Drave (cours d'eau)

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Drave
Illustration
La Drave à Maribor.
Caractéristiques
Longueur 749 km
Bassin 11 828 km2
Bassin collecteur Danube
Débit moyen 620 m3/s
Cours
Source plusieurs sources dans la Province autonome de Bolzano
· Localisation San Candido
· Altitude 1 450 m
· Coordonnées 46° 43′ 42″ N, 12° 15′ 42″ E
Confluence Danube
· Localisation Osijek
· Altitude 90 m
· Coordonnées 45° 32′ 38″ N, 18° 55′ 36″ E
Géographie
Pays traversés Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de l'Autriche Autriche
Drapeau de la Slovénie Slovénie
Drapeau de la Hongrie Hongrie
Drapeau de la Croatie Croatie

La Drave (Drau en allemand, Drava en italien, slovène et croate, Dráva en hongrois) est une rivière d'Europe centrale et balkanique, le second affluent (droit) du Danube par sa longueur.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Drave prend ses sources (plusieurs sources possibles proches les unes des autres) en tant que petit ruisseau sur la commune de Dobbiaco et dans la commune de San Candido (dans le hameau de la Sella di Dobbiaco), en Province autonome de Bolzano aux pieds de la « Rocca dei Baranci », dans le Parc naturel des Dolomites de Sesto en Italie et la région naturelle du Haut-Adige (aussi appelée Tyrol du sud ou Tyrol italien).

Elle s'écoule entre le bassin de la mer Adriatique et celui de la mer Noire, en descendant vers l’est. Elle entre ensuite en Autriche dont elle arrose le sud.

Elle sert ensuite de frontière entre l'Autriche et la Slovénie où elle entre pour arroser Maribor et Ptuj.

Elle traverse ensuite le nord-est de la Croatie, en longeant la Hongrie dont elle constitue la majeure partie de la frontière entre ces deux pays.

La Drave verse alors ses eaux dans le Danube à Osijek en Croatie, non loin de la frontière hongroise.

Son parcours[modifier | modifier le code]

Les sources de la Drave en Italie, entre Dobbiaco et San Candido.

Dans la localité de San Candido, ce qui n’est encore qu’un petit ruisseau reçoit son premier affluent, le Sesto, beaucoup plus riche en eau. Quelques kilomètres en aval de la source, dans la localité de Prato alla Drava, il entre en territoire autrichien. Il longe la célèbre piste cyclable[Laquelle ?] et après environ 30 km arrive à Lienz, où il reçoit les eaux de l'Isel (qui dans la période estive est plus abondant que la Drave elle-même). La Drave entre ensuite dans la partie de vallée, du même nom[Quoi ?], qui se termine environ 55 km après Lienz, à Möllbrücke, où elle reçoit le Möll.

La Drave reprend une direction vers sud-est, outrepasse Spittal et arrive à Villach ; là, elle reçoit le Gail. En aval de la ville, elle entre en Slovénie et baigne Maribor (qui avec 105 000 habitants est le principal centre du pays nord-occidental). Peu de kilomètres après, elle sort de Slovénie pour entrer en Croatie près de Legrad, où elle reçoit le Mur et commence à marquer la frontière entre ce pays et la Hongrie. Elle baigne enfin Osijek (la ville la plus peuplée de ses bords avec 115 000 habitants) et se jette dans le Danube au nord d'Aljmas, aux confins de la Croatie et de la Serbie.

La Drave à San Candido.
La Drave dans le Somogy, Hongrie.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Drave est longue de 749 km : cette longueur en fait le plus long cours d'eau qui « naît » en Italie et le plus long parmi ceux qui courent, au moins partiellement, sur le territoire italien. C’est le quatrième affluent du Danube pour sa longueur, après la Tisza, le Prout et la Save. Son bassin hydrographique couvre une superficie de plus de 11 000 km2 et s’étend sur cinq États. Son débit moyen à l'embouchure est de 670 m3 s−1.

La Drave devient navigable à Villach pour ses 90 derniers kilomètres. Cet important cours d'eau fut souvent pris comme exemple d’incohérence dans la définition des nouvelles frontières entre l’Autriche et l’Italie après la Première Guerre mondiale. En fait, l'Italie avait demandé et obtenu les territoires tyroliens au sud de la crête alpine, tandis que toutes les communes à l’est de Dobbiaco auraient dû, selon cette logique, rester sous domination autrichienne, ce qui n’arriva pas en fait.

Étymologie du nom de la Drave[modifier | modifier le code]

Le nom repose sur une racine indo-européenne * DRAV-A qu'on retrouve encore aujourd'hui en Hindi Drava signifie « liquide, fluide », terme venant lui-même du sanskrit Dravas: « course, mouvement rapide » . Son nom latin ancien Drăvus (nom masculin) désignant en particulier la partie Pannonienne du fleuve, il est probable qu'une langue telle que le celtique ou l'illyrien en soit l'origine. Le nom en grec ancien était Δρίβα "Driva"[1].

La Drave d'hier et d'aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Les importants travaux de systémation et redressement du torrent, accomplis ces 150 dernières années, surtout après les inondations des années 1965-1966, ont fortement détérioré la Drave. Aulnaies et paludes de valeur écologique ont été asséchés et en grande partie détruits. Au Tyrol oriental et dans la Carinthie, de nombreux trajets de la Drave sont réduits en cours d’eau résiduels, à cause de la construction d’implantations hydro-électriques. En 1998, sur un tracé d’environ 70 km, des confins du Tyrol oriental jusqu’au sud de Spittal en Carinthie, la Drave a été définie comme aire de tutelle Natura 2000. Dans l’ensemble d’un projet sous l’égide de l'UE, quelques tracés ont été rendus à la nature.

La faune de la Drave[modifier | modifier le code]

Plusieurs espèces piscicoles, très diffuses dans la Drave supérieure à l’origine, comme le Cobitis taenia, ou qui ont disparu ou sont devenus rares, comme le Barbatula barbatula, le Cottus gobio, la Phoxinus phoxinus et le Rhodeus amarus.

le saumon du Danube[modifier | modifier le code]

Même le saumon du Danube (Hucho hucho) un temps, était très diffus dans la Drave. À la suite de la pollution, canalisation et construction de centrales, le poisson tend à disparaître. Ce poisson est un prédateur appartenant à la famille des salmonidés et est présent dans les affluents de droite du Danube.

Les écrevisses[modifier | modifier le code]

Avant la régulation de la rivière et de l’assèchement des zones humides, la Drave avait un biotope optimal pour les écrevisses (Austropotamobius pallipes). Aujourd’hui, l’espèce résiste dans la partie supérieure de la Drave.

Communes italiennes baignées par la Drave et le Rio Sesto[modifier | modifier le code]

Galerie et de photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]