Jacques Dubochet

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Jacques Dubochet
Jacques Dubochet, 2017 (cropped).jpg
Jacques Dubochet en 2017.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (76 ans)
AigleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Parti politique
Membre de
Association suisse pour la protection du climat (d)
Grands-parents pour le climat (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse
Eduard Kellenberger (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Jacques Dubochet, né le [1] à Aigle, dans le canton de Vaud est un biochimiste et universitaire suisse, prix Nobel de chimie en 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Dubochet est le fils de Liliane Dubochet-Baenziger (~1915-2009) et de Jean-Emmanuel Dubochet (1912-1997)[réf. souhaitée]. Il passe une partie de son enfance dans le canton du Valais. Son père qui est ingénieur civil, est engagé après la guerre, par Énergie Ouest Suisse, où il s'occupe notamment du barrage de Cleuson, de l'aménagement de la Salanfe, et de la Grande Dixence[réf. souhaitée]. La famille retourne dans le canton de Vaud en 1952. Quant à son grand-père paternel, Robert Dubochet, il fut l'un des directeurs du chemin de fer Aigle-Leysin[2],[3].

Jacques Dubochet est marié à Christine Dubochet-Wiemken, historienne d'art, art-thérapeute et artiste[4].

Il obtient son diplôme d'ingénieur physicien à l'École polytechnique de l'[université de Lausanne. Il obtient sa thèse de doctorat en 1973, qu'il accomplit sous la direction d'Eduard Kellenberger (de)[5],[6] à l'université de Genève puis de Bâle.

En 1978, John Kendrew l'engage comme chef du groupe d'application de la microscopie électronique au Laboratoire européen de biologie moléculaire. Il y développe les bases de la cryo-microscopie électronique avec ses collaborateurs Alasdair McDowall et Marc Adrian. En particulier, ils mettent au point une méthode permettant l’obtention d’un fin film d’eau solide non cristallisée, par un procédé appelé vitrification, utilisant de l’éthane à environ −190 °C maintenu dans un bain-marie d’azote liquide[7],[8]. Cette méthode permet de préparer des spécimens biologiques préservés dans leur milieu aqueux pour l’observation par microscopie électronique.

En 1987, il est nommé professeur à l'université de Lausanne où il préside le département d'analyse ultrastructurale[réf. souhaitée]. Il continue ses recherches sur la cryo-microscopie avec la méthode CEMOVIS, qui vise à étendre les techniques de cryo-microscopie électronique aux specimens volumineux. Cette technique consiste à couper les specimens vitrifiés en sections ultra-minces. Il poursuit également avec Andrzej Stasiak, un programme de recherche sur la forme de l'ADN et de ses noeuds en solution vitrifiée. Outre ses activités de recherche, il contribute à développer le curriculum biologie et société, dont le but est de faire de chaque étudiant un aussi bon citoyen que biologiste[9].

Jacques Dubochet prend sa retraite en 2007.

Le , le comité Nobel annonce que Jacques Dubochet recevra avec l'américain Joachim Frank et le britannique Richard Henderson, le prix Nobel de chimie pour ses travaux en cryo-microscopie électronique[10],[11].

Le , le roi de Suède Charles XVI Gustave remet au professeur Jacques Dubochet le prix Nobel de chimie à Stockholm. Il est le 28e suisse à recevoir un prix Nobel[12].

Politique[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, il est conseiller communal de la ville de Morges[13]. Il fait partie du groupe interpartis Clim’actions[14] et des Grands-parents pour le climat[15].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. CV de Jacques Dubochet sur le site de l'université de Lausanne.
  2. Dubochet, Jean-Emmanuel, Dictionnaire historique de la Suisse.
  3. Jean-Emmanuel Dubochet, bilan du délégué à la construction, 24 heures, 30 avril 1981, (page 17).
  4. Dubochet : « La science a été ma raison de vivre », Tribune de Genève, 4 octobre 2017.
  5. Nouveaux professeurs honoraires 2007[PDF] (voir page 13), université de Lausanne (page consultée le 4 octobre 2017).
  6. Déborah Loye, « Oui, on peut avoir un CV déjanté et recevoir un prix Nobel ! », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  7. Le Nobel de chimie au Vaudois qui a révélé l’invisible, Le Temps (quotidien suisse), 4 octobre 2017.
  8. Jacques Dubochet : « J’ai eu la chance de profiter de conditions de travail exceptionnelles », Le Temps (quotidien suisse), 6 octobre 2017.
  9. « Programme « Biologie et société » » (consulté le 28 novembre 2017)
  10. Lise Loumé, « EN DIRECT. Les lauréats du prix Nobel de Chimie sont… », Sciences et Avenir,‎ (lire en ligne).
  11. « Le prix Nobel de chimie attribué à trois chercheurs, dont le Vaudois Jacques Dubochet, professeur honoraire à l'Université de Lausanne », sur www.lenouvelliste.ch (consulté le 4 octobre 2017).
  12. La folle semaine de notre nouveau Prix Nobel, Radio télévision suisse, émission Mise au point, 10 décembre 2017
  13. [1], La Côte, 4 octobre 2017.
  14. « Jacques Dubochet était notre homme-sandwich lors des élections communales », 24 heures, 4 octobre 2017
  15. Jacques Dubochet, Parcours, Éditions Rosso, 2018, chapitre « Un curriculum vitae », page 100 (ISBN 9782940560097).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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