Fontaine de Trevi

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Fontaine de Trevi
Fontana di Trevi
Panorama of Trevi fountain 2015.jpg

La fontaine de Trevi.

Présentation
Type
Sculpture (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Style
style baroque
Architecte
Niccolò Salvi et Giuseppe Pannini
Matériau
Travertin de Rome (d) et marbre de CarrareVoir et modifier les données sur Wikidata
Construction
1732-1762
Géographie
Pays
Région
Commune
Localisation
Coordonnées
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Neptune, le dieu Océan, jaillit de la niche centrale, sur un char tiré par deux chevaux marins et deux tritons-cascades.

La fontaine de Trevi (fontana di Trevi) est la plus grande et une des plus célèbres fontaines de Rome. Réalisée entre 1732 et 1762, elle est située dans le rione de Trevi, sur la Piazza di Trevi, et est adossée au Palais Poli.

La fontaine de Trevi est un exemple de la perpétuation du style baroque dans la Rome du XVIIIe siècle, de par son mélange des effets (elle joue à la fois sur l'architecture, la sculpture et le son), sa monumentalité (elle est structurée par quatre colonnes d'ordre colossal) et sa référence à la fontaine des Quatre-Fleuves de la piazza Navona par Le Bernin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce monument a été conçu à la demande du pape Clément XII qui organise en 1730 un concours pour célébrer, avec une fontaine, l'aqueduc de l'Aqua Virgo construit en 19 av. J.-C.. Une fontaine plus modeste marquait en effet l'arrivée de cet aqueduc mais le pape souhaite un ouvrage monumental. Le pape choisit le projet de Nicola Salvi, pour son côté pittoresque et harmonieux mais aussi en raison de son faible coût initial, 17 646 écus romains (it) récoltés par le Vatican lors de la troisième extraction du jeu de Loto en mai 1732[1]. Réalisée sur la Piazza di Trevi, à l'époque trois voies (en italien Tre Vie) convergent vers cette la place, d'où le nom de Trevi. À la mort de Salvi en 1751, le projet est poursuivi par l'architecte Giuseppe Pannini (it) qui achève la fontaine en 1762. Elle est inaugurée le 22 mai 1762[2].

La fontaine fait l'objet d'une restauration en 1998 afin de moderniser son système hydraulique. En 2014, l'entreprise italienne Fendi entreprend sa restauration[3] sans avoir besoin de masquer complètement le monument au public. Néanmoins, la fontaine est vide et les visiteurs ne peuvent pas facilement voir la fontaine ni s'en approcher. Elle est rouverte au public le 3 novembre 2015[4].

Le 29 avril 2016, l'Aide à l'Église en détresse organise une soirée d'hommage pour les martyrs, marquée par l'illumination de la fontaine en rouge, en présence de l'évêque Chaldéen d'Alep, Mgr Antoine Audo[5].

Description[modifier | modifier le code]

La composition de cet ensemble monumental est dominée dans la partie inférieure par une falaise rocheuse de travertin sculptée aussi d'animaux et de plantes, au milieu des divers courants d'eau. Au centre, une grande niche encadrée de colonnes, avec un plafond à caissons, abrite le dieu de l'Océan (Neptune, sculpture de Pietro Bracci) qui conduit un char en forme d'un coquillage tiré par deux chevaux marins ailés (l'un des chevaux est paisible tandis que l'autre semble agité, afin de symboliser les deux aspects que peut nous offrir la mer), eux-mêmes précédés par des tritons. La grande niche centrale est encadrée par deux niches latérales plus petites occupées par deux sculptures en marbre de Filippo della Valle, un sculpteur florentin : à droite, la statue de la Salubrité et à gauche celle de la Prospérité, allusion aux effets d'une eau pure. Ces deux rondes-bosses sont elles-mêmes surmontées de deux panneaux en bas-relief représentant représentant à gauche, le général et homme politique romain Agrippa commandant la construction de l’aqueduc de l'Aqua Virgo qui alimente la fontaine (par Andrea Bergondi) et à droite, la jeune fille découvrant la source alimentant la fontaine (par Giovanni Battista Grossi). Les quatre grandes colonnes corinthiennes supportent un entablement et un attique orné d'un panneau sur lequel est gravé la grande inscription inaugurale[6] et qui est orné quatre de petites statues allégoriques (de gauche à droite, l'« abondance de fruits », la « fertilité des champs, la « Richesse d'automne » et l'« Aménagement des jardins »). L'ensemble est couronné par une balustrade et par le blason des armes du pape Clément XII soutenu par deux angelots.

La fontaine est alimentée en eau par l'aqueduc de l'Aqua Virgo, construit en 19 av. J.-C. par Marcus Vipsanius Agrippa. Ce canal de 20 km de long alimenta en eau durant tout le Moyen Âge, le secteur du Champ de Mars (une partie est visible dans la zone archéologique souterraine[7]).

À droite se situe un rocher surnommé l'Œuf. Celui-ci a été placé par l'architecte devant la boutique d'un commerçant peu aimable cachant ainsi la vue sur la fontaine depuis la boutique[réf. souhaitée].

Coutume[modifier | modifier le code]

Coin- Fontana the Trevi.JPG

Comme la plupart des monuments de Rome, la fontaine de Trevi est en permanence assaillie de touristes.

Il est de coutume de jeter une pièce de monnaie par le bras droit en tournant le dos à la fontaine avant de quitter « la ville éternelle », une superstition associée à la fontaine étant que celui qui fait ce geste est assuré de revenir dans la capitale italienne afin de retrouver cette pièce.

Cet argent attirait alors la convoitise aussi bien des enfants du quartier qui prenaient les pièces à l'aide d'un aimant attaché au bout d'une ficelle, que de personnes moins scrupuleuses qui en tiraient un moyen de subsistance. Depuis quelques années cette pratique est interdite, et la monnaie de la fontaine est désormais collectée par les autorités et reversée à l'association caritative catholique Caritas, pour un montant de près d'un million d'euros par an, soit près de 14 000 euros par semaine ou 2 000 euros par jour pour un poids d'environ 500 kg[8],[9],[10]. Chaque matin, avant l'arrivée des touristes, la circulation de l'eau est coupée. La fontaine est nettoyée à la brosse et les pièces sont rassemblées en un long serpent, à l'aide de longues perches, et récoltées par aspiration, sous la surveillance de la police.

La coutume s'est depuis répandue, certains touristes ayant désormais l'habitude de jeter des pièces dans les fontaines ou bassins du monde entier, parfois même sans donner de signification précise à leur geste.

La fontaine au cinéma[modifier | modifier le code]

Philatélie[modifier | modifier le code]

En 1973, la Poste italienne a dédié un timbre de 25 lires en l'honneur de la fontaine de Trevi.

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Luigi Rapagina, Massimiliano Matarazzo, La Fontaine de Trevi. Guide touristique, Edizioni Polìmata, , p. 17.
  2. (en) Hanns Gross, Rome in the Age of Enlightenment, Cambridge University Press, , p. 29.
  3. Est républicain le 29/01/2013 : http://www.estrepublicain.fr/actualite/2013/01/29/la-fontaine-de-trevi-s-offre-un-lifting-signe-fendi.
  4. (it) « Il 3 novembre riapre la Fontana di Trevi », sur beniculturali.it, .
  5. « Rome : la fontaine de Trévi illuminée de rouge en hommage aux martyrs », sur Radio Notre Dame, .
  6. L'inscription en latin rappelle que la fontaine, commande du pape Clément XII, est élevée en 1735 :
    CLEMENS XII PONT MAX
    AQVAM virginem
    COPIE ET SALVBRITATE COMMENDATAM
    CVLTV MAGNIFIQUE ORNAVIT
    Anno Domini MDCCXXXV pontife VI
    .
  7. Vicus Caprarius - la Ville de l'Eau.
  8. Ils volent les pièces dans la Fontaine de Trevi, Slate, 28 avril 2011 (consulté le 19 avril 2014).
  9. Lonely Planet, Italie - Rome et le Latium, Place des Éditeurs, , 198 p. (ISBN 9782816130157), p. 35.
  10. « Les pièces de la fontaine de Trevi : le million de la solidarité », Culturebox,‎ (lire en ligne)
  11. AlloCine, « La Fontaine aux amours » (consulté le 7 juin 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Luigi Rapagina, Massimiliano Matarazzo, La Fontaine de Trevi. Guide touristique, Edizioni Polìmata, , 50 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]