavier Darcos, "Jean-Pierre Néraudau, le passeur", Préface du Liber amicorum. Mélanges sur la littérature antique et moderne à la mémoire de Jean-Pierre Néraudau. Textes réunis par Frank Lestringant, Bertrand Néraudau, Danielle Porte et Jean-Claude Ternaux, Paris, Champion, 2005, p. 9).

Publications[modifier | modifier le code]

  • L’Art romain, Que sais-je ?, Paris, Presses Universitaires de France, 1978. Réédition 1997.
  • La Jeunesse dans la littérature et les institutions de la Rome républicaine, Paris, Les Belles Lettres, 1979. (thèse) (ISBN 2-251-32826-2)
  • Urbanisme et Métamorphoses de la Rome antique, en collaboration avec L. Duret, Paris, coll. Realia, Les Belles Lettres, 1983.
  • Être enfant à Rome, coll. Realia, Paris, Les Belles Lettres, 1984. Réédition Petite Bibliothèque Payot 1996.
  • Dictionnaire d’histoire de l’art, Paris, Presses Universitaires de France, 1985. Réédition coll. Quadrige 1996.
  • Versailles, l’âme du parc, en collaboration avec Jacques de Givry, Paris, les Éditions Sous le vent/Vilo, 1985.
  • L’Olympe du Roi-Soleil. Mythologie et idéologie royale au Grand Siècle, Paris, Les Belles Lettres, 1986.
  • Les Louves du Palatin, Paris, Les Belles Lettres, 1988.
  • Ovide, ou les dissidences du poète, Paris, Les InterUniversitaires, 1989. Réédition 1998.
  • Le Mystère du jardin romain (roman policier), Paris, Les Belles Lettres, 1992.
  • Edition présentée et annotée par Jean-Pierre Neraudau, traduction de Georges Lafaye  : Ovide, Les Métamorphoses, Gallimard 1992, collection folio classique.
  • Auguste, la brique et le marbre, Paris, Les Belles Lettres, 1996.
  • La Littérature latine, I, l’époque républicaine, Paris, Hachette, coll. les Fondamentaux, 1994.
  • La Littérature latine, Paris, Hachette, coll. Langues et civilisations anciennes, 2000.
Publications posthumes
  • « La Poésie antique », dans La Poésie, ouvrage collectif sous la direction d’Y. Bellenger, Paris, Bréal, 1999, 11 à 47.
  • « Le Désir et les métamorphoses », dans Carnets de Lille, Institut du champ freudien, mars 2000, 181 à 194.
  • « Lettres d’amour, « Les Héroïdes » » d’Ovide, présentation et notes, Paris, Gallimard, Folio Classiques, 1999.
  • Le Prince posthume suivi de les Fils d’Arachné, Paris, Les Belles Lettres, 2000.

Liens externes[modifier | modifier le code]